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LA SAOURA

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 


  
Samedi 17 novembre 2007

On dira ce qu’on voudra de cette première édition du Taghit d’Or, mais une chose est sûre, elle accouchera certainement de jeunes talents qui redoreront le blason terni du cinéma algérien. Il n’est même pas certain que des chefs-d’œuvre émergent de ce coup d’essai mais à voir ces jeunes réalisateurs qui n’ont de richesse que leur ambition et la fougue de l’âge, on est forcé d’admettre que l’avenir est prometteur.

Qu’entend-on précisément par l’expression court-métrage? Le court-métrage désigne un film inférieur à 1.600 m, d’une durée moyenne de 20 minutes et ne pouvant excéder 59 minutes. Le court-métrage est un passage obligé pour tout réalisateur. Le grand Mohamed Lakhdar Hamina y est passé en 1961 avec son œuvre «Yasmina» relatant le quotidien d’une famille algérienne dans un camp de réfugiés en Tunisie. Cet essai considéré comme étant le premier court-métrage algérien produit par le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne a été projeté le soir d’ouverture du Taghit d’Or. «Yasmina» qui tient plus du documentaire que de la fiction est un prélude de la technique qui dominera plus tard la plupart des œuvres de M. L. Hamina basés sur la narration et les plans larges. Ingrédients qui font que ce court-métrage soit considéré comme faisant partie de la mémoire nationale et de l’histoire du cinéma algérien. Pour ce qui est des 32 courts-métrages en joute pour le Taghit d’Or, 1ère édition, quatre réalisateurs seulement se sont basés sur des scénarios écrits par d’autres. Dans les 28 cas restants, les jeunes réalisateurs portent à l’écran leurs propres scénarios. L’un d’eux a même poussé l’outrecuidance jusqu’à devenir l’homme orchestre au lieu de chef d’orchestre, c’est à dire d’être à la fois réalisateur, scénariste, caméraman, preneur de son, monteur et acteur. C’est justement cette manière de faire qui a conduit le cinéma algérien à la dérive. Il n’y a qu’à lire le générique de certains films produits ces dernières années où on trouve le père, la mère, les enfants, la belle-famille et les amis pourvu que le gâteau se partage «Hna fi hna» au détriment de la qualité. Du point de vue technique et plus spécialement en ce qui concerne la valeur des plans de séquences, l’ensemble des courts-métrages en compétition se base sur la largeur des plans, un vieux réflexe de cameramen de la télévision, ce qui taxe ces œuvres de téléfilms plutôt que de films de cinéma. Ils n’échappent pas non plus à la structure narrative spécifique du cinéma arabe. L’école M. L. Hamina fait des adeptes, pourvu que le parcours soit le même! En ce qui concerne le fond, les scénaristes se sont beaucoup servis des préoccupations de la jeunesse, mais aucun en fait ne parle ni de près ni de loin de la colombe, Algérie meurtrie par la longue décennie noire. Les thèmes abordés vont du visa pour l’eldorado européen à la dispute des parents en passant par la drogue, le jeu virtuel, le téléphone portable, le suicide d’un sidéen rejeté par la société. Il faudrait saluer au passage Mme Bahia Rachedi et M. Mohamed Adjaïmi pour leurs interprétations, à titre gracieux, donnant ainsi un coup de pouce à de jeunes réalisateurs.

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.
par Sofiane publié dans : Culture
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Samedi 17 novembre 2007


Le Taghit d'or semble apporter une lueur d’espoir aux professionnels notamment les amateurs de cinéma dans la mesure où il contribue à relancer l’exercice du 7e art en Algérie.
Mme Fettouma Ousliha, comédienne et membre du jury du festival du court-métrage Taghit d'or s'est déclarée satisfaite des conditions d'organisation du 1er festival du court-métrage, le Taghit d'or, estimant que ce genre de manifestation contribue à la relance du cinéma.
Pour Fettouma Ousliha qui avait endossé plusieurs rôles dans différentes productions cinématographiques et télévisuelles, ce festival offre «une meilleure opportunité de rencontres et d'échanges d'expériences» aux jeunes cinéastes, à même d'insuffler un nouvel élan à l’activité cinématographique à travers le pays.

De son côté, le cinéaste Mohamed Yarki a déclaré que ce festival a «le mérite de mettre en valeur les œuvres» de jeunes cinéastes nationaux, arabes et étrangers présents à cette première édition du Taghit d’or. Ce jeune réalisateur, qui participe avec un court-métrage intitulé Au Bout du tunnel, où il aborde le thème du préemploi des diplômés universitaires, estime que le festival de Taghit est couronné de succès de par la forte participation de jeunes cinéastes. «Cela m’incite à persévérer dans la voie cinématographique pour davantage de créations nouvelles», a-t-il dit. En outre, Massinissa Hocine, jeune cinéaste algérien installé à l’étranger, trouve que Taghit, oasis située à une centaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya de Béchar, offre, de par la beauté de ses sites naturels, un décor fabuleux pour de grandes productions.

Le réalisateur libanais Rami Kodeih, qui a déjà participé au festival du film arabe d'Oran, s'est déclaré ravi d'avoir l'occasion à Taghit de rencontrer de nombreux jeunes cinéastes de divers horizons, un festival qui lui ouvre de grandes perspectives pour se lancer à l’avenir dans de nouvelles créations artistiques. Le festival du court-métrage de Taghit se poursuit par la projection de plusieurs films produits par de jeunes cinéastes. La clôture est prévue aujourd’hui, samedi, avec la remise du Taghit d'or au meilleur court-métrage, rappelle-t-on.

Source: R.L./APS



par Sofiane publié dans : Culture
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