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LA SAOURA

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 


  
Lundi 31 décembre 2007
Le football du Sud est-il victime de sa situation géographique ? C'est en tout cas l'impression qui se dégage si l'on tient compte des problèmes dans lesquels les clubs de cette région se débattent. A titre d'exemple, l'US Bechar Djedid, selon son président de section football Missoum Abdelkrim, vit actuellement une situation catastrophique. «Nous gérons l'ingérable. Nous n'avons que notre courage et notre volonté pour éviter à ce club le forfait et la déperdition de ces jeunes qui, en dépit du manque de moyens, ont montré qu'ils n'ont rien à envier aux joueurs d'autres équipes mieux nanties à tous points de vue», commence-t-il par dire.

Afin d'étayer cette affirmation, notre interlocuteur nous a fait savoir que le championnat des jeunes à Bechar n'a pas encore démarré. Au sein de l'équipe de Bechar Djedid, on tente, contre vents et marées, de tenir le coup dans le championnat «Inter-régions Ouest» où le club se contenterait du maintien. Dans ce registre, les responsables ont été unanimes pour reconnaître le travail effectué par l'ex-coach Cherifi Abdelkader que l'on n'a pas pu maintenir à son poste en raison du manque de moyens financiers et qui a été suppléé par un ancien joueur, Djilali Louafi pour le reste du championnat. D'après les dirigeants de l'USBD, cet objectif relatif au maintien n'est guère une tâche aisée. Pourquoi ? «Sincèrement, nous disposons d'un groupe capable d'assurer le maintien, mais nous sommes confrontés à un problème crucial, à savoir que nous sommes lésés par l'arbitrage. Comment peut-on travailler avec ces conditions que je qualifie de lamentables. Nous demandons à certains arbitres, qui nous ont carrément «détruits» à Bechar même, de nous considérer seulement à notre juste valeur», nous a affirmé Missoum Abdelkrim.

Ce dernier déplore également le manque de finances, ce qui les empêche de faire face aux nombreuses charges du club. A titre d'exemple, selon ce même responsable, un seul déplacement coûte un minimum de 10 millions de centimes et où les joueurs passent dans la plupart du temps la nuitée dans des auberges sans aucun confort. «Exceptés les 240 millions de centimes émanant de l'APC et du Fonds de Wilaya, nous n'avons reçu aucun centime pour cette nouvelle saison. A propos de transport, il y a un seul bus pour quatre clubs de Bechar, l'ESB, l'USBD, la JSB et le MC Debdeb», conclura-t-il. Dommage, c'est le moins que l'on puisse dire pour cette sympathique formation du quartier populaire de Bechar Djedid qui recèle en son sein de bonnes individualités qui méritent une meilleure prise en charge par les autorités concernées.
par Sofiane publié dans : Actualité
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Lundi 31 décembre 2007
Pas moins de 1.000 logements sociaux seront distribués dans les 4 prochains mois de l'année 2008, dans la wilaya de Béchar; 500 logements sociaux uniquement pour le chef-lieu, a indiqué le wali Azedine Mecheri à l'occasion du forum de la radio de Béchar, organisé chaque vendredi.

Le 1er responsable de la wilaya s'est engagé pour que l'opération de distribution des logements se déroulera dans la transparence totale et le respect des lois en vigueur.

Ce qu'il y a de nouveau dans cette wilaya est l'opération de lutte contre l'habitat précaire pour laquelle un projet de construction de 500 logements a été inscrite. Les travaux seront lancés ces jours-ci, après finalisation des procédures administratives.

Ceci va permettre d'améliorer les conditions d'habitat d'une tranche de la population recensée dans le cadre de l'élimination de l'habitat précaire. Pour le logement rural, toutes les communes de la wilaya ont bénéficié des quotas. La grande opération, dans cet axe d'habitat rural, a été enregistrée dans la cité Elzerigatte, où 840 familles ont bénéficié d'un logement rural. Un montant de 42 milliards de centimes a été réservé par l'Etat pour que chaque bénéficiaire ait droit à 50 millions centimes pour reconstruire son habitation. Les habitants de cette cité ont commencé à reprendre la construction de leurs habitations selon les cahiers des charges fixés par l'Etat. L'ancien quartier, qui était en état de démolition se transforme, aujourd'hui, grâce à l'effort de l'Etat, en un nouveau quartier avec un nouveau look. Une opération très appréciée par cette population et qui a permis la création d'emplois dans un quartier jugé pauvre.

Il est à noter qu'une nouvelle dynamique de développement local est observée dans la wilaya de Béchar où de grands projets sont lancés à travers toutes les communes et daïras de la wilaya.


Source: S. Bentouba, Le Quotidien d'Oran.
par Sofiane publié dans : Actualité
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Dimanche 30 décembre 2007

M. Dahane Djelloul, président de l’association «Sanabil Laâouadj», au sein de laquelle activent des agriculteurs exploitant les terres de Ârch O/Sid Cheikh, à 2 km de Béni-Ounif, s’est rapproché de la Voix de l’Oranie, pour déplorer l’état d’abandon d’une retenue d’eau ayant coûté pas moins de 8,5 milliards de cts aux caisses de l’Etat.


Cet ouvrage hydraulique devait être construit, rappelle-t-il, en l’espace de 8 mois. Selon M. Dahane Djelloul, notre interlocuteur au sein de cette association, l’entrepreneur chargé de la réalisation de cette retenue collinaire, a seulement posé le béton dit de «propreté» et a levé les voiles, en abandonnant le projet depuis bientôt 8 mois, après avoir emporté son matériel sans espoir de retour et non sans avoir encaissé 8,5 milliards de cts. Le suivi de cette opération, ajoutera-t-il, devait être assuré par le H.D.S de Djelfa. Ces terres ârouch, selon notre interlocuteur, sont pourtant réputées rentables, surtout en saisons pluvieuses, où elles arrivent à donner un rendement de 100 quintaux d’orge ou de blé à l’hectare. Il en est de même dans la culture des pastèques, des melons et des petits pois. Cette retenue d’eau aurait pu servir en fin de saison de pluies, mais...», s’est-il interrompu à bout d’arguments. C’est ce qui incite cette association à demander au wali de Bechar, de diligenter une enquête sur cette affaire, qui relève de l’arnaque et pour déterminer qui a pu valider le «service fait» pour une telle escroquerie commise au détriment du développement de l’agriculture dans la région.

 

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

par Sofiane publié dans : Actualité
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Dimanche 30 décembre 2007
La petite localité de Rosfa Taïba, relevant de la commune de Béni-Ounif, vient de bénéficier d’une enveloppe de l’ordre de 1 milliard de centimes, destinée à l’aménagement du cadre urbain, ainsi que d’une ambulance tout terrain.

La localité de Rosfa Taïba serait pour ainsi dire, coupée de toute communication, n’était-ce l’existence du chemin de wilaya la rattachant à la RN06. Le téléphone en effet s’y est inscrit aux... abonnés absents et supplanté par un poste VSAT (via satellite), installé au niveau de l’antenne administrative. La salle de soins dispose, pour tout personnel, d’un infirmier polyvalent, puisqu’il cumule sa fonction avec celle de chauffeur d’ambulance. L’école aussi n’échappe pas au cumul des fonctions, puisque le seul instituteur possède la double casquette de chargé d’école et d’enseignant dans une classe unique affichant pas moins de six niveaux différents. Soucieux d’améliorer le cadre de vie des jeunes de cette localité, le chef de l’Exécutif de la wilaya, M. Mecheri Azzeddine, leur a laissé le choix entre s’organiser en coopérative d’élevage de poulets de chair ou de se faire construire 10 locaux commerciaux. Proposition qui n’a guère enchanté les vieux de cette localité, s’exprimant à la place des autres, puisqu’ils ont décliné ces offres et demandé seulement des emplois, dans le cadre de l’emploi des jeunes. Mais le wali s’en est tenu à ses premières suggestions, qui ont le mérite d’être durables et génératrices de richesse et d’emplois.

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

par Sofiane publié dans : Actualité
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Dimanche 30 décembre 2007

Les habitants de Ksar Fendi, relevant de la daïra de Béni-Ounif, ont soumis parmi leurs doléances exposées au wali de Bechar, M. Mécheri Azzeddine, qui était leur hôte récemment, la difficulté de scolariser leurs enfants.

Il faut dire que Ksar Fendi avait, comme toute localité qui se respecte, sa petite école. Hélas, pour des raisons sécuritaires, semble-t-il, cette école a été transformée en casernement de la garde communale, et ce, depuis 1999.
 
Date à partir de laquelle, les familles du ksar envoient leurs écoliers vivre chez des proches à Béni-Ounif, 60 km plus loin, pour y poursuivre leur scolarité.

 
En réponse, le chef de l’Exécutif de la wilaya a justifié l’impossibilité de répondre à leurs vœux, compte tenu de la faible population en âge d’être scolarisée localement.
 
Cependant, il leur a promis de discuter du problème avec le directeur de l’Education, pour trouver un compromis dans un proche avenir. La seconde doléance avait trait à l’absence d’une salle de soins et pour laquelle le wali a décidé d’aménager et équiper un espace prévu à cet effet, au niveau de l’antenne administrative. Il en a profité pour instruire le DSP de la wilaya d’affecter un infirmier en permanence aux soins d’urgence, notamment ceux nécessités par les piqûres de scorpions et autres serpents venimeux.
 
Dans le même sillage, il a aussi affecté à Ksar Fendi une ambulance tout terrain, sur les 23 que vient d’acquérir récemment la DSP pour desservir les localités reculées.
 
Pour ce qui est de la réfection du chemin de wilaya, qui rattache cette localité à la RN06, le wali a ordonné aux services concernés de colmater les nids de poule, en attendant la rénovation de cette route, à inscrire en priorité dans le programme de rattrapage 2008. Enfin, une enveloppe de 01 million de dinars a été allouée à la construction d’un mur d’enceinte pour le cimetière des Chouhada, tombés lors de l’insurrection historique de Sidi Cheikh Bouamama.
 

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

par Sofiane publié dans : Actualité
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Samedi 29 décembre 2007
Le coup d’envoi du 8e marathon des dunes de Beni Abbès a été donné jeudi dernier à l’hôtel touristique de cette ville et s’étalera jusqu’au 14 janvier prochain. Au programme de cette manifestation sportive et culturelle, qui est à sa 8e édition et à laquelle prendront par cette fois-ci 160 participants dont une cinquantaine d’étrangers, figurent plusieurs activités dont des soirées musicales, des visites guidées à l’ermitage de Pierre de Foucauld, des conférences sur l’écotourisme et des circuits touristiques. Aussi, des journalistes de plusieurs chaînes étrangères (TF1, TV5, RFI) vont suivre ce marathon dont le principal objectif est de découvrir la beauté et la stabilité de notre pays. Tous les participants que nous avons rencontrés ont déclaré qu’ils ont découvert une belle région et une population très accueillante. Une Algérienne résidant à Paris, cadre au sein de la société Philips, nous a déclaré qu’elle a été surprise par la région de la Saoura connue par les dessins et les reflets qui remontent à plus de 30 000 années ainsi que la grande palmeraie et des ksars majestueux.


Source : R. Roukbi, Liberté.
par Sofiane publié dans : Culture
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Mercredi 26 décembre 2007




La présence de l’Homme dans la région de Taghit
remonte à la nuit des temps. Les multiples sites de gravures rupestres de l’ère paléolithique témoignent d’un environnement luxuriant, où l’eau, la végétation, et une faune variée constituaient un écosystème riche.

 

Les vestiges de Ksour très anciens à l’appareillage "paléo berbère" sont toujours visibles sur les escarpements de la rive droite de la vallée de l’oued "Zousfana". Ces sites archéologiques dates probablement d IIè s. Avant J.-C.

 

Au VIè s. de notre ère, les "Beni- Goumi" originaires de la tribu de "Zenâta" sont considérés comme la première peuplade à s’établir sur le site actuel de Taghit, guidés par le saint Sidi M’hamed Bayazid venu de Bagdad pour prêcher l’Islam, qui les convainquit de descendre des hauteurs escarpée de la rive droite vers la rive gauche de l’oued.

 

Cette descente vers un site relativement peu élevé, a placé Taghit dans une situation de vulnérabilité face aux agressions. La faible hauteur de la muraille et l’empilement graduel des maisons ne constituaient pas un système de défense infaillible. 

 

En fait, Taghit à l’instar d’un certain nombre de Ksour était avant tout un établissement humain édifié par des agriculteurs sédentaires attirés par l’abondance de l’eau et la fertilité des terres. Par sa position sur la route des caravanes cette oasis a également joué le rôle d’une halte importante dans le commerce transsaharien ; Les flux allaient de Tlemcen et du Maroc jusqu’à Gao au Mali et au Soudan. Le Ksar constituait aussi un véritable grenier collectif où les grains, les dattes, les olives, les aliments de bétail étaient entreposés en sécurité.

 

Urbanisme :

 

Véritable dédale sombre et mystérieux de ruelles " Zguag" et d’impasses "zriba" le système de circulation à l’intérieur du Ksar est formé par l’enchevêtrement de passages étroits et sinueux dont la couverture par endroit et à des intervalles irréguliers permet un jeu de lumière claire/obscure qui est loin d’être fortuit. Il sert au marquage des différents seuils d’intimité. C’est ainsi que l’obscurité plus importante sur des fragments de passages menant vers les impasses repousse l’étranger non averti vers l’axe principal qui va de l’entrée du Ksar au sud jusqu’à la sortie nord vers la palmeraie. Cet axe est jalonné par des placettes, la mosquée et quelques commerces. Deux autres axes secondaires viennent desservir les autres parties du Ksar dans le sens est-ouest. Les quatres "Droubs" ou quartiers du Ksar nommés "Bouchlih", " En Wader", "En Wadey", "L’ahnayen" partagent les mêmes structures communautaires :

 

La Mosquee :

 

La mosquée avec son école coranique " la medersa" est l’élément exceptionnel, ordonnateur et rassembleur. elle se distingue par sa centralité et par sa taille, son minaret dont la hauteur dépasse la silhouette des maisons joue le rôle de repère et de symbole de la prééminence du sacré sur les choses d’ici-bas. L’absence d’ornementation rappelle ici les règles de simplicité et de sobriété qui régissent le vécu de ces habitants.

 

 

 

Djemaâ :

 

La "Djemaâ" joue elle aussi un rôle prépondérant dans la vie communautaire des habitants, et porte en fait une double signification : d’une part c’est une assemblée de notables et de sages "chioukhs" qui gèrent les intérêts et les conflits de la communauté et d’autre part, et par extension c’est aussi le lieu où se tiennent les réunions. Composée par la juxtaposition de trois placettes : la place du Souk à l’entrée du Ksar, la place de la mosquée et la placette "Mghizra", la "Djemaa" est aussi un espace de rencontres, de discussions, et de culture pour les hommes

 

Des banquettes en dur couvertes de dallettes en pierre sont disposées de part et d’autre des passages qui lient les trois placettes un trou creusé dans l’une d’elle sert à la préparation de la poudre, "le Baroud". Occasionnellement, lors des fêtes locales les femmes se tiennent en retrait pour assister et participer aux festivités, ainsi le souci de séparation des sexes exigée par la tradition est sauvegardé. A l’extrémité nord, le rempart accompagne la déclivité du terrain quelques mètres plus bas pour inclure l’unique puit à l’intérieur du ksar.

 

La "Djemaâ" joue elle aussi un rôle prépondérant dans la vie communautaire des habitants, et porte en fait une double signification : d’une part c’est une assemblée de notables et de sages "chioukhs" qui gèrent les intérêts et les conflits de la communauté et d’autre part, et par extension c’est aussi le lieu où se tiennent les réunions.

 

Composée par la juxtaposition de trois placettes : la place du Souk à l’entrée du Ksar, la place de la mosquée et la placette "Mghizra", la "Djemaa" est aussi un espace de rencontres, de discussions, et de culture pour les hommes. Des banquettes en dur couvertes de dallettes en pierre sont disposées de part et d’autre des passages qui lient les trois placettes un trou creusé dans l’une d’elle sert à la préparation de la poudre, "le Baroud". Occasionnellement, lors des fêtes locales les femmes se tiennent en retrait pour assister et participer aux festivités, ainsi le souci de séparation des sexes exigée par la tradition est sauvegardé. A l’extrémité nord, le rempart accompagne la déclivité du terrain quelques mètres plus bas pour inclure l’unique puit à l’intérieur du ksar.

 

Architecture :

 

Ed-dar,ou la maison Ksourienne renvoi aussi bien dans son appellation que dans son mode d’organisation à la maison orientale. C’est une maison à cour interieure, introvertie et généralement bâtie sur deux niveaux. Seule une porte sur le mur extérieur aveugle permet le contact avec la ruelle à travers une "skiffa", espace d’entrée en chicane destinée à briser la vue vers le cœur de la maison et préserver l’intimité

 

Organisation de la maison :

 

Au niveau bas, l’espace "Wast-ed-dar" occupe une place primordiale aussi bien par sa position centrale que par ses fonctions multiples. Bien plus qu’un espace de distribution, c’est l’espace de prédilection pour les activités domestiques ( la cuisine, le tissage, etc.). C’est aussi un lieu de réunions et de disussions.Une petite ouverture "Aîn-ed-dar" pratiquée dans le plafond permet d’assurer un éclairage suffisant, car ici, l’éclat du soleil atteint son paroxysme.

 

Autour de Wast-ed-dar, les "Biout"( pluriel de beyt), de petites pièces sont prévues pour le stockage "Beyt el aoula"( grains, les dattes, le fourrage et les jarres d’eau), pour l’étable "Beyt echiah (chèvre, âne,… ) , ou consacrées au repos. Autour de Wast-ed-dar, les "Biout"( pluriel de beyt), de petites pièces sont prévues pour le stockage "Beyt el aoula"( grains, les dattes, le fourrage et les jarres d’eau), pour l’étable "Beyt echiah (chèvre, âne,… ) , ou consacrées au repos.

Source : M. Sariane, M. Beztout.

 

par Sofiane publié dans : Saoura
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Mardi 25 décembre 2007

Présentation générale :

Localité situé à 22 km à l’Ouest de Bechar, chef lieu de Daïra, kenadsa est une agglomération ancienne qui a la particularité d’avoir au milieu de XX ème s, un important centre minier où le charbon était extrait par la sociétés des houillères du Sud Oranais, les vestiges de cette industrie sont visibles à l’entrée et à la périphérie du village. Kenadsa est connu pour son ksar atypique et aussi pour son importante Zaouïa de la confrérie des Ziania.

 

Milieu Naturel :

Le milieu naturel dans lequel s’inscrit le ksar est largement semblable à celui de la majorité des ksour du Sud Ouest Algérien. Hamada ou falaise rocheuse (ici la Barga), dunes de sable, et la palmeraie qui s’ètire le long de l’Oued, sont les éléments quasi constants du paysage ksourien.

 

Aperçu Historique :

Le premier noyau de kenadsa est une casbah édifiée au 15è siècle durant le règne de la dynastie des Saâdéens. Cette entitée était formée par un ensemble de constructions protégé par une muraille, flanquée de tours de guet. Le choix de ce site qui se situait à l’intersection de deux pistes chamelières, a été dictée par la question vitale de l’eau. En effet, une peuplade guidée par le saint Sidi El Hadj Abderrahmane qui cherchait refuge dans la région, fût attirée par la source d’eau au lieu dit « Laouina » et décida de s’établir à cet endroit. La casbah était dotée des différents éléments constitutifs d’un ksar : remparts, mosquée, cimetière, Souk. La position du Ksar au carrefour de deux routes caravanières favorisa rapidement son essor, d’abord économique et à un certain degré religieux et culturel, suite à la fondation de sa mosquée, baptisée au nom de son fondateur et appelée plustard Mosquée Bi Atiq. Ce lieu de culte qui avait la particularité de se situer à l’extérieur du Ksar, servait aussi d’espace d’accueil et de refuge aux étrangers de passage, grâce à ses annexes destinés à cet usage. Au 17è siècle, un événement important allait bouleverser le statut de Kenadsa. Ce fût l’arrivée du Cheikh Ben Bouziane qui insuffla un nouvel élan au développement de ce qui était une simple casbah, pour devenir une véritable cité ksourienne, siège de la Zaouïa Ziania. Désormais, « Laouina » changea de nom et de statut. Elle prit le nom de Kenadsa et passa d’un petit relais caravanier à un centre spirituel, culturel et commercial, qui rayonnait sur tout le Maghreb et une bonne partie de l’Afrique. Conséquences directes de cet essor vertigineux, l’apparition de nouveaux besoins et la croissance du tissu urbain. De nouveaux quartiers virent le jour pour accueillir les nouveaux arrivants. Durant la période précoloniale qui a connu une grande instabilité politique au Maghreb, la région du Sud ouest algérien vivait dans l’insécurité, et les déplacements étaient périlleux, particulièrement pour les caravanes chargées de marchandises. La gestion des territoires était l’apanage des Zaouïa qui garantissaient la protection des caravaniers contre les attaques des brigands en échange du paiement d’un tribut en plus d’une déclaration d’allégeance. La Zaouïa Ziania a été l’une des plus influentes dans ce domaine en dehors de son rayonnement spirituel et culturel.

 

Urbanisme

 

Niché au piémont de la Barga, le ksar s’intègre parfaitement aux modestes dunes qui longent la falaise rocheuse. De l’extérieur le ksar se présente sous forme d’un amoncellement harmonieux de volumes cubiques, couleur ocre grise, qui se noie totalement dans le paysage, seul le minaret de la mosquée se détache par sa couleur blanche et sa forme élancée

 

La configuration spatiale du ksar obéit à un double souci : permettre une vie autonome aux différents quartiers et assurer l’unité de l’ensemble de la communauté. La Zaouïa et la nouvelle Mosquée Ben Bouziane formant un noyau, autour duquel gravitent les différentes parties qui se distinguent les unes des autres, par la morphologie, la fonction et le rang social des occupants : au centre le quartier des « Mrâbtin », ces nobles(Shurfâ), descendants de Sidi M’hammad Ben Bouziane et occupant de splendide demeures appelées « Dwiriyat, pluriel de Dwiriya ».

 

Autour de ce noyau, se trouve dans la partie basse du ksar le groupe ethnique originel les « Thata » et dans la partie haute réside les populations des migrants qui sont venues se greffer au ksar à la recherche de la bénédiction « Baraka » du Cheikh. La configuration du ksar reflète fidèlement la composition ethnique et en même temps l’organisation socioéconomique du ksar. Plusieurs droub portent des noms de groupes généalogiques : derb : Dkhîsa, Hjâwa, A`mûr, Hmiyyân, Ulâd Sîdî `Alî. D’autres, des noms de corps de métiers : Darb al-haddâda ( rue des forgerons) ou celui des fakhkhâra (potiers).

 

Deux voies principales parcourent le kasr : Derb Es Souk et Derb Dlima (ou Dkhissa). Plusieurs lieux publics relient ces deux axes : la place du ksar, la place de la mosquée, la fontaine Sidi M’barek, le cimetière et ses mausolées, Bit El Khalwa et la maison du Cheikh.

 

Une Dwiriyat principale, plus somptueuse constitue le siège de la Zaouïa et la demeure du « Sayyid » le Cheikh de la zaouïa. C’est dans cette demeure que se règlent les conflits et s’organisent les festivités. Actuellement cette Dwiriyat est désignée par une ancienne appellation "Er-riyyâd" 


Architecture

 

Hormis l’importance de sa Zaouïa, Kenadsa se démarque, physiquement des autres ksour par la grandeur relative de son architecture et la richesse du détail de ses constructions. Autres particularité, la présence des « Dwiriyat ».


Ces habitations d’une splendeur exceptionnelle témoignent de la variété et la richesse des arts et métiers qui activait dans le ksar. Contrairement à la signification littérale de son appellation qui veut dire petite maison, la Dwiriya est relativement plus grande qu’une habitation ordinaire c’est qu’elle est la demeure La dwiriya est à la fois un espace public et un espace privé. Espace public, car c’est ici que le « Mrâbet » reçoit les visiteurs, prie et dispense ses enseignements et en même temps c’est l’espace familial puisque la famille du mrâbet y réside. Naturellement la séparation entre ces deux domaines est clairement séparée.

 

La surface importante de la maison permet une ségrégation facile de ces activités antinomiques. Lieu de méditation, bibliothèque, salon de réception, la « jalsa » est l’espace distinctif de la dwiriya. Creusée, telle une alcôve dans l’un des côtés encadrant la cour de la maison qui bénéficie d’un traitement particulier en matière de décoration : de splendides sculptures ornent les parois du patio qui sont-elles mêmes protégées par un système d’arcature. Les autres ailes de la maison sont occupées par les fonctions qu’on retrouve ordinairement dans les maisons.


Source : M. Sariane, M. Beztout.
par Sofiane publié dans : Saoura
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Lundi 24 décembre 2007
undefinedundefinedSitué à une vingtaine de kilomètres de Béchar, le Barrage de Djof el Torba a été construit en 1962
il a une capacité de 360 millions de mettre carré, il alimente Bechar Kenadsa et Abadla.

Source : www.frank-roester.de
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Mardi 18 décembre 2007
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Source : www.frank-roesler.de
par Sofiane publié dans : Photos
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