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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 20:46

Samy Moulay, le plus jeune des marathoniens, est vivement attendu aux abords de l’arrivée où une foule de jeunes et de moins jeunes participe à la réussite de ce 11e Marathon des dunes qui se déroule du 27 décembre 2010 au 2 janvier 2011 à Taghit-Igli, deux belles stations dans cette splendide Saoura.

En effet, Igli, la deuxième étape, attend Samy, le benjamin sur ses treize ans, un enfant qui nous vient de Djelfa avec son papa, cardiologue de profession, lui aussi marathonien. Elle attend avec une certaine curiosité ce “petit diable” que le bruit désigne, dans la rubrique des potins de la course, comme étant décidé d’aller vers la même performance que celle des deux précédentes années lorsque, serein comme un pinson, il arrive bien en avance, laissant derrière lui son géniteur non moins fier, bien sûr, d’avoir enfanté un grand athlète pour son âge et qui sait, un futur savant, peut-être, s’il reste sur ce caractère de battant… L’année passée, dans le Hoggar, ne m’a-t-il pas dit à l’oreille – que j’ai aussitôt relevé dans un article – : “Je vais vaincre mon papa…” ? Et au paternel, amoureux de la nature et de l’activité physique, de lancer tout fier, loin de son fils, dans un sentiment d’auguste générosité : “Je vais quand même le laisser partir…” !
Ainsi, le Marathon des dunes pour la famille Moulay est une bonne occasion pour se remettre en forme, s’oxygéner et mesurer ses capacités à travers l’effort, en sillonnant de beaux sites que la nature a maintes fois remis à l’œuvre. Il est aussi un événement des plus propices pour les retrouvailles, dans un climat culturel et touristique où la convivialité, le rapprochement et l’entente sont de rigueur. En tout cas, les Moulay, père et fils, sont un exemple de courage, d’engagement, de simplicité et, on ne le dira pas assez, un modèle d’éducation qui gagne à être suivi par les jeunes.
 “Bon sang ne saurait mentir !” car, encore une fois, Samy boucle ses 14 km de la deuxième étape, bien avant son papa, sous les applaudissements nourris d’une population en liesse, plantée là, dans ce décor particulier, divinement paré par Dame Nature qui déploie ses meilleurs atours en cette journée de fête. Aujourd’hui, il est plus qu’évident que Samy embellit ce décor qui est relevé, lui aussi, par les troupes folkloriques auxquelles se mêle l’odeur forte de la poudre que crachent d’un seul coup, en une parfaite harmonie, des tromblons et de vieux fusils évasés, dans un fracas assourdissant.
Pour cela, il y a lieu de signaler que le Tout-Igli a participé, plus qu’ailleurs, grandement, spontanément, à cette 11e édition du Marathon des dunes, qu’ont abrité les luxuriantes oasis des fins confins de la région de Béchar. En effet, la commune a déployé un notable effort de mobilisation de sa population, accueillante, disponible et démonstrative, pour une participation effective à cette fête sportive et culturelle. Igli n’a-t-elle pas été bâtie sur ce lieu de rencontre des Oueds Ghir et Zouzfana qui forment l’Oued Saoura – ce dernier fait son lit le long du Grand Erg Occidental – pour s’étonner qu’aujourd’hui elle aille étreindre chaleureusement tous ses hôtes et leur réserver un excellent accueil ? N’a-t-on pas compris que sa situation géographique, où se réunissent les deux cours d’eau, déteint immanquablement sur le caractère de ses habitants, et lui donne ce nom qui, en “chleuh”, signifie jonction, et par extrapolation, veut dire rapprochement, hospitalité ou encore… partage et convivialité ?
En insistant plus particulièrement sur cette commune, à cause de sa parfaite préparation, nous n’allons pas oublier ceux qui la maintiennent en bonnes conditions d’accueil et de gestion des grandes manifestations internationales. Comme nous n’allons pas oublier que cette dernière édition a été placée sous le haut patronage du wali de Béchar, M. Zaâlène Abdelghani, qui a fait le déplacement à Taghit pour donner le coup d’envoi, saluer tous les participants et les assurer de son entière disponibilité pour que cette manifestation se déroule dans de bonnes conditions.
L’élite algérienne de l’ANP, de la DGSN et autres participants nationaux, auxquels s’unissaient plusieurs étrangers, venus de huit pays, à savoir la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Australie, la Belgique, la Grande-Bretagne, le Canada et l’Autriche, ont fortement apprécié le geste ô combien auguste du premier responsable de la wilaya. C’est alors, qu’avec toutes ces attentions, le Marathon des dunes entrera de plain-pied dans un circuit qui l’érigera comme une manifestation socioéconomique et culturelle des plus grandioses, dans un espace où les oasis sahariennes ne constitueront plus pour la majorité des observateurs étrangers un univers opaque et paradoxal, mais des lieux de confluence des cultures de la Méditerranée et des pays de l’Afrique. 
Sortons de cette merveilleuse cité d’Igli et allons voir les autres aspects de ce marathon plein de promesses, dans ces régions sahariennes, Taghit et autres Beni-Abbès, Kerzaz, Timimoun, que Dieu a faites belles, pour qu’elles s’enorgueillissent d’un splendide paysage aux formes et aux couleurs naturelles admirables. Oui, cette compétition sportive à l’origine, qui se répand sur d’autres horizons où interviennent de riches programmes touristiques et culturels, est en droit de prétendre à sa doyenneté dans ce domaine du marathon, vis-à-vis de secteurs concernés qui, hélas, malgré de grands moyens, font dans les projets sans lendemain. Ceux-là, les secteurs ne comprennent pas que la “visibilité” ne remplace pas l’activité et que la “communication”, même si elle est nécessaire, ne remplace pas l’action. Et, sans complaisance aucune, l’action des Rezkane, au nom de la société Sport Events International, va dans le “moufid”, tant leurs gestes sont multiformes et pleins de recettes concrètes pour un Sud qui souffre de trop d’inconvenances : le laisser-aller et même l’abandon dans certaines endroits. C’est vrai qu’ils ne sont pas l’expédient miracle en ces temps moroses, mais ils contribuent courageusement avec tous ceux qui les entourent, sponsors et autre personnel d’encadrement, à présenter des activités intéressantes et on ne peut plus réalistes, profitables aux régions qui les accueillent.
Ainsi, le sport, il y en avait bien sûr, à côté d’autres activités qui évoluent autour de cette remarquable compétition qui est le Marathon des dunes. Trois étapes ont rassemblé 120 participants, parmi lesquels Samy Moulay le benjamin de 13 ans, Mohamed Selmet, le vétéran de 76 ans, un émigré qui nous vient de Paris qui se proclame toujours jeune, et un nombre éloquent de marathoniens représentants les pays d’Europe. Là, il faudrait peut-être insister sur cette bonne organisation pour dire à ceux du Quai d’Orsay que l’aspect sécuritaire a été bien pris en charge et que notre pays multiplie ses efforts pour garantir la sérénité à ses hôtes.
Sur le plan du tourisme, les Rezkane, avec la collaboration des collectivités locales, ont proposé aux participants, un excellent programme de dépaysement, dans le Sud algérien. Des déjeuners à l’extérieur du camp où ils étaient hébergés, en des repas agrestes, dans des palmeraies, sous des “kheimate”, dans des “zribate”, aux visites des ksour, des monuments historiques, des mosquées très anciennes, des zaouïas, des marchés traditionnels, des gravures rupestres, ça n’en finissait pas dans ce périmètre magnifique où la nature appelle au farniente. Les participants ont eu droit également aux ballades à travers les dunes, à une course de chameaux, aux danses séculaires et à d’autres activités qui relèvent des traditions millénaires, qui leur ont permis d’avoir un bon regard sur le patrimoine matériel et immatériel du Sahara.
Nonobstant ces activités, ils ont tenu, également, à ce que la culture soit là, présente, tous les soirs, parmi les 120 participants et leur aréopage qui formait cet encadrement efficace et non moins attentif. Plusieurs conférences ont été animées par les Kamel Bouchama, ancien ministre et ancien ambassadeur, l’incontournable Yacine Ould Moussa, expert international en économie, Hakim Ferradji, docteur en STAPS de l’université de Rouen et le professeur Hamid Berchiche, ancien ministre, sénateur et doyen de la faculté de droit.
N’est-ce pas du béton un programme pareil qui ne vous laisse aucun répit, mais beaucoup de regrets quand, le dernier jour, lorsque vous êtes sur le chemin du retour, vous vous sentez tristes de quitter ceux que vous avez aimés au cours d’un agréable séjour qui vous parait une éternité ?
Enfin, et on ne le dira pas assez, la société Sport Events International a su mettre au point des techniques aussi diverses qu’ingénieuses dans ce Grand Sud, à travers une compétition haut en couleur. Par ce moyen, elle essaye de faire face, pour ce qui concerne les domaines où elle intervient, aux insuffisances flagrantes constatées dans ces régions qui souffrent d’un manque d’intérêt, malgré le travail inlassable des états-majors locaux qui ahanent – et le verbe est à sa place – pour donner quelque chose à ces populations qui sont en droit de recevoir leur part de sollicitude et de respect.
C’est de cette manière, et seulement de cette manière, que n’importe quel visiteur ose abonder dans le sens de la comparaison en faisant la différence entre ceux qui travaillent et ceux qui… promettent de travailler. Ce n’est pas de la critique gratuite, c’est un constat, hélas douloureux, qui nous fait dire qu’il faudrait que l’on retrousse nos manches et qu’on fasse des efforts pour sortir du confort de la paresse, de la vie au jour le jour, de l’instinct de conservation qui nous protège pour enfin… rattraper le retard. 
Les Rezkane, au nom de la société Sport Events International, ont pris des risques et donné des finalités à leurs mouvements. Alors, plus ces finalités et ces rêves sont ambitieux, plus ils sont capables de les mettre en mouvement, et nous avec eux...

 

Source: K. Bouchama.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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ancien coureur 22/12/2011 21:48


En faisant des commentaires élogieux du marathon des Dunes, vous vous rendez complices d'une organisation mafieuse. En fait, ce qui est décrit dans le papier ci dessous n'existe pas.
L'organisation détourne les sponsors, fait de la fausse publicité,ne respecte pas les règles de la compéteition sportive, n'est pas du tout formée à la compétition ni à la pratique du sport,
rationne les coureurs, distribue de l'alimentation avariée et propose aux coureurs adultes un séjour à peine digne d'un contingent militaire...