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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 17:39
 

4ème partie


Reprise en 1947, la pièce s’avère toujours «d’une brûlante actualité»,  note «Alger Républicain» du 21 août 1947 et elle est alors interdite par les autorités coloniales. Suite à une nouvelle représentation de la pièce à Alger en 1951, Mohamed Dib, alors à «Alger Républicain» souligne le caractère révolutionnaire de la pièce et note que le silence sélectif des autres quotidiens d’Alger qui n’en ont donné aucun compte-rendu (Alger Republicain du 12 décembre 1951).

 


Miné  par la maladie, Mohamed Ould Cheïkh reprend sa plume, décidé à utiliser ses dernières forces, tel Samson, Le héros de sa pièce, pour lutter pour son peuple. Il met en chantier deux œuvres dont il annonce la parution incessante: un nouveau roman «La Vierge du douar» et une nouvelle pièce en quatre actes, dont l’intitulé paraît encore plus engagé: «Vive l’Algérie».
Mais rongé par la maladie et à bout de forces, il s’éteint le 29 janvier 1938 à Béchar, sans avoir pu publier ses dernières œuvres. La ville de Béchar qui devrait tirer une fierté légitime de cet enfant prodige continue à l’ignorer.
Aucun lycée, ni aucune université, ni aucun édifice culturel ne porte le nom de ce brillant enfant du pays, mort sans avoir pu donner toute la mesure de son génie. Le mot «ignorer» est à prendre dans le sens de «méconnaissance et absence de culture» mais aussi et malheureusement dans le sens de «manque de considération» pour l’un des premiers écrivains en langue française du pays.
 
Robert Letan, le mineur de Kénadsa
 
Robert Letan, né en 1922 sur le champ de bataille à Verdun est mobilisé durant la deuxième grande guerre. En 1945, à la fin de la guerre, à vingt-trois ans, il est démobilisé.
Il est alors embauché en Algérie dans une société de transports automobiles faisant la liaison entre ce qu’on appelait alors Colomb Béchar et Gao. Un travail des plus pénibles et des plus risqués. Une année plus tard, en 1946, il est recruté comme mineur à la mine de charbon de Kénadsa.
Il supporte difficilement les conditions inhumaines de travail. Et à la différence des ouvriers indigènes qui n’en avait pas le droit, lui revendique de meilleures conditions de travail. 
Il est vite remarqué pour ses idées politiques contestataires. Il adhère au Parti communiste français (PCF), prend la tête du syndicat des mineurs de Kénadsa et acquiert une grande popularité parmi les ouvriers de la mine. Dans la foulée, il apporte son soutien au mouvement d’indépendance au Maroc et en Algérie.
Il fait alors l’objet d’une expulsion d’Algérie. Son roman «Mine de rien» raconte une histoire de mineurs au Sahara. On y reconnaît aisément les Houillères de Kénadsa. Dans une mine perdue au Sahara, quelques aventuriers fuyant l’Europe dévastée de la seconde guerre mondiale reconstruisent leur vie.
Ce roman s’inspire beaucoup de l’expérience saharienne et aventureuse de l’auteur, pendant les années 45-50, dans une compagnie saharienne de transport automobile, puis dans une exploitation minière.

Source: A. Hani, La Voix de l'Oranie.

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Published by Sofiane - dans Culture
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