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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 13:23
L’histoire se déroule dans la paisible localité de Kenadsa, une daïra située à 18 km du chef-lieu de wilaya de Bechar, durant les années 80...

 

 

Tout le monde se souvient, qu’à cette époque, les Galeries algériennes avaient le monopole de la vente au détail des appareils électroménagers et des longues files d’attente qui se formaient les jours d’arrivage de ces produits de l’ENIE, devenue par la suite ENIEM. Les responsables avaient à un moment donné, trouvé une astuce pour permettre à leurs employés de faire du business. Les postulants devaient alors déposer des demandes et attendre le jour où leurs noms soient affichés sur une liste. Bien entendu, les pistonnés et les corrupteurs passaient et repassaient sur ces fameuses listes.

 
 
Les autres devaient patienter... Le muezzin de la mosquée du ksar de Sidi M’hammed Ben Bouziane avait fait sa demande pour un réfrigérateur et attendait patiemment.
 
Tout le monde fut servi du gendarme au policier, du fonctionnaire à la femme de ménage de la mairie et le tour du muezzin n’arrivait pas... Le chef de service des Galeries algériennes qui cumulait la fonction d’acheteur n’avait trouvé que le pauvre muezzin pour exercer sur lui la fameuse «Hogra». Lors d’une altercation verbale qui eut lieu entre les deux hommes, le chef de service dit au muezzin: «Tu ne pourras rien me faire». Le muezzin s’en remit à Dieu et le pria de faire tomber le chef de service entre ses mains. Mais comment? Il était lui même à se demander comment cela arriverait un jour. Le temps passa et le mois de Ramadhan arriva en pleine saison de canicule. Le chef de service et acheteur en même temps rentrait d’une mission juste avant l’heure du S’hour. Il pressait le chauffeur de faire vite car il avait faim et surtout soif. Il descendit du véhicule et courut vers sa demeure. Dans une ruelle, il croisa le muezzin qui allait justement vers la mosquée pour lancer l’Adhan du Fajr. Le chef de service le supplia de retarder de quelques minutes, le temps qu’il prenne une bonne gorgée d’eau. Le muezzin lui demanda alors si c’était lui le chef de service des Galeries algériennes. L’autre dit oui. Alors le muezzin mit son index à l’oreille et annonça la prière sur le champ ne lui laissant aucune chance. Voilà pour la vengeance du muezzin. Et sur un autre registre, voici une histoire sur le degré de nervosité pendant le mois de jeûne. Souvent les gens paisibles s’énervent sans raison apparente durant le mois du ramadhan et imputent leur saute d’humeur, à tort ou à raison au jeûne. On entend le plus souvent dire «Flen rah m’ramdhan». A ce sujet, on raconte que le défunt Cheikh de la Zaouia de Sidi M’hammed ben Bouziane de Kénadsa conversait avec les hommes de son entourage, lors d’une veillée ramadanesque autour d’un thé à la menthe à Dar Diaf ou Maison d’hôte. Le défunt Cheikh qui aimait taquiner ses convives, leur demanda un par un de lui dire à quel moment de la journée du Ramadhan, ils s’énervaient le plus. Le premier répondit que c’est au moment où il devait faire les courses au marché. Le second dit que c’est au moment où il achetait la «Chéma» ou le tabac à priser et qu’il ne pouvait goûter sur place. Le troisième dit que c’est en rentrant chez lui avant le «F’tour» et l’abstinence qu’il devait encore observer pour ne pas toucher aux délicieux mets posés sur la table. Le quatrième dit: «Moi, c’est à la fin du S’hour, lorsque je me lave la bouche et en sachant que j’aurai à affronter un jour de jeûne que je m’énerve déjà...».
 

 

Source : A. Mehaoudi, La Voix de l'Oranie.

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Published by Sofiane - dans Culture
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