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LA SAOURA

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 


  
Mercredi 26 septembre 2007

Afin d'atténuer le vide criard qui sévit traditionnellement et s'aggrave, en matière d'animations culturelles en période de jeûne, la maison de la culture de Béchar a, tant bien que mal, concocté un programme varié d'animations culturelles qui a pour ambition de toucher diverses catégories sociales de la population.

 
Au menu de ce programme, 12 conférences par mois, à raison de 3 par semaine, seront animées par des professeurs universitaires et portant sur des thèmes variés aussi bien scientifiques, économiques que politiques. Mais la direction de la maison de la culture regrette la faible participation des citoyens qui tournent le dos à ce cycle de conférences. Aussi, des expositions en art plastique et tableaux de peinture sont ouvertes à partir du 24 septembre dans le hall de la maison de la culture. Les 4 auteurs de ces expositions ont participé à la semaine culturelle de la wilaya de Béchar, qui s'est déroulée à Alger au mois d'août dernier. Mais, en matière de production de soirées musicales tant attendues par les familles qui subissent en ce mois de septembre à la fois la canicule qui tend à se prolonger et l'enfermement dans les foyers, 4 soirées musicales figurent au programme destiné aux jeunes et 4 autres sont prévues et réservées exclusivement aux familles. Elles seront animées par des troupes locales Es'saad, ferda, mach'aal grouz et n'ghame saoura. La troupe Es'saad s'est déjà produite mardi dernier sur l'esplanade de la maison de la culture en raison de la grande affluence des participants que n'a pu contenir la salle. Mais, pour cette année, explique la direction de la maison de la culture, les troupes musicales des régions du Nord ont brillé par leur absence à cause du cachet jugé exorbitant exigé par celles-ci. On fait savoir, à titre d'exemple, qu'une soirée animée par une troupe invitée et composée de 7 personnes, en provenance d'Alger, reviendrait, toutes dépenses incluses (transport aérien, hébergement à l'hôtel, paiement de la soirée, etc) à pas moins de 300 000 DA, ce qui constitue aux yeux du responsable de la maison de la culture une sérieuse entrave à la production des animations culturelles. Il préfère, compte tenu des restrictions budgétaires, s'adresser aux troupes locales, souligne-t-il.

Source : M. Nadjah, El Watan.

 

par Sofiane publié dans : Culture
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Mardi 18 septembre 2007
L’histoire se déroule dans la paisible localité de Kenadsa, une daïra située à 18 km du chef-lieu de wilaya de Bechar, durant les années 80...

 

 

Tout le monde se souvient, qu’à cette époque, les Galeries algériennes avaient le monopole de la vente au détail des appareils électroménagers et des longues files d’attente qui se formaient les jours d’arrivage de ces produits de l’ENIE, devenue par la suite ENIEM. Les responsables avaient à un moment donné, trouvé une astuce pour permettre à leurs employés de faire du business. Les postulants devaient alors déposer des demandes et attendre le jour où leurs noms soient affichés sur une liste. Bien entendu, les pistonnés et les corrupteurs passaient et repassaient sur ces fameuses listes.

 
 
Les autres devaient patienter... Le muezzin de la mosquée du ksar de Sidi M’hammed Ben Bouziane avait fait sa demande pour un réfrigérateur et attendait patiemment.
 
Tout le monde fut servi du gendarme au policier, du fonctionnaire à la femme de ménage de la mairie et le tour du muezzin n’arrivait pas... Le chef de service des Galeries algériennes qui cumulait la fonction d’acheteur n’avait trouvé que le pauvre muezzin pour exercer sur lui la fameuse «Hogra». Lors d’une altercation verbale qui eut lieu entre les deux hommes, le chef de service dit au muezzin: «Tu ne pourras rien me faire». Le muezzin s’en remit à Dieu et le pria de faire tomber le chef de service entre ses mains. Mais comment? Il était lui même à se demander comment cela arriverait un jour. Le temps passa et le mois de Ramadhan arriva en pleine saison de canicule. Le chef de service et acheteur en même temps rentrait d’une mission juste avant l’heure du S’hour. Il pressait le chauffeur de faire vite car il avait faim et surtout soif. Il descendit du véhicule et courut vers sa demeure. Dans une ruelle, il croisa le muezzin qui allait justement vers la mosquée pour lancer l’Adhan du Fajr. Le chef de service le supplia de retarder de quelques minutes, le temps qu’il prenne une bonne gorgée d’eau. Le muezzin lui demanda alors si c’était lui le chef de service des Galeries algériennes. L’autre dit oui. Alors le muezzin mit son index à l’oreille et annonça la prière sur le champ ne lui laissant aucune chance. Voilà pour la vengeance du muezzin. Et sur un autre registre, voici une histoire sur le degré de nervosité pendant le mois de jeûne. Souvent les gens paisibles s’énervent sans raison apparente durant le mois du ramadhan et imputent leur saute d’humeur, à tort ou à raison au jeûne. On entend le plus souvent dire «Flen rah m’ramdhan». A ce sujet, on raconte que le défunt Cheikh de la Zaouia de Sidi M’hammed ben Bouziane de Kénadsa conversait avec les hommes de son entourage, lors d’une veillée ramadanesque autour d’un thé à la menthe à Dar Diaf ou Maison d’hôte. Le défunt Cheikh qui aimait taquiner ses convives, leur demanda un par un de lui dire à quel moment de la journée du Ramadhan, ils s’énervaient le plus. Le premier répondit que c’est au moment où il devait faire les courses au marché. Le second dit que c’est au moment où il achetait la «Chéma» ou le tabac à priser et qu’il ne pouvait goûter sur place. Le troisième dit que c’est en rentrant chez lui avant le «F’tour» et l’abstinence qu’il devait encore observer pour ne pas toucher aux délicieux mets posés sur la table. Le quatrième dit: «Moi, c’est à la fin du S’hour, lorsque je me lave la bouche et en sachant que j’aurai à affronter un jour de jeûne que je m’énerve déjà...».
 

 

Source : A. Mehaoudi, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Dimanche 16 septembre 2007
Eden-dène est un personnage qui veille à la perpétuation d’une vieille tradition qui consiste à passer dans les rues de la ville en jouant du tambourin pour annoncer l’heure du S’hour aux paisibles dormeurs. Il existe encore en Egypte et en Syrie sous l’appellation de «M’saharati».

 

 
En Europe médiévale, il y avait un personnage similaire, le veilleur qui passait dans les ruelles pour dire: «Il est telle heure, tout va bien, dormez paisiblement braves gens».
 
Les ramadhans se succèdent mais ne sont plus ce qu’ils étaient autrefois. Qui ne se souvient avec nostalgie des veillées ramadanesques du passé où les familles se rendaient visite lors de ce mois de piété, de réconciliation et de retrouvailles autour d’une meïda spécialement dressée? Aujourd’hui, les veillées se résument souvent en des séances télé où les nombreuses chaînes nous enchaînent et nous privent d’évasion. Ici, à Béchar, le charme de ces nuits ramadanesques était fait, autrefois, par le son du tambourin du Eden-dène qui annonçait aux paisibles dormeurs que l’heure du S’hour était arrivé. Sur son passage, les lumières s’allumaient et les ménagères se pressaient à réchauffer la Seffa aux raisins secs, arrosée de l’ben que quelques-uns accompagnaient de fruits de saison ou de thé à la menthe. Le Eden-dène faisait ainsi partie des nuits du Ramadhan à tel point qu’on ne pouvait les imaginer sans lui. On l’entendait passer sans savoir qui c’était. Du quartier de Manougat, en passant par les ruelles sinueuses du quartier populeux de Débdaba, le son de son tambourin parvenait en cette heure de grande accalmie, jusqu’aux confins de la ville. Den-den-den était le son de l’instrument à percussion d’où l’appellation de Eden-dène était née pour nommer l’homme qui se chargeait de perpétuer cette tradition ancestrale qui allait de pair avec l’annonce de la rupture du jeûne par un coup de canon «Madfaâ» ou «N’fadh», comme on disait alors dans d’autres régions.

 

 

Mon ami, l’artiste peintre Salhi Fodhil, toujours aux aguets pour immortaliser dans ses œuvres les charmantes petites choses qui font notre quotidien chercha, il y a une vingtaine d’années à faire le portrait du Eden-dène en pleine action. Il le poursuivit de ruelle en ruelle au son du tambourin pendant trois nuits et vint nous dire avec l’enthousiasme d’un chercheur qui découvre une chose rare: «Je l’ai rencontré». De cette rencontre du peintre avec le musicien naquit alors un des plus beaux chefs-d’œuvre de l’artiste. L’œuvre fut acquise par la femme d’un haut responsable au cours d’une exposition dans la capitale. Pour narguer notre ami Salhi, nous avions baptisé son œuvre «Le Jocond» par référence à la Joconde de Léonard de Vinci. Le Eden-dène, tel que nous l’avions su grâce au tableau de notre cher Fodhil, n’était autre qu’un homme timide que nous côtoyions sans savoir que c’était lui, le chargé de la perpétuation de la tradition, lui qui vivait à Manougat et travaillait le jour à l’abattoir. Il annonçait aux dormeurs l’heure du S’hour et en contrepartie, les gens reconnaissants, lui donnaient Zakate El Fitr, la veille de l’Aïd. La décennie noire ne le ménagea point lui aussi. Les tristement célèbres par leur «Yajouze» et «la yajouze» qui faisaient table rase de toutes les traditions l’agressèrent dans un coin obscur lors de l’une de ses tournées. La raclée qu’il reçut, ajoutée à l’humiliation et au manque de protection lui firent perdre toute envie de jouer du tambourin. Maintenant l’homme a vieilli et personne n’a osé prendre la relève. C’est comme cela aussi que se perdent nos plus veilles traditions.

 

 

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Mercredi 12 septembre 2007
Le centre de collecte et de préservation des manuscrits implanté dans l’une des parties restaurées du vieux k'sar de Kenadza nécessite «un renforcement en moyens et équipements» pour lui permettre de contribuer efficacement à la prise en charge du patrimoine culturel et historique de la Saoura, indique le responsable du centre, Sidi M'barek Tahiri, qui rappelle que ce centre a pu, depuis son inauguration officielle au début de cette année, collecter et répertorier plus de 200 manuscrits traitant de différentes disciplines scientifiques et culturelles. Certains manuscrits datent de plusieurs siècles, précise-t-on. Une bibliothèque de centaines de titres et d'ouvrages consacrés à la région et écrits par différents auteurs nationaux et étrangers est également opérationnelle au sein de ce centre et ouverte aux chercheurs et étudiants grâce aux dons et au travail de collecte mené en bénévolat par M.Tahiri qui, outre sa fonction d’enseignant, consacre son temps à la recherche des manuscrits et au fonctionnement du centre.
Le centre de collecte des manuscrits s'est enrichi dernièrement par l’ouverture d’un musée renfermant des objets d’art plusieurs fois séculaires. L'objectif principal de ce centre est, selon ses responsables, la protection du patrimoine matériel et immatériel de la région de la Saoura, ainsi que son avènement en pôle culturel et scientifique régional.

Source: R. L. / APS, Info Soir.
par Sofiane publié dans : Culture
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Samedi 8 septembre 2007

La troupe musicale El Ferda de Kénadsa peut être considérée, à juste titre, comme étant la plus représentative de la région de Bechar. Née dans un ksar du sud ouest algérien, cette troupe n’a eu de cesse de s’imposer dans le domaine artistique à tel point qu’elle a été sollicitée en Libye, au Maroc, en France, en Espagne et récemment au Canada.

Jadis, la Zaouïa de sidi M’hammed Ben Bouziane constituait un pôle du savoir et d’érudition, comme en témoigne les manuscrits jalousement gardés dans la bibliothèque attenant au mausolée du Cheikh. Ce ksar érigé en sanctuaire du savoir a développé une atmosphère propice à l’éclosion d’une culture au sens humaniste qui se perpétue jusqu’au temps présent. Ce rayonnement culturel contribua à la création d’une troupe chantant la Borda et les Madihs du prophète (QSSL) et qui au fil du temps introduisit la rythmique générée par le def ou bendir puis le goumbri emprunté aux Aâbid Zaouïa puis le luth et le violon. L’appellation El Ferda, selon certains, revient au fait qu’on utilisait un roseau rempli d’osselets et couvert d’une peau de mouton tannée qui servait à battre le rythme.


Selon d’autres, c’est une babouche ou belgha avec laquelle on se chaussait les mains pour applaudir ce qu’on appelle Rkik ou applaudissement caractéristique accompagnant les chants dans le Sud. La plus plausible des explications, à notre sens, serait en rapport avec l’utilisation d’une pièce unique en son genre (une grosse djefna d’environ un mètre de diamètre couverte d’une peau et qui sert d’instrument de percussion). La continuité est assurée au sein d’El ferda par le fait qu’on y introduit toujours des jeunes qui font leur apprentissage de la sanaâ par le contact avec les chouyoukh plus âgés et c’est ainsi que la relève est assurée. Tout Kandsi qui se respecte fait appel à El ferda lors des festivités de son mariage. Le thé se prépare près de la troupe en action et les pois chiches torréfiés étaient disposés à proximité. Ces derniers temps, les pois chiches ont cédé la place aux cacahuètes ou aux amandes salées, selon le statut social du marié. Les instruments utilisés par El Ferda sont les bendirs, les taârigettes ou petites derboukas, le luth, les violons, le goumbri, légnibri, la djefna , un mortier de cuivre. El ferda excelle dans plusieurs tobouâ du patrimoine national à savoir le Soufi, El madih, Legnaoui, le Haouzi et le Melhoun, proximité des frontières oblige. Son répertoire spécifique comprend les kassaïde de «Ya Krim el kourama», «Jebtek Dhmane» et sa chanson phare «A Ben Bouziane» dédiée au Saint Patron des lieux. Longtemps confinée dans la région de Bechar, El Ferda s’est d’abord révélée au public algérien en participant à de nombreux festivals nationaux, ce qui l’encouragea à dépasser les frontières du pays. Elle participa au festival de Dames en Libye en 2001, puis poursuivit ses déplacements vers l’Espagne, le Maroc, la France et récemment le Canada. Elle a joué un rôle primordial dans l’organisation du festival du gnaoui qui s’est tenu dernièrement à Bechar et le commissaire de ce festival n’était autre que Bestam Larbi, chef de la troupe El ferda.

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

par Sofiane publié dans : Culture
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Mercredi 5 septembre 2007

 

Le passage par Paris est devenu presque obligé pour les artistes bécharis pour s’affirmer en tant que tels. Le passage sous le pont des arts leur confère prestige et notoriété. Feu Bachir et sa sœur Hasna, Si Alla et Aïcha Lebgaâ et la troupe «Gaâda» ont mis à l’épreuve le proverbe «Personne n’est prophète en son pays». Ils ont troqué le titre d’ambassadeurs de la chanson bécharie contre celui de simples migrants.

 

Pour «Gaâda» au départ, il y’avait les rythmes du grand Sud connu pour le nombre important de ses troupes et la diversité de ses courants musicaux. C’est à Adrar et Timimoun que Laoufi Abdelaâti a passé une partie de son enfance, bercé par les fameux cantiques d’Ahl Lil ou de Helil, pour certain, qui font l’objet de recherche par de nombreux centres internationaux. Féru de musique, ce sociologue de formation, l’accent local aidant, peut se targuer d’être le seul à restituer les madihs et complainte d’Ahl lil avec fidélité. Il forma sa troupe et s’installa dans la capitale française. «Gaâda» est née et ses premiers albums surprirent les amoureux de ce genre musical fort en vogue à Béchar. «Darha Ould Laoufi» disent certains, car Abdelaâti est le fils d’un moudjahid originaire d’El-Bayadh et connu sous le nom de guerre d’Ahmed Wahbi. A l’indépendance, le moudjahid échangea sa tenue de combat contre la robe de juge, fonction qu’il exerça à Adrar plus précisément. C’est à Marseille que les six garçons de la troupe «Gaâda» croisèrent une chanteuse connue à Béchar et en Algérie puisque ses chansons étaient diffusées par la télévision nationale. Il s’agit de Aïcha Labgaâ qui a fait un passage remarquable par l’incontournable émission «Alhan wa chabab». L’introduction, cette voix claire comme de l’eau de source jaillie de sous les dunes dans la troupe, apporta un plus en voix féminine à «Gaâda» et ceux qui suivent les itinéraires de «Gaâda» et de Aïcha Lebgaâ se trouvent dans l’embarras de dire qui des deux a provoqué la symbiose. En tous les cas, la surprise fut grande pour les bécharis de découvrir lors du festival du Gnaoui que Aïcha s’est élevée au rang supérieur en puisant dans le terroir mystique, que son timbre sied bien au spirituel qu’au sentimental, quelle passe avec aisance de «Salallah Alik a zine Laâmama» à «Arbane rahala» de Khélifi Ahmed. La troupe a pris habitude de débuter son répertoire, l’espace d’une gaâda dans toute ville où elle s’introduit, par «Besmallah jit enzour» perpétuant ainsi le rite du pèlerinage et du «taslim» au Saint Patron. Loin de tremper dans l’exotisme, la troupe s’est donnée pour mission de donner un souffle de vie aux chants oubliés ou délaissés au profit d’un modernisme à outrance. La sagesse des paroles, véritables perles de l’oralité ancestrale, et la sérénité des rythmes exercent sur l’auditeur un charme qui s’attache à son âme et le force à méditer. Leur gnaoui joué sans artifices ni ambages vous traîne si vous êtes initiés vers l’apothéose qui se termine par une djedba ou transe délivrant de tous les stress. Lors du festival du gnaoui qui s’est déroulé à Béchar, «Gaâda» à subjugué le public en interprétant avec «El ferda», la chanson phare de cette dernière troupe à savoir «Ben Bouziane fi aârek rani...» et a montré une autre facette de ce qu’elle peut promettre pour l’avenir. Humble comme il l’a toujours été avec les enfants de sa ville, Abdelaâti ne se considère pas comme une star mais préfère dire qu’il joue ce qu’il a envie de jouer et de le faire apprécier par son public. Le ton et la manière de le dire révèle en cet homme mûr, l’enfant rebelle qu’il a toujours été. Dans sa jeunesse, il brillait par sa verve quelque peu excentrique mais touchante et il n’est pas rare d’entendre dire à Béchar «comme disait ould Laoufi...» et quand les premiers albums de «Gaâda» sont arrivés chez les disquaires, on a dit «Darha Ould Laoufi».

 

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Dimanche 1 juillet 2007
En se rendant à Bechar, dans le cadre de la 1ère rencontre des écrivains de l’exil, le docteur Yolanda Guardi du département de la traduction de l’Université de Milan en Italie ne se doutait pas que les intellectuels de la capitale de la Saoura lui réserveraient une surprise. Et quelle surprise ! Ils lui ont organisé une réception conviviale pour fêter son anniversaire qui coïncidait avec le jour de son passage dans leur ville, le 26 juin.
 
C’est un cadre de la bibliothèque natio-nale chargé de l’accompagner qui a vendu la mèche aux Becharis. Aussi, l’hôte italienne fut émue devant tant d’égards qui démontrent que l’hospitalité des Algériens n’est pas une légende. Le docteur Yolanda Guardi peut être considérée, pour de nombreuses raisons, comme étant l’ambassadrice de la littérature algérienne en Italie.

Née à Milan le 26 juin 1958, elle obtient un doctorat sur une étude de la littérature allemande à l’université de sa ville natale, puis entreprend des études en langue arabe qui seront couronnées par un second doctorat dont la thèse se centre sur l’œuvre littéraire de .. Abdelhamid Benhadouga. Pourquoi ce choix ? L’hôte de la Saoura dira tout simplement qu’étant mariée à un Algérien, c’est ce dernier qui l’éclaira en lui offrant à lire «Demain, un autre jour» autrement dit «Ghadan Yaoumoun Jadid» du romancier algérien. Ce fut le déclic. Yolanda Guardi est également auteur de trois livres, à savoir «l’Islam en Italie», «Façons de se guérir avec le Coran» et «Etude anthropologique du monde arabe». Elle a traduit également l’œuvre de Khellas et travaille actuellement sur la traduction du «Zelzel» de Tahar Ouatar.

En ce qui concerne l’image que se font les Italiens de la littérature algérienne, elle dira que les éditeurs avancent que celle-ci ‘ne se vend pas’, c’est ce qui a fait que la traduction de «Ghadan Yaoumoun Jadid» est restée dix ans dans le tiroir de son éditeur avant de voir le jour, l’œuvre de Khellas, trois ans. Ce que j’entreprends dans le domaine de la traduction de la littérature algérienne, je le fais en tant que volontaire ayant pour objectif de faire connaître aux Italiens ceux qui écrivent en italien, en l’occurrence Amara Lakhous, Tahar Amri et Abdelmalek Sémari, mais les académiciens les considèrent comme étant des auteurs italiens. Elle ajoutera que pour elle les œuvres de ces auteurs, bien qu’écrites en langue italienne, se basent sur des références culturelles arabes. En ce qui concerne une œuvre de Sémari, formée de deux parties dont la première reflète sa vie en Algérie et la seconde celle vécue en Italie, l’éditeur a voulu supprimer la partie algérienne. L’hôte de la Saoura précise que les traducteurs italiens, lorsqu’ils entreprennent la traduction d’une œuvre littéraire, pensent d’abord à la langue italienne sans se soucier des finesses et des subtilités de la langue d’origine de l’œuvre traduite, ce qui les confine dans l’égocentrisme de la traduction. Quant au lecteur, il lit ce qu’on lui donne à lire. Pour ce qui est des auteurs algériens d’expression française, Yolanda Guardi dira que le ministère des Affaires étrangères français les fait traduire en italien comme étant des écrivains français, francophonie oblige, et les considère comme chasse gardée. Il existe bien des échanges bilatéraux entre l’Italie et l’Algérie mais ils concernent les échanges économiques et des transferts de technologie. Pourquoi ne pas faire en sorte qu’il y ait aussi des échanges culturels, pour comprendre l’autre?


Auteur: Messaoud Ahmed,  La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Lundi 18 juin 2007
Quatre nouvelles stations de gravures rupestres datant de plus 8 000 ans, selon les premières estimations et comprenant une quarantaine de dessins de bovidés et autres espèces animales de l’époque, ont été découvertes dans une zone désertique située à 16 km à l’ouest de Abadla, distante de 88 km au sud de Béchar, apprend-on de la Direction de la culture. Cette découverte a eu lieu dans un site dénommé Khnag Tsaouir (gorges des Images) par le guide Hadj Brahim, un connaisseur des secrets du désert.
Aussitôt informés, les services de la Direction de la culture ont dépêché une équipe technique pour prendre les photos nécessaires au repérage de cette zone où la découverte a eu lieu, des sépultures, de la poterie et plusieurs autres matériaux archéologiques, dont seuls les spécialistes peuvent déterminer l’âge, souligne-t-on à la Direction de la culture.
La wilaya de Béchar, où l’on recense plusieurs stations similaires à Taghit et dans la région de Marhouma, sur le territoire de la daïra de Béni Abbès, en plus de différents sites archéologiques témoins des premières manifestations de l’espèce humaine sur Terre, doit prendre en charge cet important patrimoine historique par la création d’une structure spécialisée encadrée d’archéologues, soulignent des responsables d’associations activant dans le domaine de la protection de ce patrimoine.

Source : Liberté.
par Sofiane publié dans : Culture
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Dimanche 3 juin 2007
Le premier prix du Festival national de la musique et danse gnaouies qui s'est déroulé à Béchar est revenu à la troupe "Sidi Billel" de Mascara alors que les deux prix suivants ont été décernés aux groupes "Diwan Dzaïr" d’Alger et "Dikioussia" de Béchar. La troupe lauréate "Sidi Billel", composée d'une dizaine de jeunes musiciens adeptes du diwan, a charmé le public par la qualité de sa prestation, particulièrement par l'originalité de sa chorégraphie puisée de la tradition gnaouie. La cérémonie de clôture de cette manifestation culturelle s'est déroulée jeudi au stade "En-Nasr" devant un public nombreux captivé tout au long de la soirée, et essentiellement charmé par la production de Hasna El-Bacharia, la diva maghrébine du genre gnaoui qui clos la manifestation culturelle. La chanteuse et sa troupe musicale dirigée par son propre fils ont subjugué, par les mélodies envoûtantes du gumbri, les spectateurs qui reprenaient spontanément tous les refrains des chansons telles "Djazaïr Johara", "Jangari" et surtout "Nabina" en louange au Prophète Mohamed (QSSSL). Cette soirée, haute en couleur et en son, a été également marquée par un hommage rendu au doyen des Maalem de la confrérie des gnaouis, Brahim Berrezoug. Ouvert le 27 mai dernier, le Festival national de la musique et danse gnaouies a regroupé 18 troupes en provenance d'Aïn Sefra, Alger, Béchar, Béjaïa, Jijel, Mascara, Mostaganem, Saïda, et Sidi Bel- Abbès, rappelle-t-on. Son organisation intervient dans le cadre de la promotion des expressions musicales et chorégraphiques traditionnelles du pays, a souligné Mlle Kaddouri, représentante de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi. Pour sa part, le wali de Béchar s'est lui aussi félicité de la réussite de cette manifestation qui consacre, selon lui, la ville dans son statut de capitale culturelle du Sud du pays. A noter, par ailleurs, que les trois troupes primées lors de cette grande fête musicale prendront part au Festival international de la musique et danse gnaouies prévu en juillet prochain à Alger.

Source : Courrier d'Algérie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Mercredi 30 mai 2007

Hasna El Bacharia, qui sera la vedette du 1er festival du Gnaoui qui se poursuit à Bechar jusqu'au 31 mai, passe pour être "un phénomène" dans l'interprétation du genre musical Gnaoui, étant l’unique femme joueuse de l'instrument du Goumbri dans tout le Maghreb Arabe. Le genre musical qu'est le Gnaoui, est notamment répandu en Algérie et au Maroc, où l’on connaît que des hommes "Maalem" joueurs de cet instrument à cordes, fabriqué à base d’intestins de boeuf et se "distinguant par la lourdeur de son poids".

 

Jamais de mémoire humaine on ne connaît de femmes joueuses d’instruments musicaux dans la confrérie des Gnaoua, disent les adeptes de ce rite musico-spirituel qui a fait connaître Hasna tout d'abord à Bechar sa ville natale, avant qu’elle ne devienne une artiste de réputation internationale à travers plusieurs concerts animés en France, au Maroc, au Portugal et surtout à l’opéra du Caire où elle a établi sa notoriété en tant qu’artiste arabe confirmée, en plus de ses concerts et prestations à Alger. Avec une carrière artistique de plus de trente années et un album "Djazair Djohara" dédié à son pays, Hasna El Bacharia s'impose comme monument de la musique Gnaouie, mêlant le sacré et le profane et où le Goumbri, Karkabou et Tbal sont les piliers. Grâce à l’héritage culturel de son père lui-même Maalem de la confrérie à Bechar, elle a su imposer sa personnalité artistique à travers son jeu et sa dextérité dans l’interprétation des textes gnaouis, notamment "Jangari" ou "Bordj" dans le langage Gnaoui, qui passe pour être l’un des morceaux des plus difficiles à interpréter. Hasna s’est illustrée d’abord dans les fêtes de mariages à Bechar qu’elle a animée pour les femmes. Elle joue en outre de la guitare électrique, le luth, le Banjo et surtout le Goumbri.

 

Cette artiste qui aura à animer avec sa troupe une soirée très attendue par le public dans le cadre du festival national de la musique et de la danse Gnaouis, est considérée comme "la diva" de cet art séculaire, qui s'est forgée une notoriété de par la beauté des compositions musicales et surtout des textes chantés. Hasna El Bacharia, qui vit actuellement entre sa ville natale Bechar et la capitale française, Paris, reste très attachée à son pays qui est pour elle, le centre de son inspiration artistique. Elle est actuellement en voie de "finir" un nouvel album portant sur la paix et l’amour du prochain, a-t-elle indiqué.

 


 

Source : R.C., Le Courrier d'Algérie.

par Sofiane publié dans : Culture
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