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LA SAOURA

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 


  
Samedi 21 juin 2008

Bechar aurait pu être l’une des wilayas phares du Sud du pays. Une destination touristique de premier choix si l’on avait exploité, depuis l’indépendance, ses potentialités, ses ressources. L’embellie financière aidant, les autorités locales, le wali, M. Mecheri Azzeddine, en tête, ont arrêté les priorités, notamment l’AEP, et commencé à retrousser les manches. Résultat, sans flagornerie aucune, la wilaya de Bechar est en passe de devenir ce trait d’union entre le Nord et le Sud, une sorte de carrefour stratégique. Les réalisations sont nombreuses et les Bécharis ne peuvent qu’en être fiers. Hydraulique, logement, santé, éducation, travaux publics, agriculture… autant de secteurs qui ont carrément explosé faisant, enfin, de Bechar une destination séduisante loin des clichés de bled perdu dans le sable qui étaient les siens il n’y a pas si longtemps.


L’effort et le sacrifice des Hommes qui ont adopté cette terre et cru dans ses potentialités n’ont pas été vains. Bechar ouvre ses bras au reste des Algériens pour les convaincre que les choses ont changé et que le détour vaut vraiment la peine. Alors, Bechar, perle du Sud? Certainement que oui.

 

La Voix de l'Oranie.

par Sofiane publié dans : Saoura
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Samedi 21 juin 2008
Les atouts :

La wilaya de Bechar, de par sa situation géographique stratégique et véritable pôle régional d’échanges entre le Nord et le Sud, renferme d’énormes potentialités minières, agricoles et touristiques. On y trouve plusieurs gisements de gypse, de pierres, de sable, de charbon, de cuivre, de phosphate, de baryte, de sel… inexploités faute d’investissement privé. Ces gisements mineurs sont repartis à travers tout le territoire de la wilaya où l’on trouve aussi en quantités très importantes du calcaire destiné à la production du ciment, pouvant répondre aux besoins exprimés à travers toutes les wilayas limitrophes. Ce gisement est localisé à Djebel Madjouz.

D’autres substances y ont été découvertes, ces dernières années, comme la fluorine destinée essentiellement à l’industrie chimique et métallurgique ainsi qu’à la céramique.
Les potentialités touristiques sont riches et variées, associant erg, hamada, massifs montagneux, vallées, périmètres agricoles, daïas, plans d’eau et oasis. On y rencontre aussi des sites et monuments touristiques d’une valeur historique certaine, comme les ksours, les zaouïas et les mausolées, ainsi que des sites archéologiques tels que les bordjs et les gravures rupestres. Ces hauts lieux touristiques, enrichis par des oasis verdoyantes à longueur d’année, drainent chaque année des milliers de touristes nationaux et étrangers, notamment à Taghit, Béni Abbès et Kenadsa.
L’agriculture est une autre richesse de la wilaya de Bechar, malgré les contraintes climatiques et celles du relief. La superficie agricole utile est de 34.902Ha dont 27.702 en irrigué, essentiellement dans la plaine d’Abdla et à Ouagda et Lahmar. Mais le programme de mise en valeur des terres agricoles a ouvert de nouvelles et grandes perspectives de ce secteur. Les résultats enregistrés à ce jour sont très prometteurs et ont créé un déclic et un engouement pour la terre de la part des jeunes et des investisseurs. Malgré la méconnaissance des réserves potentielles en eau dans la wilaya de Bechar où seule une étude approfondie permettra l’établissement d’une carte hydrologique, la mobilisation des ressources hydriques est très importante, qu’il s’agisse des ressources destinés à l’irrigation ou l’AEP. La wilaya renferme un grand barrage hydraulique, celui de Djorf Torba, d’une capacité de 365 millions m3, et elle compte 2.691 puits d’un débit moyen de 3l/s chacun. La wilaya de Bechar dispose par ailleurs d’un aéroport et d’un important réseau routier et ferroviaire. De plus, le futur projet de chemin fer reliant Bechar au Nord du pays va créer une nouvelle dynamique pour toute la région du sud-Ouest.

Les contraintes :

Les contraintes dans la wilaya de Bechar sont d’ordre naturel et sont liées à l’immensité du territoire, aux formations naturelles hostiles à l’implantation humaine, à la forte limitation des espaces utiles, aux conditions climatiques défavorables, à la remontée des sels dans certains espaces agricoles notamment au périmètre irrigué d’Abadla. On note aussi un éparpillement déséquilibré de populations, un éloignement des centres de vie entre eux et par rapport aux wilayas du Nord, une économie traditionnelle, une absence de l’investissement privé créateur de richesses et de postes d’emploi et l’absence d’un tissu industriel générateur d’emplois, en plus de la faiblesse des budgets locaux. A titre d’exemple, sur une population globale de 272.436 habitants dont une active de 118.621 habitants, seule une population de 84.235 habitants est occupée, repartie entre l’agriculture (7.466), le BTPH (3.145) et les autres occupations (73.624). La population au chômage est donc de l’ordre de 34.386 habitants.

La mutation :

Sur la base de ces énormes potentialités et malgré les contraintes majeures énumérées ci-dessus, la wilaya de Bechar a engagé ces derniers années un ambitieux programme multisectoriel et les retards cumulés au fil des années ont été vite rattrapés au point où la région de la Saoura a opéré une véritable mutation qualitative. C’est un véritable défi qui a été lancé par les autorités locales en matière de développement de l’agriculture, de la mise en valeur de développement de l’agriculture, de la mise en valeur des terres, en logements, en équipements et infrastructures de base, en éducation, dans le secteur de la santé, dans l’enseignement supérieur, dans le domaine socio-éducatif et sportif, en désenclavement et réhabilitation du réseau routier, dans le secteur touristique, en aménagement urbain, en AEP et électricité, en raccordement en gaz, en développement des moyens de communication et de transport et, enfin, en mobilisation des ressources hydriques, assainissement et réalisation d’ouvrages d’art.

 

La Voix de l'Oranie

par Sofiane publié dans : Saoura
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Vendredi 20 juin 2008
Situé au Sud-ouest du territoire national, la wilaya de Bechar est limitée à l’est par la wilaya d’Adrar, à l’ouest par le Maroc, au nord par les wilayas de Nâama et d’El-Bayadh et au sud par les wilayas de Tindouf et d’Adrar. Elle constitue un pôle important dans le schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT). Sa position spatiale et son tracé frontalier de plus de 600Km avec le Maroc lui confèrent une vocation régionale de premier ordre, faisant d’elle un pôle régional stratégique et un carrefour d’échanges incontournable.

Superficie et population :

Avec une superficie de 161.400Km², soit environ 6,77% du territoire national, la wilaya de Bechar occupe le 6e rang des wilayas les plus vastes du pays. Et cette immensité du territoire et l’éparpillement des populations augmentent les distantes entre les localité. A titre d’exemple, les communes les plus rapprochées entre elles sont distantes de 11 kilomètres (Timoudi et Ouled Khodeïr) et les plus éloignées sont celles de Ksabi et Tabelbala (588km). La population de la wilaya de Bechar est estimée à 272.436 habitants, soit une densité de 1,69 hab./km², repartis sur 21 communes dont les plus importantes sont, outre le chef-lieu de wilaya, Béni Ouanif (11.250 habitants), Kenadsa (13.652), Abadla (13.935), Béni Abbès (11.664), El Ouata (8.002) et Taghit (7.277). Le nombre d’habitants dans le reste des communes varie entre 923 Hab. (Mougueul) et 4.985 Hab (Kerzaz), ce qui nous donne une très faible densité des populations, estimée à 1,69 Hab./Km².
Cette situation s’explique par le relief et les formations naturelles hostiles à l’installation humaine dans la wilaya de Bechar.

Le territoire de la wilaya est formé de 05 principaux reliefs :

Les montagnes: Elles sont dénudées et parfois élevées tels le Djebel Antar (1.953m), le Djebel Grouz (1.835) et le Djebel Bechar (1.206m).
Les Oueds: Six principaux oueds sillonnent la wilaya. Du nord au sud on rencontre Oued Namouss, Oued Zouzfana, Oued Bechar, Oued Guir, Oued Saoura et Oued Daoura.
Les vallées: Ce sont les dépressions façonnées par les cours d’eau importants, les principales sont celles de Zouzfana, de Guir et de la Saoura.
Les regs (Hamada): Ce sont de vastes étendues rocailleuses et les plus importantes sont celles du Guir et Daoura.
Les ergs: Ils représentent des massifs pouvant atteindre jusqu’à 300m de hauteur. On y recense le Grand Erg occidental, Erg Erraoui, Erg El-Atchane et Erg Iguidi.
En plus de la forte limitation des espaces utiles, la wilaya de Bechar est confrontée aux conditions climatiques défavorables, caractérisées par un climat de type désertique continental. On distingue deux zones.
La zone de transition délimitée par Béni Ouanif au nord et le parallèle d’Igli au sud, très chaude en été (+45°C) et froide en hiver (2 à 3°C), où les précipitations sont de l’ordre de 60mm/an et les vents de sable y sont fréquents, souvent violents (100Km/h).
La zone désertique, elle, s’étend au delà de Béni Abbès. Les précipitations y sont de l’ordre de 40 mm/an et les vents de sable sont très fréquents.

La Voix de l'Oranie

par Sofiane publié dans : Saoura
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Mercredi 19 mars 2008

Le barrage de Djorf Torba (BDT) a fait couler beaucoup d'encre sur son utilité stratégique en matière d'eau potable et l'irrigation de la plaine d'Abadla. Aujourd’hui, ce barrage nous donne sa manne de comestibilité en matière de viande de poisson.


Les zones sahariennes possèdent des potentialités hydriques superficielles très importantes Oued Guir dans la localité de Bechar jusqu’à la plaine d’Abadla. Oued Righ de Touggourt jusqu’à chott Merouana  wilaya de Oued Souf, sans oublier les ressources  souterraines.
Leur valorisation par la pisciculture saharienne se traduit  sans doute par le programme de la relance économique du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, de développer cette activité par le financement des fermes pilotes de production d’alevin.


Les différentes espèces d’eau douce ont fait l’objet d’un essai d’élevage dans le Sud-Ouest algérien notamment la carpe argentée. En effet, signalons que la production d’aliment spécial pour poisson a été prise en charge par le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques,  le Centre national pour le développement de la pêche et de l’aquaculture (CNDPA) et l’Office national de l’alimentation de bétail (Onab). L’Onab  dispose de 7 unités au niveau national dont l’UAB (Unité d’aliment de bétail) de oued Telilat de la wilaya de Sidi-Bel-Abbès a été choisie et qui est opérationnelle. Cette dernière commercialise ses produits en matière d’alimentation pour les poissons. Le développement de la production nécessite la maîtrise de trois facteurs indispensables.
Le premier facteur est la production d’alevin concernant le tilapia qui a été réglé dans la région du sud-ouest du pays par la mise en place d’une écloserie, dont l’objectif de production est de trois milliards par an d’alevin de tilapia rouge mono-sexe. S’agissant de la carpe qui est commercialisable, sa reproduction artificielle est parfaitement maîtrisable. Pour ce qui est de la carpe chinoise (à grande bouche), une écloserie est en voie de réalisation au niveau du BDT. Le poisson chat constitue une espèce potentielle pour le développement de la pisciculture saharienne. Des essais de reproduction artificielle ont été réalisés au niveau de la ferme Zahra (W. de Ghardaia) qui ont donné de bons résultats. Le deuxième facteur découle de la production d’aliment artificiel sous forme de granulés. L’aliment sec plongeant est fabriqué par l’Onab à base de protéine d’origine végétale (32 %) répondant aux besoins des espèces citées. Le troisième facteur est la maîtrise de la réalisation des structures de production (génie aquacole).
Dan ce contexte, l’écloserie nécessite un personnel très qualifié en matière bioaquatique pour la production du phytoplancton et du zooplancton qui sont capitaux pour l’alimentation des alevins.
La vie des poissons exige différents types de bassins ayant les formes cylindro-coniques, circulaires, rectangulaires. Les étangs généralement sont réalisés dans le sud-ouest en géo-membrane. Encore un point important à ne pas négliger, c’est l’aspect sanitaire, lorsqu’on atteint un certain degré de développement. Le rôle des vétérinaires est inéluctable au niveau des DPRH dans chaque wilaya pour effectuer le suivi rigoureux et l’élaboration des plans prophylactiques.


Par ailleurs, l’investisseur  M. Chouaïb Belhasnet est en train de réaliser un centre de pêche au niveau du BDT. Le choix du terrain a été effectué par la commission composée des membres de la DPRH, l’ANBT (Agence nationale des barrages et transferts) et l’investisseur de la wilaya de Béchar.
Il est à rappeler que ce centre  de pêche permettra d’exploiter rationnellement le barrage en matière de production piscicole et la création d’emplois dans ce cadre.
Néanmoins, l’investisseur précise que les besoins en alevins pour l’exploitation de ce grand barrage en point de vue superficie, une écloserie piscicole rudimentaire a été installée en attendant l’achèvement de l’étude et la réalisation de l’écloserie qui aura pour objectif de satisfaire la région du sud-ouest des alevins de carpe. L’ANBT a facilité toutes les procédures en mettant à disposition les études existantes au niveau du barrage. Il a ajouté encore que les investisseurs ont organisé récemment une journée d’information sur le développement de la pisciculture saharienne.


Rappelons qu’une cérémonie de dégustation de viande de ces poissons qui ont été ensemencés en juin 2006 a donné l’opportunité aux stagiaires de la section cuisine du CFPA de traiter et préparer le poisson par des séances d’apprentissage lors de la journée d’information. Comme il remercie les collectifs du centre universitaire et ceux du CFPA de leur collaboration.


Source: M. Smail, La Nouvelle République.

par Sofiane publié dans : Saoura
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Mardi 11 mars 2008

Le prochain marathon des Dunes se déroulera cette année du 28 décembre 2008 au 2 janvier 2009 à Kerzaz, ville située à 330 km de Béchar et 250 km d’Adrar. Cette 9e édition du marathon des Dunes est placée sous le haut patronage de Son Excellence,  le Président de la République. Selon l’organisateur, plus de 500 athlètes, dont 200 étrangers, sont attendus pour cet événement et à titre  indicatif, Sporting Management nous annonce déjà l’inscription au cours de ce mois de plus 30 participants à partir de la France, des Etats-Unis, de Suisse et d’Angleterre, alors que les autres années, il fallait attendre le mois de septembre pour connaître les premiers enregistrements des concurrents (site web : www.marathondunes.com).

 

Source : El Moujahid.

par Sofiane publié dans : Saoura
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Mardi 12 février 2008

Selon le chef de Daïra de Kénadsa, l'exercice 2007 aura vu la réalisation de plusieurs projets qui sont engagés tant au plan communal de développement (PCD) qu'au plan sectoriel (PSD).

82 millions de dinars ont été consacrés pour l'exécution de travaux de VRD, la réfection du réseau AEP, la construction de salles de soins et le renforcement du parc communal en matériel roulant pour la ville de Kénadsa, tandis que la localité de Méridja, a bénéficié de travaux d'assainissement, d'AEP et de l'aménagement d'une piscine. D'autres projets sont en cours de réalisation. Il s'agit de l'aménagement du vieux ksar, un patrimoine séculaire qui nécessite une sauvegarde d?autant plus urgente, ainsi que la réalisation de 194 logements ruraux. Les opérations inscrites au titre de 2008, seront bientôt mises en chantier. C'est ainsi qu'une enveloppe de 70 millions de dinars sera affectée pour la réalisation d'un centre de formation professionnelle (CFPA), deux salles polyvalentes, une piscine semi olympique et une maison de jeunes. En outre, le chantier des 360 habitations rurales, du quinquennat 2005-2009, sera lancé au cours de cette année.

Source : L. Larbi, El Watan.



par Sofiane publié dans : Saoura
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Dimanche 3 février 2008
Le site du barrage de Djorf Ettorba, à 18 km au sud de Béchar, a été proposé pour être classé zone humide devant être protégé dans le cadre de la convention Ramsar, a-t-on appris des responsables en charge de l’environnement dans la wilaya.    
Ce projet de classification porte sur la mise en valeur et la préservation de cet espace qui s’étend sur une superficie de 21.500 kilomètres carrés dont 94 km2 constituant son lac, selon les mêmes sources.    
Le lac est alimenté par les crues de l’oued "Guir", dont le barrage éponyme dispose d’une capacité de stockage de 365 millions de mètres cubes.    
4.000 hectares de diverses espèces végétales, notamment les arbres Tamarix, sont recensés sur cette zone, selon une étude réalisée par le secteur de  l’environnement.    
On y trouve également 43 espèces d’oiseaux et des animaux rares dont le chacal doré, le fennec, en plus de mammifères marins à l’image de la tortue aquatique et plusieurs autres espèces de poissons d’eau douce dont certaines ont été introduites ces deux dernières années comme le Tilapia.   
Les responsables concernés par ce projet estiment nécessaire de classer le site en tant que zone humide, eu égard à sa situation géographique dans une région semi-désertique, reconnue comme étant l’espace de transit pour l’avifaune migratrice empruntant la côte ouest de l’Afrique par le détroit de Gibraltar.    
L’Algérie a entrepris, dans le cadre de la mise en oeuvre de la convention de Ramsar, de nombreuses actions, notamment le classement de 42 sites, s’étendant sur une superficie de près de 3.000.000 d’hectares, sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale, rappelle-t-on.    
Ces actions portent, également, sur le classement en cours de 18 autres sites sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale.

Source : El Moujahid.

 

par Sofiane publié dans : Saoura
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Mercredi 26 décembre 2007




La présence de l’Homme dans la région de Taghit
remonte à la nuit des temps. Les multiples sites de gravures rupestres de l’ère paléolithique témoignent d’un environnement luxuriant, où l’eau, la végétation, et une faune variée constituaient un écosystème riche.

 

Les vestiges de Ksour très anciens à l’appareillage "paléo berbère" sont toujours visibles sur les escarpements de la rive droite de la vallée de l’oued "Zousfana". Ces sites archéologiques dates probablement d IIè s. Avant J.-C.

 

Au VIè s. de notre ère, les "Beni- Goumi" originaires de la tribu de "Zenâta" sont considérés comme la première peuplade à s’établir sur le site actuel de Taghit, guidés par le saint Sidi M’hamed Bayazid venu de Bagdad pour prêcher l’Islam, qui les convainquit de descendre des hauteurs escarpée de la rive droite vers la rive gauche de l’oued.

 

Cette descente vers un site relativement peu élevé, a placé Taghit dans une situation de vulnérabilité face aux agressions. La faible hauteur de la muraille et l’empilement graduel des maisons ne constituaient pas un système de défense infaillible. 

 

En fait, Taghit à l’instar d’un certain nombre de Ksour était avant tout un établissement humain édifié par des agriculteurs sédentaires attirés par l’abondance de l’eau et la fertilité des terres. Par sa position sur la route des caravanes cette oasis a également joué le rôle d’une halte importante dans le commerce transsaharien ; Les flux allaient de Tlemcen et du Maroc jusqu’à Gao au Mali et au Soudan. Le Ksar constituait aussi un véritable grenier collectif où les grains, les dattes, les olives, les aliments de bétail étaient entreposés en sécurité.

 

Urbanisme :

 

Véritable dédale sombre et mystérieux de ruelles " Zguag" et d’impasses "zriba" le système de circulation à l’intérieur du Ksar est formé par l’enchevêtrement de passages étroits et sinueux dont la couverture par endroit et à des intervalles irréguliers permet un jeu de lumière claire/obscure qui est loin d’être fortuit. Il sert au marquage des différents seuils d’intimité. C’est ainsi que l’obscurité plus importante sur des fragments de passages menant vers les impasses repousse l’étranger non averti vers l’axe principal qui va de l’entrée du Ksar au sud jusqu’à la sortie nord vers la palmeraie. Cet axe est jalonné par des placettes, la mosquée et quelques commerces. Deux autres axes secondaires viennent desservir les autres parties du Ksar dans le sens est-ouest. Les quatres "Droubs" ou quartiers du Ksar nommés "Bouchlih", " En Wader", "En Wadey", "L’ahnayen" partagent les mêmes structures communautaires :

 

La Mosquee :

 

La mosquée avec son école coranique " la medersa" est l’élément exceptionnel, ordonnateur et rassembleur. elle se distingue par sa centralité et par sa taille, son minaret dont la hauteur dépasse la silhouette des maisons joue le rôle de repère et de symbole de la prééminence du sacré sur les choses d’ici-bas. L’absence d’ornementation rappelle ici les règles de simplicité et de sobriété qui régissent le vécu de ces habitants.

 

 

 

Djemaâ :

 

La "Djemaâ" joue elle aussi un rôle prépondérant dans la vie communautaire des habitants, et porte en fait une double signification : d’une part c’est une assemblée de notables et de sages "chioukhs" qui gèrent les intérêts et les conflits de la communauté et d’autre part, et par extension c’est aussi le lieu où se tiennent les réunions. Composée par la juxtaposition de trois placettes : la place du Souk à l’entrée du Ksar, la place de la mosquée et la placette "Mghizra", la "Djemaa" est aussi un espace de rencontres, de discussions, et de culture pour les hommes

 

Des banquettes en dur couvertes de dallettes en pierre sont disposées de part et d’autre des passages qui lient les trois placettes un trou creusé dans l’une d’elle sert à la préparation de la poudre, "le Baroud". Occasionnellement, lors des fêtes locales les femmes se tiennent en retrait pour assister et participer aux festivités, ainsi le souci de séparation des sexes exigée par la tradition est sauvegardé. A l’extrémité nord, le rempart accompagne la déclivité du terrain quelques mètres plus bas pour inclure l’unique puit à l’intérieur du ksar.

 

La "Djemaâ" joue elle aussi un rôle prépondérant dans la vie communautaire des habitants, et porte en fait une double signification : d’une part c’est une assemblée de notables et de sages "chioukhs" qui gèrent les intérêts et les conflits de la communauté et d’autre part, et par extension c’est aussi le lieu où se tiennent les réunions.

 

Composée par la juxtaposition de trois placettes : la place du Souk à l’entrée du Ksar, la place de la mosquée et la placette "Mghizra", la "Djemaa" est aussi un espace de rencontres, de discussions, et de culture pour les hommes. Des banquettes en dur couvertes de dallettes en pierre sont disposées de part et d’autre des passages qui lient les trois placettes un trou creusé dans l’une d’elle sert à la préparation de la poudre, "le Baroud". Occasionnellement, lors des fêtes locales les femmes se tiennent en retrait pour assister et participer aux festivités, ainsi le souci de séparation des sexes exigée par la tradition est sauvegardé. A l’extrémité nord, le rempart accompagne la déclivité du terrain quelques mètres plus bas pour inclure l’unique puit à l’intérieur du ksar.

 

Architecture :

 

Ed-dar,ou la maison Ksourienne renvoi aussi bien dans son appellation que dans son mode d’organisation à la maison orientale. C’est une maison à cour interieure, introvertie et généralement bâtie sur deux niveaux. Seule une porte sur le mur extérieur aveugle permet le contact avec la ruelle à travers une "skiffa", espace d’entrée en chicane destinée à briser la vue vers le cœur de la maison et préserver l’intimité

 

Organisation de la maison :

 

Au niveau bas, l’espace "Wast-ed-dar" occupe une place primordiale aussi bien par sa position centrale que par ses fonctions multiples. Bien plus qu’un espace de distribution, c’est l’espace de prédilection pour les activités domestiques ( la cuisine, le tissage, etc.). C’est aussi un lieu de réunions et de disussions.Une petite ouverture "Aîn-ed-dar" pratiquée dans le plafond permet d’assurer un éclairage suffisant, car ici, l’éclat du soleil atteint son paroxysme.

 

Autour de Wast-ed-dar, les "Biout"( pluriel de beyt), de petites pièces sont prévues pour le stockage "Beyt el aoula"( grains, les dattes, le fourrage et les jarres d’eau), pour l’étable "Beyt echiah (chèvre, âne,… ) , ou consacrées au repos. Autour de Wast-ed-dar, les "Biout"( pluriel de beyt), de petites pièces sont prévues pour le stockage "Beyt el aoula"( grains, les dattes, le fourrage et les jarres d’eau), pour l’étable "Beyt echiah (chèvre, âne,… ) , ou consacrées au repos.

Source : M. Sariane, M. Beztout.

 

par Sofiane publié dans : Saoura
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Mardi 25 décembre 2007

Présentation générale :

Localité situé à 22 km à l’Ouest de Bechar, chef lieu de Daïra, kenadsa est une agglomération ancienne qui a la particularité d’avoir au milieu de XX ème s, un important centre minier où le charbon était extrait par la sociétés des houillères du Sud Oranais, les vestiges de cette industrie sont visibles à l’entrée et à la périphérie du village. Kenadsa est connu pour son ksar atypique et aussi pour son importante Zaouïa de la confrérie des Ziania.

 

Milieu Naturel :

Le milieu naturel dans lequel s’inscrit le ksar est largement semblable à celui de la majorité des ksour du Sud Ouest Algérien. Hamada ou falaise rocheuse (ici la Barga), dunes de sable, et la palmeraie qui s’ètire le long de l’Oued, sont les éléments quasi constants du paysage ksourien.

 

Aperçu Historique :

Le premier noyau de kenadsa est une casbah édifiée au 15è siècle durant le règne de la dynastie des Saâdéens. Cette entitée était formée par un ensemble de constructions protégé par une muraille, flanquée de tours de guet. Le choix de ce site qui se situait à l’intersection de deux pistes chamelières, a été dictée par la question vitale de l’eau. En effet, une peuplade guidée par le saint Sidi El Hadj Abderrahmane qui cherchait refuge dans la région, fût attirée par la source d’eau au lieu dit « Laouina » et décida de s’établir à cet endroit. La casbah était dotée des différents éléments constitutifs d’un ksar : remparts, mosquée, cimetière, Souk. La position du Ksar au carrefour de deux routes caravanières favorisa rapidement son essor, d’abord économique et à un certain degré religieux et culturel, suite à la fondation de sa mosquée, baptisée au nom de son fondateur et appelée plustard Mosquée Bi Atiq. Ce lieu de culte qui avait la particularité de se situer à l’extérieur du Ksar, servait aussi d’espace d’accueil et de refuge aux étrangers de passage, grâce à ses annexes destinés à cet usage. Au 17è siècle, un événement important allait bouleverser le statut de Kenadsa. Ce fût l’arrivée du Cheikh Ben Bouziane qui insuffla un nouvel élan au développement de ce qui était une simple casbah, pour devenir une véritable cité ksourienne, siège de la Zaouïa Ziania. Désormais, « Laouina » changea de nom et de statut. Elle prit le nom de Kenadsa et passa d’un petit relais caravanier à un centre spirituel, culturel et commercial, qui rayonnait sur tout le Maghreb et une bonne partie de l’Afrique. Conséquences directes de cet essor vertigineux, l’apparition de nouveaux besoins et la croissance du tissu urbain. De nouveaux quartiers virent le jour pour accueillir les nouveaux arrivants. Durant la période précoloniale qui a connu une grande instabilité politique au Maghreb, la région du Sud ouest algérien vivait dans l’insécurité, et les déplacements étaient périlleux, particulièrement pour les caravanes chargées de marchandises. La gestion des territoires était l’apanage des Zaouïa qui garantissaient la protection des caravaniers contre les attaques des brigands en échange du paiement d’un tribut en plus d’une déclaration d’allégeance. La Zaouïa Ziania a été l’une des plus influentes dans ce domaine en dehors de son rayonnement spirituel et culturel.

 

Urbanisme

 

Niché au piémont de la Barga, le ksar s’intègre parfaitement aux modestes dunes qui longent la falaise rocheuse. De l’extérieur le ksar se présente sous forme d’un amoncellement harmonieux de volumes cubiques, couleur ocre grise, qui se noie totalement dans le paysage, seul le minaret de la mosquée se détache par sa couleur blanche et sa forme élancée

 

La configuration spatiale du ksar obéit à un double souci : permettre une vie autonome aux différents quartiers et assurer l’unité de l’ensemble de la communauté. La Zaouïa et la nouvelle Mosquée Ben Bouziane formant un noyau, autour duquel gravitent les différentes parties qui se distinguent les unes des autres, par la morphologie, la fonction et le rang social des occupants : au centre le quartier des « Mrâbtin », ces nobles(Shurfâ), descendants de Sidi M’hammad Ben Bouziane et occupant de splendide demeures appelées « Dwiriyat, pluriel de Dwiriya ».

 

Autour de ce noyau, se trouve dans la partie basse du ksar le groupe ethnique originel les « Thata » et dans la partie haute réside les populations des migrants qui sont venues se greffer au ksar à la recherche de la bénédiction « Baraka » du Cheikh. La configuration du ksar reflète fidèlement la composition ethnique et en même temps l’organisation socioéconomique du ksar. Plusieurs droub portent des noms de groupes généalogiques : derb : Dkhîsa, Hjâwa, A`mûr, Hmiyyân, Ulâd Sîdî `Alî. D’autres, des noms de corps de métiers : Darb al-haddâda ( rue des forgerons) ou celui des fakhkhâra (potiers).

 

Deux voies principales parcourent le kasr : Derb Es Souk et Derb Dlima (ou Dkhissa). Plusieurs lieux publics relient ces deux axes : la place du ksar, la place de la mosquée, la fontaine Sidi M’barek, le cimetière et ses mausolées, Bit El Khalwa et la maison du Cheikh.

 

Une Dwiriyat principale, plus somptueuse constitue le siège de la Zaouïa et la demeure du « Sayyid » le Cheikh de la zaouïa. C’est dans cette demeure que se règlent les conflits et s’organisent les festivités. Actuellement cette Dwiriyat est désignée par une ancienne appellation "Er-riyyâd" 


Architecture

 

Hormis l’importance de sa Zaouïa, Kenadsa se démarque, physiquement des autres ksour par la grandeur relative de son architecture et la richesse du détail de ses constructions. Autres particularité, la présence des « Dwiriyat ».


Ces habitations d’une splendeur exceptionnelle témoignent de la variété et la richesse des arts et métiers qui activait dans le ksar. Contrairement à la signification littérale de son appellation qui veut dire petite maison, la Dwiriya est relativement plus grande qu’une habitation ordinaire c’est qu’elle est la demeure La dwiriya est à la fois un espace public et un espace privé. Espace public, car c’est ici que le « Mrâbet » reçoit les visiteurs, prie et dispense ses enseignements et en même temps c’est l’espace familial puisque la famille du mrâbet y réside. Naturellement la séparation entre ces deux domaines est clairement séparée.

 

La surface importante de la maison permet une ségrégation facile de ces activités antinomiques. Lieu de méditation, bibliothèque, salon de réception, la « jalsa » est l’espace distinctif de la dwiriya. Creusée, telle une alcôve dans l’un des côtés encadrant la cour de la maison qui bénéficie d’un traitement particulier en matière de décoration : de splendides sculptures ornent les parois du patio qui sont-elles mêmes protégées par un système d’arcature. Les autres ailes de la maison sont occupées par les fonctions qu’on retrouve ordinairement dans les maisons.


Source : M. Sariane, M. Beztout.
par Sofiane publié dans : Saoura
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Jeudi 13 septembre 2007

 

A la fin du printemps et en début d’automne, l’oasis de Taghit reçoit de nombreux visiteurs venant parfois des wilayas du Nord pour faire un tourisme particulier: il s’agit de curistes en quête de soin pour leurs rhumatismes et autres maladies articulaires par des bains de sable chaud. La sabulumthérapie (du latin sabulum, sable), cure de sable chaud, mettant à profit les propriétés absorbantes du sable et la chaleur du soleil, a de tout temps été pratiquée dans la région comme traitement pour les rhumatismes et les maladies articulaires sans faire pour autant l’objet d’une quelconque prescription médicale. Les gens de Berbi, un ksar distant de quelque 4 km de Taghit, profitant de l’opportunité qui leur est offerte, étendent les indications à de nombreuses formes de rhumatismes chroniques: arthroses, névralgies, douleurs vertébrales ou des membres. Bien évidemment, la foire fait le larron. Certaines familles offrent le gîte et la nourriture pour 350 Da par jour et par personne. Celui qui se charge de vous ensevelir le corps au pied de la dune, vous fournit de l’eau fraîche, car il faut faire attention à la déshydratation, vous sert aussi un bol de soupe aux herbes médicinales, empoche lui aussi 100 Da par personne. Certains curistes rencontrés sur place louent les bienfaits du sable chaud. Abdelhamid, originaire de Saïda et qui dit venir sur les lieux depuis de nombreuses années, assure, qu’après chaque cure, son état de santé s’améliore. 

A quelques mètres plus loin, A. Yahyaoui, enseignant de la wilaya de Naâma, énumère sans tarir les bienfaits de ce genre de cure. Il dit s’être débarrassé des injections et baumes depuis qu’il s’est habitué aux cures de sable chaud. Selon ce connaisseur, la cure doit durer au moins une semaine pour pouvoir constater les résultats. Il est à conseiller aux intéressés de prendre l’avis d’un médecin avant d’entreprendre pareille aventure. Ceux que nous avons consulté sur ce sujet disent que les bains de sable sont déconseillés aux hypertendus, aux sujets âgés ou atteints d’artériosclérose. De même que l’exposition intempestive et prolongée au soleil peut causer des brûlures. Du point de vue touristique, Taghit peut être considérée à juste titre comme étant la perle des oasis de la Saoura. Son panorama est introuvable nulle part ailleurs et son coucher de soleil sur la dune lui valent le surnom de Taghit l’enchanteresse. Du point de vue infrastructure de tourisme, son hôtel a remporté un prix international de gastronomie en 2006. 

Source : M. Ahmed, La voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Saoura
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