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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 19:47

A l’origine, l’actuelle ville de Bechar s’appelait Tagda. L’occupation coloniale du lieu se fit en 1903 et le nom de la Redoute Colomb Bechar construite pour abriter les troupes en 1910 s’étendit à la ville naissante où s’installa une forte immigration d’européens d’une part et de juifs venus de Rissani au Tafilalet d’autre part. Certains écrits de l’époque estiment la population de Colomb Bechar à 20.000 âmes. Entre le Ksar, le maleh juif et la Grand rue, un grand espace fut érigé en place donnant lieu de marché. Les caravanes chargées de marchandises et de bois faisaient halte en ce lieu, ce qui lui donna le nom de «place des chameaux», nom qu’elle mit du temps pour s’en défaire.


Le lieu fut entouré d’arcades ombragées et tout le monde s’y rencontrait. Un ancien directeur d’école à Bechar Djedid, en l’occurrence Raymond Chauvet, rapporte dans son écrit sur la ville qu’en 1914, l’archiduc Ferdinand en visite à Colomb Bechar a admiré l’immense place appelée «Place des chameaux». Les vieux se rappellent avec nostalgie de ce grand marché à ciel ouvert où le négoce était florissant. Au cours de l’après midi, les commerçants couvraient tout simplement leur marchandise d’une toile de jute imbibée d’eau et la retrouvait le soir telle qu’ils l’avaient laissée. Le vol était méconnu, selon eux, à cette époque. La place des chameaux, qu’on appelait avant, selon certains, place de Tanezrouft, fut baptisée plus tard place Luteaud, mais l’appellation, place des chameaux, persista. Etait-ce une résistance au nom colonial? Toujours est-il qu’à partir de 1920, un édifice non moins important vint s’ajouter à un coin de la dite place. C’est le siège de la SATT, autrement dit la Société africaine des transports tropicaux et tout près de là, le Bordj Citroën édifié à l’occasion de la traversée du Sahara par des autochenilles. Une fois sa mission terminée, le Bordj Citroën cèdera la place au siège du territoire français qui donna par extension son nom au quartier limitrophe. Des baraquements furent installés sur cette place qui prit plus l’allure d’un marché que d’une place. Un violent incendie qui eut lieu dans cet endroit lui fit reprendre sa vocation première. A partir de 1950, la place abrita plusieurs manifestations commerciales qu’on appelait à l’époque Souk aâm. Le célèbre cirque Amar y dressa aussi ses chapiteaux à plusieurs occasions. A partir de juillet 1962, la place du Tanezrouft, des chameaux puis Luteaud, abandonna toutes ses appellations pour devenir Place de la République. Au début des années 70, l’endroit devient un espace vert agréablement aménagé et ornementé en son milieu par un jet d’eau lumineux ce qui fit la fierté des bécharis. C’était tellement beau que son image fut utilisée, on s’en souvient, par la télévision nationale avant le début des programmes. Puis certains irresponsables défigurèrent le lieu en y projetant leurs idées de génie. Certains l’ont entouré de barreaudages métalliques, d’autres y plantèrent pêle-mêle des arbres, d’autres autorisèrent la construction de baraquements servant de cafés, etc. Et le lieu qui servait de détente devint un lieu de jeux de cartes et de jeu de dames pour les retraités pendant le jour et un repaire pour les adeptes de Bacchus, le soir venu. Il faudrait revoir la configuration du lieu qui sert de vitrine pour la ville en confiant la tâche à des architectes paysagistes et en recrutant des jardiniers permanents pour lui refaire retrouver sa vocation d’antan.

Source : M. Ahmed, La voix de l'Oranie.

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Published by Sofiane - dans Histoire
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