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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 13:45

Des professeurs venus de plusieurs universités du pays ont, au cours de ce colloque, décortiqué et analysé le roman algérien, son évolution, son parcours, son processus historique durant la période coloniale et celle de l’après indépendance.

L’Université de Béchar a abrité, durant deux jours, le 1er colloque international sur le roman algérien d’expression française «entre tradition et modernité». Des professeurs venus de plusieurs universités des villes du Nord ont, au cours de ce colloque, décortiqué et analysé le roman algérien entre hier et aujourd’hui, son évolution, son parcours, son processus historique durant la période coloniale et celle de l’indépendance, mais aussi, la période des romanciers exilés ainsi que le tournant littéraire pris pendant et après la période du terrorisme intégriste qui a ensanglanté le pays dans les années 1990.

A l’ouverture, les séminaristes ont tenu d’abord à rendre un hommage particulier aux écrivains de la région tels Pierre Rabhi, Yasmina khadra et Malika Mokadem. Mais encore, un vibrant hommage a été rendu au premier et jeune romancier de la région, Mohamed Ould Cheikh (1906-1938), et son livre «Myriem sous les palmes» œuvre qui a inspiré l’écrivain et dramaturge Kateb Yacine dans «Nedjma». Dans une communication devant un parterre à majorité estudiantine, Mme Nawel Krim de l’université d’Alger 2 a parlé du roman algérien qui a contribué à l’émancipation et la libération de la femme algérienne «dans la mesure, dit-elle, où il a bousculé les mentalités figées, l’ordre passéiste tenace de la société patriarcale et traditionnelle».

«La femme n’avait pas la parole et ne pouvait investir l’espace public. Mais à travers l’écriture, elle est sortie de son mutisme pour occuper les lieux publics. Le roman algérien a donc permis cette ouverture, cette évolution de la société et a réveillé les esprits», a-t-elle souligné. L’intervenante ajoutera que contrairement aux idées reçues, l’instruction à l’école n’a pas offert à la femme son émancipation dont l’écrasante majorité des femmes d’aujourd’hui reste exclue.

Mais l’école constitue toujours l’instrument qui a permis plutôt la réflexion sur ses conditions d’existence pour opérer des analyses. Elle a défini l’émancipation comme étant la possibilité sans entrave de décider librement de sa vie sans aucune pression et «l’objectif est d’élargir cette autonomie à la majorité des femmes», a-t-elle fait savoir. Lui succédant, Mme Benamar Khadidja de l’université de Mostaganem a, dans une brillante communication, explicité le mot tradition coordonné à celui de modernité qui renvoie à deux périodes anachroniques.

La première conception est tournée vers un passé révolu, l’autre est ouverte sur un présent prometteur. «La caducité de la tradition l’enserre dans un étau, dit-elle, rétrograde qui ne répond plus aux exigences du moment tandis que la modernité s’identifie aux valeurs du progrès en accord avec le présent».

Entre tradition et modernité

La tradition et la modernité reflètent une manière d’être, de faire, d’agir et de penser dans une société donnée qui conditionne ces pratiques. Encore que le sujet «tradition et modernité», assure-t-elle, est une préoccupation constante de la littérature. Elle agite les esprits, inspire le débat identitaire du devenir de l’homme. Pour répondre à ces questions et appuyer ses assertions, Mme Benamar fait appel aux ouvrages de la célèbre écrivaine algérienne Assia Djabar dont la littérature éclaire sur les deux conceptions.

Y-a t-il dichotomie dans le traitement des deux conceptions? De quel côté penche la balance? Le modèle traditionnel est-il révolu? Faut-il le ressusciter? La modernité a-t-elle de l’avenir? N’y a-t-il pas de traditions modernes? Le rétrograde et l’archaïsme sont-ils toujours liés au passé? Autant de questions qui hantent l’esprit du lecteur. «Dans le roman d’Assia Djabar, le progrès n’ignore pas le passé bien au contraire, soutient Mme Benamar Khadidja, le progrès peut tirer sa sève de la tradition mais pas n’importe laquelle, toutes ne sont pas bonnes à reconduire, beaucoup sont à dénoncer et à combattre».

Dans les débats qui ont suivi, des participants ont évoqué la situation «ambigüe et paradoxale» des nombreux écrivains algériens célèbres qui vivent et écrivent à partir de l’étranger dans leur «exil confortablement doré» et qui ont refusé de vivre dans une société «archaïque». Les professeurs orateurs ont tous pris leur défense en indiquant que «l’exil est humain» mais l’essentiel est qu’ils écrivent sur le vécu et les conditions de vie de leurs concitoyens expatriés.

La littérature des autres écrivains algériens engagés a été évoquée telle que celle de Pierre Rabhi, l’émissaire des Nations Unis et spécialiste des questions agricoles, ainsi que celle de Yasmina Khadra. Ce dernier classé romancier de dénonciation à travers son ouvrage «L’équation africaine», un roman réaliste qui relate les misères de l’Afrique et les violations que connait sans cesse le continent africain. Une nouvelle génération d’auteurs s’installe à l’exemple, précisent les conférenciers, de Mustapha Benfodil, journaliste et romancier, dont les thèmes abordés tendent plu vers l’universel que ceux de la traditionnelle littérature algérienne.

Enfin pour donner plus d’éclat au 1er colloque international, la bibliothèque universitaire était pavoisée d’affiches de romanciers algériens exposées au grand public. Parmi ces affiches, le romancier Amine Zaoui qui, à travers son roman «Le dernier juif de Tamentit», a mis en exergue une citation d’Ibn Arabi (1165-1240) qui a retenu l’attention des participants et visiteurs.

La citation évoque la tolérance religieuse et culturelle de l’époque du philosophe et savant arabe : «Hier encore, je reniais mon ami si ma religion n’était pas proche de la sienne mais, aujourd’hui, mon cœur devient capable de toute image. Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines, temple pour les idoles, une kaaba pour le pèlerin, Tablettes de la Tora et le livre du Coran, je suis la religion de l’amour partout où se dirigent mes montures».

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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Published by Sofiane
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MESSAOUD Ahmed 18/06/2017 02:08

Kénadsa, ville natale d’écrivains de renommé internationale.
Kénadsa, cette ancienne petite ville houillère située à 18 km au sud-est de Béchar n’est pas seulement célèbre par la Zaouia Ziania fondée par Sidi M'Hamed Ben Abderrahmane ben abu Ziane, connu sous le non de ben Bouziane. Elle est aussi la ville où des écrivains et penseurs de renommé internationale sont nés. C’est dans cette petite oasis devenue ville houillère que Pierre Rabhi est né en 1938. De son vrai nom Rabah Rabhi, avant son évangélisation, est un essayiste, agriculteur biologiste, romancier et poète français, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ».

Il défend un mode de société plus respectueux de l'homme et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et préservant les ressources naturelles, l'agroécologie, notamment dans les pays arides.

Il est le père de l'ingénieur Vianney Rabhi (l'inventeur du procédé du moteur MCE-5, un dispositif permettant de rendre le taux de compression variable dans les moteurs à pistons) et de Sophie Rabhi-Bouquet (présidente de l'écovillage du Hameau des Buis).

Malika Mokeddem, est née le 5 octobre 1949 à Kénadsa.

Médecin de formation, spécialiste en néphrologie, elle a fait ses études à Béchar, à Oran, puis à Paris. Elle s'installe à Montpellier en 1979.

Malika Mokeddem arrête l'exercice de sa profession en 1985 pour se consacrer à la littérature.

Elle obtient le Prix Littré 1991 pour Les hommes qui marchent (Éditions Ramsey). Comme Sultana, l'héroïne de son roman L'interdite, Malika Mokeddem n'a jamais cessé de se battre pour que toutes les femmes puissent étudier et être libérées de l'oppression qu'elles subissent de la part des hommes. Ses livres sont animés par l'amour et la violence avec lesquels elle mène ce combat.

Yasmina Khadra n’est autre que le pseudonyme de l'écrivain algérien Mohammed Moulessehoul, né à Kénadsa le 10 janvier 1955.Son père, officier de l'ALN blessé en 1958, veut faire de lui un soldat en l'envoyant dès l'âge de neuf ans à l’école des cadets de la révolution, où il fait toutes ses études avant de servir comme officier dans l'armée algérienne pendant 36 ans. Durant la décennie noire, 80-90, il est l'un des principaux responsables de la lutte contre l'AIS puis le GIA, en particulier en Oranie.

Moammed Moulessehoul choisit en 1997, avec le roman Morituri, d'écrire sous pseudonyme. Diverses raisons l'y poussent, mais la première que donne Moulessehoul est la clandestinité. Elle lui permet de prendre ses distances par rapport à sa vie militaire et de mieux approcher son thème cher: l'intolérance.

Officier dans l'armée algérienne, il démissionne en 2000, pour se consacrer à sa vocation: l'écriture, et choisit de s'exprimer en langue française. Après un court passage au Mexique, il vient s'installer en 2001, en France, où il habite encore aujourd'hui. En 2002 dans "L'imposture des mots", Khadra-Moullessehoul répond aux attaques qui fustigent son passé militaire.

Il choisit de rendre hommage aux femmes algériennes et à son épouse en particulier, en prenant ses deux prénoms, Yasmina Khadra, et ne révèle son identité masculine qu'en 2001 avec la parution de son roman autobiographique "L'Écrivain" et son identité tout entière dans "L'imposture des mots" en 2002. A cette époque ses romans traduits en plusieurs langues ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.

Parmi ses ouvrages, on peut citer "Morituri" (Baleine, 1997), "L'automne des chimères" (Baleine, 1998), "A quoi rêvent les loups" (Julliard, 1999) et "Cousine K" (Julliard, 2003), où se déploie le "style Khadra" alliant lyrisme, métaphores inattendues, dépouillement et poésie. Style qui atteint son apogée avec "L'Attentat" (Julliard), retenu par les jurys du Goncourt et du Renaudot en 2005 et titulaire du prix des libraires 2006.

MESSAOUD Ahmed. Journaliste.

MESSAOUD Ahmed 18/06/2017 01:55

Pour la vérité historique, le roman de Mohamed Ould Cheikh Benabdallah porte comme titre "Myriam dans les palmes" et non Myriem sous les palmes.