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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:53

Une ambiance des plus surprenantes, dansante et survoltée, a régné sur le stade Ennasr de Bechar lors d’un concert spectaculaire animé mercredi soir par Maallem Medjbar et son groupe, qui a su faire vibrer un public pourtant réputé difficile avec un style inspiré de la musique de la région.

Invité en tête d’affiche par le 9e Festival national de musique diwan qui se tient à Bechar depuis lundi, le groupe a enchanté son public venu nombreux avec des textes de poètes connus dans la Saoura, des compositions propres de l’artiste et des reprises de succès comme ceux de Gaada Diwan Bechar.

Avec une orchestration riche composée de goumbri, mandole, violon, batteries, percussions et claviers, le Maallem à la voix aigue et puissante a install une ambiance festive chez un public "ravi d’avoir une animation musicale de qualité même si celle-ci reste rare dans la région".

La compétition du festival a été marquée lors de cette troisième soirée par le passage, empreint d’émotions et d’authenticité, de la troupe "Dar Bahri Ouesfane" de Constantine détentrice d’un rituel ancestral séculaire longtemps conservé dans un cadre familial restreint tout en étant très connu dans la ville.

Pour ce passage, le patriarche et chef de troupe Mohamed El Hadi Hachani a fait monter sur scène un instrument du diwan aujourd’hui rarement utilisé, le "kerketou", petite percussion jouée avec de longues baguettes.

Chantant en langue Haoussa, parlée en Afrique de l’ouest, la fluidité de l’interprétation du chant du Koyo Bango (chanteur) et son aisance avec cette langue témoignent l’authenticité de son répertoire et de sa préservation. Les troupes "Diwan El Bahia" d’Oran et "Ahl Diwan" de Mascara ont reproduit sur la scène du stade Ennasr, ch cun à sa manière, la tradition des diwan de l’Oranie dans une prestation oscillant entre la pure tradition des confréries et une vision plus spectaculaire de cette musique.

Inauguré lundi à Bechar, le 9ème Festival national de musique Diwan se poursuivra jusqu’au 13 juin avec encore au programme cinq troupes en compétition et des invités très attendus du public comme le groupe Ouled El Hadja Maghnia, Ifriqya Spirit ou Essed de Kenadsa.

 

Source: APS

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Published by Sofiane
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