Si la vaste opération de réaménagement urbain, entreprise depuis 3 mois et qui a consisté en la réfection des trottoirs et plusieurs carrefours
de la ville, a été bien accueillie par la population locale, les riverains du centre de la ville, par contre, réclament depuis longtemps déjà la rénovation des principales artères et
ruelles.
Passants, riverains ou tout simplement des visiteurs, qui empruntent chaque jour la grande avenue Colonel Lotfi, sont stupéfaits par l'état des
lieux repoussant et déplorable. Cette principale artère ainsi que les ruelles adjacentes se trouvent dans un état de délabrement avancé : chaussées défoncées quasi impraticables à la
circulation automobile, trottoirs dégradés, vieilles bâtisses menaçant ruine datant de l'époque coloniale, enlaidissant l'environnement et générant des conditions d'hygiène déplorables, etc. Les
riverains relèvent aussi que les quelques édifices non loin de là, abritant les institutions publiques, réalisées à l'entrée de la rue Colonel Lotfi au début des années 1980, contrastent avec le
reste des anciennes habitations ainsi que les nouvelles propriétés individuelles, édifiées sans aucune harmonie et jouxtant le principal boulevard. « Il faut entreprendre des actions
concrètes et d'envergure sans tarder, afin de réhabiliter le centre de la ville, délabré par les vicissitudes du temps », lancent ces riverains écoeurés. Le centre de la ville, selon eux,
n'a pas connu de grandes transformations, alors qu'ils constatent que des opérations d'embellissement sont menées ça et là dans les quartiers de la ville. Ils insistent en particulier, lors de
toute opération de rénovation qui sera menée, sur le style d'architecture devant respecter l'harmonie et les normes de l'urbanisme propres à la région. Ils souhaiteraient que les pouvoirs locaux
se penchent au plus vite sur cette opération de réhabilitation du centre-ville qui donnera un attrait certain à l'agglomération du sud ouest du pays, peuplée de 160 000
habitants.
Source : M. Nadjah, El
Watan.
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