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BÉCHAR ET LA RÉGION DE LA SAOURA 

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est revenu à la troupe "Sidi Billel" de Mascara alors que les deux prix suivants ont été décernés aux
groupes "Diwan Dzaïr" d’Alger et "Dikioussia" de Béchar. La troupe lauréate "Sidi Billel", composée d'une dizaine de jeunes musiciens adeptes du diwan, a charmé le public par la qualité de sa
prestation, particulièrement par l'originalité de sa chorégraphie puisée de la tradition gnaouie. La cérémonie de clôture de cette manifestation culturelle s'est déroulée jeudi au stade "En-Nasr"
devant un public nombreux captivé tout au long de la soirée, et essentiellement charmé par la production de Hasna El-Bacharia, la diva maghrébine du genre gnaoui qui clos la manifestation
culturelle. La chanteuse et sa troupe musicale dirigée par son propre fils ont subjugué, par les mélodies envoûtantes du gumbri, les spectateurs qui reprenaient spontanément tous les refrains des
chansons telles "Djazaïr Johara", "Jangari" et surtout "Nabina" en louange au Prophète Mohamed (QSSSL). Cette soirée, haute en couleur et en son, a été également marquée par un hommage rendu au
doyen des Maalem de la confrérie des gnaouis, Brahim Berrezoug. Ouvert le 27 mai dernier, le Festival national de la musique et danse gnaouies a regroupé 18 troupes en provenance d'Aïn Sefra,
Alger, Béchar, Béjaïa, Jijel, Mascara, Mostaganem, Saïda, et Sidi Bel- Abbès, rappelle-t-on. Son organisation intervient dans le cadre de la promotion des expressions musicales et chorégraphiques
traditionnelles du pays, a souligné Mlle Kaddouri, représentante de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi. Pour sa part, le wali de Béchar s'est lui aussi félicité de la réussite de cette
manifestation qui consacre, selon lui, la ville dans son statut de capitale culturelle du Sud du pays. A noter, par ailleurs, que les trois troupes primées lors de cette grande fête musicale
prendront part au Festival international de la musique et danse gnaouies prévu en juillet prochain à Alger.
Hasna El Bacharia, qui sera la vedette du 1er festival du Gnaoui qui se poursuit à Bechar jusqu'au 31 mai, passe pour être "un phénomène"
dans l'interprétation du genre musical Gnaoui, étant l’unique femme joueuse de l'instrument du Goumbri dans tout le Maghreb Arabe. Le genre musical qu'est le Gnaoui, est notamment répandu en
Algérie et au Maroc, où l’on connaît que des hommes "Maalem" joueurs de cet instrument à cordes, fabriqué à base d’intestins de boeuf et se "distinguant par la lourdeur de son
poids".
Jamais de mémoire humaine on ne connaît de femmes joueuses d’instruments musicaux dans la confrérie des Gnaoua, disent les adeptes de ce
rite musico-spirituel qui a fait connaître Hasna tout d'abord à Bechar sa ville natale, avant qu’elle ne devienne une artiste de réputation internationale à travers plusieurs concerts animés en
France, au Maroc, au Portugal et surtout à l’opéra du Caire où elle a établi sa notoriété en tant qu’artiste arabe confirmée, en plus de ses concerts et prestations à Alger. Avec une carrière
artistique de plus de trente années et un album "Djazair Djohara" dédié à son pays, Hasna El Bacharia s'impose comme monument de la musique Gnaouie, mêlant le sacré et le profane et où le
Goumbri, Karkabou et Tbal sont les piliers. Grâce à l’héritage culturel de son père lui-même Maalem de la confrérie à Bechar, elle a su imposer sa personnalité artistique à travers son jeu et sa
dextérité dans l’interprétation des textes gnaouis, notamment "Jangari" ou "Bordj" dans le langage Gnaoui, qui passe pour être l’un des morceaux des plus difficiles à interpréter. Hasna s’est
illustrée d’abord dans les fêtes de mariages à Bechar qu’elle a animée pour les femmes. Elle joue en outre de la guitare électrique, le luth, le Banjo et surtout le
Goumbri.
Cette artiste qui aura à animer avec sa troupe une soirée très attendue par le public dans le cadre du festival national de la musique et de la danse Gnaouis, est considérée comme "la diva" de cet art séculaire, qui s'est forgée une notoriété de par la beauté des compositions musicales et surtout des textes chantés. Hasna El Bacharia, qui vit actuellement entre sa ville natale Bechar et la capitale française, Paris, reste très attachée à son pays qui est pour elle, le centre de son inspiration artistique. Elle est actuellement en voie de "finir" un nouvel album portant sur la paix et l’amour du prochain, a-t-elle indiqué.
Source : R.C., Le Courrier d'Algérie.
C’est ainsi que le «Goumbri», le «karkabou» et le «Guenga» désignent respectivement l’instrument à cordes, les crotales et le tambour. Il existe trois genres (Toboâ) de Diwan. Le genre El Filali pratiqué au Maroc, celui Chergui pratiqué dans le Nord algérien et le genre Touati existant au Sud de notre pays. A Bechar, il y avait, au cours des années 70, deux Diwans différents par leurs composantes humaines et par leurs genres. Le Diwan du Mokadem Salem, père de la chanteuse Hasna, et du Mokadem Mejdoub, héritiers du Diwan de Mokadem Faradji Bel Lahbib avait le genre Touati. Le Diwan de Mokadem Blal Essaïdi (de Saïda) avait le Chergui qu’il avait ramené avec lui. Le Mokadem Salem se faisait seconder par sa sœur Lala Mina qui exerçait la fonction de Aârifa et couvrait d’un drap vert les femmes entrées en transe. Toujours du point de vue lexical, «Boulel» désignait le fouet fait à partir du nerf de bœuf noir sacrifié. Le terme «Namayou» désigne la femme et «Bawa» les adeptes de la confrérie. La «sanda» est la danse des bâtons et «Kovo bango» le maâlem. En ce qui concerne la symbolique, qui ne se souvient pas du taureau noir servant de mascotte que les Ouled Sidi Blal déambulaient avec eux dans leurs exhibitions rituelles dans la rue. Le taureau capé représente le traître des esclaves, «Merzoug», qui, à la fin de l’exhibition, sera immolé pour garnir le coucous des festivités. La «Djedba» est une sorte de délivrance des démons car, dans la croyance anté-islamique des esclaves, l’animisme, les démons peuvent entrer dans le corps du possédé, d’où «Meskoun» ou habité par le Djinn. D’ailleurs «labradj», pluriel de «Bordj» et l’encens utilisé sont en fonction de l’invocation de tel ou tel esprit. Laârifa qui sert de médium parle au cours des transes et les paroles qu’elle prononce sont perçues comme étant celles de l’esprit invoqué. La «Djedba» qui sert parfois d’exorcisme pour délivrer certains malades des esprits qui les habitent se termine toujours par l’écoute de ce que «Laârifa» prononce. Le plus souvent c’est l’immolation d’un bouc noir sans tache ou d’un coq de même couleur, selon le statut social du malade ou du demandeur. le «Jaoui soudani», encens africain à base de résine, brûle à profusion en propageant une fumée opaque. Les présents peuvent en avoir une partie en fonction d’une obole offerte en contrepartie. En ce qui concerne la gent féminine, il existe à Kenadsa une troupe gnaouie nommée «Karktou».
Source : A. Messaoud, La Voix de l'Oranie.
La ville de Béchar vibre au rythme de la musique et de la danse gnaouie, à la faveur d’un festival national ouvert tard dans la
soirée.
Initié par le ministère de la Culture dans le cadre de la promotion et de la préservation de cet art séculaire, ce festival regroupe 18 troupes et ensembles des différentes régions du pays, ainsi
que la célèbre troupe «El Gaâda» et la «diva» dans ce genre musical du Maghreb Arabe, Hasna El Bécharia.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence d’une représentante du ministère de la Culture, laquelle a mis en évidence
«l’importance de ce genre de manifestation tendant à préserver le patrimoine culturel du pays».
La troupe Sidi Blal de Sidi Bel Abbès, qui a inauguré le cycle des représentations artistiques de ce festival, a fait preuve sur scène
d’une maîtrise des sonorités et danses gnaouis, grâce à l’homogénéité de ses dix membres qui ont emballé le public en cette première soirée.
Cette manifestation, qui durera jusqu’au 31 mai, sera l’occasion aussi pour les troupes des autres régions de se faire connaître à travers leurs prestations.
En marge de ces représentations, une rencontre sur le gnaoui est prévue dès lundi à la Maison de la culture de Béchar avec la participation de nombreux universitaires et chercheurs qui aborderont de nombreux thèmes liés à cet art musical et chorégraphique séculaire.
Source : La Nouvelle République.
La clôture du séminaire national sur les patrimoines des manuscrits islamiques, qui s’est déroulée en présence de monsieur Bouabdallah Ghoulam Allah ministre
des affaires religieuses et des waqfs, qui a été organisé par la direction de la même institution de la wilaya de Bechar.
Ce séminaire a été finalisé à l’auditorium du centre universitaire, des intervenants et des participants des différentes wilayas et zaouias ont participé aux recommandations, ainsi que les
collaborateurs du laboratoire de recherche dans ce domaine des manuscrits islamiques. En outre la mise en exergue de cette évidence de ce concept, c’est de mettre en œuvre les exploitations de
cette matière à la portée des institutions concernées pour éclairer cet héritage spirituel qui reste encore poussé dans le temps lointain, pour déterminer les explications des fondements sur le
développement de ces pôles qui sont spiritualisés et qui restent les mêmes avec leur hérédité depuis longtemps et il faut le signaler l’anthropologie, accompagnatrice durant des périodes jusqu’à
ce jour. Il est à signaler que ce séminaire prélude l’usage de l’épistémologie de cette science islamologique à l’induction dans toutes les universités, notamment dans les instituts
islamiques.
Par ailleurs, le séminaire a été couronné par des visites de mosquées qui sont encore à l’état de chantier avec des soutiens purement bénévoles en matière de subvention.
A Béni-Ounif, le ministre a visité le mausolée de Sidi Slimane Ben Bousmaha et sa zaouia et une autre mosquée de 1 300 m2 d’une capacité de 2 000 places et il faut le spécifier,
cette mosquée est en cours de réalisation avec un avancement de 5 % seulement depuis 2003, d’où le montant de réalisation est de 31 000 000 DA.
A Taghit, le ministre a visité la mosquée en projet d’extension, de réhabilitation et de construction de trois salles d’étude coraniques bibliothèque et des locaux sanitaires et commerciaux. Ces
travaux de réalisations sont estimés à 6 164 745,80 DA. Pour la ville de Bechar, il a visité la mosquée du Forkane à Debdaba qui est en travaux, la construction se fait par la famille Chenni avec
tous les moyens que cela demande, elle a pris en charge toute la réalisation de cette mosquée.
Ensuite, le ministre s’est dirigé vers la grande mosquée Aïcha Oum-el Mouminines (mère des croyants), d’une contenance de 8 000 places qui est en construction par son association. Cette mosquée
se compose de plusieurs infrastructures répondant à toutes les nécessités pour hommes et femmes.
La mosquée est constituée une salle de conférence, bibliothèque, salle de cours et d’autres structures. Il est à remarquer que 2400 m2 sont bâtis. A noter, que le ministre a accompli la
prière du vendredi à la mosquée du centre ville de Bechar et la zaouia de Kenadsa a été programme à la fin de ce périple.
Source : M. Smaïl, La Nouvelle République.
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