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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 11:39

Présentation générale :

Localité situé à 22 km à l’Ouest de Bechar, chef lieu de Daïra, kenadsa est une agglomération ancienne qui a la particularité d’avoir au milieu de XX ème s, un important centre minier où le charbon était extrait par la sociétés des houillères du Sud Oranais, les vestiges de cette industrie sont visibles à l’entrée et à la périphérie du village. Kenadsa est connu pour son ksar atypique et aussi pour son importante Zaouïa de la confrérie des Ziania.

 

Milieu Naturel :

Le milieu naturel dans lequel s’inscrit le ksar est largement semblable à celui de la majorité des ksour du Sud Ouest Algérien. Hamada ou falaise rocheuse (ici la Barga), dunes de sable, et la palmeraie qui s’ètire le long de l’Oued, sont les éléments quasi constants du paysage ksourien.

 

Aperçu Historique :

Le premier noyau de kenadsa est une casbah édifiée au 15è siècle durant le règne de la dynastie des Saâdéens. Cette entitée était formée par un ensemble de constructions protégé par une muraille, flanquée de tours de guet. Le choix de ce site qui se situait à l’intersection de deux pistes chamelières, a été dictée par la question vitale de l’eau. En effet, une peuplade guidée par le saint Sidi El Hadj Abderrahmane qui cherchait refuge dans la région, fût attirée par la source d’eau au lieu dit « Laouina » et décida de s’établir à cet endroit. La casbah était dotée des différents éléments constitutifs d’un ksar : remparts, mosquée, cimetière, Souk. La position du Ksar au carrefour de deux routes caravanières favorisa rapidement son essor, d’abord économique et à un certain degré religieux et culturel, suite à la fondation de sa mosquée, baptisée au nom de son fondateur et appelée plustard Mosquée Bi Atiq. Ce lieu de culte qui avait la particularité de se situer à l’extérieur du Ksar, servait aussi d’espace d’accueil et de refuge aux étrangers de passage, grâce à ses annexes destinés à cet usage. Au 17è siècle, un événement important allait bouleverser le statut de Kenadsa. Ce fût l’arrivée du Cheikh Ben Bouziane qui insuffla un nouvel élan au développement de ce qui était une simple casbah, pour devenir une véritable cité ksourienne, siège de la Zaouïa Ziania. Désormais, « Laouina » changea de nom et de statut. Elle prit le nom de Kenadsa et passa d’un petit relais caravanier à un centre spirituel, culturel et commercial, qui rayonnait sur tout le Maghreb et une bonne partie de l’Afrique. Conséquences directes de cet essor vertigineux, l’apparition de nouveaux besoins et la croissance du tissu urbain. De nouveaux quartiers virent le jour pour accueillir les nouveaux arrivants. Durant la période précoloniale qui a connu une grande instabilité politique au Maghreb, la région du Sud ouest algérien vivait dans l’insécurité, et les déplacements étaient périlleux, particulièrement pour les caravanes chargées de marchandises. La gestion des territoires était l’apanage des Zaouïa qui garantissaient la protection des caravaniers contre les attaques des brigands en échange du paiement d’un tribut en plus d’une déclaration d’allégeance. La Zaouïa Ziania a été l’une des plus influentes dans ce domaine en dehors de son rayonnement spirituel et culturel.

 

Urbanisme

 

Niché au piémont de la Barga, le ksar s’intègre parfaitement aux modestes dunes qui longent la falaise rocheuse. De l’extérieur le ksar se présente sous forme d’un amoncellement harmonieux de volumes cubiques, couleur ocre grise, qui se noie totalement dans le paysage, seul le minaret de la mosquée se détache par sa couleur blanche et sa forme élancée

 

La configuration spatiale du ksar obéit à un double souci : permettre une vie autonome aux différents quartiers et assurer l’unité de l’ensemble de la communauté. La Zaouïa et la nouvelle Mosquée Ben Bouziane formant un noyau, autour duquel gravitent les différentes parties qui se distinguent les unes des autres, par la morphologie, la fonction et le rang social des occupants : au centre le quartier des « Mrâbtin », ces nobles(Shurfâ), descendants de Sidi M’hammad Ben Bouziane et occupant de splendide demeures appelées « Dwiriyat, pluriel de Dwiriya ».

 

Autour de ce noyau, se trouve dans la partie basse du ksar le groupe ethnique originel les « Thata » et dans la partie haute réside les populations des migrants qui sont venues se greffer au ksar à la recherche de la bénédiction « Baraka » du Cheikh. La configuration du ksar reflète fidèlement la composition ethnique et en même temps l’organisation socioéconomique du ksar. Plusieurs droub portent des noms de groupes généalogiques : derb : Dkhîsa, Hjâwa, A`mûr, Hmiyyân, Ulâd Sîdî `Alî. D’autres, des noms de corps de métiers : Darb al-haddâda ( rue des forgerons) ou celui des fakhkhâra (potiers).

 

Deux voies principales parcourent le kasr : Derb Es Souk et Derb Dlima (ou Dkhissa). Plusieurs lieux publics relient ces deux axes : la place du ksar, la place de la mosquée, la fontaine Sidi M’barek, le cimetière et ses mausolées, Bit El Khalwa et la maison du Cheikh.

 

Une Dwiriyat principale, plus somptueuse constitue le siège de la Zaouïa et la demeure du « Sayyid » le Cheikh de la zaouïa. C’est dans cette demeure que se règlent les conflits et s’organisent les festivités. Actuellement cette Dwiriyat est désignée par une ancienne appellation "Er-riyyâd" 


Architecture

 

Hormis l’importance de sa Zaouïa, Kenadsa se démarque, physiquement des autres ksour par la grandeur relative de son architecture et la richesse du détail de ses constructions. Autres particularité, la présence des « Dwiriyat ».


Ces habitations d’une splendeur exceptionnelle témoignent de la variété et la richesse des arts et métiers qui activait dans le ksar. Contrairement à la signification littérale de son appellation qui veut dire petite maison, la Dwiriya est relativement plus grande qu’une habitation ordinaire c’est qu’elle est la demeure La dwiriya est à la fois un espace public et un espace privé. Espace public, car c’est ici que le « Mrâbet » reçoit les visiteurs, prie et dispense ses enseignements et en même temps c’est l’espace familial puisque la famille du mrâbet y réside. Naturellement la séparation entre ces deux domaines est clairement séparée.

 

La surface importante de la maison permet une ségrégation facile de ces activités antinomiques. Lieu de méditation, bibliothèque, salon de réception, la « jalsa » est l’espace distinctif de la dwiriya. Creusée, telle une alcôve dans l’un des côtés encadrant la cour de la maison qui bénéficie d’un traitement particulier en matière de décoration : de splendides sculptures ornent les parois du patio qui sont-elles mêmes protégées par un système d’arcature. Les autres ailes de la maison sont occupées par les fonctions qu’on retrouve ordinairement dans les maisons.


Source : M. Sariane, M. Beztout.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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