S’étendant sur une superficie de 161.400Km² et pour une population active de
118.621, la wilaya de Béchar, de par sa situation géographique, est en passe de devenir un véritable pôle régional stratégique et un carrefour d’échange commercial
incontournable.
Il faut dire que la wilaya a connu un bouleversement énorme au vu des importantes réalisations
multisectorielles et des projets en cours de réalisation, notamment l’habitat, les infrastructures de base, l’enseignement supérieur, l’éducation et la santé. Malgré les contraintes dues à
l’immensité du territoire, la forte limitation des espaces utiles et les conditions climatiques défavorables, les autorités locales s’efforcent d’orienter leurs efforts vers le développement de
l’agriculture, la mise en valeur des terres et l’extension des surfaces irrigables. La wilaya de Béchar qui dispose d’une superficie agricole de 1.384.000Ha ne renferme qu’une superficie agricole
utile de 21.000Ha dont 18.000Ha, en irriguée. Mais les efforts consentis en matière d’hydraulique et d’AEP par la réalisation de forages, de puits, l’augmentation des capacités de stockage et la
réhabilitation des canalisations et conduites principales desservant la région à partir du barrage, ont permis d’étendre les superficies irriguées particulièrement, dans la plaine de Abadla,
considérée comme étant le poumon agricole de toute la Saoura et aussi de permettre une satisfaction en AEP des populations de l’ordre de 90%. La wilaya de Béchar renferme aussi d’énormes
potentialités économiques et touristiques. Ces dernières années, un ambitieux programme a été entrepris pour la valorisation de ses potentialités par la réhabilitation et la restauration des Ksour,
les monuments et sites à valeur historique, culturelle et architecturale pour développer le tourisme qui reste riche et varié. Les paysages naturels associant erg, hamada, massifs montagneux, oasis
et dunes de sable attirent chaque année des milliers de visiteurs notamment à Taghit, Béni-Abbès et Kenadsa. A cela s’ajoutent les potentialités minières: gypse, pierre, sable, charbon, kaolin,
phosphate, baryte et cuivre. Leurs exploitations permettront le véritable décollage économique de la wilaya qui s’efforce, ces derniers temps, d’organiser des rencontres pour inciter et attirer les
investisseurs. Dans cette perspective, des efforts considérables ont été entrepris pour réhabiliter les 1.108Km de routes nationales, 486Km de chemins de wilaya, 247Km de chemins communaux et les
703Km de pistes. A cela s’ajoute le projet de réalisation d’une ligne de chemin de fer qui reliera Béchar à Oran ainsi que l’extension de l’aéroport. Tous ces projets ont permis de désenclaver
plusieurs communes et localités, mais aussi de permettre aux opérateurs économiques une meilleure fluidité quant aux approvisionnements et écoulements des marchandises. Ces efforts ont été
accompagnés par le développement des télécommunications où plus de 30 centrales téléphoniques ont été réalisées pour une capacité de 40.000 lignes, ce qui a permis de raccorder quelque 36.000
abonnés.
La santé n’a pas été laissée en marge de ce développement accéléré. Ainsi
plusieurs polycliniques, centres de santé et salles de soins ont été réalisés en plus du nouvel hôpital de Béchar et celui de Béni-Abbès, qui vient tout juste d’être équipé d’un scanner pour éviter
aux éventuels patients les déplacements jusqu’à Béchar. La couverture sanitaire a permis à la wilaya de rattraper tous les retards cumulés au fil des années. On atteint actuellement la norme de
1,15 médecin et 3,12 lits pour 1.000 habitants. Les secteurs de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur ont connu un très grand développement et ce, par la
réalisation de plusieurs infrastructures à caractère pédagogique et socioculturel, permettant ainsi une meilleure prise en charge des 70.000 élèves du primaire et moyen, des 15.000 élèves du
secondaire et technique, des 3.000 élèves de la formation professionnelle et des quelque 4.000 apprentis. Béchar est devenue ainsi un véritable pôle universitaire.
Le développement du sport et la prise en charge des préoccupations des
jeunes se sont traduits par la réalisation de plusieurs stades de proximité, de piscines olympique et semi-olympique, des bassins de natation, des salles OMS, d’un stade olympique, des stades
communaux ainsi que des auberges, maisons et camps de jeunes. Tous ces investissements publics, y compris le FSDRS et le PSRE, ont permis de rattraper les retards et corriger les déséquilibres
interzones en matière de développement. Ainsi, durant ces trois dernières années, la wilaya a pu enregistrer, dans certains secteurs vitaux, des progrès considérables. Les indicateurs prouvent que
des efforts colossaux ont été consentis par l’état pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens. A titre indicatif, le taux d’électrification, de raccordement d’AEP et de raccordement
assainissement est presque de 95%. Quand au désenclavement, il a atteint les 100%. Il en est de même pour la couverture sanitaire. Et le taux d’occupation par classe est de 30%. Il est à souligner
que des efforts sont actuellement entrepris pour raccorder toutes les communes en gaz naturel. A ce rythme du développement, la wilaya de Béchar va devenir, dans les prochaines années, un véritable
pôle économique stratégique et un carrefour incontournable d’échanges.
Source: B. Soufi, La Voix de
l'Oranie.
C'est en présence du juge d'application des peines que le centre pénitenciaire de Béchar a ouvert ses portes, aujourd'hui, à
la presse locale, à l'occasion du déroulement des examens de passage des candidats détenus.
Ils sont 172 candidats, étudiants par correspondance avec le CNEG, répartis à travers 6 salles d'examen climatisées, qui
composent dans les trois paliers de l'enseignement général. Parmi ce nombre de prisonniers, l'on compte une seule femme, les trois autres formant toute la population féminine incarcérée ont été
récemment libérées pour extinction des peines, nous a-t-on fièrement fait savoir. Au cours de notre visite, la direction du centre pénitenciaire a insisté sur « les bonnes conditions »
de déroulement de ces examens, tout en ajoutant que l'effectif des candidats prisonniers a augmenté de 45% par rapport à l'année dernière. Selon toujours la direction de l'établissement, des
professeurs de lycées dispensent régulièrement des cours d'enseignement général aux détenus. Ces derniers reçoivent aussi une formation professionnelle dans divers métiers, notamment la forge, la
maçonnerie, l'électricité, etc., en vertu d'une convention établie entre le centre pénitenciaire et la direction de la Formation Professionnelle.
Source : M. Nadjah, El Watan.
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