Le site du barrage de Djorf Ettorba, à 18 km au sud de Béchar, a été proposé pour être classé zone humide devant être protégé dans le cadre de
la convention Ramsar, a-t-on appris des responsables en charge de l’environnement dans la wilaya.
Ce projet de classification porte sur la mise en valeur et la préservation de cet espace qui s’étend sur une superficie de 21.500 kilomètres carrés dont 94
km2 constituant son lac, selon les mêmes sources.
Le lac est
alimenté par les crues de l’oued "Guir", dont le barrage éponyme dispose d’une capacité de stockage de 365 millions de mètres cubes.
4.000 hectares de diverses espèces végétales, notamment les arbres Tamarix, sont recensés sur cette zone, selon une étude
réalisée par le secteur de l’environnement.
On y trouve
également 43 espèces d’oiseaux et des animaux rares dont le chacal doré, le fennec, en plus de mammifères marins à l’image de la tortue aquatique et plusieurs autres espèces de poissons d’eau
douce dont certaines ont été introduites ces deux dernières années comme le Tilapia.
Les responsables concernés par ce projet estiment nécessaire de classer le site en tant que zone humide, eu égard à sa situation géographique dans une région semi-désertique,
reconnue comme étant l’espace de transit pour l’avifaune migratrice empruntant la côte ouest de l’Afrique par le détroit de Gibraltar.
L’Algérie a entrepris, dans le cadre de la mise en oeuvre de la convention de Ramsar, de nombreuses actions, notamment le
classement de 42 sites, s’étendant sur une superficie de près de 3.000.000 d’hectares, sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale,
rappelle-t-on.
Ces actions portent, également, sur le classement
en cours de 18 autres sites sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale.
Source : El Moujahid.
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