Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Béchar et la région de la Saoura
  • Béchar et la région de la Saoura
  • : Tout sur Béchar et la région de la Saoura
  • Contact

Pratique


Pour pouvoir lire tous les articles, il existe trois moyens :

1- En cliquant sur les dates du calendrier (en haut à droite).
2- En consultant les archives (en bas à gauche).
3- En cliquant sur les catégories (à doite).

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis de navigation ou pour toute autre question.



Top classements des meilleurs blogs weblogs
 
 

Livre d'or Saoura

Envoyer une carte postale

Recherche

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 19:40
En se rendant à Bechar, dans le cadre de la 1ère rencontre des écrivains de l’exil, le docteur Yolanda Guardi du département de la traduction de l’Université de Milan en Italie ne se doutait pas que les intellectuels de la capitale de la Saoura lui réserveraient une surprise. Et quelle surprise ! Ils lui ont organisé une réception conviviale pour fêter son anniversaire qui coïncidait avec le jour de son passage dans leur ville, le 26 juin.
 
C’est un cadre de la bibliothèque natio-nale chargé de l’accompagner qui a vendu la mèche aux Becharis. Aussi, l’hôte italienne fut émue devant tant d’égards qui démontrent que l’hospitalité des Algériens n’est pas une légende. Le docteur Yolanda Guardi peut être considérée, pour de nombreuses raisons, comme étant l’ambassadrice de la littérature algérienne en Italie.

Née à Milan le 26 juin 1958, elle obtient un doctorat sur une étude de la littérature allemande à l’université de sa ville natale, puis entreprend des études en langue arabe qui seront couronnées par un second doctorat dont la thèse se centre sur l’œuvre littéraire de .. Abdelhamid Benhadouga. Pourquoi ce choix ? L’hôte de la Saoura dira tout simplement qu’étant mariée à un Algérien, c’est ce dernier qui l’éclaira en lui offrant à lire «Demain, un autre jour» autrement dit «Ghadan Yaoumoun Jadid» du romancier algérien. Ce fut le déclic. Yolanda Guardi est également auteur de trois livres, à savoir «l’Islam en Italie», «Façons de se guérir avec le Coran» et «Etude anthropologique du monde arabe». Elle a traduit également l’œuvre de Khellas et travaille actuellement sur la traduction du «Zelzel» de Tahar Ouatar.

En ce qui concerne l’image que se font les Italiens de la littérature algérienne, elle dira que les éditeurs avancent que celle-ci ‘ne se vend pas’, c’est ce qui a fait que la traduction de «Ghadan Yaoumoun Jadid» est restée dix ans dans le tiroir de son éditeur avant de voir le jour, l’œuvre de Khellas, trois ans. Ce que j’entreprends dans le domaine de la traduction de la littérature algérienne, je le fais en tant que volontaire ayant pour objectif de faire connaître aux Italiens ceux qui écrivent en italien, en l’occurrence Amara Lakhous, Tahar Amri et Abdelmalek Sémari, mais les académiciens les considèrent comme étant des auteurs italiens. Elle ajoutera que pour elle les œuvres de ces auteurs, bien qu’écrites en langue italienne, se basent sur des références culturelles arabes. En ce qui concerne une œuvre de Sémari, formée de deux parties dont la première reflète sa vie en Algérie et la seconde celle vécue en Italie, l’éditeur a voulu supprimer la partie algérienne. L’hôte de la Saoura précise que les traducteurs italiens, lorsqu’ils entreprennent la traduction d’une œuvre littéraire, pensent d’abord à la langue italienne sans se soucier des finesses et des subtilités de la langue d’origine de l’œuvre traduite, ce qui les confine dans l’égocentrisme de la traduction. Quant au lecteur, il lit ce qu’on lui donne à lire. Pour ce qui est des auteurs algériens d’expression française, Yolanda Guardi dira que le ministère des Affaires étrangères français les fait traduire en italien comme étant des écrivains français, francophonie oblige, et les considère comme chasse gardée. Il existe bien des échanges bilatéraux entre l’Italie et l’Algérie mais ils concernent les échanges économiques et des transferts de technologie. Pourquoi ne pas faire en sorte qu’il y ait aussi des échanges culturels, pour comprendre l’autre?


Auteur: Messaoud Ahmed,  La Voix de l'Oranie.

Partager cet article

Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article

commentaires