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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 21:29

En marge de la 2ème édition du festival de la musique qu'organise Béchar, du 24 au 29 mai, des conférences-débats sont animées à la maison de la culture par des universitaires et chercheurs autour de ce patrimoine musical inépuisable.

Hier, Mohamed Benziane, journaliste à la Voix de l'Oranie, a donné un bref aperçu sur la musique Gnaoui, où il a mis en exergue les signes musicaux intrinsèques propres à cet art, comme les couleurs noir et rouge, point de repère du patrimoine. Le journaliste a égrené des citations de chercheurs maghrébins qui continuent à travailler sur cette immense richesse. Il a été suivi par Bouziane Ben Achour, journaliste, romancier et dramaturge, qui dira sur le thème général de la musique qu'en Algérie, c'est une fabuleuse histoire avec la culture orale, celle qui ne s'écrit pas, celle qui s'écoute, qui se transmet avec ou sans instruments de musique. Ce patrimoine musical algérien, c'est d'abord et avant tout des chansons repères, indicatrices, le produit d'une accumulation des âges et d'une rencontre des sensibilités, ajoutera l'auteur de « Dix années de solitude ». Il notera que les certitudes dans l'art musical sont à bannir. L'art musical est mouvant, suit la trajectoire des mutations sociales et l'évolution de la société. Une remise en cause constante en fonction des goûts musicaux qui changent de génération en génération, précise-t-il. Une chanson que l'on qualifie de bâtarde n'est jamais une blessure, car c'est ce « bâtard » qui assure la transition, le mouvement, la fluidité et donc participe à la remise en cause des canons conventionnels de la chanson modèle. Selon le dramaturge, la musique nouvelle est une rébellion qui finira tôt ou tard par s'imposer dans le contexte social qui lui donne naissance. Citant le cas précis du chanteur Dahmane El Harrachi qui, avec sa voix cassée et envoûtante, avait lancé au début de sa carrière des chansons que personne ne soupçonnait qu'elles allaient devenir des tubes universels, a-t-il fait remarquer. Dans le débat qui a suivi, un musicien a regretté que les intellectuels ne puissent canaliser et faire évoluer la musique algérienne, avant tout expression d'une sensibilité, sur des bases scientifiques. Pour un autre participant, la musique Gnaoui revêt une dimension magique, un rituel sacrificiel car les instruments utilisés sont présents pour évoquer les terribles souffrances vécues par une communauté africaine asservie des siècles durant.


Source: M. Nadjah, El Watan.

 

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Published by Sofiane - dans Culture
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