Plusieurs villes et localités de la Saoura et de la zone saharienne Ouest seront raccordées au gazoduc transmaghrébin pour être alimentées en gaz naturel, notamment les communes de Beni Ounif, Béchar et Beni Abbès.
A cet effet, une étude technico-économique portant sur le projet de raccordement au réseau de gaz naturel des villes du Sud-Ouest au gazoduc traversant la wilaya de Naâma, est en cours d’élaboration par la Sonelgaz, indique la direction régionale d’exploitation et de distribution de cette entreprise. Ce projet devrait être réalisé sur plusieurs phases s’étalant sur six années à partir de 2007. Les travaux d’approvisionnement des régions du sud de la wilaya de Naâma, dont Djeneine Bourezg et Aïn Ben Khelil seront lancés incessamment au titre du programme de développement des Hauts Plateaux. S’agissant des communes relevant de la wilaya de Béchar, le financement des projets de raccordement au réseau principal de gaz de ville est prévu au titre du programme de développement des wilayas du Sud qui permettra aux habitants du Sahara "d’oublier" les difficultés rencontrées en matière d’approvisionnement en gaz butane. A noter que la commune de Béchar a bénéficié du raccordement de plus de 3.200 foyers au gaz après la mise en service de la station propane. Cependant et face aux coûts élevés de cette opération, l’entreprise Sonelgaz a décidé "de se passer" des camions-citernes de propane et d’inscrire des projets de raccordement des villes du Sud au gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne via le Maroc, souligne-t-on.
Source : El Moujahid.
Les zaouïas et les grandes familles d’Adrar disposent d’un trésor inestimable constitué de nombreux
ouvrages et manuscrits datant de plusieurs siècles qui, faute de conservation adéquate, se trouve dans un état de dégradation avancée.
Ce patrimoine immatériel, notamment les manuscrits du Touat, était autrefois conservé dans les bibliothèques des mosquées ou des zaouïas.
Les fonds variant de quelques dizaines à plusieurs milliers de volumes, selon l’importance de la bibliothèque, signalent les érudits locaux.
Dans la région du Touat, les manuscrits se divisent en trois catégories. Ceux qui ont été apportés par des tribus ayant émigré vers cette
région. Quelques-uns de ces documents anciens ont été acquis dans des pays arabo-musulmans souvent à un prix fort élevé pour l’époque. Certains volumes coûtaient, selon ces mêmes érudits, le prix
de plusieurs chameaux ou même d’un lopin de terre.
La deuxième catégorie de manuscrits résulte du travail des oulémas locaux et ont été composés dans des conditions difficiles, en raison du
manque de papier. L’encre utilisée, explique-t-on, est la même que celle qui sert à écrire sur les planchettes dans les écoles coraniques.
Certaines localités que compte la wilaya d’Adrar, telles que Titilane, Ouled Saïd et In Guezam étaient réputées pour leur grande production
d’ouvrages, écrits il y a de cela de nombreux siècles, atteste-t-on.
La troisième catégorie résulte de la copie d’ouvrages de référence. Il en existe des dizaines d’ouvrages brassant différentes disciplines à
l’exemple de l’islamologie, le «fiqh» et la langue arabe, détenus par des particuliers. Ces œuvres sont légués d’une génération à une autre. Leur nombre est difficile à cerner, en dépit des
différents travaux de recensement et d’inventaire effectués par la direction locale de la culture.
C’est dans le but de conserver tout le patrimoine que les pouvoirs publics ont initié, il y a quelques années, le projet de création d’un
centre national des manuscrits à Adrar.
Le centre qui a coûté la bagatelle de 35 millions de dinars, a été inauguré récemment, avec pour mission de prendre en charge tout
lepatrimoine manuscrit du pays, notamment celui de la région du sud-ouest du pays. Des régions comme Tindouf, Béchar, Adrar ou encore El Bayadh et Naâma sont réputées pour leurs richesses dans ce
domaine.
Equipé d’un matériel sophistiqué et doté d’un personnel qualifié composé notamment ‘informaticiens, documentalistes, chimistes, le centre
est appelé à jouer un rôle indispensable pour la sauvegarde de ces trésors. La tâche de ces pécialistes consistera à traiter les documents détériorés par les aléas du temps, à les restaurer avant
de les scanner pour enfin les mettre à la disposition des chercheurs et autres lecteurs potentiels sous forme de micro-films.
L’ouverture de ce centre a été accueillie avec satisfaction au niveau d’Adrar, eu égard aux services qu’il rendra pour protéger ce
patrimoine dont seule une infime partie a pu être conservée dans des conditions trop souvent rudimentaire, elle-même menacée de disparition, déplore-t-on.
En guise d’illustration aux menaces auxquelles sont exposées les manuscrits, les spécialistes indiquent que l’on dénombrait plus de 30.000
manuscrits au début du 20e siècle. Il n’en reste aujourd’hui que 12.000. C’est dire lamission difficile que doit jouer ce centre, soutient-on.
Source : El Moujahid.
Les travaux de réalisation de la raffinerie d’Adrar, lancés en juin 2004, accusent un taux
d’avancement de 98% et ceux de la base-vie 60%, a-t-on appris auprès du directeur général-adjoint de l’entreprise chinoise
"SORALCHIN".
Cette raffinerie est réalisée en partenariat entre le groupe algérien Sonatrach et la société chinoise des pétroles CNPC pour
un montant de 167 millions de dollars US, indique la même source qui précise que la part de financement de Sonatrach est de 30% en dinars et celle de la société chinoise de 70% en
dollars.
Cette raffinerie, d’une capacité de traitement de 600.000 tonnes de pétrole brut par an, est destinée à la production de
divers produits d’hydrocarbures dont notamment les gaz propane, butane, kérozene, l’essence normale, super et sans plomb, ainsi que le
gas-oil.
Cette raffinerie devrait être gérée par des experts algériens et chinois, indique le responsable de "SORALCHIN" qui précise
que cette dernière a lancé en janvier 2006 une campagne de formation de 160 jeunes de la wilaya d’Adrar, de Béchar et de Naama, dont des agents de la sécurité industrielle, des
techniciens, des laborantins, ainsi que des opérateurs d’exploitation et de maintenance (mécaniciens, instrumentalistes et
électriciens).
Pour ce qui est de l’administration, la même source indique qu’une première phase de recrutement est en cours, en
collaboration avec la direction de l’emploi d’Adrar et de l’Agence nationale de l’emploi et de la main d’œuvre. Plus de 200 jeunes algériens travaillent dans cette raffinerie qui
devrait entrer en phase de test dès son achèvement, indique le DG-adjoint de "SORALCHIN" qui précise que le rayon d’action de cette raffinerie couvre les wilayas d’Adrar, de
Bechar, de Tindouf et de Tamanrasset dont l’approvisionnement en produits pétroliers s’effectue par rails et par routes à des coûts
élevés.
S’agissant de l’impact économique de cette infrastructure, la même source indique que la réalisation de cette dernière a
induit une forte demande en matériaux de construction et en produits alimentaires (plus de 20.000 chinois travaillent dans cette raffinerie), ainsi qu’une forte demande auprès des
transporteurs et des propriétaires d’engins de travaux publics.
Source : El Moujahid.
Trois stations de traitement des eaux usées par le système de lagunage naturel seront réalisées en 2007
à Taghit, Beni Abbès et Beni Ounif dans la perspective de la réutilisation de ces eaux pour les besoins de l’irrigation des périmètres agricoles de cette région, a-t-on appris de la direction des
ressources en eaux de la wilaya de Béchar.
Ces projets seront lancés dans le cadre d’une étude réalisée par les techniciens de cette direction dans le souci de recourir aux
procédés biologiques naturels afin de traiter ces eaux et réduire les dépenses financières du secteur, souligne-t-on de même source.
Le choix de ces trois localités a été effectué suite aux problèmes auxquels elles sont confrontées en matière de gestion de ces
eaux usées, qui sont à l’origine des dégâts importants sur l’environnement, comme c’est le cas actuellement à Taghit. Dans cette localité, le déversement des eaux usées s’opère dans la palmeraie,
sur une longueur de plus de 18 km et touchant plusieurs milliers de palmiers-dattiers, une des principales ressources économiques de la population locale.
Le recours à ce système de lagunage sera une "première", expérience appelée à être généralisée à travers l’ensemble de la Saoura,
notamment dans sa partie sud où les Ksour sont dépourvus de système de traitement des eaux usées qui se déversent généralement dans le lit de l’oued Saoura, deuxième grand cours de la wilaya
après oued Guir.
Source : El Moujahid.
La première phase des travaux de réalisation à Béchar d’une clinique ophtalmologique internationale,
fruit de la coopération algéro-cubaine, enregistre un taux d’avancement estimé à 80%, apprend-on auprès du responsable de l’entreprise publique "Batigec" en charge du
chantier.
Les gros œuvres de ce projet, d’un coût global de 440 millions de DA, lancés en juillet dernier, seront livrés janvier prochain,
comme prévu dans les délais fixés entre l’entreprise réalisatrice et le maître d’ouvrage, à savoir "Servicos Medicos Cubanos" et la wilaya de Béchar, souligne la même
source.
Pour la réalisation de cette infrastructure médicale, l’entreprise "Batigec" a mis sur le chantier deux équipes composées de 90
travailleurs qui assurent les travaux de jour comme de nuit. La future clinique internationale ophtalmologique de Béchar dont
la réception est prévue avant la fin de l’année 2007, s’étend sur 3 hectares dont près de 12.000 m2 bâtis.
Source : El Moujahid.
Des crédits d’un montant de 250.000.000 DA viennent d’être alloués pour une opération de viabilisation
de la zone industrielle de la wilaya. Deux entreprises privées ont été désignées pour effectuer, avant la fin du mois de décembre, les travaux de réalisation, fixés à 8 mois. La viabilisation de
cet espace industriel longtemps délaissé va couvrir la tranche la plus importante, à savoir l’AEP, l’assainissement, un mur de clôture de sécurité de 4600 ml et l’acquisition d’un réservoir d’eau
d’une capacité de 1600 m3. C’est ce qu’indique la Société de gestion immobilière (SGI), organe public placé sous le haut patronage du chef du gouvernement. La même source ajoute toutefois que
l’éclairage de l’enceinte et le bitumage de l’intérieur du périmètre ne sont pas concernés par l’affectation de ces crédits et feront l’objet d’une étude et réalisation dans un proche avenir.
Selon la SGI, l’objectif de cette importante partie de la réhabilitation du site viserait à hâter l’installation progressive dans l’espace industriel et permettre aux opérateurs économiques de
s’implanter au niveau de cette zone où se concentre l’essentiel des activités économiques de la région. D’une superficie de 152 ha, elle a été créée en 1974 par arrêté du ministre de l’Habitat et
continue toujours à souffrir, tant à l’époque de l’économie planifiée que sous celle de l’économie dite libérale, d’une foule de problèmes au premier rang desquels se trouve la viabilisation du
site. Actuellement, 16 entreprises, publiques pour la plupart, sont éparpillées sur cet espace vaste. Face à ces carences est venu se greffer à partir des années 1990 le prix du foncier
industriel qui a connu au cours de ces années de successives augmentations au gré de la conjoncture du pays et qui ont découragé les investisseurs potentiels. Fixé à 1000 DA il n’y a pas si
longtemps, le prix de cession du m2 vient d’être ramené à 800 DA. Pourtant, un atelier de travail auquel ont participé récemment les autorités locales a émis des recommandations dans le sens
d’une diminution substantielle du prix du foncier auprès de l’URBAT. Un responsable d’une administration très au fait des questions économiques relève que le problème rédhibitoire auquel sont
confrontés les opérateurs privés est essentiellement lié non seulement aux insuffisances en matière de viabilisation du site mais aussi au prix du foncier qui demeure encore à leurs yeux
exorbitant. Le tarif foncier est décidé par l’URBAT, un organisme public propriétaire juridique de la zone. L’application d’un tel tarif décourage les opérateurs potentiels à investir en
comparaison, dit-il, avec celui pratiqué dans la wilaya de Ghardaïa qui ne dépasse pas les 450 DA le m2. Notre interlocuteur plaide encore pour une véritable politique de décentralisation des
crédits au profit des collectivités locales afin de leur permettre de mesurer sur place l’ampleur des difficultés à surmonter, d’achever l’opération de viabilisation dans son ensemble, de juger
également de l’opportunité et émettre des recommandations en matière de type d’investissement à encourager dans la région. Cette approche réaliste permettra, ajoute l’observateur, d’atteindre les
objectifs économiques tracés, dont la finalité est de donner une nouvelle impulsion aux activités économiques de la région et de faire face à la forte demande d’emploi sans cesse croissante et
contribuer ainsi à la résorption du chômage.
Source : Publié le 18/12/2006 par M. Najah, El
Watan
Commentaires