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LA SAOURA

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 


  
Mercredi 29 août 2007
L’informatisation du fichier de l’état civil est devenue une nécessité à Béchar dans la perspective de l’amélioration  des prestations de services et l’adaptation de cette structure administrative aux besoins croissants des citoyens de la commune de Béchar.          
Selon le président de l’APC de Béchar, une étude sera lancée  prochainement pour réaliser cette opération dont l’objectif est la modernisation  du service de l’état civil.         
Les différents services de l’état civil de Béchar fournit chaque jour près de 3.000 pièces administratives, précise le P.APC de Béchar.         
Au secrétariat général de la même APC, on signale que cette opération, une fois concrétisée, permettra de mettre fin à la pression exercée jusqu’à ici sur le service d’état civil, notamment à la veille de la rentrée  scolaire et sociale, de même qu’elle permettra à l’administration communale  de se doter d’un moyen moderne de gestion, à l’instar d’autres collectivités  locales du pays. La commune de Béchar, qui compte plus de 200.000 habitants et jouit d’un statut de pôle régional du Sud-ouest, a déployé de grands   efforts pour le développement et la modernisation de son administration par la réalisation de nombreuses annexes de l’APC au niveau des grands quartiers de cette ville, notamment Debdaba, Béchar-Djedid et Haï-Badr, et ce dans le cadre du rapprochement de l’administration des citoyens.

Source : El Moujahid.
par Sofiane publié dans : Actualité
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Dimanche 26 août 2007

Malgré son jeune âge, Mabrouk est ambitieux et plein d’idées. Loin des discours négatifs qui émaillent, par accablement ou par simple habitude, les discussions des jeunes de Béchar, il préfère parler de projets, de potentialités, de l’avenir de Taghit qu’il chérit plus que tout. Il a gros sur le cœur et espère que ceux qui ont déserté leurs «origines» reviennent vers l’enchanteresse pour lui restituer sa couronne d’antan en faisant d’elle la destination touristique prisée qu’elle fut durant les années 70. Mabrouk, ce digne fils du vieux ksar de Taghit, a débuté cette année une carrière professionnelle en ouvrant sa demeure à l’exploitation touristique. Le 3e festival du tourisme saharien est pour lui une occasion à ne pas lâcher. Et il en sort satisfait : «J’ai loué les trois chambres de ma demeure aux touristes étrangers. C’est ma manière à moi de faire dans la promotion de la culture ancestrale et du “way of life’’ de nos aïeux», nous dit-il. A 200 DA la nuitée, cette proposition a enjoué les hôtes de la Saoura et Mabrouk trouve son compte : «J’ai employé trois amis qui se chargent de la préparation du thé, de la cuisine à l’étouffée et l’accompagnement», assène-t-il tout en fierté. Couscous traditionnel, Khliaa, R’fis et autres préparations culinaires leurs sont proposées et ce, en sus des randonnées sur dromadaire et discussions familiales : «Ils apprennent beaucoup sur notre vie et notre histoire et c’est ce qu’ils recherchent en visitant une région», nous dit-il. Comme lui, beaucoup d’autres propriétaires se sont lancés dans cette aventure. L’arrivée, à l’occasion du festival, de près de 300 étrangers avait de quoi les pousser à tenter l’expérience. Mohamed, voisin de Mabrouk nous explique que ses hôtes ont beaucoup apprécié les nuits chaleureuses  dénuées de tout signe de modernité. Hormis l’éclairage électrique, les chambres du ksar se distinguent par la simplicité et le calme infini : «C’est cette odeur de toub et cette ambiance bien de chez nous que cherchent les étrangers», Mohamed l’a bien compris. 

L’initiative de Mabrouk et Mohamed s’intègre parfaitement avec la nouvelle vision du ministère de tutelle. Les autorités en charge du dossier comptent en effet sur l’implication de la population dans l’activité touristique et ce, en vue de l’instauration d’une véritable culture et promotion touristique. Message visiblement bien reçu même si l’on est encore en phase de balbutiement : «Nous faisons de l’artisanat de manière conjoncturelle en attendant que l’activité touristique s’installe durablement dans la région», nous dit un jeune vendeur de toiles en sable. Le vieux ksar étant totalement rénové, les jeunes de Taghit commencent timidement, mais sûrement, à y installer  une dynamique commerciale :  «Nous voulons faire de cette Casbah du sud le nid de l’art artisanal», assène-t-on. Le directeur du tourisme le souhaite aussi : «Le ksar est voué à devenir un pôle touristique de premier rang mais notre rôle se limite à exercer le contrôle de cette activité sachant qu’elle incombe aux seuls propriétaires de ces demeures», annonce M. Karbouaâ en précisant qu’une vingtaine de chambre est mise à la disposition des visiteurs de Taghit.   
 
Réhabilitation  des ksour : la confusion

L’apparition de ces activités, créatrices d’emploi, pose cependant la problématique de la gestion de ces ensembles urbains tout aussi agréables que fragiles. La remise en état d’un ksar coûte en moyenne 1,5 milliard de centimes. Un programme spécifique a été lancé par le ministère de la Culture pour la réhabilitation de ces ksour et ce, avec le concours du PNUD qui s’est engagé à financer une partie de ces réhabilitations. Selon M. Karbouaa, ce programme est lancé sur le terrain : «La partie financée par le gouvernement algérien est en bonne voie au niveau des dix premiers ksour», nous dira-t-il.  Il s’agit des ksour de Kenadsa, Taghit, Beni Ounif, Beni Abbès, Moghel, Boukaïs et Louata (30 km au sud de Béni Abbès). 
Lors des visites touristiques organisées dans le cadre du programme du 3e festival du tourisme saharien, l’on a cependant constaté que les parties réhabilitées dans les plupart des ksour ne représentent que les zones communes : placettes, ruelles et fondations. «Le programme de réhabilitation est scindé en plusieurs phases. Ce programme est perturbé par une absence de financement», nous dit un haut responsable du département du tourisme en précisant que le PNUD n’a pas encore débloqué le budget consacré à la partie du programme qui lui a été confiée. Pour leur part, les propriétaires des demeures qu’on a rencontré à Moghel, Kenadsa, et Boukaïs nous ont clairement signifié qu’ils sont prêts à reprendre en main leurs propriétés si l’Etat s’engage à les assister : «Nous sommes pour la plupart des gens pauvres et ne pouvons pas assurer une telle opération», nous confie un jeune habitant de Boukaïs.
Pour sa part le secrétaire général de l’APC de Moghel atteste que les facilitations accordées dans le cadre du logement rural ont encouragé la grande évasion : «On aurait préféré que cette aide soit orientée vers la réhabilitation des ksour», dira-t-il. En attendant, ce qui reste de ces ksour s’effrite peu à peu sous le regard triste des autochtones. Selon les estimations d’un expert rencontré dans la région, plus de la moitié de ces ksour est désormais irrécupérable… une perte inestimable pour l’humanité, commente-t-on.    

Habiter un ksar…  et vivre avec  un minimum d’eau… 

La situation de ces ksour désole la population locale qui continue à y organiser les cérémonies de mariage et exercer une activité agricole. La vie à l’intérieur du ksar est loin d’être monotone, contrairement aux idées reçues : «J’ai passé mes plus belles années dans ce ksar, tous mes souvenirs de jeune mariée y sont reliés», nous dit el hadja Fatima. C’est un mode de vie qui ne peut qu’être exceptionnel. Habiter un ksar c’est côtoyer intimement son voisin. Vivre avec des habitudes uniques. Une utilisation minimale d’eau, pour exemple ! Même les salles de bains sont conçues de façon à éviter tout contact avec cette ressource démolisseuse : «On ne boit même pas à notre soif !», ironise  Mabrouk. La demeure est conçue tel une vieille maison de la Casbah… sauf qu’elle est de couleur rouge brique. Avec son patio au milieu, des chambres et un imprenable panorama à partir de la splendide minuscule terrasse. Hommes, comme femmes, passaient le plus clair de leur temps plus bas, dans l’oasis, à cultiver les terres qu’ils ont hérité de pères en fils. Aujourd’hui, ces ksour sont abandonnés mais les propriétés agricoles demeurent soignées par leurs propriétaires : «Nous avons été obligés de quitter nos maisons durant la période coloniale. Lorsque des moudjahidine trouvaient en ces ksour le lieu idéal pour tenir leurs réunions ou simplement se cacher des troupes coloniales», nous lance la vieille Abbou qu’on a rencontré à Beni Abbès. Depuis, ces sites datant du début du 15e siècle sont livrés à un délabrement continu rendant irrécupérables bon nombre des 65 ksour de la Saoura. Des projets pour l’alimentation des ksour en eau potable et leur connection au réseau d’assainissement sont inscrits, une fois les travaux de réhabilitation menés à terme. Des dispositions qui encourageront davantage le retour d’une vie à l’intérieur des ksour. En attendant, ces sites gardent intacte leur attirance. La région de la Saoura reçoit progressivement de plus en plus de touristes nationaux et étrangers. Selon les statistiques de la direction du tourisme de la wilaya de Béchar, près de 2.000 touristes étrangers (contre 202 en 2002) choisissent chaque année cette destination et savourent la beauté de ses irrésistibles oasis parsemées ici et là.  Entre les étendues de palmeraies et ces imposants ksour, témoins de l’histoire de l’humanité, les visiteurs de la Saoura trouvent en ces lieux un berceau de tranquillité et de quiétude tout en caressant une culture qui existait jadis et qui revient progressivement avec le retour des ksour…   


 - 2.000 touristes ont visité les oasis de Béchar en 2006, contre 200 en 2002 !
 -  Pour 200 DA la nuitée, les touristes étrangers ont apprécié la culture et le mode de vie de la population du Sud.

Source : A. Fadila, El Moujahid.

 

par Sofiane publié dans : Saoura
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Mercredi 15 août 2007
L'ANCIEN QUARTIER JUIF DE LA VILLE : UNE PLAIE PURULENTE A CIEL OUVERT

L'ancien quartier juif est une véritable plaie purulente en plein milieu de la ville. Cet ancien quartier qui jouxte la «grande rue» (colonel LOTFI) est constitué de beaucoup de vieilles constructions en toub (briques de terre séchée) qui menacent ruine. D'autres sont de véritables ruines effondrées, servant de dépotoirs aux riverains. Pourtant, une partie de ce quartier a subi dans un passé récent, une rénovation non négligeable. Des îlots de maisons entiers ont été rasés et remplacés par des immeubles neufs, quoique d'une architecture fort contestable, mais cependant sans comparaison avec ce que c'était. Des banques, certains administrations et organismes publics y ont élu domiciles, des commerces ont ouvert dans les rez-de-chaussée et des habitations ont été distribuées à des particuliers. Comment on a pu s'arrêter là, laissant l'autre moitié du quartier en ruine ?! Un quartier moderne jouxtant des ruines ?

Une chance sans pareille a été ratée. Ces vieilles maisons, anciens «biens de l'Etat» du fait même de ce statut d'appartenance à l'Etat, constituaient une occasion inespérée pour les pouvoirs publics pour déloger les occupants et raser complètement ce quartier qui est un avilissement honteux pour la cité. Au lieu de cela, «les occupants» ont été «régularisés» par des désistements à leur profit. Devenus propriétaires, il est difficile aujourd'hui aux pouvoirs publics de les exproprier. Quand bien même ils n'ont pas les moyens pour reconstruire leurs masures, ces propriétaires espèrent toujours en tirer une fortune du fait de leur emplacement en plein centre ville, parce que eux, ils habitent ailleurs ! Ainsi, une maison en toub qui tombe qui est une ruine peut rapporter gros. Seulement les acquéreurs ne semblent pas se bousculer au portillon, ce qui explique le statu quo actuel. Un statu quo amère : en effet il s'agit du centre ville. Et ce centre ville est pris ainsi en otage ! Un quartier qui devient, dès la nuit tombée un véritable coupe-gorge. Les agressions et les rixes de rues y sont monnaie courante et ce, malgré un renforcement des services de sécurité. Ces lieux sont devenus le rendez-vous de toute la jeunesse égarée de la ville : dealers à la sauvette, drogués, ivrognes, asociaux et tous les marginaux s'y rencontrent dès la nuit tombée. Même le jour il est difficile pour une femme ou une jeune fille de s'y aventurer seule sans craindre d'être agressée.

«LA GRANDE MAISON» ET LE RESTE


Cet état de fait est aggravé par la présence en plein milieu de ce quartier comme le nez sur le visage, de la «grande maison» (dans le langage populaire local «grande maison» signifie «maison de tolérance»). Un tabou faussement ignoré depuis l'Indépendance du pays. Cet «établissement» qui date de l'époque coloniale avait peut-être sa raison d'être à cet endroit précis eu égard au contexte colonialiste : Béchar était une ville de garnison qui pullulait de militaires de l'armée d'occupation et la présence de la Légion Etrangère était une composante non négligeable de cette armée. Le contexte ayant diamétralement changé et eu égard à notre culture, notre éducation et nos traditions religieuses, la présence de cet établissement à cet endroit, est une survivance pour le moins anachronique et un paradoxe bizarre. Une mosquée est à quelques encablures. Si l'on considère qu'il s'agit «d'un mal nécessaire» (ce qui est le cas puisque cet établissement n'a jamais été fermé, il est comme son nom l'indique «toléré» implicitement), son transfert ailleurs, vers la périphérie non constituée d'habitations particulières, parait s'imposer de lui-même, par exemple près de casernements où d'ailleurs, une surveillance plus rigoureuse est possible. En outre, fait aggravant, comme par un malheureux des hasards, dans la proximité immédiate de cet «établissement» tous les marchands de boissons alcoolisées ont pignon sur rue. Comme il n'y a qu'un seul bar dans tout le centre ville, une tension s'exerce sur ces commerces dès la tombée de la nuit.


UN COMPLEXE SPORTIF EN ETAT DE DESHERENCE DE FACTO



Le lycée «Colonel Othmane» plus connu sous le nom de «Lycée Polyvalent» de Béchar a été construit au début des années 1960. Il s'agit du premier lycée «de l'Indépendance» pour toute la région du sud ouest. De ce fait, cet établissement jouit d'une certaine «aura» par rapport aux autres lycées de la capitale de la Saoura. Cette aura ne lui confère cependant pas une supériorité dans la qualité de l'enseignement qui y est dispensé par rapport aux autres lycées. Loin s'en faut. Mais, il s'agit du premier lycée qu'a connu la région et les premiers bacheliers formés sur place sont issus de cet établissement. A distinguer cependant «des premiers bacheliers de la région», parce ce que avant ce lycée, les élèves ayant franchi l'enseignement moyen se dirigeaient vers les lycées des villes du nord du pays, généralement celles de l'Ouest : Oran, Tlemcen, Bel-Abbès...

Il s'agit donc d'un lycée pour lequel les générations des années cinquante et soixante, voire même soixante dix ont une connotation sentimentale particulière. Elles ont une tendre affection pour «cette institution» qui, pensent-ils, a fait d'eux ce qu'ils sont actuellement : on y dénombre en effet beaucoup d'universitaires dont certains sont très connus. C'était pour ces générations le Lycée avec un grand «L». Et en un sens il n'ont pas tout à fait tort : il s'agit en effet d'un beau et grand lycée. De ces lycées que l'Algérie de Boumediene pouvait construire. «Un lycée polyvalent», entendre par là que l'on pouvait y enseigner toutes les disciplines scientifiques et y compris «sportives».

Et comme de juste ce sont de ces dernières dont il s'agit. Et elles ont valu à ce lycée un beau complexe sportif. Un immense complexe sportif faisant partie intégrante du dit lycée. Ce complexe qui aujourd'hui coûterait une fortune colossale si on devait le reconstruire, est constitué de pas moins d'une dizaine de terrains où peuvent être pratiquées les principales disciplines du sport collectif. Construit en dégradé suivant la configuration du sol, il y a au milieu de ce complexe un terrain de football comme de juste, avec gradins et des pistes de course où ne manquent que les starting-blocks et le traçage des lignes de démarcation pour que ces pistes soient praticables. Il y a également les aires d'athlétisme (pour le lancement de poids, pour le saut en longueur, le saut en hauteur etc.). Les autres terrains dont la majeure partie est construite en dur, sont répartis en amont et en aval par rapport au terrain de football. Donc on peut y pratiquer le football (le sport roi), le basket, le handball, le volley-ball, le tennis etc. terrains où ne manquent que les filets pour chaque discipline et ce, sans compter la pratique possible de presque tous les sports individuels.

Ce complexe est également doté d'une grande salle de gymnastique et aussi d'un logement de fonction qui apparemment semble occupé depuis toujours.

Ce complexe est depuis des décennies laissé à l'abandon total ! Il jouit pourtant d'une position urbaine privilégiée (centre ville). Voilà un bien de l'Etat, puisqu'il appartient officiellement à un établissement public à caractère administratif, à savoir le Lycée Colonel Othmane qui est ignoré complètement, abandonné sans aucune autre forme de procès et ce, au vu et au su de tout le monde. Ainsi, ressemble-t-il à un bien en déshérence dans la mesure où son accès est public et n'importe qui peut y accéder sans aucune contrainte à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit !

Il est vrai qu'à l'origine il était fermé puisqu'il est doté d'un mur d'enceinte et d'un portail métallique. Il s'agit plutôt de trois grilles à claire-voie : une grande porte au milieu et deux petites portes latérales. Les deux portes latérales sont grandes ouvertes en permanence depuis longtemps et servent de passages aux habitants du quartier dit «Météo» qui trouvent par ce biais un raccourci entre leur quartier et la ville. Traverser par le complexe est devenu depuis longtemps un passage «obligé», plutôt «naturel» est-on tenté de dire. De l'autre côté du passage, des inconnus avaient pratiqué une brèche dans le mur d'enceinte, laquelle brèche élargie avec le temps est devenu maintenant «l'autre porte» d'accès au complexe et donc au passage officieux ! A telle enseigne que les grilles du complexe sont devenues un arrêt de bus pour tous les habitants du quartier «Météo» qui empruntent ce passage. Un passage, qui en principe, n'en n'est pas un mais une propriété de l'Etat, lequel Etat a apparemment laissé son bien en déshérence.

Car en effet, ce complexe n'est pas seulement utilisé par les habitants du quartier «Météo» comme raccourci à leurs domiciles, il est également utilisé par des jeunes qui pratiquent le football par petits groupes sur les divers terrains qui s'y trouvent. Et aussi par des particuliers qui pratiquent le footing. Il est aussi une aire de jeux pour tous les enfants des quartiers environnants. Et c'est là à notre humble avis, le seul côté positif de cet abandon de fait, de ce complexe inestimable. Car en effet, on se demanderait où iraient jouer tous ces jeunes et les moins jeunes qui y viennent faire, qui du footing, qui de la gym, qui jouer au foot et autres sports si le complexe venait à être fermé. D'ailleurs il faut préciser que les responsables du lycée polyvalent ont essayé de le fermer mais il a été chaque fois squatté par les jeunes. Il est fait pour le sport et sinon où iraient-ils ? Cela étant le côté positif.

Mais, il y a un revers de la médaille, qui est le côté négatif. C'est que ce complexe devient à la tombée de la nuit un rendez-vous de toutes les dépravations. Saletés de toutes sortes, Tessons, bouteilles de bière et de vin vides jonchent le sol et les gradins. Si pendant la journée des jeunes viennent y pratiquer du sport, le soir tombé, le complexe sert à d'autres usages et ceux-là bien répréhensibles hélas et nous épargnerons à notre honorable lecteur les détails.

Notre présente contribution n'est pas pour faire fermer le complexe, bien au contraire. Nous trouvons qu'il est très utile la journée et ce à plus d'un titre. Notre seul souci est sa prise en charge pour une utilisation plus efficace, plus rationnelle, plus scientifique même. Il est évident que le Lycée Polyvalent propriétaire de ce complexe, n'en n'a pas besoin puisqu'il ne l'utilise jamais. Il possède d'autres terrains à l'intérieur de son actuelle enceinte. En outre il n'a pas les moyens de gérer un pareil complexe qui dépasse de loin les possibilités budgétaires d'un tel établissement. Nous suggérons un changement de statut pour ce complexe. Il pourrait faire l'objet par exemple d'un transfert à un organisme public à même de le remettre en état car ses différentes installations demandent des réfections sérieuses. Les terrains nus peuvent être plantés d'arbres et mêmes des espaces verts peuvent être créés (actuellement il n'y existe pas un seul bout de verdure). Bien géré il pourra rendre énormément de services à la jeunesse locale et même aux moins jeunes, aider au développement des performances sportives. Il pourrait y être organisé de grandes compétitions au lieu de l'état végétatif dans lequel il se trouve actuellement : la commune ou la direction de la jeunesse et des sports peuvent le prendre en charge par exemple et même la wilaya.

A la limite les habitants du quartier «Météo» peuvent bénéficier du passage qu'ils empruntent actuellement. En effet, celui-ci peut être transformé en ruelle de quelques mètres de large, puisqu'il longe le mur du lycée, et ce, sans pour autant gêner l'intégrité du complexe. Il suffit d'une régularisation administrative et un mur de séparation entre le complexe et le passage en question. Ce dernier est déjà goudronné.


Source : A. Azizi,  Le Quotidien d'Oran.
par Sofiane publié dans : Actualité
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Mardi 14 août 2007
DES RONDS-POINTS ET DE LA VERDURE

Pour l'embellissement de la ville, certains ronds-points qui ressemblaient de sinistre mémoire, à des «check points» israéliens en Palestine occupée, car fait de blocs de béton préfabriqués, ont pris des allures plus heureuses. En effet, sur ces plateformes circulaires, les blocs de bétons ont disparu pour laisser place à une verdure hypothétique mais visible. Un gazon roussissant, ramené à grand frais des contrées septentrionales orne ces espaces rotatoires. Au voisinage de ce gazon allochtone ainsi enchâssé par plaques, loin de sa terre natale, ont fait leur apparition également, quelques fleurs et arbustes non moins hétéroclites. Aussi, on reste perplexe en effet, et non moins admiratif devant une telle hardiesse botanique, et on ne peut s'empêcher de ce demander comment se fera l'entretien de «ces jardins» qui promettent de l'agrément au regard de qui aime le beau. Car le but recherché est assurément l'embellissement. Un embellissement qui additionné aux trottoirs se chiffreraient en milliards. Mais dans les cas d'espèce ce beau est appelé à être pérenne sinon quel intérêt ? Or le gazon roussissant («green grass» à l'origine) a déjà viré piteusement au blond paille par endroits, ceci sous l'effet de la soif et des rayons thermogènes d'un soleil sous lequel il n'existe pas l'ombre d'un nuage en été.

Certaines compétences autorisées relèvent la facilité avec laquelle certains choix ont été faits. Il est noté déjà l'inadéquation des systèmes d'arrosage utilisés. Aspersion, irrigation, goutte à goutte_? L'arrosage qui convient au gazon ne pourrait convenir aux plantes associées à celui-ci. En d'autres termes : trouvera-t-on le système d'arrosage adéquat pour les différents types de plantes qu'on essaie d'acclimater en juxtaposition sous ce ciel réputé hostile ? Et surtout trouvera-t-on suffisamment d'eau pour un arrosage exigeant un service permanent ? Et aussi le cas échant, combien de temps ces plantes résisteraient-elles aux dards torrides d'un soleil sans pitié, au souffle brûlant du siroco et ses rafales de sables qui généralement ont raison de plantes beaucoup plus coriaces ? A-t-on prévu un système d'arrosage, de renouvellement et d'entretien permanents ? Car comme signalé plus haut, nous avons vu que déjà une partie de ce gazon est passée de vie à trépas alors que nous sommes dans une logique, voire une optique, de perpétuation de ces espaces verts ?

Bien sûr certaines plantes autochtones n'auront pas de difficulté à survivre même insuffisamment arrosées après que leurs racines aient été bien ancrées au sol tel le palmier dattier local, le fameux phoenix dactyliféra dont il sera question plus loin, les différents types de lauriers qu'ils soient roses, blancs ou rouges à l'aise partout dans nos oueds.

A tout hasard, nous nous sommes intéressés au prix coûtant du m2 de ce gazon («importé» de Blida ?). La question fut posée au contremaître en train de poser sur un rond point de la ville des plaques de ce précieux herbacé. Il avança spontanément 2000 DA le m2. «Ah bon ? Autant que çà ? Après tout, ce n'est quand même que de l'herbe associée à du chiendent !?». Devant notre étonnement, le monsieur se ravise pour rabaisser le prix à 1 200 DA le mètre carré. Mais quand bien même...!? Il y a comme cela des actions qui ressemblent à de véritables coups d'épée dans l'eau. A titre d'exemple, il a été planté des pousses de palmiers tout le long de la route à doubles voies qui mène de la ville à l'aéroport. L'action est louable en soi et combien cette voie aurait pu gagner à avoir un peu de verdure pour son esthétique intrinsèque et bien sûr, pour le plaisir de la vue de l'usager. En outre, cette route serait la première «vitrine» de la ville pour le visiteur étranger qui débarque pour la première fois à Béchar. Que nenni ! Le pauvre visiteur n'aura droit qu'au paysage rocailleux et désolant du plateau d'Oum Esbaa, une hamada en hauteur, un reg affligeant. En effet, les palmiers plantés le long de cette route n'arrivent pas à décoller, à s'accrocher au sol rocailleux où ils ont été plantés. Beaucoup sont déjà morts et de leur belle mort, asséchés par le soleil et le manque d'eau. D'ailleurs par endroit, ces pauvres palmiers rabougris quand ils ne sont plus que du bois mort, ne se voient même plus car leurs trous ont été recouverts de sable par le vent.

Nous avons eut une version explicative à ce patent échec. Il semblerait que le palmier que l'on a essayé de faire pousser malgré lui sur l'aride Hamada de Oum Esbaa, est une variété de phoenix appelée canariensis, et qui serait originaire, comme son appellation latine l'indique, des îles Canaris. Or, cette variété de palmacées demande beaucoup de chaleur et aussi beaucoup d'eau pour prospérer. Il se trouve que dans le cas qui nous intéresse, l'on dispose de beaucoup de chaleur mais de beaucoup moins d'eau. Hélas ! Aussi, on se demande comment a-t-on pu faire un pareil choix ? Comment au pays du palmier, on ait pu «aller si loin» chercher une «race» de palmacée compliquée et inadéquate pour le climat local, au lieu d'aller à quelques centaines de mètres de là, dans la palmeraie autochtone, cueillir le bon vieux et prosaïque phoenix local, qui est à l'aise chez lui, et qui ne ferait pas tant de chichi pour se maintenir debout sur la route de l'aéroport de Béchar ? Il pourrait faire ça pour «le décor» et «pour la galerie». Surtout les palmiers mâles dont la principale caractéristique est justement la robustesse. Et n'est-ce pas ce qui est recherché pour les besoins de la cause ? Il est clair que toute plante nécessite un minimum d'eau au départ et un peu de soins pour peu qu'on se donne la peine, après elle se débrouille toute seule.

Somme toute, si l'on rechercherait coûte que coûte cette teinte d'exotisme à laquelle on semble tenir tant, on aurait pu opter notamment pour le washingtonien, un palmier ornemental dont le port de tête d'une élégance particulière, déploie des palmes en éventail aux pointes filandreuses à l'image d'une blonde et fière crinière et qui donne aussi de bons résultats en cette contrée au climat si sévère. Enfin, eu égard à ce qui précède et vu l'optimisme ambiant, loin de nous l'idée de jouer les trouble-fêtes. Car enfin, pourquoi offenser l'avenir ? Et que certainement, il ne sera pas dit que les responsables concernés n'auront pas «tout» essayé. N'est-ce pas ? 


LA VILLE N'EST PAS QUE RONDS-POINTS ET TROTTOIRS


Pour revenir au reste, il est tout à fait évident que la ville n'est pas faite que de carrefours «verdoyants», de trottoirs carrelés de blanc, vert ou rouge, d'asphalte et de lampadaires rococos... Il y a tout ce qui va avec. C'est-à-dire l'essentiel, le gros : à savoir les superstructures. La ville c'est d'abord des artères faites de bâtiments, d'immeubles, de maisons particulières, de magasins etc. Il y a les rues et les ruelles, les places et les placettes, les espaces verts et les mosquées, les édifices publics et les monuments. Enfin toute une architecture très variée. Si l'on se limiterait à la seule réfection des trottoirs, la ville ressemblerait à quelqu'un qui mettrait des souliers flambant neufs, au vernis étincelant et habillé d'un vieux costume chiffonné. Ou peut-être aussi, pour une symbolique plus féminine, la cité ressemblerait-elle à une vieille dame qui s'acharnerait à masquer les outrages du temps par un excès de fards.

Nous ne voulons pas revenir sur les malfaçons flagrantes visibles dans les nouvelles constructions et que nous avons évoqués notamment dans d'anciens articles cités supra. Ici, il s'agit de traiter de la tentative en cours, de «l'embellissement» de la ville de Béchar mais avec l'existant, c'est à dire avec aussi les malfaçons de toutes sortes. En fin de compte «embellissement» serait trop dire. Il est clair que l'action des pouvoirs publics restera toujours insuffisante. Mais les améliorations générales sont l'affaire de tous. Donc, il restera la formule à trouver pour amener les citoyens à participer à «la fête du grand toilettage». Car, pour l'efficience de cette opération, il faudrait bien que chacun mette du sien. Les citoyens (au sens étymologique «citoyen» veut dire «habitant de la cité et en même temps responsable») sont invités implicitement à mettre la main à leurs escarcelles. Autrement dit, à ravaler et à peindre ou repeindre leurs biens (maisons, magasins etc.) afin de faire rimer la propreté des trottoirs avec le reste. Et là, on peut craindre que le civisme spontané ne sera pas tout à fait au rendez-vous.

Quand on sait que le collage des carreaux granitos sur les trottoirs ne se fait pas avec tout le soin voulu, une opération de correction s'impose dès lors, d'elle-même. En effet, ce collage se fait avec du ciment blanc, lequel ciment blanc est déversé à grand seau sur les carreaux granitos posés sur le sol. Lors de cette opération, le ciment blanc liquide se répand partout jusque sur la chaussée et surtout contre les murs. D'où toute l'esthétique recherchée à l'origine, prend un coup. Car enfin, il faut bien nettoyer et le trottoir et la chaussée et les murs ! Les entrepreneurs chargés de ce travail devraient en principe être contraints à être plus soigneux et à soigner le travail.

Pour une approche d'esthétique générale, peut-être qu'une campagne médiatique de sensibilisation est-elle nécessaire, notamment par l'utilisation de la radio local, l'affichage ou autres, pour emmener les gens à participer à un mieux de leur cité. Il fut un temps où on imposa aux citoyens de cette même ville de peindre leurs maisons en rouge ocre. Et ils l'ont fait. Seulement, on oublia de fixer une norme à cette couleur, une nuance harmonieuse que les gens auraient été tenus de respecter. Mais au lieu de cela, on laissa faire une peinture au gré de chacun. On confondit peindre et peinturlurer. Ce fut la catastrophe : il y eut toutes sortes de rouges ocre possibles et imaginables et les nuances penchaient surtout vers le mauvais goût caractérisé. Ainsi, l'expérience qui ne fut pas très heureuse, finit par être abandonnée au fil du temps mais la ville en garda de mauvaises séquelles : on s'est rendu à l'évidence que Béchar n'était ni Adrar ni Timimoun ni encore moins Marrakech... où cette couleur ocre fait le bonheur des habitants et la réputation de ces villes. Le malheur est qu'ici on cherche toujours à copier au lieu d'imaginer, d'inventer et surtout d'être soi-même.

D'échecs en pis-aller, on est revenu au «choix démocratique» : c'est-à-dire de laisser à chacun la liberté de peindre sa maison comme il l'entend. On s'est rendu compte que finalement, une cité aux maisons spontanément chamarrées, peut avoir son charme. Les édifices et bâtiments publics pouvant être ravalés et repeints de façon autoritaire par les pouvoirs publics, lesquels donnant l'exemple pour le bon ton des couleurs, voire orchestrer autant que faire ce peut, l'harmonie générale liée à la qualité et au bon goût. Ailleurs, des municipalités ont crée des précédents d'ingéniosité, dans la créativité et dans l'inventivité dans ce domaine : concours de la plus belle façade, concours du plus beau magasin, de la plus belle vitrine voire de la plus belle maison et/ou du plus beau jardin etc. avec des prix honorifiques et également des prix conséquents à la clé.

Un préalable nous paraît cependant nécessaire : les services de l'urbanisme devraient remplir toutes les prérogatives qui leur sont conférées par la loi, pour imposer une discipline stricte du respect des plans urbanistiques. Les autoconstructeurs devraient respecter les plans pour lesquels ils ont reçu un permis de construire, comme cela se fait ailleurs, et à achever leur construction en conformité avec les règles de l'art. Pour le moins en ce qui concerne la façade. Sinon comment donner une quelconque forme d'esthétique à une ville où beaucoup de façades, hideuses, sont constituées de parpaings, ou de briques rouges, parfois un mélange des deux, des malfaçons flagrantes et des fers ronds qui dépassent sur les toits (pour les générations futures) !? L'Algérien devenu insensible à son environnement quand il n'est pas carrément égoïste, s'occupe plus de son intérieur et s'enfiche complètement de son espace environnant. 

Source : A. Azizi, Le Quotidien d'Oran.

par Sofiane publié dans : Actualité
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Lundi 13 août 2007

La ville de Béchar vit actuellement sous la frénésie d'une grande métamorphose infrastructurelle. Elle fait en quelque sorte peau neuve par une vaste opération de toilettage. Du moins en ce qui concerne le centre de la ville, dans ses aires réservées à la circulation automobile et piétonne.

Ainsi, les trottoirs et leurs bordures sont-ils pris d'assaut par une ruche de terrassiers et de maçons qui s'échinent à arracher les vieilles bordures et les anciens revêtements pour les remplacer par des matériaux nouveaux et ce, au grand plaisir des citoyens de cette cité, heureux d'avoir enfin (à défaut d'autres choses) des trottoirs neufs et par voie de conséquence propres : pour combien de temps ? Effectivement, il ne fait aucun doute que la propreté et l'hygiène sont avant tout des faits culturels, autrement dit, des faits de civilisation avant d'être des actes matériels.

UNE REFECTION FRENETIQUE

D'aucuns se demandent : «pourquoi tant de travaux «maintenant et tout de suite», qui touchent pratiquement tout le centre de la ville et même certaines parties de sa périphérie, perturbant la circulation et créant une tension avérée sur les matériaux de construction basiques : sable, gravier, ciment, eau etc. ?». Il est vrai que d'autres villes subissent le même rush mais pas dans ces proportions. Cela ressemble à une course contre la montre, comme s'il fallait consommer les crédits à tout prix et avant une certaine échéance qui serait fatidique.

 Ces travaux, quoique bienvenus, gênent la circulation aussi bien automobile que l'usage des trottoirs. Ainsi, piétons, cyclistes, motocyclistes et automobilistes se disputent le seul espace laissé libre par les travaux à savoir : le bitume. La circulation est quasi-dangereuse, anarchique par endroits, voire pénible aux heures de pointes, aggravée par la poussière et la chaleur caniculaire. Les travaux étant réalisés en même temps sur les trottoirs de gauche comme sur ceux de droite, les usagers de la circulation sont obligés de contourner amas de gravier, tas de sable, piles de carrelage, réservoirs d'eau, madriers, brouettes etc. Bref, un véritable branle-bas de combat généralisé et insolite. On peut déplorer que ces travaux, qui, quand ils sont signalés le sont très sommairement, ce qui les rend périlleux surtout pour la circulation de nuit.

 Cependant, il est néanmoins nécessaire d'ajouter une précision de taille : les gens ne se plaignent que rarement des désagréments que leur causent de telles activités, dès lors qu'ils savent qu'ils auront des trottoirs salubres à la clé.

 Qui, en effet, irait crier «que la mariée est trop belle ?».

 Peut être quelques dames ou demoiselles qui perdent de temps à autre un talon de leur chaussure mais qui tiennent obstinément (par étourderie sommes-nous tentés de dire), à porter des talons aiguilles dans un espace aussi chahuté. Néanmoins, les incidents de ce genre peuvent prendre des dimensions plus dramatiques. Ainsi, il est rapporté qu'une dame s'est cassée dernièrement un bras, lors d'une chute sur un lieu public où l'on refaisait le carrelage : son talon s'étant malencontreusement enfoncé dans un vide entre deux carreaux. Aussi, pour éviter ce genre d'incidents fâcheux (qui peuvent être graves, voire mortels), des rubans phosphorescents et barrières de protection devraient limiter de façon rigoureuse les aires de travaux (les matériaux et matériels utilisés étant confinés dans les aires ainsi délimitées).

UN LIFTING AMBULATOIRE QUI LAISSE PERPLEXE

Le toilettage de la ville semble tenir à coeur à l'actuel wali de Béchar. Et il en était que grand temps car cette ville était l'une des plus salles du pays. Dernièrement, ce haut fonctionnaire de l'Etat a donné d'amples détails sur les programmes en cours de réalisation ou envisagés. Ceci, lors d'une émission radiodiffusée en boucle par la radio locale. Il est en effet rare qu'un responsable d'un aussi haut niveau de la wilaya «rend compte» directement à ses administrés de ses actions et activités dans le détail. Il est peut-être intéressant de souligner qu'il s'agit du wali installé tout de suite après les émeutes de 2005, lesquelles émeutes on s'en souvient, avaient défrayé la chronique par l'intensité de leurs violences, laissant des empreintes sociétales dont certaines ne sont pas tout à fait effacées. Il est en effet judicieux de panser les plaies non encore tout à fait fermées et d'embaumer les cicatrices rémanentes. Des «délestages» de Sonelgaz, (une litote pour dire «coupures» drastiques du courant électrique) avaient mis le feu aux poudres. Ces coupures répétées en pleine canicule, avaient ému la population de Béchar et provoqué un véritable «traumatisme» au sein de la population directement concernée, celle de Béchar-Djédid d'où étaient parties les premières émeutes. Actuellement les coupures de courant ne sont pas rares, mais le scénario de 2005 et sa crainte demeurent toujours dans les consciences.

 Pour revenir au lifting ambulatoire et ambiant en cours au chef-lieu de wilaya, il est à espérer qu'il ne s'agisse pas d'un simple cautère sur une jambe de bois et que ces actions opportunes s'inscrivent dans la pérennité. Il faut reconnaître que des améliorations sont patentes quoique encore fort insuffisantes. La ville est certainement moins «crado» qu'elle ne l'était il y a très peu de temps. On voit moins d'immondices joncher les espaces (supposés verts) dans certains quartiers. Malgré les travaux en cours, les ordures ménagères semblent être levées régulièrement. Des trémies à ordures à l'instar de celle de Haï Riadhi construite en dur, devraient être multipliées : il s'agit apparemment d'une «bonne trouvaille» qui reste à améliorer. Il y a aussi moins d'égouts, qui déversent leurs eaux fétides et excrémentielles sur la chaussée comme auparavant et l'on peut observer l'apparition de temps à autre, de nouveaux engins mécaniques pour les besoins de la cause. Par exemple (fait nouveau) on peut tomber nez à nez avec un «camion suceur» flambant neuf, la «trompe» dans une bouche d'égout essayant de venir à bout de quelque occlusion rebelle dont souffrent couramment les vieilles conduites de la ville. Une sorte de «bouche à bouche» spéciale pour égout occlusé. Des éboueurs en gilets luminescents, mieux équipés, se démènent pour maintenir les rues moins salles.

 Quant aux sachets plastiques, que charrie le moindre zéphyr, noirs dans un passé récent, ils sont devenus multicolores aujourd'hui mais toujours présents en quantité incommensurable, envahissante. Malgré la peur «médiatique» du sachet noir celui-ci n'a pas pour autant disparu de l'usage courant dans le commerce de l'alimentation générale. Si vous faites la remarque sur le danger qu'il représente pour la santé du citoyen à votre marchand de légumes qui l'utilise d'autorité pour vous servir, il pourra vous rire au nez et c'est tout juste si vous ne passez pour un taré congénital «de croire à de pareilles sornettes». Néanmoins, pour le cas des sachets plastiques, il s'agirait comme qui dirait d'un épiphénomène de portée nationale dont on ne peut tenir rigueur qu'aux seuls responsables locaux.

UN OUED SOURCE DE BEAUCOUP DE MAUX

L'oued de Béchar, cette césure béante et souvent putride qui coupe la ville en deux et qui était autrefois sa source de vie, son poumon générateur d'oxygène, voire sa raison d'être, est devenu aujourd'hui son cauchemar. Là où jadis coulait une onde pure, féconde, arrosant sur son passage une palmeraie prospère aux ombrages idylliques, coule aujourd'hui une eau grise, tantôt verdâtre ou sombre, nauséeuse dans tous les cas de figure. Cette eau miasmatique, charrie toutes sortes de détritus et de déchets ménagers, et ce, malgré des efforts notoires de ces dernières années, pour détourner les déversements d'égouts dans ce cours d'eau. Les moustiques sont légions et des maladies graves liées au développement de cet insecte, telle la leishmaniose, ont fait leur apparition.

 Le récent gabionnage en banquettes des berges de cet oued leur donne un aspect moins hostile, alors qu'il n'y a pas longtemps, elles relevaient presque du domaine de la déshérence. C'était une décharge publique à ciel ouvert, où tout un chacun et en particulier les riverains, pouvaient déverser n'importe quoi, comptant sur les crues de l'oued pour «nettoyer» ou pour emmener au loin les déchets dont ils se sont débarrassés sans vergogne et sans autre forme de procès. Cet espace fut et est encore, un no man's où marginaux et autres «rebuts» de la société se réfugient pour une paix bien précaire. Dans un passé qui n'est pas si lointain, ces endroits aujourd'hui poussiéreux et salles, étaient recouverts de jardins «heureux» pourrait-on dire. Ils constituaient des lieux de villégiature. Les propriétaires des jardins pouvaient y passer des journées entières avec femmes et enfants. Aux voisinages, on pouvait y pique-niquer. On s'y baignait et même qu'on s'y promenait en barque (cf. «Béchar entre maux et malaises» par Abdallah AZIZI, le Q.O. des 5, 7 et 8 mai 2005).

DES DIGUES A LA MANIERE DES CASTORS NORD-AMERICAINS

Pourquoi serait-il si difficile de réaménager ces berges en espaces verts de nouveau ? Faut-il croire que les «anciens» avaient plus d'imagination que nos «hydrauliciens» d'aujourd'hui ? Lesquels en auraient moins que les castors nord-américains ? En effet, auparavant les jardins étaient arrosés par un système d'irrigation très simple qui consistait à ériger en amont de chaque groupe de jardins, des digues qui retenaient l'eau. A partir de ces bassins ainsi constitués artificiellement, l'arrosage des jardins en aval se faisait par un réseau de rigoles où l'eau coulait par gravitation sur les deux rives de l'oued. Il n'y avait ni pompe ni rien. En plus, les jardins bénéficiaient du limon charrié par les crues cycliques qui enrichissaient ainsi la terre cultivée de façon perpétuelle. Il est vrai que lors des grandes crues ces digues en terre étaient emportées partiellement ou entièrement selon la puissance de la crue. Mais elles étaient aussitôt reconstruites. Pourtant, avec les moyens modernes, ne peut-on pas réaliser des digues et des retenues d'eau beaucoup plus efficientes, mieux élaborées et donc plus rentables ? Redonner vie à une palmeraie qui inspira au début du siècle dernier à Mohamed Ould Cheikh AGHA, le premier roman algérien d'expression francophone : «Miryem dans les palmes». Et n'est-ce pas cette félicité oasienne qui inspira aussi, à Isabelle EBERHARDT son unique «chef-d'oeuvre» : «Dans l'ombre chaude de l'Islam» ?

 Par ailleurs, ces retenues d'eau avaient des effets secondaires fort bénéfiques sur l'environnement : non seulement elles engendraient un microclimat humide favorable aux cultures et aux hommes, mais aussi permettaient la reconstitution des nappes phréatiques et par voie de conséquence, les niveaux des puits environnants. Ainsi, elles participaient au développement des jardins non concernés directement par les crues de l'oued. Enfin, cet oued, au lieu d'être une source de problèmes, ne peut-il pas être transformé en source de richesse ? En attendant la réalisation de ce voeu pieux, notre oued continue toujours à charrier ses eaux boueuses au loin, et à répandre inutilement ces sédiments alluvionnaires le long de son lit. Une partie de cette eau aboutit à Daïet Ettiour, un site écologique vital unique en son genre pour la région, un site qui demande aussi à être connu et protégé par les pouvoirs publics. Nous envisageons de faire connaître ce fameux site, sa situation géographique, sa faune et sa flore, dans un article à venir afin de sensibiliser tout le monde sur la nécessité de sa protection.


Source : A. Azizi, Le Quotidien d'Oran.
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Dimanche 12 août 2007
La daïra de Beni Abbès (250 km au sud de Béchar), peuplée de 12 000 habitants et qui est confrontée au problème ardu de logement, à l'instar de la quasi-totalité des communes du pays, a entrepris cette année des actions en vue d'atténuer la forte demande sur les logements sociaux, par la réalisation d'un programme d'habitats ruraux en guise de compensation. Ainsi, la daïra a enregistré au cours des années 2005 et 2006, plus de 1 600 demandes. Pour résorber le déficit en logements sociaux, les autorités locales ont indiqué qu'elles avaient entrepris un programme de réalisation de logements ruraux au bénéfice des citoyens désireux construire leurs habitations avec l'assistance et le concours financier de l'Etat. Ce concours, indique-t-on, consiste à mettre à leur disposition des lotissements viabilisés ainsi que l'aide financière de l'Etat au logement, plafonnée à 500 000 DA. Les pouvoirs publics lancent un programme de 680 unités en même temps. Mais, on insiste sur la conduite de cette opération qui a été menée et étudiée, avance-t-on, par un comité ad hoc (daïra, élus) et en présence des représentants de la société civile. Le bénéficiaire du logement rural va devoir s'acquitter seulement d'une première tranche de payement de 10 000 DA et le reste par tempérament.


Source : M. Nadjah, El Watan.
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Jeudi 9 août 2007

Si la vaste opération de réaménagement urbain, entreprise depuis 3 mois et qui a consisté en la réfection des trottoirs et plusieurs carrefours de la ville, a été bien accueillie par la population locale, les riverains du centre de la ville, par contre, réclament depuis longtemps déjà la rénovation des principales artères et ruelles.

 
Passants, riverains ou tout simplement des visiteurs, qui empruntent chaque jour la grande avenue Colonel Lotfi, sont stupéfaits par l'état des lieux repoussant et déplorable. Cette principale artère ainsi que les ruelles adjacentes se trouvent dans un état de délabrement avancé : chaussées défoncées quasi impraticables à la circulation automobile, trottoirs dégradés, vieilles bâtisses menaçant ruine datant de l'époque coloniale, enlaidissant l'environnement et générant des conditions d'hygiène déplorables, etc. Les riverains relèvent aussi que les quelques édifices non loin de là, abritant les institutions publiques, réalisées à l'entrée de la rue Colonel Lotfi au début des années 1980, contrastent avec le reste des anciennes habitations ainsi que les nouvelles propriétés individuelles, édifiées sans aucune harmonie et jouxtant le principal boulevard. « Il faut entreprendre des actions concrètes et d'envergure sans tarder, afin de réhabiliter le centre de la ville, délabré par les vicissitudes du temps », lancent ces riverains écoeurés. Le centre de la ville, selon eux, n'a pas connu de grandes transformations, alors qu'ils constatent que des opérations d'embellissement sont menées ça et là dans les quartiers de la ville. Ils insistent en particulier, lors de toute opération de rénovation qui sera menée, sur le style d'architecture devant respecter l'harmonie et les normes de l'urbanisme propres à la région. Ils souhaiteraient que les pouvoirs locaux se penchent au plus vite sur cette opération de réhabilitation du centre-ville qui donnera un attrait certain à l'agglomération du sud ouest du pays, peuplée de 160 000 habitants.

Source : M. Nadjah, El Watan.

 

par Sofiane publié dans : Actualité
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Mercredi 8 août 2007
La législation de la protection des espèces menacées dans le pays, particulièrement la gazelle «dorcas» et l'outarde «houbara», vient d'être renforcée par la promulgation, dans le Journal officiel, d'un nouveau décret exécutif fixant les procédures et les modalités d'exercice de la chasse touristique. Ce nouveau décret exécutif, adopté après une campagne de plusieurs années lancée au début des années 2000, contre la «chasse touristique» pratiquée par des émirs du Golfe en Algérie, devrait, espérons-le, aider à la protection de la faune subsaharienne menacée par ces émirs braconniers. L'heure est grave. La survie des espèces menacées ne tient, désormais, qu'à un fil, puisque le nombre des gazelles et d'outardes ne cesse de dégringoler, d'année en année, dans les wilaya du Sud comme à El-Bayadh, Ghardaïa et Béchar. La gazelle «dorcas» est presque introuvable, l'outarde quasi-inexistante et selon certaines estimations on est arrivé à un couple d'outardes sur une superficie de cent hectares. Pour nombre de spécialistes, la «chasse touristique» n'est en fait qu'un permis de tuer accordé à des privilégiés pour exterminer les derniers foyers de ces espèces protégées par des conventions internationales et qui ont déjà disparus de plusieurs pays voisins. L'outarde Houbara, décimée parce que chassée depuis 30 ans par les émirs, en Asie centrale, au Moyen-Orient, dans toute la péninsule arabique et en Afrique du Nord, est classée en annexe I de la CITES (Convention de Washington relative aux espèces de faune et de flore menacées d'extinction), autrement dit intouchable jusqu'à une remontée satisfaisante de ses effectifs mondiaux. Mais cela ne semble pas dissuader ces riches braconniers qui sont prêts à se déplacer à des milliers de km pour chasser cet oiseau de 60 à 65 cm et de couleur ocre. Les émirs du Golfe craquent, en effet, pour la chair de ce gibier, à laquelle on attribue des vertus aphrodisiaques. En une vingtaine d'années, ces émirs braconniers ont réussi un vrai exploit de pratiquement décimer ces espèces du Moyen-Orient au Maroc en passant par la Tunisie. Pour revenir au nouveau décret exécutif, il autorise l'exercice de la chasse touristique, mais exclusivement par l'intermédiaire d'agences de tourisme et de voyages agréées et éligibles à organiser cette activité après autorisation du ministère chargé de la chasse sur la base d'un cahier des charges. Les agences de voyages devraient en outre disposer d'un «territoire de chasse amodié auprès de l'administration chargée des forêts et/ou loué auprès de particuliers conformément à la législation». Le chasseur devra, quant à lui, avoir un permis de chasse validé par le wali territorialement compétent, une licence de chasser particulière à la chasse touristique, des assurances prévues par la législation et bien sûr des autorisations en matière d'armes, de munitions et d'autres moyens de chasse. Les espèces de gibiers pouvant être chassées, les quotas et la limitation des périodes de chasse sont fixées dans la «licence de chasse touristique». Le nouveau décret exécutif précise dans son chapitre II article 9 que «les agences de tourisme et de voyages peuvent faire appel à des établissements cynégétiques pour la prise en charge des repeuplements et des travaux d'aménagement cynégétiques dans les territoires amodiés ou loués». La chasse des espèces menacées est officiellement, interdite depuis 1972 en Algérie. La réglementation de 1983 n'autorise la chasse des espèces menacées que pour des raisons de recherches scientifiques. 

Source : Sofiane M, Le Quotidien Oran.
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Samedi 4 août 2007

À Béchar, le secteur de l’enseignement supérieur sera renforcé par une nouvelle cité universitaire au cours de la prochaine rentrée. Cette infrastructure d’hébergement d’une capacité de 1 000 lits est dotée de tous les moyens indispensables à la bonne prise en charge des étudiants des régions du sud-ouest du pays..Le site d’implantation (Béchar Djedid) de cette cité universitaire répond aux attentes de tous les étudiants par sa proximité avec plusieurs administrations publiques. Cette nouvelle acquisition permettra une rentrée sans encombre et la résorption du déficit enregistré au cours des années précédentes. Il est à noter que le secteur de l’enseignement supérieur à Béchar sera doté d’un autre pôle universitaire, situé sur la route de Lahmar, dans les prochaines années. Cette infrastructure, qui recevra les étudiants de plusieurs instituts, est composée de cités universitaires qui permettront à cette commune de devenir une grande ville universitaire en attendant la promotion du centre universitaire de Béchar en université.


Source : R. Rachid, Lib
erté.

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