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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 12:05
L'ANCIEN QUARTIER JUIF DE LA VILLE : UNE PLAIE PURULENTE A CIEL OUVERT

L'ancien quartier juif est une véritable plaie purulente en plein milieu de la ville. Cet ancien quartier qui jouxte la «grande rue» (colonel LOTFI) est constitué de beaucoup de vieilles constructions en toub (briques de terre séchée) qui menacent ruine. D'autres sont de véritables ruines effondrées, servant de dépotoirs aux riverains. Pourtant, une partie de ce quartier a subi dans un passé récent, une rénovation non négligeable. Des îlots de maisons entiers ont été rasés et remplacés par des immeubles neufs, quoique d'une architecture fort contestable, mais cependant sans comparaison avec ce que c'était. Des banques, certains administrations et organismes publics y ont élu domiciles, des commerces ont ouvert dans les rez-de-chaussée et des habitations ont été distribuées à des particuliers. Comment on a pu s'arrêter là, laissant l'autre moitié du quartier en ruine ?! Un quartier moderne jouxtant des ruines ?

Une chance sans pareille a été ratée. Ces vieilles maisons, anciens «biens de l'Etat» du fait même de ce statut d'appartenance à l'Etat, constituaient une occasion inespérée pour les pouvoirs publics pour déloger les occupants et raser complètement ce quartier qui est un avilissement honteux pour la cité. Au lieu de cela, «les occupants» ont été «régularisés» par des désistements à leur profit. Devenus propriétaires, il est difficile aujourd'hui aux pouvoirs publics de les exproprier. Quand bien même ils n'ont pas les moyens pour reconstruire leurs masures, ces propriétaires espèrent toujours en tirer une fortune du fait de leur emplacement en plein centre ville, parce que eux, ils habitent ailleurs ! Ainsi, une maison en toub qui tombe qui est une ruine peut rapporter gros. Seulement les acquéreurs ne semblent pas se bousculer au portillon, ce qui explique le statu quo actuel. Un statu quo amère : en effet il s'agit du centre ville. Et ce centre ville est pris ainsi en otage ! Un quartier qui devient, dès la nuit tombée un véritable coupe-gorge. Les agressions et les rixes de rues y sont monnaie courante et ce, malgré un renforcement des services de sécurité. Ces lieux sont devenus le rendez-vous de toute la jeunesse égarée de la ville : dealers à la sauvette, drogués, ivrognes, asociaux et tous les marginaux s'y rencontrent dès la nuit tombée. Même le jour il est difficile pour une femme ou une jeune fille de s'y aventurer seule sans craindre d'être agressée.

«LA GRANDE MAISON» ET LE RESTE


Cet état de fait est aggravé par la présence en plein milieu de ce quartier comme le nez sur le visage, de la «grande maison» (dans le langage populaire local «grande maison» signifie «maison de tolérance»). Un tabou faussement ignoré depuis l'Indépendance du pays. Cet «établissement» qui date de l'époque coloniale avait peut-être sa raison d'être à cet endroit précis eu égard au contexte colonialiste : Béchar était une ville de garnison qui pullulait de militaires de l'armée d'occupation et la présence de la Légion Etrangère était une composante non négligeable de cette armée. Le contexte ayant diamétralement changé et eu égard à notre culture, notre éducation et nos traditions religieuses, la présence de cet établissement à cet endroit, est une survivance pour le moins anachronique et un paradoxe bizarre. Une mosquée est à quelques encablures. Si l'on considère qu'il s'agit «d'un mal nécessaire» (ce qui est le cas puisque cet établissement n'a jamais été fermé, il est comme son nom l'indique «toléré» implicitement), son transfert ailleurs, vers la périphérie non constituée d'habitations particulières, parait s'imposer de lui-même, par exemple près de casernements où d'ailleurs, une surveillance plus rigoureuse est possible. En outre, fait aggravant, comme par un malheureux des hasards, dans la proximité immédiate de cet «établissement» tous les marchands de boissons alcoolisées ont pignon sur rue. Comme il n'y a qu'un seul bar dans tout le centre ville, une tension s'exerce sur ces commerces dès la tombée de la nuit.


UN COMPLEXE SPORTIF EN ETAT DE DESHERENCE DE FACTO



Le lycée «Colonel Othmane» plus connu sous le nom de «Lycée Polyvalent» de Béchar a été construit au début des années 1960. Il s'agit du premier lycée «de l'Indépendance» pour toute la région du sud ouest. De ce fait, cet établissement jouit d'une certaine «aura» par rapport aux autres lycées de la capitale de la Saoura. Cette aura ne lui confère cependant pas une supériorité dans la qualité de l'enseignement qui y est dispensé par rapport aux autres lycées. Loin s'en faut. Mais, il s'agit du premier lycée qu'a connu la région et les premiers bacheliers formés sur place sont issus de cet établissement. A distinguer cependant «des premiers bacheliers de la région», parce ce que avant ce lycée, les élèves ayant franchi l'enseignement moyen se dirigeaient vers les lycées des villes du nord du pays, généralement celles de l'Ouest : Oran, Tlemcen, Bel-Abbès...

Il s'agit donc d'un lycée pour lequel les générations des années cinquante et soixante, voire même soixante dix ont une connotation sentimentale particulière. Elles ont une tendre affection pour «cette institution» qui, pensent-ils, a fait d'eux ce qu'ils sont actuellement : on y dénombre en effet beaucoup d'universitaires dont certains sont très connus. C'était pour ces générations le Lycée avec un grand «L». Et en un sens il n'ont pas tout à fait tort : il s'agit en effet d'un beau et grand lycée. De ces lycées que l'Algérie de Boumediene pouvait construire. «Un lycée polyvalent», entendre par là que l'on pouvait y enseigner toutes les disciplines scientifiques et y compris «sportives».

Et comme de juste ce sont de ces dernières dont il s'agit. Et elles ont valu à ce lycée un beau complexe sportif. Un immense complexe sportif faisant partie intégrante du dit lycée. Ce complexe qui aujourd'hui coûterait une fortune colossale si on devait le reconstruire, est constitué de pas moins d'une dizaine de terrains où peuvent être pratiquées les principales disciplines du sport collectif. Construit en dégradé suivant la configuration du sol, il y a au milieu de ce complexe un terrain de football comme de juste, avec gradins et des pistes de course où ne manquent que les starting-blocks et le traçage des lignes de démarcation pour que ces pistes soient praticables. Il y a également les aires d'athlétisme (pour le lancement de poids, pour le saut en longueur, le saut en hauteur etc.). Les autres terrains dont la majeure partie est construite en dur, sont répartis en amont et en aval par rapport au terrain de football. Donc on peut y pratiquer le football (le sport roi), le basket, le handball, le volley-ball, le tennis etc. terrains où ne manquent que les filets pour chaque discipline et ce, sans compter la pratique possible de presque tous les sports individuels.

Ce complexe est également doté d'une grande salle de gymnastique et aussi d'un logement de fonction qui apparemment semble occupé depuis toujours.

Ce complexe est depuis des décennies laissé à l'abandon total ! Il jouit pourtant d'une position urbaine privilégiée (centre ville). Voilà un bien de l'Etat, puisqu'il appartient officiellement à un établissement public à caractère administratif, à savoir le Lycée Colonel Othmane qui est ignoré complètement, abandonné sans aucune autre forme de procès et ce, au vu et au su de tout le monde. Ainsi, ressemble-t-il à un bien en déshérence dans la mesure où son accès est public et n'importe qui peut y accéder sans aucune contrainte à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit !

Il est vrai qu'à l'origine il était fermé puisqu'il est doté d'un mur d'enceinte et d'un portail métallique. Il s'agit plutôt de trois grilles à claire-voie : une grande porte au milieu et deux petites portes latérales. Les deux portes latérales sont grandes ouvertes en permanence depuis longtemps et servent de passages aux habitants du quartier dit «Météo» qui trouvent par ce biais un raccourci entre leur quartier et la ville. Traverser par le complexe est devenu depuis longtemps un passage «obligé», plutôt «naturel» est-on tenté de dire. De l'autre côté du passage, des inconnus avaient pratiqué une brèche dans le mur d'enceinte, laquelle brèche élargie avec le temps est devenu maintenant «l'autre porte» d'accès au complexe et donc au passage officieux ! A telle enseigne que les grilles du complexe sont devenues un arrêt de bus pour tous les habitants du quartier «Météo» qui empruntent ce passage. Un passage, qui en principe, n'en n'est pas un mais une propriété de l'Etat, lequel Etat a apparemment laissé son bien en déshérence.

Car en effet, ce complexe n'est pas seulement utilisé par les habitants du quartier «Météo» comme raccourci à leurs domiciles, il est également utilisé par des jeunes qui pratiquent le football par petits groupes sur les divers terrains qui s'y trouvent. Et aussi par des particuliers qui pratiquent le footing. Il est aussi une aire de jeux pour tous les enfants des quartiers environnants. Et c'est là à notre humble avis, le seul côté positif de cet abandon de fait, de ce complexe inestimable. Car en effet, on se demanderait où iraient jouer tous ces jeunes et les moins jeunes qui y viennent faire, qui du footing, qui de la gym, qui jouer au foot et autres sports si le complexe venait à être fermé. D'ailleurs il faut préciser que les responsables du lycée polyvalent ont essayé de le fermer mais il a été chaque fois squatté par les jeunes. Il est fait pour le sport et sinon où iraient-ils ? Cela étant le côté positif.

Mais, il y a un revers de la médaille, qui est le côté négatif. C'est que ce complexe devient à la tombée de la nuit un rendez-vous de toutes les dépravations. Saletés de toutes sortes, Tessons, bouteilles de bière et de vin vides jonchent le sol et les gradins. Si pendant la journée des jeunes viennent y pratiquer du sport, le soir tombé, le complexe sert à d'autres usages et ceux-là bien répréhensibles hélas et nous épargnerons à notre honorable lecteur les détails.

Notre présente contribution n'est pas pour faire fermer le complexe, bien au contraire. Nous trouvons qu'il est très utile la journée et ce à plus d'un titre. Notre seul souci est sa prise en charge pour une utilisation plus efficace, plus rationnelle, plus scientifique même. Il est évident que le Lycée Polyvalent propriétaire de ce complexe, n'en n'a pas besoin puisqu'il ne l'utilise jamais. Il possède d'autres terrains à l'intérieur de son actuelle enceinte. En outre il n'a pas les moyens de gérer un pareil complexe qui dépasse de loin les possibilités budgétaires d'un tel établissement. Nous suggérons un changement de statut pour ce complexe. Il pourrait faire l'objet par exemple d'un transfert à un organisme public à même de le remettre en état car ses différentes installations demandent des réfections sérieuses. Les terrains nus peuvent être plantés d'arbres et mêmes des espaces verts peuvent être créés (actuellement il n'y existe pas un seul bout de verdure). Bien géré il pourra rendre énormément de services à la jeunesse locale et même aux moins jeunes, aider au développement des performances sportives. Il pourrait y être organisé de grandes compétitions au lieu de l'état végétatif dans lequel il se trouve actuellement : la commune ou la direction de la jeunesse et des sports peuvent le prendre en charge par exemple et même la wilaya.

A la limite les habitants du quartier «Météo» peuvent bénéficier du passage qu'ils empruntent actuellement. En effet, celui-ci peut être transformé en ruelle de quelques mètres de large, puisqu'il longe le mur du lycée, et ce, sans pour autant gêner l'intégrité du complexe. Il suffit d'une régularisation administrative et un mur de séparation entre le complexe et le passage en question. Ce dernier est déjà goudronné.


Source : A. Azizi,  Le Quotidien d'Oran.

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Published by Sofiane - dans Actualité
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commentaires

babydollnat 31/08/2007 12:47

slt, stp g besoin de toi pour un pari fait avec un pote : va sur mes articles à moins de 50 com et lache toi!!!!!!!!