Durant la séance de travail qui a réuni le ministre des Ressources en eau avec les autorités locales au siège de
la wilaya de Bechar, Abdelmalek Sellal a révélé que le sous-sol du Sud algérien renferme d’importantes nappes phréatiques capables de mettre ces régions à l’abri des besoins durant des
siècles.
Le ministre des Ressources en eau, qui était en visite d’inspection et de travail de deux jours dans la wilaya de Bechar, a tenu une réunion de
travail qui a regroupé les autorités locales et les responsables de son secteur. Durant l’intervention d’ouverture, le wali de Bechar a exposé la situation relative au domaine des ressources en
eau et énuméré les différents moyens à mettre en œuvre pour sécuriser à long terme les besoins des populations. Il a mis en exergue le fait que l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens pour
accompagner la stratégie de développement durable dans les régions du Sud. A titre d’exemple, il a cité les 325 milliards de centimes qui ont servi à la rénovation de la conduite de l’adduction
d’eau à partir du barrage de Djorf Torba sur 33 km linéaires, le renforcement de l’AEP à partir du forage de Mougheul qui apporte un plus de 110 litres/seconde, la réalisation d’une pompe
flottante sur barge au niveau du barrage de Djorf Torba et la construction d’un pont d’évitement au niveau du barrage pour épargner la digue. Dans une vision stratégique et futuriste d’importance
capitale du point de vue sécurisation des besoins en eau pour la région en cas de sècheresse cyclique prolongée, le wali a proposé une solution idoine. Elle consiste à drainer les eaux vers la
capitale de la Saoura à partir du Chott El-Gherbi situé dans la wilaya de Nâama à l’instar de ce qui est prévu de faire à partir de Mhiguen près de Lagouat pour alimenter la région du Nord.
Poursuivant son argumentaire, il demande aussi qu’une étude soit entreprise par l’ANRH dans la région de l’Erg occidental qui, paraît-il, renferme d’importantes réserves en eau.
Répondant aux préoccupations majeures du chef de l’Exécutif, le ministre des Ressources en eau déclarera que son département met toute la
mesure pour arriver dans un avenir proche à fournir aux citoyens de la région une alimentation journalière en eau. Pour ce qui est de la nappe phréatique du Chott El-Gherbi, le ministre assure
qu’un projet d’alimentation à partir de ce lieu couvrira les besoins des wilayas de Nâama, Saïda et Tlemcen. Il révèle également que, pas loin de Bechar, des études approfondies ont montré que la
région de Mansouria renferme des réserves considérables d’eau et qu’une autre étude est en cours pour déterminer les réserves de la région de Oued Namouss qui pourraient largement dépasser les
besoins de Aïn Sefra et Bechar. Sur le même registre, il dévoilera que le Sahara septentrional et plus particulièrement les Hauts-plateaux dans la région de Batna, il existe des réserves
souterraines estimées à 40 milliards de m3 d’eau, de quoi mettre à l’abri la population pendant huit siècles au moins. De même que Mhiguen, dans la région de Laghouat, alimentera Djelfa, M’sila
et Tiaret. Revenant sur le cas de la ville de Bechar, le ministre dira qu’il faudrait rompre à jamais avec la construction de châteaux d’eau de capacité moindre et opter pour la construction de
ceux pouvant emmagasiner entre 10.000 et 15.000 m3, qu’ils soient souterrains ou en surface. Il insistera aussi sur l’établissement d’un système d’information géographique pour connaître le
réseau d’eau car, appuyant les dires du DHW, 40% du réseau sont méconnus de ses services pour manque de plans et d’archives. Pour ce qui est de l’assainissement, M. Sellal donne son accord pour
l’inscription d’une opération permettant de maîtriser ce problème de façon radicale.
Source : M. Ahmed, La voix de l'Oranie.
Béchar accueillera du 14 au 17 avril 2007 la 4e édition de ce festival dédié aux échanges musicaux et artistiques entre le Nord et le Sud.
Un événement coproduit par l’association Hillal La Saoura de Beni Abbès (Algérie) et l’association Nuits Métis de Marseille (France). On se souvient que la
première édition de ce festival a eu lieu en décembre 2003. «Le festival provoque des rencontres entre artistes, présente des spectacles aux habitants de Beni Abbès...Cela permet une
ouverture au tourisme, et favorise l’échange et le dialogue entre les peuples», affirment les organisateurs. Les principales activités du festival sont des résidences et échanges
artistiques, des soirées-spectacles gratuites pour le public, la rénovation d’une maison traditionnelle «la résidence d’artistes Hadj Benrahou» et l’accueil de touristes festivaliers
(nationaux et étrangers) dans la ville. Cette année encore, sera invitée une pléiade d’artistes entre nouveaux et habitués à ce festival, comme Ba Cissoko. L’association Hillal La Saoura et
l’association Nuits Métis souhaitent donc donner une plus grande dimension à ce festival et le pérenniser en multipliant les échanges Nord-Sud et Sud-Nord...Aussi, une dynamique est insufflée à
ce festival qui compte accueillir une centaine de festivaliers venus de France, un chantier jeune en collaboration avec l’association ASF (Animateurs sociaux sans frontières), la réhabilitation
d’une maison traditionnelle qui deviendra le siège social de l’association Hillal La Saoura, une résidence d’artistes ainsi qu’une délégation de la ville de Septèmes-les-Vallons composées d’élus
et d’enfants dans le cadre des accords liant les villes de Beni Abbès et de Septèmes-les-Vallons.
Le programme artistique se veut aussi riche en sons et en rythmes d’ici et de là-bas (gnaoui, électro, pop...). En effet, des artistes de différents horizons se produiront du 14 au 17 avril
prochain en plein désert de Beni Abbès, au Théâtre du Mouloud, à la Grande Dune ou au Vieux Ksar. On notera les noms des artistes suivants: Kendia Kouyate et Zeid Hamdan du Liban, Ba Cissoko de
Guinée ainsi que nos deux groupes algériens Es Sed et l’incontournable Djmawi Africa qui a entamé, récemment, une petite tournée nationale à travers le pays. Une création permettra la rencontre
de Medhi Haddjeri, Rit, Jérome Bernaudon, Mostefa Merabti et Hafid Douli, respectivement artistes français et algériens. Au programme aussi, des projections de documentaires vidéos, émissions
radio et du baroud traditionnel avec le groupe El Maya de Beni Abbès...En somme, une semaine riche en émotions, en découvertes et en dépaysement...Un festival en son et lumière à
voir!
Source : O. HIND, L'Expression.
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