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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 08:17

La troupe musicale El Ferda de Kénadsa peut être considérée, à juste titre, comme étant la plus représentative de la région de Bechar. Née dans un ksar du sud ouest algérien, cette troupe n’a eu de cesse de s’imposer dans le domaine artistique à tel point qu’elle a été sollicitée en Libye, au Maroc, en France, en Espagne et récemment au Canada.

Jadis, la Zaouïa de sidi M’hammed Ben Bouziane constituait un pôle du savoir et d’érudition, comme en témoigne les manuscrits jalousement gardés dans la bibliothèque attenant au mausolée du Cheikh. Ce ksar érigé en sanctuaire du savoir a développé une atmosphère propice à l’éclosion d’une culture au sens humaniste qui se perpétue jusqu’au temps présent. Ce rayonnement culturel contribua à la création d’une troupe chantant la Borda et les Madihs du prophète (QSSL) et qui au fil du temps introduisit la rythmique générée par le def ou bendir puis le goumbri emprunté aux Aâbid Zaouïa puis le luth et le violon. L’appellation El Ferda, selon certains, revient au fait qu’on utilisait un roseau rempli d’osselets et couvert d’une peau de mouton tannée qui servait à battre le rythme.


Selon d’autres, c’est une babouche ou belgha avec laquelle on se chaussait les mains pour applaudir ce qu’on appelle Rkik ou applaudissement caractéristique accompagnant les chants dans le Sud. La plus plausible des explications, à notre sens, serait en rapport avec l’utilisation d’une pièce unique en son genre (une grosse djefna d’environ un mètre de diamètre couverte d’une peau et qui sert d’instrument de percussion). La continuité est assurée au sein d’El ferda par le fait qu’on y introduit toujours des jeunes qui font leur apprentissage de la sanaâ par le contact avec les chouyoukh plus âgés et c’est ainsi que la relève est assurée. Tout Kandsi qui se respecte fait appel à El ferda lors des festivités de son mariage. Le thé se prépare près de la troupe en action et les pois chiches torréfiés étaient disposés à proximité. Ces derniers temps, les pois chiches ont cédé la place aux cacahuètes ou aux amandes salées, selon le statut social du marié. Les instruments utilisés par El Ferda sont les bendirs, les taârigettes ou petites derboukas, le luth, les violons, le goumbri, légnibri, la djefna , un mortier de cuivre. El ferda excelle dans plusieurs tobouâ du patrimoine national à savoir le Soufi, El madih, Legnaoui, le Haouzi et le Melhoun, proximité des frontières oblige. Son répertoire spécifique comprend les kassaïde de «Ya Krim el kourama», «Jebtek Dhmane» et sa chanson phare «A Ben Bouziane» dédiée au Saint Patron des lieux. Longtemps confinée dans la région de Bechar, El Ferda s’est d’abord révélée au public algérien en participant à de nombreux festivals nationaux, ce qui l’encouragea à dépasser les frontières du pays. Elle participa au festival de Dames en Libye en 2001, puis poursuivit ses déplacements vers l’Espagne, le Maroc, la France et récemment le Canada. Elle a joué un rôle primordial dans l’organisation du festival du gnaoui qui s’est tenu dernièrement à Bechar et le commissaire de ce festival n’était autre que Bestam Larbi, chef de la troupe El ferda.

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

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Published by Sofiane - dans Culture
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