Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Béchar et la région de la Saoura
  • Béchar et la région de la Saoura
  • : Tout sur Béchar et la région de la Saoura
  • Contact

Pratique


Pour pouvoir lire tous les articles, il existe trois moyens :

1- En cliquant sur les dates du calendrier (en haut à droite).
2- En consultant les archives (en bas à gauche).
3- En cliquant sur les catégories (à doite).

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis de navigation ou pour toute autre question.



Top classements des meilleurs blogs weblogs
 
 

Livre d'or Saoura

Envoyer une carte postale

Recherche

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 11:14

Ghabia Mabrouk, dit «Bouki» pour les familiers, est un cafetier professionnel, connu sur la place publique de Béchar qui n’a jamais exercé un autre métier que celui de cafetier depuis 50 ans. Bouki est de ceux à qui il est difficile de coller un âge même approximatif. Pourtant, à 72 ans, il est encore valide mais on lui donnerait 30 ans de moins.

Rencontré en ville complètement bouleversé, il a bien voulu se confier à notre journal et raconter les péripéties de son enfance et adolescence malheureuses avant d’être, à son âge, chassé récemment et de façon arbitraire de son fonds de commerce qu’il exploitait au jardin public par des jets de pierres lancés au grand jour par des jeunes délinquants contre son établissement et dont les commanditaires, selon lui, sont connus. Natif de Kerzaz dans la vallée de la Saoura, Bouki, adolescent, a subi durant son enfance, avoue-t-il, d’insupportables brimades et humiliations dans cette petite localité avant de prendre seul, abandonnant sa mère, la fuite vers Béchar à l’âge de 15 ans vers la fin des années 1950.

Cette période semble l’avoir marqué car, confie-t-il, adulte, il n’a jamais remis les pieds dans sa ville natale mais n’a jamais non plus gardé rancune à l’encontre de ceux qui lui avaient infligé pareilles épreuves. A Béchar appelée ville caserne à l’époque, la vie n’a pas été aussi facile pour lui durant la période coloniale car il doit bosser dur comme plongeur dans les restaurants de la ville tenus par des colons pour survivre, se rappelle-t-il amèrement.

Dès l’indépendance du pays, il est pris en charge par un patron cafetier qui lui apprend le métier et chez qui il travailla pendant plus de deux décennies jusqu’au jour où il obtint et exploita en concession un fonds de commerce communal dans l’enceinte du jardin public pendant 25 ans. Mais l’espace de détente fut dévasté par les pluies torrentielles d’octobre 2008 et son commerce, fréquenté par les amateurs de la musique arabe classique, a été quelque peu épargné du sinistre.

Néanmoins commencèrent pour Bouki d’autres ennuis, des manœuvres sournoises qui deviennent par la suite manifestes et qui visaient à le faire déloger des lieux. Résistant farouchement, il est alors attaqué au grand jour par des jets de pierres lancés par de jeunes délinquants contre son établissement. Ces derniers ont poussé l’audace jusqu’à s’introduire en son absence à l’intérieur du jardin public pour le dévaliser et saccager chaises et tables.

Ses multiples plaintes sont restées lettre morte. On lui demanda d’identifier ses agresseurs et ramener leurs noms. La commune de Béchar propriétaire du café n’a pas bougé le petit doigt pour lui venir en aide, accuse-t-il. «25 ans de présence au jardin public et aucune mesure de compensation en ma faveur pour me permettre de continuer mon métier, voilà comment on récompense les gens à la commune de Béchar, c’est malheureux», déclare-t-il comme désabusé.

Il a saisi par écrit les responsables de la wilaya dans le but d’obtenir une petite compensation mais sans résultat apparent jusqu’ici. «Les pouvoirs publics proclament sans cesse leur attachement à la justice sociale vis-à-vis des laissés-pour-compte mais n’ont rien pu faire pour m’aider à surmonter ma situation sociale précaire car je suis père de trois enfants et ne touche que 9000 DA/mois au titre d’une pension vieillesse que je perçois des services de la DAS», dira-t-il désenchanté.

 

Source: M. Nadjah, El Watan

Partager cet article

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article

commentaires