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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 11:25
Sidi Mhammed mourut le jeudi  10 Ramdan, au moment de l'acer. II fut enseveli après la prière du Maghreb La nuit du lendemain vendredi. C'était en l'an I145. (Mars 1733.).
        
Le haut degré de sainteté du Cheikh a été certifié par la vision qu'a eues un certain nombre de saints personnages. Un jour, le frère en Dieu (khouan) Sidi Ali ben Aderrahman Bou Asami vit un grand groupe de saints portant chacun un écriteau sur lequel se trouvait un passage du Coran. Mais il ne put en lire que deux: celui de Sidi Ahmed ben Nacer et celui de Sidi Mhammed. Sur le premier il y avait Nous lui  avons donné le pouvoir et la science, et sur le second : Nous l'avons place dans l'intérieur de notre miséricorde, car il est un saint.
       
Sidi Mharnmed ben Mohammed ech-Chara y Tlemçani, dans la nuit d'Achoura, vit en songe le Prophète. Il eut d'abord l'idée de lui demander quelque bien terrestre, car il était pauvre. Mais il n'osa point et se contenta de l'interroger pour savoir quel était le plus grand saint de l'époque. Il i'interrogea d'abord sur Sidi Mohammed el Ayache. Le Prophète répondit : ~< II est (puissant) comme un sultan en ce monde et dans l'autre; il est comme l'arche de Noé, quiconque y entre est sauvé. >~ Questionné sur Sidi Mhammed ben BouZiane, l'Envoyé de Dieu répondit : ~< II est le maître de l'époque et l'un des sept pôles. Par son intercession Dieu a préservé du feu de l'enfer une foule de gens. > A propos de Sidi Ahmed el Habib, il ajouta : << El Habib est notre Habib (ami intime) dans ce monde et dans l'autre. ~ Or ces trois saints, Mohammed el Aya chi, Sidi Mhammed ben BouZiane et Ahmed el Habib étaient, de leur vivant, en relations amicales continuelies .
    Un autre personnage fort pieux, le faquir (religieux), le frère en Dieu des gens de la zaouïa (khouan), vit de nombreuses fois le Prophète en songe. Toujours Sidi Mharnmed se tenait auprès du Prophète ou devant lui comme son serviteur.
        
Les historiens musulmans racontent que la Zaouia de Kenadsa exerce une hospitalité réputée de même d'ailleurs que toutes les autre Zaouia des Ziania. Riches et pauvres y trouvent la maison hospitalière ainsi qu'aide et protect
                        
                  
Sidi Mhammed était souverainement puissant contre les pillards. Un groupe d'Oulad Delim (tribu du sahel de Mauritanie) vint un jour pour piller la zaouïa. Ils étaient nombreux et montés sur des mehara; ils avançaient avec circonspection pour ne pas être reconnus. Mais une personne du pays donna l'alarme à la zaouïa. Le fils du Cheikh, Mohammed Laredj, alla à leur rencontre, essaya de les détourner de leur projet. Mais il fut chassé, tomba de cheval, et se fit aux pieds une blessure d'ou le sang coulait abondamment. 1l revint vers le Cheikh, qui se mit en prière. La prière n'était pas finie qu'un ruisseau débordant envahit le ravin dans lequel les pillards s'étaient mis en embuscade, et les immobilisa. Pendant ce temps un groupe de nomades Ghenanema  les atteignit, les battit, enleva leurs montures. Les Oulad Delim furent tués jusqu'au dernie Une autre fois, un homme conduisait un troupeau pendant la nuit. Des brigands vinrent pour le voler. En chas­sant les brigands, un des esclaves de la zaouïa fut atteint d'un coup de feu a l'œil i1 la perdait ; le sang coulait en abondance. 11 alla trouver le Cheikh, qui le guérit aussitôt avec l'eau de Zamzam.
Des gens venus en ziara auprès du Cheikh furent, en route, menaces d'être voles. Le saint, se changea en lion, les protégea. 11 se fit connaitre des voleurs, qui se convertirent et allèrent à leur tour en ziara auprès de lui.
        
Les Oulad Bâligh (tribu de la Mauritanie) avaient enlevé une caravane à la zaouÏa. Les gardiens se mirent à invoquer le Cheikh. Un des brigands contrefit alors ceux qui invoquaient le Cheikh et tourna le saint en ridicule il tomba foudroyé. Les autres brigands effrayés s'enfuirent, et la caravane put revenir a la zaouïa .L'intervention de Sidi Mhammed pour retrouver le bétail égaré ou perdu n'était pas moins puissante : une simple in­vocation a ce saint suffisait. Un jour une chamelle prit Ie mors aux dents et se sauva. Son propriétaire invoqua le saint ; die se trouva subitement en travée et on nuit ainsi la reprendre.
        
Sidi Mhamrned protégeait tous ceux qui se rendaient en ziara au tombeau des saints où a sa zaouïa. Un jour, il allait. En ziara au tombeau de Son maître Sidi Mbarek avec un groupe de Zouar. Arrivé prés de l'oued Guir, nos gens trouvèrent La rivière gonflée. Ils n'avaient ni vivres ni provisions suffisantes pour attendre La décrue. Ils s'interrogeaient déjà avec anxiété, puisque le Cheikh leur dit<< Mangez ce que vous avez. >~ Puis il se lava les mains dans I'Oued ; les eaux se séparèrent aussitôt et laissèrent passer les pèlerins a pied sec.
Un habitant des environ de Tlemcen venait. Au ziara chez Sidi Mhammed  Est garé en route, mourant t de soif, il invoqua le Cheikh, qu i1 lui apparut Sous sa forme humaine et lui donna une outre d'eau. La même aventure arriva à un voyageur avec deux enfants dans l'oued Talazaza (oued près de Ain Cheir) Ils mouraient de faim et de soif  puisque le saint, invoqué, leur apparut et leur donna une outre d'eau et des dattes.
Au temps du Roi Mouley Small, le pacha Othman, gouverneur de Taza, était méchant. Sans pitié pour le peuple. Il fit arrêter, un jour, un disciple du Cheikh, jeune homme qui avait commis une légère faute. Ce pacha faisait précipiter les gens du haut de l‘escarpement d'un profond préci­pice et personne n'en échappait vivant. Le disciple de Sidi Mhammed invoqua Dieu le Prophète et le Cheikh. On le précipita ; il tomba sur ses deux pieds, louant Dieu et le Cheikh a haute voix. Le pacha le fit relâcher.
Un faquir d'Almis (prés de Malouya), qui était allé commercer au Soudan, fut jeté en prison chez les nègres. Un jour il s'endormit en invoquant le Cheikh. Pendant son sommeil les chaînes tombèrent et il fut délivré.
Le Cheikh délivrait les Musulmans pris pendant la guerre sainte, faits prisonniers par les chrétiens et favori­sait leur évasion. D'autrefois il apparaissait aux maîtres des prisonniers et imposait leur délivrance. Des gens de Figuig, dont le kadi Mohammed Bou Anane, le faquir Mohammed ben Abou Beki, des gens d'EI-Maiz et de Zénaga a un jour raconté qu'un homme était captif chez les chrétiens. II pensa tout à coup à Sidi Mhammed, l'invoqua à très haute voix et souvent. Ce captif ce trouvait chez le chef des chré­tiens. Celui—ci avait une fille, qu'i1 chérissait beaucoup. Le Cheikh apparut en songe a cette fille, la tourmenta et lui dit : ~< Je ne te laisserai point tant que tu n'auras pas fait relâcher le captif par ton père. Sache que je suis Mhammed ben Bou ziane. >~ Cela se renouvela pendant plusieurs nuits, et elle finit par raconter a son Père ce qui lui arrivait. Le père, la voyant dépérir, eut des craintes pour la santé de sa fille et délivra le captif. La fille apprit de celui-ci le pou­voir du saint ; fort émerveillée, elle se convertit à l'Islam.
Un pauvre faquir de Kenadsa demande un jour au cheikh de lui faire le pèlerinage le cheikh promit le fakir partit arriva a Tripoli s'embarqua pour l'Égypte et de la essaya de gagner le Hidjaz a pied en se confiant a Dieu mais ses provisions de route furent vite épuisées notre pèlerin, arrivé a Dar el Hamra, fut tourmente par la soif et faillit mourir. 11 n'avait, pour tout bien, qu'un exemplaire des Dalil el Khairat; il l'offrit à un Turc en échange de quelques gouttes d'eau, mais le Turc ne daigna pas répondre. Alors Sidi Mhammed, portant une outre d'eau fraîche a la main, apparut au pauvre faquir, qui ne le reconnut point. Il donna l'eau à ce dernier, qui se désaltéra et offrit en paiement son livre. Le saint le lui rendit et fut alors reconnu. Le faquir se mit à pleurer de joie et tomba a demi évanoui. Lorsqu'il Revint a lui, il se trouvait a la Mecque, 11 chercha le saint autour de lui, ne le revit plus, tendis que beaucoup de gens l'entouraient. Ceux-ci interrogèrent ; il leur raconta son histoire, alors on lui donna de la nourriture et quelques vêtements dont il avait besoin. Lorsque la caravane du Maghreb arriva a la Mecque, elle trouva le faquir sain et sauf. Le récit merveilleux de ce dernier augmenta l'étonnement général. II accomplit ensuite les formalités du pèlerinage avec les gens de la caravane.

 

Isabelle Eberhardt : Quelques extraits de son oeuvre

La morne indifférence qui s'empare de moi, aux heures de malaise dans la journée, se dissipe; et c'est de nouveau d'un oeil avide et charmé que je regarde la quotidienne splendeur de ce décor déjà familier de Kenadsa, qui est d'une beauté simple avec ses lignes sobres et ses couleurs à la fois chaudes et transparentes qui relèvent brusquement la monotonie des premiers plans, tandis que des vapeurs diaphanes noient les lontains.
C'est très doux et très consolant cette renaissance de l'âme tous les soirs.
Dans les jardins, la dernière heure chaude du jour s'écoule pour moi doucement, en de tranquilles contemplations, en des entretiens paresseux coupés de longs silences (...)
Etre sain de corps, pur de toute souillure, après de grands bains d'eau fraîche, être simple et croire, n'avoir jamais douté, n'avoir jamais lutter contre soi-même, attendre sans crainte et sans impatience l'heure inévitable de l'éternité.- C'est bien la paix, le bonheur musulman, - et qui sait ? peut-être bien la sagesse...
Certes ici, les heures monotones s'écoulent avec la douceur et la tranquillité d'une rivière en plaine, où rien ne se reflète, sinon des nuées très vaporeuses qui passent et ne reviennent pas.
Peu à peu je sens les regrets et les désirs s'évanouir en moi. Je laisse mon esprit flotter dans le vague et ma volonté s'assoupir.
Dangereux et délicieux engourdissement, conduisant insensiblement, mais sûrement, au seuil du néant.
Ces jours, ces semaines, où il ne s'est rien passé, où on n'a rien fait, où on n'a même tenté aucun effort, où on n'a pas souffert, à peine pensé, faut-il les rayer de l'existence et en déplorer le vide ? Après l'inévitable réveil, faut-il, au contraire, les regretter, comme les meilleures peut-être de toute la vie ?
Je ne sais plus.

A mesure seulement que passe dans mon sang la sensation de vieil Islam immobile, qui semble être ici la respiration même de la terre, à mesure que s'en vont mes jours calmés, la nécessité du travail et de la lutte m'apparaît de moins en moins. Moi qui, naguère encore, rêvais de voyages toujours plus lointains, qui souhaitais d'agir, j'en arrive à désirer, sans oser encore me l'avouer bien franchement, que la griserie de l'heure et la somnolence présentes puissent durer, sinon toujours, au moins longtemps enore.
Pourtant, je sais bien que la fièvre d'errer me reprendra, que je m'en irai; oui, je sais que je suis encore bien loin de la sagesse des fakirs et des anachorètes musulmans.
Mais ce qui parle en moi, ce qui m'inquiète et qui demain me poussera encore sur les routes de la vie, ce n'est pas la voix la plus sage de mon âme, c'est cet esprit d'agitation pour qui la terre est trop étroite et qui n'a pas su trouver en lui-même son univers.
Finir dans la paix et le silence de quelque zaouïa du Sud, finir en récitant des oraisons extatiques, sans désirs ni regrets, en face des horizons splendides.
Au fond, cela serait la fin souhaitable quand la lassitude et le désenchantement viendront après des années.
A Kenadsa où Isabelle Eberhardt s'installe, on sent qu'elle perd peu à peu la notion de l'extérieur, de l'agitation des passions, pour se laisser aller à l'immobilité ambiante: immobilité des choses dans le désert où "tout est blanc et apaisé", mais aussi celle des gens aux gestes lents, graves et silencieux: : "Il en est ainsi sur les routes désertes du Sud, de longues heures sans tristesse, sans ennui, vagues et reposantes, où l'on peut vivre de silence"

Et sa quête d'elle-même va s'intensifier dans la chaleur du Sud saharien. Elle va recevoir la révélation de l'islam comme une explosion en elle : "Je sentis une exaltation sans nom emporter mon âme vers les régions ignorées de l'extase". Elle est fascinée par l'islam et n'a de cesse d'approfondir cette révélation jusqu'à s'engager dans un profond mysticisme. Isabelle Eberhardt va faire une expérience intérieure dans la "zaouïa" de Kenadsa, confrérie où elle est reçue en tant que "taleb", c'est-à-dire étudiant, plus précisément "demandeur de savoir " ou "voyageur en quête de sens". Elle va y trouver ce vieil islam qui la fascine et qui va la conduire vers une forme de dépouillement et de contemplation et même d'anéantissement qu'elle recherche. Jean-René Huleu nous explique :"L'apaisement des désirs, la vie humble, le pèlerinage dans les profondeurs de l'être, la rapprochent de ce rêve d'islam pur, de vieil islam qu'elle chérit depuis si longtemps". Isabelle Eberhardt elle-même a écrit : "Je goûtais dans l'âpreté splendide du décor, la résignation, le rêve très vague, l'insouciance profonde des choses de la vie et de la mort".
Elle est certainement initiée par les plus inspirés des musulmans, les mystiques soufis qui ont dû lui montrer la voie d'initiation à une mystique métaphysique et une méthode de réalisation spirituelle. Arrivé à ce niveau de connaissance et de pratique religieuse, l'initié devient "marabout" et pour Isabelle Eberhardt la question maraboutique s'est certainement posée. Elle est devenue celle qui a certains pouvoirs surnaturels, celle qui fait des rêves prémonitoires, des rêves d'anéantissement dans le "paradis des eaux".
Nous ne savons pas grand chose de cette expérience qu'elle gardait secrète, car sans doute n'a -t-elle pas eu le temps de briser le silence sur ce qu'elle a vécu. Rappelons simplement qu'elle est morte à l'âge de vingt sept ans, emportée par un oued en crue et qu'elle avait vécu, quelque temps auparavant, dans un moment de délire dû à la fièvre, l'anéantissement de son corps dans les eaux et l'envol de son esprit.
                               
les successeurs de Sidi Mhammed :

I. Ce fut son fils et vicaire, Sidi Mohammed Laredj qui lui succéda a la tête de la zaouïa. Sa conduite est identique a celle de son père; mais il fit porter ses efforts sur la propagande auprès des Musulmans, sur l'enseignement, et continua a protéger les caravanes  il donna une expansion considérable a l'Ordre et créa plusieurs Zaouias instituent même des correspondants au Soudan, au Sénégal et dans tout l'Afrique Central il eut avec la sultan du Maroc de bonne relations la zaouia fut exemptée d'impôt et même comblée de présents royaux    etc. Ses grandes qualités lui valurent d'être loué dans un poème de Mohammed ben el Hadj  Tlemceni il mourut après la prière du Dhohor le lundi 12 rabit II de l'an 1175 (novembre 1761.).

II.      — Le deuxième successeur fut Sidi Abou Medien, fils de Mohammed Laredj. Ce cheikh, homme doué de grandes qualités et de grandes vertus, augmenta énormément le patrimoine de la zaouia. C'est lui qui fit bâtir le minaret de la zaouïa que la confrérie possédait à Fez depuis l'époque de son fondateur. Il fit aussi bâtir une mosquée et un minaret à Kenadsa C'était un homme habile, qui trouvait dans le commerce de grandes ressources. Cette manière d'agir et de gagner dé l'argent inspira tout jour des scrupules a son oncle paternel, Sidi l'Hassan ben Mhammed ben l3ouZiane, qui craignait que cela ne détournât le Cheikh de ses devoirs envers le Maître par excellence. Sur ces entrefaites Sidi l'Hassan se prépara à partir en voyage pour donner lui-même l'affiliation à des adeptes. Il alla faire ses adieux au Cheikh, qu'il trouva dans sa demeure, à la zaouïa. Le Cheikh devina ses intentions est ses pensées intime; il lui dit : << 0 mon oncle, tu veux voyager ? > << Oui >>, répondit l'autre. ~< Et bien, lui dit le Cheikh, que tu n'aies a mon sujet aucune arrière-pensée. L'homme juste et pieux se partage également entre ses deux. Épouses (il voulait dire ce bas monde et l'autre vie). >~ Sidi l'Hassan demanda alors pardon au Cheikh de ses mauvais. Soupçons; puis il implora la miséricorde de Dieu.
    Le Cheikh Abou Medien mourut après le dernier Ichâ de la nuit du mercredi 27 rabi II de I'an 1204 (janvier 1790)

III.     — Le troisième successeur fut Sidi Mohammed ben Abdallah fils d'Abou Medien. Ce fut surtout un pieux personnage. II mourut a l'heure du coucher du soleil le jeudi 23 rabit II de l'an 1242 (décembre 1826).

 IV.    — Le quatrième successeur, Abou Medien, fils du précédent, fut un juriste consulte distingué et une lettre. Il composa aussi des poésies. 11 mourut. Au lever du jour du lundi 17 djournada II de I'an 1268 (avril 1852).

V.      —— Le cinquième Cheikh fut le frère du précédent. Il se nommait Mohammed Mustafa. Outre les vertus de ses. Ancêtres, il montra une énorme charité pour les pauvres, les veuves, les orphelins. Jusqu'a la fin de sa vie il rechercha l'humilité et la solitude. Il mourut avant le lever du jour dans La nuit du jeudi 13 rab I de l'an 1275(novembre 1851)

VI.     — Le sixième Cheikh fut encore un frère des précédents, Sidi Mbarek. Il resta onze mois a la tête de la confrérie, puis laissa la place a son neveu, Mohammed ben Abdallah. A prés cela il partit du coté d'Outate Zitoun, ou 'établit sa zaouia. Il y mourut la nuit du mercredi 11 djoumada II de L'an 1284 de l'hégire (octobre 1867.)

 VII.   — Le septième successeur de Sidi Mhammed ben Bouziane fut un des plus distingués en vertu et en générosité. 11 était fils de Sidi Mohammed Mostefa et se nommait Mohammed ben Abdallah. 11 mourut après le coucher du soleil le jeudi 26 dou ‘1 hidja de l'an 1312 (juin 1895)

 VIII. — Ce fut. Son fils, Sidi Brahim, le vertueux Cheikh, qui lui succéda il fut la bonté même très aimé très respecté aussi très craint par les gredins il fut a l'origine la réconciliation entre  les grandes tribu de Beni Guil et Ouled Djerir.

 

Atteint de cécité, Sdi Brahim rendit son âme au créateur le 17 djoumad I  1331 (1913)
Sidi Brahim, un cheikh entre la foi et la bannière
Abderahmane Moussaoui
A partir d'une incursion dans l'histoire récente de la zaouia de Kenadsa, Abderahmane Moussaoui dresse le portrait de cette figure qui illustre parfaitement le profil d'un type particulier d'intellectuel traditionnel : le cheikh ziania.
Son comportement et ses attitudes renseignent sur les enjeux d'une époque (la pénétration coloniale dans le sud-ouest algérien).Ils montrent également les ressources d'un leader appartenant aux détenteurs de la parole autorisée et leurs limites. Dans le cadre d'un ethos informé par le religieux, son rôle est de concilier le vécu prosaïque avec l'absolu sublimé. Producteur de sens (principale fonction de l'intellectuel), il constitue de ce fait une sorte d'exemple dont s'inspire la Loi de la cité.

 

VIII - Il fut succédé par son neveu Sidi Mohammed Laredj a la tête da la Zaouia ZIANIA dans des conditions très difficile du a la pénétration française dans le sud de l'Algérie qui a imposé des restrictions au Zouar ainsi qu'aux adepte de la confrérie.

X – Sidi Abderrahmane a hérité des traditions de loyalisme, de charité et de dévouement qui avait le renom de son père .Nommé Cheikh de la Ziania en 1934 il lui fallut lutter pour maintenir son autorité et des efforts pour rendre a la Zaouïa la prospérité de jadis mais la présence des Français sur la zone d'influence de la zaouia a été impossible il ne montra pas l'empressement que l'administration Française attendait de lui, il adhérait a Ouléma Mouslimine  pour lutter contre l'occupation Française,  il soutient a fond la candidature de la liste formé par son cousin Sidi Mohammed Ben Brahim pour les élections de djamaa en Novembre 1947 les pressions exercer sur lui par l'administration l'obligea a se retirer au Maroc a sa maison de Midelt.
 A cette période critique la famille maraboutique demande le retour du cheikh .1949 il revient du Maroc       

 


Zone d'Influence :
- En Algérie :
        KENADSA. BECHAR IGLI. TAGHIT. ADRAR. Binkane.TSABIT. TIMIMOUN. REGGAN. LAHMAR. MOGHEL. BOUKAIS. OUAKDA.AIN SEFRA . MECHRIA. EL BAYEDH . SAIDA. MASCARA. FRENDA. RELIZANE. MOHAMADIA MEKARA. SIDI BEL ABBES .TEMOUCHENT. TLEMCEN. NEDROUMA MAGHNIA. OULED NHAR.  BENI SNOUS. SEBDOU. HAMMAM BOUHJAR. BENI SAF. AIN LARBAA . BLIDA . ORAN
- Au Maroc
    OUJDA . BENI ZNASSEN BENI BOUZAGOU . OULED AMAR. FIGUIG. TENDRARA. AIN BENI METHAR . BOU YAIA. DEBDOU. RACHIDIA. RISSANI. MISSOUR. AIOUN MELOUK. AHFIR. KEBDANA. GLAYA. GHIATA. BENI OUARAINE. BENI BOUNSA. OUTAT EL HADJ. EDJADJEN. MERMOUCHA. SERAINA. AIT AYACH. OULED HADJ .AIT ATTA. TALSINT. AIT TSEGHEROUDEN. AIT AHMED OU SAID. BENI  BACIA. BENI TADJIT. AIT BOU MERIEM. TIT ALI. BENI GUIL. OULED NACER. AIT AISSA. TAFOUGHALT. MELILIA.MEHAIA. ANGAD. FES.    
 
Filiales de la Ziania :
- En Algérie :

 

REGGANIA de Sidi Abdelmalek a Reggan Adrar
La Zaouia de Beni Ouersous prés de Tlemcen de Sidi Mouloun Ben Traa
La Zouia d'ATIA prés de Maghnia de Sidi Ahmed Ben Elouk
- Au Maroc :

 

La zaouia de Talesint
La Zaouia d'Elhajoui de Sidi Abderrahmane Ben Yahia
La Zaouia 'Edouira Arfoud de Moulay Hachemi Cherif
La Zaouia de Sidi Mebarek prés de TAZA
                                                                                                                                  

 

A. Cour
Professeur a La Medersa De Tlemcen.
Revue du Monde Musulman N°11 Novembre 1910
Extrait de Laredj moulay Abdellah  Zaouia de Kenadsa

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Published by Sofiane - dans Histoire
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