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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:03
Considérée depuis longtemps comme vivrière, notamment dans les oasis au nombre de 62, l’agriculture dans la wilaya de Bechar a connu ces dernières années un développement sans précédent et un regain d’intérêt de la part des agriculteurs, et ce, grâce aux différents programmes lancés dans le cadre du PNDA, de la mise en valeur par la concession (GCA), de l’accession à la propriété par la mise en valeur du terres.

La superficie agricole utile (SAU), qui n’était que de 16.000 ha en 1999, est passée en 2008 à 39.902 hectares, dont 27.702 en irrigué, et le nombre d’agriculteurs s’élève aujourd’hui 13.471 dont 1.359 éleveurs. Il a été valorisé à ce jour quelque 16.000 ha et 6.000 autres sont en cours, en plus de l’inscription du projet de réalisation de 06 périmètres irrigués dont un est en voie d’achèvement, d’une superficie de 60 ha à Taghit. Le périmètre irrigué d’Abadla, considéré comme le poumon agricole de la région de la Saoura, plusieurs années à l’abandon à cause de la sécheresse, de la remontée des sels due aux bouchages des drains par la boue et surtout à sa déstructuration, a renoué avec l’activité agricole basée la plasticulture et les cultures maraîchères.


S’étendant sur une superficie irriguée de 5.400 ha repartis entre 295 EAC pour 1.200 attributaires, le périmètre d’Abadla a enregistré ces trois dernières années des résultats prometteurs surtout avec l’introduction de nouvelles cultures tels le melon et le pastèque qui ont dégagé aux agriculteurs, en 2007, une plus-value de 25 milliards de centimes. Ces résultats n’ont pu être enregistrés que grâce aux efforts consentis par l’Etat dans la réhabilitation des canalisations, des drains, le curage du barrage de reprise destiné à l’irrigation et d’une capacité de 02 millions de m3, l’introduction du système d’irrigation du goutte-à-goutte et la plantation de 540.000 palmiers dattiers pour sédentariser les populations et leurs permettre une ressource de substitution en cas de sécheresse. Mais le périmètre d’Abadla connaît toujours le problème de la remontée des sels qui asphyxie plus de 30% des terres du périmètre, le système des drains mis en place précédemment ne fonctionnant plus. Les responsables de l’agriculture sont actuellement à la recherche d’un nouveau système de drainage des eaux. Malgré ces contraintes, le périmètre d’Abadla a vu se développer la plasticulture avec l’introduction des cultures maraîchères variées.
Par ailleurs, la céréaliculture a donné cette année des résultats plus que probants. Les deux périmètres d’épandages d’Oum Mechegad (600Ha) et Zouzfana (300Ha) ont donné une production céréalière (blé et orge), cette année, de 40 à 45 qx/hectare, ce qui ouvre des perspectives à l’avenir pour le développement dans la région qui dispose de potentialités hydriques certaines malgré la méconnaissance de la nappe. On n’utilise d’ailleurs actuellement que la nappe superficielle dont le débit n’est que de 3l/s.
Malgré ces aléas, il a été lancé deux autres champs expérimentaux à Tabalbala et Merija, irrigués par aspersion et suivis par l’Institut technique de développement de l’agriculture saharienne. Ces deux champs ont donné cette année une production de céréales (blé et orge) d’environ 60 Qx/ha. De plus, ces périmètres céréaliers ont permis d’assurer le pâturage à trois millions de têtes de cheptel. Afin de protéger la wilaya de Bechar du phénomène de désertification, les services agricoles ont lancé ces dernières années la réalisation de la ceinture verte. 850.000 palmiers ont déjà été plantés. L’arboriculture n’a pas été en marge de ces efforts. L’oléiculture a été ainsi introduite, pour la première fois. 26.400 arbres ont été plantés et les résultats sont plus qu’encourageants. Mieux, l’expérience tend à se généraliser à travers tout le territoire de la wilaya. Et il en est de même pour d’autres plantations fruitières (80.000 arbres plantés), la vigne (141 hectares) et les palmiers dattiers (14.000 hectares). Le potentiel productif animal a connu, lui aussi, un développement important. Sa multiplication reste intimement lié au développement de l’agriculture. On recense actuellement 97.000 têtes ovines, 1.381 têtes bovines, 22.900 camelins, 90.000 poulets de chair et environ 185 ruches. Au vu des potentialités agricoles de la région de la Saoura et la consistance des programmes et projets réalisés, en cours de réalisation ou inscrits, l’agriculture va connaître un essor certain, surtout que cet élan et cette dynamique ne semblent pas menacés par une quelconque interruption, tous les efforts étant actuellement axées vers ce secteur vital pour la région et pour le pays.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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Published by Sofiane - dans Actualité
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