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LA SAOURA

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 


  
Mercredi 30 mai 2007

Hasna El Bacharia, qui sera la vedette du 1er festival du Gnaoui qui se poursuit à Bechar jusqu'au 31 mai, passe pour être "un phénomène" dans l'interprétation du genre musical Gnaoui, étant l’unique femme joueuse de l'instrument du Goumbri dans tout le Maghreb Arabe. Le genre musical qu'est le Gnaoui, est notamment répandu en Algérie et au Maroc, où l’on connaît que des hommes "Maalem" joueurs de cet instrument à cordes, fabriqué à base d’intestins de boeuf et se "distinguant par la lourdeur de son poids".

 

Jamais de mémoire humaine on ne connaît de femmes joueuses d’instruments musicaux dans la confrérie des Gnaoua, disent les adeptes de ce rite musico-spirituel qui a fait connaître Hasna tout d'abord à Bechar sa ville natale, avant qu’elle ne devienne une artiste de réputation internationale à travers plusieurs concerts animés en France, au Maroc, au Portugal et surtout à l’opéra du Caire où elle a établi sa notoriété en tant qu’artiste arabe confirmée, en plus de ses concerts et prestations à Alger. Avec une carrière artistique de plus de trente années et un album "Djazair Djohara" dédié à son pays, Hasna El Bacharia s'impose comme monument de la musique Gnaouie, mêlant le sacré et le profane et où le Goumbri, Karkabou et Tbal sont les piliers. Grâce à l’héritage culturel de son père lui-même Maalem de la confrérie à Bechar, elle a su imposer sa personnalité artistique à travers son jeu et sa dextérité dans l’interprétation des textes gnaouis, notamment "Jangari" ou "Bordj" dans le langage Gnaoui, qui passe pour être l’un des morceaux des plus difficiles à interpréter. Hasna s’est illustrée d’abord dans les fêtes de mariages à Bechar qu’elle a animée pour les femmes. Elle joue en outre de la guitare électrique, le luth, le Banjo et surtout le Goumbri.

 

Cette artiste qui aura à animer avec sa troupe une soirée très attendue par le public dans le cadre du festival national de la musique et de la danse Gnaouis, est considérée comme "la diva" de cet art séculaire, qui s'est forgée une notoriété de par la beauté des compositions musicales et surtout des textes chantés. Hasna El Bacharia, qui vit actuellement entre sa ville natale Bechar et la capitale française, Paris, reste très attachée à son pays qui est pour elle, le centre de son inspiration artistique. Elle est actuellement en voie de "finir" un nouvel album portant sur la paix et l’amour du prochain, a-t-elle indiqué.

 


 

Source : R.C., Le Courrier d'Algérie.

par Sofiane publié dans : Culture
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Mercredi 30 mai 2007
 

 

En marge des soirées artistiques qui se tiennent au stade Ennasr de Bechar, sept conférences sont programmées au niveau de la Maison de la culture. La matinée de lundi dernier a vu deux interventions présentées par le Dr. Tehirichi Mohamed et Abdelmalek Hanane. Les thèmes abordés avaient pour sujets « Les musiques du Sud de l’Algérie et leurs influences sur les genres musicaux modernes» et «le Diwan: de la thérapie à l’art».
Au cours des débats qui ont suivi, l’une des principales questions posées était de savoir pourquoi avoir choisi Gnaoui et non pas Diwan pour l’appellation donnée au Festival? Dans le Sud algérien et plus exactement à Kenadsa, c’est le mot Diwan qui désigne ce rituel parce qu’il se réfère au lieu, tandis que Gnaoui ou Tagnawit se réfère aux origines comme nous l’avions précisé dans notre article d’hier. De même que l’origine du karkabou, crotales en forme de «8», n’est pas du tout une référence aux menottes. Cette remarque pertinente nous poussa à chercher l’origine du mot «crotale» et nous avons découvert que cet instrument existait dans l’antiquité grecque donc bien avant la traite des esclaves en Afrique. Il est parti du Sud et au Sud il revient, l’espace d’un festival qui fait de Bechar la capitale du Gnaoui, et historiquement c’est de Kenadsa qu’on devrait parler. Cette Oasis servait de point de passage des caravanes revenant de Tombouctou et du Tafilalet. Ces caravanes chargées de poudre d’or en provenance du Soudan, ancienne appellation du Mali et du Niger, reprise plus tard pour désigner ce qu’on appelait le Soudan français, ramenaient aussi des esclaves. Certains ont été retenus à Kenadsa comme en témoigne «Derb laâbid» qui est sauvegardé pour mémoire. D’autres moins chanceux continuèrent leur longue marche vers le Nord. C’est ce qui explique leur fixation dans les Grabas ou villages nègres des villes comme Aïn Sefra, Mecheria, Saïda, Sidi Bel-Abbès et Oran entre autres. Le Diwan en Algérie, Tagnawit au Maroc ou Stambal en Tunisie avait ses traditions et son protocole. On devait y accéder en respectant le lieu, c’est-à-dire se déchausser d’où l’expression populaire «Dakhal el hadra bsébath». En ce qui concerne le lexique approprié, certains mots d’origine nous sont parvenus, d’autres sont usités sans qu’on connaisse la signification exacte parce que perdue avec les Mokadems et Maâlems disparus.

C’est ainsi que le «Goumbri», le «karkabou» et le «Guenga» désignent respectivement l’instrument à cordes, les crotales et le tambour. Il existe trois genres (Toboâ) de Diwan. Le genre El Filali pratiqué au Maroc, celui Chergui pratiqué dans le Nord algérien et le genre Touati existant au Sud de notre pays. A Bechar, il y avait, au cours des années 70, deux Diwans différents par leurs composantes humaines et par leurs genres. Le Diwan du Mokadem Salem, père de la chanteuse Hasna, et du Mokadem Mejdoub, héritiers du Diwan de Mokadem Faradji Bel Lahbib avait le genre Touati. Le Diwan de Mokadem Blal Essaïdi (de Saïda) avait le Chergui qu’il avait ramené avec lui. Le Mokadem Salem se faisait seconder par sa sœur Lala Mina qui exerçait la fonction de Aârifa et couvrait d’un drap vert les femmes entrées en transe. Toujours du point de vue lexical, «Boulel» désignait le fouet fait à partir du nerf de bœuf noir sacrifié. Le terme «Namayou» désigne la femme et «Bawa» les adeptes de la confrérie. La «sanda» est la danse des bâtons et «Kovo bango» le maâlem. En ce qui concerne la symbolique, qui ne se souvient pas du taureau noir servant de mascotte que les Ouled Sidi Blal déambulaient avec eux dans leurs exhibitions rituelles dans la rue. Le taureau capé représente le traître des esclaves, «Merzoug», qui, à la fin de l’exhibition, sera immolé pour garnir le coucous des festivités. La «Djedba» est une sorte de délivrance des démons car, dans la croyance anté-islamique des esclaves, l’animisme, les démons peuvent entrer dans le corps du possédé, d’où «Meskoun» ou habité par le Djinn. D’ailleurs «labradj», pluriel de «Bordj» et l’encens utilisé sont en fonction de l’invocation de tel ou tel esprit. Laârifa qui sert de médium parle au cours des transes et les paroles qu’elle prononce sont perçues comme étant celles de l’esprit invoqué. La «Djedba» qui sert parfois d’exorcisme pour délivrer certains malades des esprits qui les habitent se termine toujours par l’écoute de ce que «Laârifa» prononce. Le plus souvent c’est l’immolation d’un bouc noir sans tache ou d’un coq de même couleur, selon le statut social du malade ou du demandeur. le «Jaoui soudani», encens africain à base de résine, brûle à profusion en propageant une fumée opaque. Les présents peuvent en avoir une partie en fonction d’une obole offerte en contrepartie. En ce qui concerne la gent féminine, il existe à Kenadsa une troupe gnaouie nommée «Karktou».

Source : A. Messaoud, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Mardi 29 mai 2007
 
La première édition du festival national du Gnaoui qui se tient à Bechar du 27 au 31 mai 2007 offre aux chercheurs en ethnomusicologie l’opportunité d’entreprendre des travaux de sauvegarde de cette tradition musicale menacée de disparition, ou plus exactement menacée par l’influence de la culture occidentale, notamment en ce qui concerne l’introduction d’instruments nouveaux qui risqueraient de la défigurer.
Le genre Gnaoui a de tout temps rempli, dans notre société traditionnelle, une fonction rituelle qui implique sa conservation et son immuabilité ; s’il perdait un jour sa fonction traditionnelle, il risquerait de s’affaiblir ou de disparaître en tant que tel. Le Gnaoui est un genre qui prend ses sources, pour certains, du Ghana, pour d’autres, de la Guinée. Ce fut, à l’origine, des complaintes chargées de nostalgie et d’amertume chantées par des déportés durant la sinistrement célèbre époque esclavagiste. Donc le Gnaoui était pratiqué, au départ, dans une communauté d’esclaves, Laabid, d’où incompréhension de certains refrains dont le sens originel a été perdu avec les anciens. Ce genre musical est exécuté par certains membres de la communauté qui s’était convertie à l’Islam au Maghreb et avait pris comme saint patron Sidi Blal, autrement dit Sidna Bilal, le compagnon de couleur du prophète (QSSSL). Le Gnaoui est souvent étroitement associé aux événements importants de la vie communautaire, aux activités quotidiennes liées aux rites religieux ou profanes et aux cycles naturels (saisons). L’instrument de base du Gnaoui, ou Laabid puis Diwan comme cela se dit à Bechar, est sans conteste le Goumbri.

Le Goumbri est un instrument à corde dont la caisse en forme de parallélépipède rectangle est faite en bois, il est muni d’un manche et couvert de peau de chèvre. Les cordons, au nombre de trois, sont faits avec les boyaux du même animal. Couverte de préférence avec un tissu vert, la caisse du Goumbri est le plus souvent ornée d’amulettes et de ferrures accentuant la sonorité.
 
Vient ensuite le Karkabou, sorte de double castagnettes en fer qui marquent le rythme et rappellent le tintement des chaînes, et enfin le tambour. La danse est en elle- même une expression de liberté corporelle pleine de symbolique. Le danseur montre son agilité et se libère des contraintes quotidiennes. C’est à ce seul moment qu’il dispose librement de son corps et en fait ce qu’il veut. La danse commence par le salut du Mokadem et des gestes à l’endroit du foyer du feu d’où se dégage l’odeur de l’encens à base de Jaoui, une résine d’arbre provenant de la lointaine Afrique, d’où son appellation de Jaoui Soudani. Les gestes s’accentuent crescendo suivant le rythme de la musique et finit le plus souvent par la transe qui, par définition, est l’état modifié de la conscience dans lequel entreraient les médiums quand ils communiquent avec les esprits. Car il ne faut pas perdre de vue que le Gnaoui à toujours été empreint de l’animisme pratiqué dans les pays d’origine des esclaves. Le plus souvent, le rituel se pratiquait près d’un arbre fétiche sur les branches duquel des rubans et des bandelettes de tissu sont noués après la formulation d’un vœu. Vient ensuite la symbolique de la punition infligée à l’esclave. Le danseur s’échauffe d’abord, puis il commence, à l’aide de nerfs de bœuf, à s’autoflageller. Les gestes sont aujourd’hui symboliques mais on assistait dans le passé à des scènes où le dos du danseur était lacéré de toutes parts et les blessures laissaient couler du sang. Cette gestuelle peut s’interpréter de deux façons. Le danseur s’inflige cette correction pour se délivrer du démon qui l’agite, ou montre à son maître dans une sorte de défi qu’il est capable de supporter ce supplice.
 
Vient ensuite la danse des couteaux où le danseur accomplit le geste de se piquer le ventre avec la pointe des instruments en suivant le rythme ambiant. D’autres danseurs marchaient sur des braises ardentes, gestuelle qu’on rencontre dans des danses exécutées par des noirs dans différentes contrées du monde et ayant la même origine. On soutient que dans le passé, certains Mokadems, en transe, se mettaient des braises dans la bouche et les mâchaient. Le plus souvent, des familles présentaient, en pleine cérémonie, un bébé au Mokadem qui lui met sur la tête soit son turban, soit sa chéchia et à partir de ce moment- là, l’enfant est entré sous la protection de Laâbid contre le mauvais œil ou les mauvais esprits. Les parents offrent une obole qui symbolise «la vente» du protégé à Ouled Sid Blal. La danse de Laâbid, plus précisément la transe, appelée chez nous Jedba, fut longtemps liée à l’exorcisme.

Source : A. Messaoud, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Dimanche 27 mai 2007

La ville de Béchar vibre au rythme de la musique et de la danse gnaouie, à la faveur d’un festival national ouvert tard dans la soirée. 
Initié par le ministère de la Culture dans le cadre de la promotion et de la préservation de cet art séculaire, ce festival regroupe 18 troupes et ensembles des différentes régions du pays, ainsi que la célèbre troupe «El Gaâda» et la «diva» dans ce genre musical du Maghreb Arabe, Hasna El Bécharia.

 

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence d’une représentante du ministère de la Culture, laquelle a mis en évidence «l’importance de ce genre de manifestation tendant à préserver le patrimoine culturel du pays».

 

La troupe Sidi Blal de Sidi Bel Abbès, qui a inauguré le cycle des représentations artistiques de ce festival, a fait preuve sur scène d’une maîtrise des sonorités et danses gnaouis, grâce à l’homogénéité de ses dix membres qui ont emballé le public en cette première soirée.   
Cette manifestation, qui durera jusqu’au 31 mai, sera l’occasion aussi pour les troupes des autres régions de se faire connaître à travers leurs prestations.

 

En marge de ces représentations, une rencontre sur le gnaoui est prévue dès lundi à la Maison de la culture de Béchar avec la participation de nombreux universitaires et chercheurs qui aborderont de nombreux thèmes liés à cet art musical et chorégraphique séculaire.

 


 

Source : La Nouvelle République.

par Sofiane publié dans : Culture
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Samedi 26 mai 2007
L’une des plus anciennes expressions musicales et chorégraphiques au Maghreb arabe est sans doute le genre Gnaoui, très répandu notamment en Algérie et au Maroc, où il est recensé une multitude de groupes à travers plusieurs régions de ces deux pays. Cet art traditionnel et populaire, dont le 1er festival a débuté hier à Bechar et durera jusqu’au 31 mai, avec la participation de 18 groupes et artistes de renommée internationale, notamment le groupe "Gaada" de Béchar et la chanteuse Hasna El Becharia, est apparu selon différentes sources historiques en Algérie et au Maroc à l’époque des Almohades, au sein de la confrérie des Gnaoua autour de maîtres "Maalem" et de joueurs d’instruments de Karkabou et du Goumbri (instrument à trois cordes fabriquées à base d’intestins de boeuf) en plus du tambour appelé "Tbal".

Au début de son apparition, la confrérie "Gnaoua" regroupait aussi des voyantes, des médiums et de simples adeptes qui pratiquaient un rituel appelé en Algérie "Diwane" et au Maroc "Lila" où se mêlent à la fois des apports culturels et artistiques africains, arabes et berbères et durant lequel on s’adonne à la transe (danse de possession). Ce brassage de cultures a donné à cet art sa richesse et sa diversité musicale et chorégraphique qui ont fait en sorte que d’une région à une autre les rythmes diffèrent, mais les cinq notes appelées "Khoumassi", établies depuis des siècles, sont jouées et respectées par l’ensemble des groupes. Le respect de ces notes musicales par les adeptes du "Diwane" est à l’origine de la préservation des rythmes et des danses qui sont restées immuables depuis des siècles. Le tour de chant dans le "Diwane" s’appelle "Bordj" dont certains textes sont essentiellement des louanges à Dieu, son envoyé Mohamed (Que le Salut soit sur lui) et le compagnon du prophète Bilal. Les Saints patrons sont également cités dans ces chants. Pour de nombreux adeptes de ce genre, l’attachement à l’islam à travers les textes chantés représente une appartenance à une civilisation qui avait rassemblé des peuples de différentes cultures, comme c'est le cas du "Diwane" où les paroles des chansons comprennent des mots en "Bambara", en arabe et dans les différents dialectes berbères. Le rituel Gnaoua pendant le "Diwane" est destiné parfois pour la guérison "des possédés et des malades" à travers des représentations chorégraphiques et des danses implorant Allah à guérir les personnes atteintes de maladies. Le tout animé par les sonorités du Goumbri et un air de karkabou. Le même rituel est pratiqué par les adeptes "d’El Hadhra", très suivie par les habitants des villes et villages de l’ouest et du sud ouest du pays et qui crée une communion entre l’âme et le texte chanté, aboutissant à une transe, sorte d’extase qui permet à l’individu de faire le "vide", comme le disent les Gnaouis.

Le mysticisme est toujours présent durant le cérémonial des Gnaoua. Il a pour objectif la découverte de l’âme individuelle et collective et celle des secrets et mystères de ce monde, l'évasion du quotidien pour aller vers le "sublime", la perfection. La transe est dirigée par le Mokadem, généralement le plus âgé et le maître des membres de l’assemblée qui, au début du cérémonial est salué avec un grand respect par les membres du groupe, du fait qu’il incarne la connaissance parfaite du rite Gnaoui, la sagesse et préserve l’homogénéité du groupe. La beauté du texte, de la musique et de la danse Gnaoua procure, au fil du cérémonial, un sentiment de satisfaction, de bien-être, tant chez les membres de groupes que chez les spectateurs. En chacun s’opère une sensation de l’état sublime, de par la beauté des rythmes ou des sons des instruments, notamment le Goumbri dont la grave sonorité des cordes "pénètre immédiatement dans les fins fonds des âmes des participants".

Cependant, l’apparition ces dernières années de troupes en Algérie, au Maroc et en France, adoptant une instrumentation moderne aux rythmes Gnaoui risque d'affecter une sonorité et un style artistique qui a résisté durant des siècles, demeurant partie intégrante de la culture et du patrimoine des populations de toute la région du Maghreb Arabe. Jusqu'à ce jour, les fêtes continuent d'être célébrée sur un air de Gnaoua, indiquent de nombreux adeptes du Diwane original à Béchar. L'organisation du 1er festival national de cet art séculaire à Béchar atteste de l’engagement des pouvoirs publics, notamment le secteur de la culture, à préserver et à sauvegarder une dimension culturelle ayant contribué à la formation du patrimoine national.

Source : R.C., Le Courrier d'Algérie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Jeudi 24 mai 2007

C'est sous le slogan « Les changements climatiques et leur influence sur la biodiversité » qu'a été célébrée, ce mardi, à la maison de la culture, la journée mondiale de l"environnement.

Dans le Sud qui se caractérise par une sécheresse naturelle, les quelques rares zones humides feront l'objet de restauration. C'est le cas de Daiet Tiour, particulièrement ciblée par la direction de l'Environnement. C'est un espace humide reconnu comme étant un riche milieu écologique de par sa faune et sa flore. C'est un lieu de reproduction des oiseaux migrateurs. C'est un lac qui se situe entre les communes de Taghit et Abadla, qui s'étend sur une superficie de 160 000 ha. L'objectif fixé est la préservation de cette zone humide, la sauvegarde de sa biodiversité et son intégration dans un contexte de développement durable. Un autre projet en vue est celui de la création d'un parc attractif. Il viserait à éradiquer toutes sortes de déchets et l"élimination de la pollution ainsi que la récupération du foncier. A travers cet objectif déclaré, c"est la préservation de la santé des habitants mitoyens aux anciennes mines de charbon. Enfin, un projet de réserve naturelle pour la zone Béchar-Zeghamra-Ougarta retient aussi l"attention des associations qui s?intéressent à l"écologie. Cet endroit renferme les dunes de l"erg occidental dans l"axe de la hammada du Guir et les monts de l"Ougarta (Béni Abbès), ce qui a donné naissance dans cette contrée à une richesse fabuleuse diversifiée en matière de biodiversité. Des actions ayant le but de préserver cette zone sont prévues. Il est aussi question d"actualiser la nomenclature des espèces menacées ou en voie de disparition.


Source: M. Nadjah, El Watan.
par Sofiane publié dans : Actualité
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Mardi 22 mai 2007

Les vents de sables, fréquents dans le Sud en cette période de l’année, rendent la circulation très difficile sur les routes en raison de la mauvaise visibilité qu’ils favorisent.

Ainsi, un vent de sable, d’une intensité moyenne, s’est levé dans l’après-midi de dimanche sur la route reliant Taghit à Bechar et a duré toute la nuit du dimanche à lundi. Arrivés à Bechar, des voyageurs venant du Nord souligneront que le tronçon routier reliant la wilaya de Nâama à Bechar était sous une tempête de sable et que le phénomène se prolongeait jusqu’aux confins de Laâricha, aux portes de la wilaya de Tlemcen.

Le voyageur prenant cette route pourrait constater sur son chemin que de véritables dunes se sont formées à Mekmen Ben Ammar et même à Abdelmoula. Dans certains cas de fortes tempêtes, des accidents graves, dus au manque de visibilité, surviennent sur ces routes menant vers le Sud.

Auteur: Messaoud Ahmed, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Actualité
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Mardi 22 mai 2007
Les vents de sables, fréquents dans le Sud en cette période de l’année, rendent la circulation très difficile sur les routes en raison de la mauvaise visibilité qu’ils favorisent.

 

 

Ainsi, un vent de sable, d’une intensité moyenne, s’est levé dans l’après-midi de dimanche sur la route reliant Taghit à Bechar et a duré toute la nuit du dimanche à lundi. Arrivés à Bechar, des voyageurs venant du Nord souligneront que le tronçon routier reliant la wilaya de Nâama à Bechar était sous une tempête de sable et que le phénomène se prolongeait jusqu’aux confins de Laâricha, aux portes de la wilaya de Tlemcen.

 
 

Le voyageur prenant cette route pourrait constater sur son chemin que de véritables dunes se sont formées à Mekmen Ben Ammar et même à Abdelmoula. Dans certains cas de fortes tempêtes, des accidents graves, dus au manque de visibilité, surviennent sur ces routes menant vers le Sud.

 

 

Source: M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Actualité
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Mercredi 16 mai 2007

 

Dans le cadre de la valorisation des potentialités touristiques de la région du sud-ouest du pays en vue d’attirer les investisseurs, la ville de Taghit a abrité, du 26 au 31 mars, le 3e Festival du tourisme saharien.

 

Plusieurs activités ont été programmées durant cette manifestation, notamment des expositions de photos et du folklore. Cette année, le contenu de cette manifestation ne s’est pas éloigné des objectifs assignés à ce festival, à savoir mettre en exergue l’aspect historico-culturel de cette région afin de susciter un réel intérêt chez les investisseurs nationaux et étrangers.
Ces derniers jours, les efforts des responsables du tourisme commencent à porter leurs fruits. En effet, nous avons appris auprès du premier responsable de la wilaya que cette semaine, plusieurs opérateurs nationaux ont formulé des demandes d’investissement dans la Saoura dans le domaine du tourisme pour contribuer d’une manière efficace à introduire des commodités susceptibles de permettre aux visiteurs d’y passer des séjours agréables.
Aussi, plusieurs touristes étrangers ont contacté l’agence de voyages Bahdja Tours afin d’organiser un circuit touristique dans la région de Béchar. Ils ont été, selon leurs dires, séduits par la beauté et le charme des paysages et sites sahariens. Les responsables de cette agence, qui ont participé à l’organisation de plusieurs salons en Europe, comptent réaliser des campings à travers la région de la Saoura qui recèle un immense potentiel naturel et touristique.

À titre d’exemple, on cite le sable doré de cette localité saharienne qui possède des propriétés thérapeutiques pour plusieurs pathologies, telles que le rhumatisme et autres allergies. 
En plus, la palmeraie de Taghit garantit le repos et la sécurité des familles dans un climat de confiance. Ajouter à cela les nombreuses gravures rupestres qui remontent à près de 25 000 ans ainsi qu’un ksar majestueux élaboré depuis plus de 14 siècles. Signalons aussi que la ville de Taghit reçoit chaque week-end des dizaines de bus venant des autres communes de la wilaya et des différentes régions du pays, transportant des centaines de touristes.
Par ailleurs, la ville touristique de Beni Abbès (250 km au sud de Béchar) recevra, le mois de décembre prochain, les participants au 3e Marathon international des dunes qui coïncidera avec les fêtes de fin d’année. Pour conclure, cette région très riche en sites touristiques naturels archéologiques est devenue le site privilégié pour le tournage de films et autres émissions télévisées, telles que Nass el waha et Lafhama.

 

Source : R. Roukbi, Liberté.

par Sofiane publié dans : Actualité
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Mardi 15 mai 2007

Un hôpital psychiatrique de 120 lits sera bientôt réalisé et la procédure d?offres d?appel est en cours. Il coûtera la somme de 350 millions de dinars.

 

Sont également inscrits deux autres projets : un centre intermédiaire de soins pour toxicomanes (25 millions de dinars) et un centre de désintoxication (50 millions de dinars). Des projets qui suivront la récente inauguration de l'hôpital 240 lits, au début du mois en cours, et de ses nouvelles structures médicales opérationnelles (unité de cardiologie moderne, un service infectieux et un centre de prise en charge des sidéens). La future structure psychiatrique va certainement, estiment les responsables de la santé, répondre en priorité aux immenses besoins des déficients mentaux, cette frange de la population frappée par le destin et laissée jusqu'ici pour compte. Cet hôpital bénéficiera d'une autonomie financière qui lui permettra, sur le plan de la gestion, de fonctionner indépendamment de la tutelle. L'actuel service psychiatrique de Debdaba, d'une capacité d'accueil de 50 lits, est une structure administrative rattachée au secteur sanitaire. Il éprouve d'énormes difficultés sur le plan de la gestion pour mener à bien sa mission car, il manque cruellement de personnels médicaux qualifiés, d'encadrement et souvent de médicaments pour les déficients mentaux. On indique que le dysfonctionnement de ce service est aggravé par la réception des malades en provenance des différentes régions limitrophes de la wilaya (El Bayadh, Nâama, Adrar et Tindouf). En effet, la prise en charge de ces derniers sur le plan consultatif et médical est totalement assurée par le service mais dans des conditions déplorables car ne disposant que de moyens humains et financiers rudimentaires, souligne un infirmier du service.

 

Source : M. Nadjah, El Watan.

par Sofiane publié dans : Actualité
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