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LA SAOURA

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 


  
Lundi 2 avril 2007

Le troisième festival sur le tourisme saharien se poursuit à Taghit, celle qu’on surnomme la perle du Sahara. Taghit sera une ville très prisée durant une semaine de programme culturel. Ce seront  bien entendu des visites de tous les sites touristiques, dunes, gravures rupestres, palmeraie et surtout les labyrinthes du vieux ksar qui est érigé au pied de la grande dune.
L’art culinaire sera au rendez-vous puisqu’il y aura dégustation des plats traditionnels. Une fourmilière de caméras, des chaînes de télévision nationale, étrangères et même des amateurs la presse écrite nationale et étrangère ainsi que des radios étrangères.
Ces caméras sont présentes à chaque angle de la ville, à chaque coin de stands scrutant tous les mouvements des caractéristiques graphiques, socioculturelles et ethnologiques de tous les participants venus des toutes les régions du Sahara de notre pays pour se mettre au même diapason sur l’exploitation de leur savoir-faire dans le domaine du tourisme et ses cultures au profit de son patrimoine naturel que recèle cette oasis comme ailleurs dans le pays.

Il est à noter que les touristes étrangers enregistrent tous les bruits,  les percussions et toutes les sonorités et autres d’instruments de musique traditionnelle. L’association d’El-Bayadh a marqué sa présence par des portraits, de véritables chefs d’œuvres qui donnent vraiment à réfléchir, ces petites merveilles sont dessinés avec des crayons noirs assez spéciaux, ils ne sont pas comme les autres. Sous les tentes géantes,  l’on peut s’imprégner de la culture bédouine, qui dans un autre temps était reine dans ce petit village.
On a l’impression que l’on vit dans une autre époque à la vue des objets traditionnels à l’extérieur et à l’intérieur des tentes, découvrant ainsi ses coutumes, ses rites et ses traditions. De plus, les dromadaires ornés de franfreluches comme ceux d’Ali Baba servent de taxis pour les passionnés des caravanes, pour la modique somme de 50 DA.
Il est à remarquer qu’à chaque pas une tente est dressée avec son identité culturelle, avec son collectif d’hommes et femmes discutant expliquant aux visiteurs et les touristes étrangers uniquement en mode de culture touristique notamment au stand de Tamanrasset de l’association «Tiouilaouiline» ce qui veut dire bouger.

Ce dit stand expose ses produits d’objets artisanaux qui donnent des engouements aux visiteurs, bagues, colliers, bracelets, et beaucoup de choses fabriquées en argent ainsi que des habits traditionnels pour femmes et hommes, des objets en cuir multicolores et même en bois sculpté symbolisant le Tassili et l’on n’oublie surtout pas la couleur violette, cette teinte qui a subjugué toutes les visiteuses par cette aquarelle qui double la beauté chez les Targuiyates. S’agissant de l’organisation, certains visiteurs nous ont signalé que celle-ci n’a pas battu son plein mais c’est acceptable par le manque de notions élémentaires et de culture touristique.

Au fait, les structures à caractère touristique et hôtelière doivent jouer leur rôle essentiel, pédagogique, sociologique et surtout méthodologique, pour privilégier cet univers du tourisme qui doit être intégré et cohérent sur tous les plans souhaitables pour atteindre plus de composantes qui viseront avec rapidité l’évolution et innovation en matière touristique pour des influences durables tout en restant à l’écoute de la clientèle touristique que ce soi pour nous ou pour les étrangers.

En réalité, les structures touristiques privées joueront les rôles d’articulateurs et collaborateurs dans les programmes d’adaptation aux réussites impliquant tous les facteurs communs des entreprises vers le chemin des performances pour permettre aux petites entreprises touristiques d’enclencher une dynamique permanente et de leurs donner une souplesse suffisante et des encouragements pour satisfaire des demandes inattendues du client touriste et de leurs conférer une capacité d’anticipation des évolutions et une durabilité de certitude afin de promouvoir le tourisme dans notre pays avec ses richesses, ses sites et ses musées à ciel ouvert et surtout lutter contre les éventuelles dégradations et les pillages de ce trésor qui est le patrimoine de tous.


Source :
M. Smaïl, La Nouvelle République.
par Sofiane publié dans : Culture
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Dimanche 1 avril 2007
 

Baroud tonnant et son de karkabou pour une célébration spéciale ont caractérisé la clôture du 3e Festival du tourisme saharien dont les festivités se sont étalées du 26 au 31 mars à Béchar, coïncidant avec la fête du Mawlid Ennabaoui Echarif. L'occasion pour révéler us et coutumes des différentes régions de notre pays riche en patrimoine culturel et potentiel touristique pour les nombreux participants entre nationaux et étrangers, qui ont répondu présents à ce rendez-vous touristique. Lacunes et insuffisances n'ont pas manqué d'émailler cette occasion, comme reconnu par le wali lui-même, mais qui a permis toutefois aux populations locales de renouer avec des activités autrefois très développées dans la région. L'escale en ces lieux se révèle être une véritable invitation à la découverte et à la contemplation stimulant la curiosité et suscitant au voyage. C'est surtout une clôture avec un goût d'inachevé qui incite au retour et donne à ce festival toute sa raison d'exister.

 


 

La Saoura charme, ensorcelle entre des splendeurs et des panoramas relatant un vécu social rythmé par le rite et la tradition que la population locale arrive à partager avec tant de générosité. Les représentants des treize wilayas du Sud venus participer au festival à Béchar ont présenté, sous les différentes kheïmate, des objets d'artisanat entre habits traditionnels et bijoux donnant des couleurs chatoyantes à des défilés qui doivent leur âme à l'histoire ancestrale. La célébration du Mawlid à Béni Abbès aura marqué plus d'un. Les festivités durent douze jours. Au premier jour, c'est l'ensemble du village qui se réunit à la placette pour une démonstration impressionnante. Ils étaient pas moins de 500 hommes à exhiber leurs fusils pour détonations de baroud sur fond de youyous des femmes venues assister à ces tout-petits qui sont en cercle au milieu de trois rangées successives de leurs aînés en guise de véritables protecteurs, mais aussi d’initiateurs. Un moment fort de partage et d'unisson précédant une soirée de piété, psalmodiant les versets coraniques jusqu'à une heure tardive.

 

À Béni Abbès, les festivités ne font que commencer, tout comme pour Taghit célèbre par ses ksours, son coucher de soleil et ses dunes où on peut pratiquer le ski. Le festival a été aussi des rencontres et opportunités professionnelles comme en témoigne la présence des tour operators, agences de voyages et médias spécialisés dans le domaine du tourisme ainsi que le représentant de l'ONT. L'Algérie tend absolument à s'ouvrir aux autres et arracher une bonne place au soleil parmi les pays les plus développés dans le tourisme. Le potentiel existe, reste à trouver le moyen de faire de l'Algérie une destination attractive. La réalité du terrain ne suit pas toujours le discours politique développé.

 


 

Source : N. S., Liberté.

par Sofiane publié dans : Culture
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Lundi 26 mars 2007
Des centaines de professionnels du tourisme et de l’artisanat, dont une centaine d’étrangers, sont attendus aujourd’hui à Taghit (wilaya de Béchar) à l’occasion de la tenue du 3ème Festival national du tourisme saharien (FNTS.).

Cette manifestation, qui durera jusqu'au 31 mars, verra la participation des représentants des Directions du tourisme et de l’artisanat, des chambres locales de l’artisanat des wilayas du sud du pays, ainsi que les professionnels du secteur, notamment les responsables des tour-opérators tant nationaux qu’étrangers, et ce dans le cadre de la promotion du produit touristique saharien. Le programme de ce festival, dont le coup d’envoi sera donné par le ministre du Tourisme, prévoit plusieurs activités et manifestations culturelles et d'information, entre autres des expositions consacrées aux agences de voyage et de tourisme, à l’artisanat et aux métiers de différentes régions du sud du pays et de photos et tableaux de peinture sur sable mettant en exergue les paysages sahariens et les activités des offices communaux de tourisme de la wilaya de Béchar. En outre, une journée d’étude sur le thème “le tourisme saharien élément moteur du développement des régions du sud” est prévue à Béchar. A cette rencontre prendront part de nombreux spécialistes des questions liées au tourisme et son apport au développement économique.

Des excursions, des circuits touristiques, des randonnées à travers les immensités du Erg, les oasis, les palmeraies et les ksour de la vallée de la Saoura figurent également au programme de cette manifestation d'information et de promotion du produit touristique de la région de Béchar. Il est aussi attendu l'organisation d'un Eductour international (voyage de découverte et de familiarisation avec la destination Algérie), ciblant les médias et les organisateurs de voyages, provenant principalement des pays européens, émetteurs de touristes, indique le ministère du Tourisme. Dans les localités à vocation touristique, comme Beni Abbes, les visiteurs auront toute la latitude de découvrir le vieux ksar de cette ville séculaire et le lieu d’ermitage du père de Foucault. Son Musée des sciences du désert, unique au monde, où sont conservées diverses espèces animales et végétales, ne laissera pas indifférents les visiteurs qui seront des milliers, assure-t-on.

Des soirées musicales et des représentations folkloriques des différents styles artistiques traditionnels de la région seront également organisées chaque soir au niveau des sites choisis pour abriter ces manifestations notamment celui de la grande dune de Taghit. Les participants au 3ème Festival national du tourisme saharien prendront part également vendredi prochain aux festivités du Mawlid Ennabaoui, célébré depuis des siècles avec ferveur par les populations de la Saoura et notamment Beni Abbes. “L’organisation de cette édition à Béchar constitue une occasion pour la découverte de la région de la Saoura et ses sites touristiques qui pourront susciter l'engouement et l’intérêt des investisseurs susceptibles de contribuer au développement et à la promotion du secteur du tourisme, un secteur porteur, appelé à connaître une véritable expansion à l’avenir”, a déclaré récemment le wali de Béchar.

Source : APS.
par Sofiane publié dans : Culture
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Lundi 26 mars 2007
 
Taghit abrite à partir d’aujourd’hui les festivités de la 3e édition du tourisme saharien. Quelque 1000 personnes seront au rendez-vous.

C’est aujourd’hui que sera inauguré par le ministre du Tourisme le 3e festival du tourisme saharien de Béchar, qui se tiendra du 26 au 30 mars à Taghit. Cette édition enregistre la participation de 1 000 personnes. Ces participants représenteront différentes structures activant dans le domaine du tourisme et de l’artisanat de 14 wilayas du sud du pays, notamment les offices du tourisme, les chambres de l’artisanat et des métiers ainsi que les opérateurs économiques et professionnels du secteur.

Des ambassadeurs et des responsables d’agences de voyages et de tourisme sont également attendus à ce festival dont les manifestations auront lieu aussi à travers les principales communes de la wilaya, notamment Beni Abbès, Igli et Béchar-ville. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la politique encourageant les véritables professionnels à même de rehausser le tourisme dans la wilaya, un secteur qui se place au premier rang des préoccupations du pays et qui procure beaucoup de profits en termes d’économie de création d’emplois durables et de lutte contre le chômage. Le programme de cette fête s’étalera sur plusieurs jours durant lesquels des actions promotionnelle au profit des opérateurs et des professionnels du tourisme et du corps diplomatique agréé en Algérie seront organisées. Plusieurs activités sont programmées, notamment des expositions photos ainsi que des soirées artistiques et folkloriques.

Il est à noter que cette ville (Taghit), qui s’étend sur une superficie de 8 040 m2 et qui a connu ces derniers mois une vaste opération d’embellissement et d’entretien, a été classée patrimoine national touristique par décret exécutif n°98/730 du 23.11.1998. Par ailleurs, quand on sait que la majorité des visiteurs sont fidèles à ces lieux depuis des années, il faut reconnaître qu’il y a bien des secrets dans cette histoire d’amour entre Taghit et les touristes. En effet, le sable doré de cette région saharienne possède des propriétés thérapeutiques concernant plusieurs pathologies, telles que le rhumatisme et autres allergies, d’où la nécessité de lancer un appel au concours des investisseurs pour contribuer d’une manière efficace à introduire d’autres commodités susceptibles de permettre aux visiteurs de passer des séjours curatifs bénéfiques. Bien que la palmeraie de cette ville connaît actuellement une dégradation, elle garantit le repos et la sécurité des familles dans un climat de confiance. Aussi, cette région du sud du pays recèle de nombreuses gravures rupestres qui remontent à près de 25 000 ans, ainsi qu’un ksar majestueux élaboré depuis plus de 14 siècles.


Source : R. ROUKBI, Liberté.
par Sofiane publié dans : Culture
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Vendredi 9 mars 2007
 
Mohamed Ould Cheikh (Mohamed AGHA fils de Cheikh AGHA) est né à Bechar le 27 février 1905, soit 2 ans après l'occupation de cette ville par les forces coloniales. Il poursuit ses études de première scolarité dans sa ville natale. Elève studieux et intelligent, il arrive à rejoindre le lycée d'Oran pour continuer des études secondaires qu'il ne pourra cependant pas mener à leur terme, pour on ne sait quelle raison. Il retourna à Bechar et s'attacha à poursuivre des études en autodidacte.

Il se gave de lectures et entretient des relations épistolaires suivies avec certains milieux intellectuels d'Oran. Et dans ce Colomb-Béchar «avec sa foule mélangée, ses costumes parfois du bon faiseur, son agitation, ses boutiques affichant la prétention d'être achalandés à la moderne », dans cette ville , née du néant et qui se voulait déjà bourgeoise, Mohamed Ould Cheikh multiplie les causeries avec les lettrés autochtones européens. Il paraît d'ailleurs bien intégré dans la bonne société européenne locale, comme en témoigne son poème, «le bal masqué » :

« Entrons dans la salle Mestre
Aux premiers sons de l'orchestre
C'est le bal masqué cette nuit »

La salle Mestre est une brasserie du centre ville de Bechar, jadis lieu de rencontre de l'élite européenne locale. Et à l'aboutissement de ses lectures diverses, de ses échanges épistoliers, de ses discussions littéraires, de ce «service inutile », comme Montherlant de passage dans la région se plaît à qualifier les occupations quotidiennes des habitants de la ville de Bechar, Mohamed Ould Chekh écrit. De la poésie mais aussi des nouvelles.

D'abord de la poésie :

En 1924, à 18 ans, il fait apparaître un premier recueil de poèmes en prose à Bechar. La même année, il édite une série de poèmes et quelques nouvelles dans la revue « Oran », dirigée alors par Alfred Cazes : « Razzia au désert », «crépuscule de l'Islam ». D'autres écrits sont publiés en 1925 comme : « Mektoub d'Oran » "joies funèbres". Le jeune poète paraît décidé à faire parler de lui et à s'imposer parmi l'élite littéraire de l'époque.

Et toutes les opportunités semblent bonnes à saisir : En 1930, il saisit l'occasion les fêtes du centenaire et participe à une anthologie poétique, « Poètes d'Oranie ». Il est nécessaire de comprendre l'attitude de ces jeunes créateurs indigènes de l'époque qui pour être édités et s'exprimer devaient payer tribut de soumission au pouvoir colonial, toujours méfiant à leur égard.

Son recueil de poèmes «chants pour Yasmina » est édité. Les fêtes du centenaire sont célébrées avec un faste provocateur et de façon générale les populations algériennes vécurent ces fêtes avec une profonde humiliation. Même les notables les plus acquis à l'administration ou à la culture française, comme peut le paraître Mohamed Ould Cheikh ne purent cacher leur gène et leur embarras.

L'effet gênant de ces fêtes, mais aussi la maladie : une affection pulmonaire qui mine sa santé déjà frêle semblent avoir marqué un tournant décisif et déterminant dans la vie du jeune écrivain becharien Pour se soigner, il parcourt les villes et les stations thermales dans l'espoir d'une guérison. Ses pérégrinations l'amèneront à Tlemcen, Oran, Bou-Hanifia, Vichy Traitements médicaux et cures thermales se conjuguent avec les lectures, les discussions et les rencontres d'intellectuels de tous bords. Et aussi et toujours cette hargne d'écrire.

Puis un roman marquant l'identité :

En 1936, il publie à Oran son premier roman « Myriem dans les palmes » . Un roman remarqué par la critique locale. La trame du roman est construite autour d'une intrigue dont le dénouement symbolise le triomphe de l'identité algérienne et l'impossibilité de l'assimilation : Myriem, l'héroïne du roman et son frère Jean-Hafid, issus d'un couple mixte, finissent après moult aventures par épouser l'identité arabo-musulmane vers laquelle les attirent leur mère Khadidja.

« Le capitaine Debussy meurt, jean et Myriem grandissent. Le fils aîné devient officier aviateur, la jeune fille instruite par un taleb, se laisse, sous l'influence maternelle, glisser peu à peu vers l'Islam. »

Le jeune écrivain du sud a donc nettement évolué. Tout en s'exprimant dans cette langue française dont il aime la poésie, il prend conscience de la différence de l'Algérien, de son identité. De la à lutter pour imposer et émanciper cette identité, il n'y a qu'une oeuvre littéraire et Mohamed Ould Cheikh, puisant dans ses dernières ressources, va l'écrire.

Puis un théâtre beaucoup moins ambigu :

Ce sera une oeuvre de théâtre, car ayant suivi les débuts du théâtre populaire algérien, il a compris sa portée politique : Sa nouvelle oeuvre s'intitule : « Samson l'Algérien » . La pièce était un hommage à l'émir Khaled mort une année auparavant.
Mohamed Ould Cheikh contacte Bachtarzi , le célèbre dramaturge algérien et lui propose de monter la pièce. Bachtarzi est séduit mais effrayé par la virulence du texte, il écrit dans ses mémoires :

« Il y avait la un talent manifeste. Il y avait aussi toute la passion, toute l'indignation d'un jeune musulman qui jaugeait à sa juste valeur le paternalisme qui nous engluait. Mais cette passion s'exprimait d'une manière trop violente pour que nous n'allions pas tout droit nous casser le nez sur une interdiction. Comme il me demandait de me charger de la traduction, je lui ai fait accepter en même temps des adoucissements. Le résultat sauvegardait assez bien la pensée de l'auteur sans donner trop de prise a la censure »

Grâce à quelques «adoucissements », la pièce passa le cap de la censure. Présentée en 1937, elle obtint un formidable succès lors des tournées de la troupe de Bachtarzi dans le pays, à Annaba, à Mostaganem , à Sidi bel Abbés, etc. A Oran, le public fait une chaude ovation au jeune auteur.

Le texte est accueilli avec enthousiasme par la classe politique algérienne indigène : Lamine Lamoudi, militant du mouvement Ouléma, luttant alors pour faire aboutir «la charte revendicative du peuple algérien musulman » adoptée par le Congres musulman de 1936, écrit à propos de cette pièce : « Khaled, le héros de la pièce est un musulman brave et généreux, un homme de coeur qui milite pour le relèvement moral et matériel de ses coreligionnaires. Il les aide, les protège et les défend par son activité, son courage et sa bonté et souvent, tel Samson, il réalise l'impossible pour leur rendre service? il n'hésite pas devant le danger, à sacrifier son amour, son bonheur, pour le salut de son peuple », ( la Défense du 21 mai 1937).

Reprise en 1947, la pièce s'avère toujours « d'une brûlante actualité » note Alger Républicain du 21 août 1947 et elle est alors interdite par les autorités coloniales. Suite à une nouvelle représentation de la pièce à Alger en 1951, Mohamed Dib, alors à Alger-Republicain souligne le caractère révolutionnaire de la pièce et note que le silence sélectif des autres Quotidiens d'Alger qui n'en ont donne aucun compte rendus. (Alger-Republicxain du 12 décembre 1951).
 
Miné par la maladie, Mohamed Ould Cheikh reprend sa plume décidé à utiliser ses dernières forces, tel Samson, Le héros de sa pièce, pour lutter pour son peuple. Il met en chantier deux oeuvres dont il annonce la parution incessante : un nouveau roman « La Vierge du douar » et une nouvelle pièce en quatre actes, dont l'intitulé paraît encore plus engagé : « Vive l'Algérie ». Mais rongée par la maladie, a bout de forces il s'éteint le 29 janvier 1938 à Bechar, sans avoir pu publier ses dernières oeuvres.

La ville de Bechar qui devrait tirer une fierté légitime de cet enfant prodige continue à l'ignorer. Aucun lycée, aucune université, aucun édifice culturel ne porte le nom de ce brillant enfant du pays mort sans avoir pu donner toute la mesure de son génie. Le mot «ignorer » est à prendre dans le sens de « méconnaissance et absence de culture » mais aussi et malheureusement aussi dans le sens de « manque de considération » pour l'un des premiers écrivains en langue française du pays.

Source : A.HANI.
www.dzlit.free.fr/mouldcheikh.html


Mon père est le neveu de Mohamed ould cheikh fils de Cheikh AGHA (grand-père de mon père).

Les  deux personnes entourées en blanc sont respectivement Cheikh AGHA ben Abdellah (mon arrière grand-père) et le petit enfant à côté c'est Mohamed Ould Cheikh.  


par Sofiane publié dans : Culture
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Lundi 5 mars 2007
Le coup d’envoi du tournage d’une émission de téléréalité, intitulée Nass El Waha, et ayant pour cadre l’oasis de Taghit, a été donné vendredi dernier à 21 heures. Nass El Waha, textuellement «Les gens de l’oasis», est une coproduction de l’ENTV et de Badivision qui produit également «Lefhama». C’est à Brika, un des ksour formant le chapelet de Taghit, et plus exactement au flanc de la dune, qu’une petite oasis vierge a été choisie pour servir de cadre de vie à cette émission de téléréalité. Que les participants ne doivent quitter qu’en cas d’exclusion, et ce, pour une durée de 40 jours. Le jeu en lui-même est une version algérienne du fameux «Survivor». Coupés du reste du monde, les 14 participants, dont le casting a été fait à Constantine, Alger et Oran, doivent apprendre à survire dans une oasis avec des moyens particuliers tout en respectant les règles du jeu. Chaque participant dispose de vingt dattes qui constituent une monnaie d’échange dans l’oasis.
 

Une datte peut lui être retirée en cas d’infraction au règlement de conduite à l’intérieur de l’espace oasien, comme il peut faire des achats de denrées en échange de ses dattes dans une boutique spécialement aménagée sous les palmiers. La communauté mange et se couche sous des tentes de nomades. Chaque vendredi, des élections ont lieu pour choisir le chef du campement et un participant à exclure. En vérité, comme à la Star Ac., l’exclusion hebdomadaire concerne deux membres du groupe dont l’un est exclu pour le peu de SMS qu’il a récoltés et l’autre par vote secret de ses pairs et ainsi de suite jusqu’à la fin du jeu. L’espace oasien servant de décor dispose d’un puits, d’une chèvre, de poules, d’un âne et d’un commerce plein de denrées alimentaires, tout cela gardé par un autochtone. Comme dans les autres jeux de téléréalité, les concurrents sont surveillés par des caméras 24 heures sur 24. L’émission en elle-même dure 26 minutes et elle est diffusée sur la chaîne nationale les mardi et dimanche à 21 heures.
 
L’épisode du vendredi est consacré au choix du nouveau chef et des deux partants. Il est à signaler que le gagnant remportera la coquette somme de 500 millions de centimes.

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Dimanche 25 février 2007

L’entreprise Foire-Expo organise depuis jeudi aux ex-galeries de Béchar le 1er Salon national du livre, avec la participation de plus de 20 maisons d’édition spécialisées dans ce domaine. Selon les organisateurs de cette manifestation, cette exposition-vente regroupe plus de 150 000 titres, couvrant toutes les spécialités. Des abattements importants sont appliqués durant toute la durée du Salon. On enregistre pour ces premiers jours une grande affluence encouragée par la gratuité d’accès aux stands. Les organisateurs de ce Salon, qui sont satisfaits de l’aide et de la disponibilité des autorités locales, prévoient l’organisation d’autres Salons dans cette région du sud du pays. Les visiteurs de cette foire que nous avons abordés nous ont déclaré que cette initiative est à encourager et qu’ils souhaitent plus de manifestations de ce genre.

Source :Rachid Roukbi, Liberté.

par Sofiane publié dans : Culture
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Samedi 24 février 2007
Sous l’égide de la direction de la culture de la wilaya, un salon du livre a été inauguré hier dans la soirée par les autorités locales. L’exposition, qui se tient au siège des anciennes galeries algériennes, durera du 20 février au 3 mars prochain. Plusieurs visiteurs, qui ont assisté à l’inauguration, auront remarqué la dominance dans les rayons des stands, des livres à caractère religieux. Examinant un livre, le chef de l’exécutif de wilaya a tenu à mettre en garde plusieurs exposants venus tous d’Alger sur l’introduction en Algérie de livres qui véhiculent des doctrines étrangères à notre société et qui sont contraires à l’école de Malek Ibn Anas à laquelle appartient le Maghreb arabe. Mais l’exposition brille par l’absence de livres des disciplines scientifiques et littéraires.

Source :  M. Nadjah, El Watan.
par Sofiane publié dans : Culture
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Jeudi 15 février 2007

Des professionnels nationaux et étrangers du secteur prendront part à cette manifestation prévue du 26 au 31 mars prochain.

Plus de 1 000 participants prendront part aux manifestations du 3e Festival du tourisme saharien, prévu du 26 au 31 mars à Taghit, apprend-on auprès du directeur du tourisme de la wilaya de Béchar.
Ces participants représenteront différentes structures activant dans le domaine du tourisme et de l'artisanat de 14 wilayas du sud du pays, notamment les offices communaux du tourisme, les Chambres de l'artisanat et des métiers ainsi que les opérateurs économiques et les professionnels du secteur.
Des responsables d'agences de voyages et de tourisme, tant nationaux qu'étrangers, sont également attendus à ce festival, dont les manifestions auront lieu aussi à travers les principales régions touristiques de la wilaya de Béchar, notamment Beni Abbès, Igli, les ksour du nord et à Béchar-Ville, indique ce responsable. Un programme d'animation est en cours d'élaboration par une commission de laya chargée de l'organisation de ces festivals en coordination avec le ministère de tutelle, principal initiateur de cette manifestation qui s'inscrit dans le cadre des actions de promotion du produit touristique saharien et de l'investissement dans le secteur, souligne la même source.
L'organisation de ce festival à travers la Saoura, région très riche en sites touristiques, naturels archéologiques, constitue une étape très importante pour une réelle reprise des activités du secteur du tourisme qui, sur le plan économique et social, peut être un atout capital pour son développement, précisent des responsables de cette wilaya. Sur le plan des préparatifs de ce rendez-vous, la commune de Taghit a entamé cette semaine une vaste opération d'embellissement et d'entretien de la ville et des ksour avoisinants. Elle compte également engager, dans le cadre de la même opération, des rencontres avec le mouvement associatif local dans la perspective de le sensibiliser sur la nécessaire réussite de cette manifestation à travers sa participation à l'animation des activités prévues dans ce cadre. De son côté, l'Office communal du tourisme, déclare son président, et avec l'appui et le soutien de la direction du tourisme, compte mettre à profit cette manifestation en vue d'intéresser des investisseurs tant nationaux qu'étrangers pour la réalisation, dans le cadre du partenariat, de campings et autres petites unités hôtelières à travers la région qui recèle un immense potentiel naturel et touristique, en plus des avantages et des mesures incitatives mises en place par l'État pour le développement des investissements.

Source : R. R., APS.

par Sofiane publié dans : Culture
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Dimanche 11 février 2007
L’Entreprise de production cinématographique Bouhamidi, à son actif la réalisation de plusieurs films et séries documentaires, a sillonné la région de Taghit pour le repérage d’endroits pour le tournage d’un film long métrage intitulé littéralement Ali prend, Ali ne prend pas du célèbre cinéaste Hazourli Mohamed.

Pour le casting, de nombreux acteurs et figurants de la région ont été sélectionnés. Le producteur Bouhamidi a avoué avoir été subjugué par la beauté du paysage et sites du tournage. Il a remercié toutes les personnes qui l’ont aidé au montage et à la réalisation du film. Le thème classique du film sera laissé à l’appréciation des spectateurs lorsqu’il sera projeté sur les écrans. Au fait, il s’agit de l’histoire d’un Bédouin marié à deux femmes qui lui ont donné deux enfants prénommés tous deux Ali. Mais l’homme fortement imprégné de traditions bédouines déclara aussi son amour à une jeune fille du douar qui a subi un viol commis par un villageois. Mais la jeune fille, consciente de sa souillure dans un milieu qui ne pardonne pas ce genre de déshonneur, recherche à quitter le village en s’adressant au bédouin polygame pour l’aider à partir. Pour la retenir, il lui propose de la prendre comme troisième épouse tout en lui promettant de la venger contre celui qui lui a fait subir l’acte infâme (le viol). Entre-temps, la jeune épouse donne naissance à un garçon dont le père n’est autre que le violeur et que bédouin a choisi de prénommer aussi Ali. En fait, toute l’énigme de l’histoire tourne autour du partage de l’héritage du Bédouin après sa mort. Les deux premiers frères vont s’apercevoir que leur troisième frère Ali n’est pas leur véritable frère et donc sera exclu du partage de l’héritage.

Source : M. Nadjah, El Watan.
par Sofiane publié dans : Culture
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