Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Béchar et la région de la Saoura
  • Béchar et la région de la Saoura
  • : Tout sur Béchar et la région de la Saoura
  • Contact

Pratique


Pour pouvoir lire tous les articles, il existe trois moyens :

1- En cliquant sur les dates du calendrier (en haut à droite).
2- En consultant les archives (en bas à gauche).
3- En cliquant sur les catégories (à doite).

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis de navigation ou pour toute autre question.



Top classements des meilleurs blogs weblogs
 
 

Livre d'or Saoura

Envoyer une carte postale

Recherche

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 19:30
 

6ème partie et fin


François, en fait Arnaud Pontier, exècre donc son enfance. L’écrivain décrit de manière extrêmement lucide et froide les traumatismes de son enfance brisée, «du bonheur que l’on ne reconstruit pas quand il est mal assis sur la souffrance». Pour se venger de tous ses malheurs d’enfant, le jeune garçon décide que nul ne pourra le chasser de l’Algérie et il prend goût à la vie en tuant des hommes, dans l’attente d’avoir un jour son père en ligne de mire. Mais le jugement sévère que porte Arnaud Pontier sur la ville de Béchar décrite comme une ville où il aurait existé un racisme anti-blanc est à relativiser.

Un intellectuel de Béchar, Hedli Khelifa témoigne: «J’ai le souvenir d’un professeur de français au nom de «Pontier» qui m’a fait découvrir le théâtre et qui m’a surtout donné le plaisir de découvrir tous les classiques de l’époque et me réconcilier avec la langue française. C’était pour moi un artiste perdu dans le désert. J’en garde un très bon souvenir. Un des rares, si ce n’est le seul qui m’a fait adoré le français, la littérature et les classiques. Il était très porté sur la boisson et venait toujours bien éméché au lycée. Cela peut expliquer les rapports difficiles avec ses voisins. Humainement, c’était un gars merveilleux et un prof dont on se rappelle toute sa vie».
La rupture de 1962, Amar Marlène,dans son livre, «Des gens infréquentables», roman paru à Paris, aux Editions Gallimard, en 1996. Amar Marlène nous parle des Juifs de Béchar et de leur exode vers la France en 1962. En quelques mots, elle décrit l’épopée des Juifs de Béchar, cette vielle communauté saharienne «chassé» du Touat par El Maghili et réfugiée partout au Sahara et surtout à Tafilalet».
Au début du vingtième siècle, et à l’occasion de l’occupation de Béchar par les troupes françaises, ils viennent en masse s’installer à Béchar. Attirés par les bonnes affaires avec les contingents militaires français occupant la région, ils viennent s’établir à Béchar. Amar Marlène reconnaît qu’ils y avaient trouvé comme un peu de bonheur. Ayant bénéficié des faveurs de l’administration française, ils se «francisent» et en 1962 s’affirmant désormais «Pieds-noirs», ils se sentent, une fois de plus obligés de partir. Ces Juifs indigènes, arabo-berbères, aux noms, au parler et aux rituels indigènes, installés en France, vivent depuis sur la nostalgie de leur terre de naissance. Rachel Kahn, également investit le monde des Juifs de Béchar dans un livre remarqué «Adieu Béchar». Le livre retrace la folle passion entre une jeune juive de Béchar et un jeune appelé français que le hasard de cette Guerre d’Algérie si cruelle, avait amené dans cette lointaine agglomération saharienne. Un amour impossible sur fond d’exode des Juifs de Colomb-Béchar quittant la ville en 1962, à l’Indépendance de l’Algérie, dans la panique. Ils laissent tout derrière eux: la plupart de leurs biens, mais surtout des siècles de vie partagée avec les Musulmans, une ancienne et riche culture à jamais perdus.

Source: A. Hani, La Voix de l'Oranie.

Partager cet article

Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article

commentaires

Arnauld Pontier 03/03/2009 15:50

Je découvre votre blog, et que l'on y parle de mon roman, "La Treizième cible", paru en 2003 (Prix Marguerite Yourcenar, 2004). Il s'agit bien d'un roman - donc d'une fiction : mon père n'était pas du tout un barbouze ! Et, de fait, j'ai séjourné "pour de vrai" à Béchar (où l'une des mes soeurs est née, d'ailleurs) non en 1955, époque où se déroule mon histoire (je n'étais pas né), mais de 1967 à 1969. Je n'en garde absolument pas un mauvais souvenir : la beauté du désert m'a fasciné. Quand aux bagarres (réelles), ma foi, il faut comprendre que les Français n'étaient pas toujours aimés... On peut le comprendre et les enfants ne sont pas les plus tendres. Je suis heureux que mon père, enseignant passionné et brillant esprit, il est vrai, ait  laissé une trace positive auprès de M. Hedli Khelifa. Certes, il devait être meilleur enseignant que père...Après Béchar, nous sommes partis pour Aïn Témouchent.Encore ravi de vous avoir lu.Très cordialement,