Mercredi 26 septembre 2007
Afin d'atténuer le vide criard qui sévit traditionnellement et s'aggrave, en matière d'animations culturelles en période de jeûne, la maison de
la culture de Béchar a, tant bien que mal, concocté un programme varié d'animations culturelles qui a pour ambition de toucher diverses catégories sociales de la population.
Au menu de ce programme, 12 conférences par mois, à raison de 3 par semaine, seront animées par des professeurs universitaires et portant sur
des thèmes variés aussi bien scientifiques, économiques que politiques. Mais la direction de la maison de la culture regrette la faible participation des citoyens qui tournent le dos à ce cycle
de conférences. Aussi, des expositions en art plastique et tableaux de peinture sont ouvertes à partir du 24 septembre dans le hall de la maison de la culture. Les 4 auteurs de ces expositions
ont participé à la semaine culturelle de la wilaya de Béchar, qui s'est déroulée à Alger au mois d'août dernier. Mais, en matière de production de soirées musicales tant attendues par les
familles qui subissent en ce mois de septembre à la fois la canicule qui tend à se prolonger et l'enfermement dans les foyers, 4 soirées musicales figurent au programme destiné aux jeunes et 4
autres sont prévues et réservées exclusivement aux familles. Elles seront animées par des troupes locales Es'saad, ferda, mach'aal grouz et n'ghame saoura. La troupe Es'saad s'est déjà produite
mardi dernier sur l'esplanade de la maison de la culture en raison de la grande affluence des participants que n'a pu contenir la salle. Mais, pour cette année, explique la direction de la maison
de la culture, les troupes musicales des régions du Nord ont brillé par leur absence à cause du cachet jugé exorbitant exigé par celles-ci. On fait savoir, à titre d'exemple, qu'une soirée animée
par une troupe invitée et composée de 7 personnes, en provenance d'Alger, reviendrait, toutes dépenses incluses (transport aérien, hébergement à l'hôtel, paiement de la soirée, etc) à pas moins
de 300 000 DA, ce qui constitue aux yeux du responsable de la maison de la culture une sérieuse entrave à la production des animations culturelles. Il préfère, compte tenu des restrictions
budgétaires, s'adresser aux troupes locales, souligne-t-il.
Source : M. Nadjah, El Watan.
Mercredi 26 septembre 2007
Déjà éprouvée par la récente hausse substantielle sur les prix des denrées alimentaires de large consommation, voilà que la population
locale de la commune de Béchar demeure confrontée à une autre plaie et non des moindres : La pénurie périodique de l'eau potable, en particulier pour ceux qui habitent des immeubles.
Plusieurs cités de la ville ont été privées de l?alimentation de l'eau durant l'été, et la dernière interruption qui a duré 12 jours, a frappé deux importants quartiers populaires. Des jerricans
ont alors refait leur apparition où l'on a vu des enfants en bas âge sillonner les quartiers environnants à la recherche du précieux liquide, en ce mois de septembre caniculaire. De nombreux
citoyens nous ont fait part de la distribution de l'eau, en particulier dans certains quartiers, à des heures tardives (4 heures du matin et 1 jour sur 3) qui est aussi fortement critiquée par
les ménages. Elle suscite non seulement la colère de ces derniers, obligés de veiller, nous dit-on, mais pose globalement, et au-delà des désagréments créés, le problème de la gestion rationnelle
de l'eau dans la commune (160 000 habitants). La vétusté du réseau de distribution ne répond plus aux immenses besoins de la population majoritairement concentrée (70%) au chef-lieu de wilaya.
Selon un technicien en eau, la vétusté du réseau n?explique pas tout. L'eau existe en abondance ces dernières années dans la région, acheminée à travers de nouvelles canalisations à partir du
barrage de Djorf Torba (70 km de Béchar). Pourtant les carences sont là. « Alors où se situe la faille ? », s'interroge t-on. S'agit-il d'une mauvaise gestion ? Le ministre de
l'Intérieur en visite dans la région, en avril 2006, avait déclaré devant les élus locaux que la wilaya de Béchar est l'une des mieux alimentées par rapport à la plupart des grandes
agglomérations du Nord. Mais cette alimentation en eau potable de la ville est pourtant entravée par une multitude de problèmes.
Source : M. Nadjah, El Watan.
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