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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 17:59

AIl est l’heure de rejoindre l’hôtel pour un repos bien mérité. Le départ en direction de Zaouia Fouguania est prévu à 17 heures quand le soleil sera plus clément. Après une bonne sieste et une douche rafraîchissante, nous voici en route en direction de notre destination. La zaouïa n’est qu’à vingt kilomètres au sud de Taghit, il a suffi de quelques minutes pour arriver dans cette agglomération qui vit en totale autarcie. La fraîcheur commence à se faire sentir et les gens sont assis sur une natte tressée, avec le traditionnel thé et le sourire, d’autres sont à même le sable à l’ombre d’un palmier sur lequel gazouillent des oiseaux.
Nous décidons de nous rendre  dans une maison qui fait office de musée où l’on peut acheter des souvenirs de la région. Là aussi les commerçants installés à l’intérieur nous ont convié à prendre le thé avec eux. Nous profitons de l’occasion pour visiter les lieux où se trouvent poterie, cadres réalisés avec du sable, et des vestiges de l’époque, pointes de flèche, outils en silex, etc. Nous commençons notre retour mais avant nous avons jeté  notre dévolu sur le musée de la commune de Taghit qui, selon nos informations, recèle  innombrables  d’objets anciens. Arrivé sur les lieux, le gardien nous informe que l’établissement est fermé pour cause de destruction partielle suite aux intempéries.
Quelle déception ! Djamel préconise alors d’aller admirer les dunes qui longent la route menant à Taghit. En effet, c’est un spectacle féerique des dunes de partout à droite et palmeraie et falaise de l’autre côté qui donnent à cette contrée un cachet particulier. Enfin des dromadaires en vue. Nous faisons halte pour des photos souvenirs. Salma est la première à se précipiter vers les vaisseaux du désert, appareil photo en bandoulière, tandis que moi je me morfonds dans mon coin étant donné que mon Canon est tombé brusquement en panne une journée avant.


De très belles couleurs au sommet  des dunes
Mais ce n’est pas grave  car avec mon téléphone portable j’arrive tant bien que mal  à réaliser des prises de vue. Mais à voir notre ami El-Hadj courir derrière les dromadaires qui lui refusent leur portrait nous éclatons de rire pour cette déconvenue et continuons notre progression en direction de Taghit. Nous nous attablons à la terrasse d’un café, le soleil commence à décliner, ce qui donne de très belles couleurs au sommet des dunes. Le thé est délicieux est nous profitons de ces moments de détente pour discuter de la prochaine étape, du lendemain, qui sera Béni Abbès.
 Il est huit heures du matin Djamel inspecte le véhicule tandis que Hadj et Salma discutent sous l’ombre d’un palmier à proximité de l’hôtel. C’est go ! Nous fait signe Djamel nous prenons la route en direction de Béni-Abbès. C’est une magnifique journée et la route jusqu’à notre prochaine destination est très bien entretenue, selon les habitants avec lesquels nous avons parlés. 290 kilomètres nous séparent de Béni Abbès. Après avoir rempli le réservoir de mazout à la sortie de Taghit, cap sur l’inconnu.
 Nous roulons depuis vingt minutes, la route est droite et les paysages que nous traversons sont très captivants. Bien que la circulation soit fluide vide dans ces espaces désertiques, nous avions tout de même quelques appréhensions. «Si nous tombons en panne, qui pourrait nous sortir de ce pétrin ?» demandais-je.  Allons mon ami me rétorque Djamel, c’est un véhicule neuf et puis impossible de sortir de l’asphalte pour nous perdre.
Collé à la porte, j’admire au loin les montagnes qui changent de couleur, allant de l’ocre rouge au jaune. Tout le long du parcours ne subsiste que de la pierraille et pas l’ombre d’un arbre. De temps en temps, nous croisons un camion qui roule à vive allure qui nous salue avec les phares. Il est vrai que dans cette contrée, les gens sont extrêmement solidaires. Si quelqu’un tombe en panne, les chauffeurs de poids lourds le prenne en charge.
 Déjà une heure de route, le soleil brûlant irradie une terre aride. Pas âme qui vive dans cet espace où la vie semble très difficile. Nous roulons à vive allure sur un immense plateau agrémenté de pierres. Rien à l’horizon. Nous atteignons le premier village à 120 km de Taghit, le pont a été emporté par les crues du mois d’octobre 2008 et même les poteaux électriques ont été arrachés par la furie des eaux.
Nous continuons notre avance et pour briser la monotonie, Djamel nous met de la musique, Hadj est visiblement très heureux. Délaissant le paysage, il lit le journal. Salma, quant à elle, essaye tant bien que mal de prendre des photos à travers la vitre. La voiture avale des kilomètres, une plaque signale que nous approchons de Kerzaze village où se trouve de très belles gravures rupestres mais ce n’est pas notre destination.


Le fameux pont de Béni-Abbès
 Enfin, une pancarte indique que Béni-Abbès n’est qu’à 10 km, nous sommes fatigués non pas par le voyage mais par le vide qui existe et vraiment une bonne rasade d’eau fraîche nous remettra d’aplomb. Voilà le fameux pont de Béni-Abbès, il est gigantesque et le plus ahurissant, coule une très belle eau cristalline avec un fort débit.
Après avoir dépassé le pont, nous empruntons une légère côte pour pénétrer dans le village situé sur les hauteurs. Direction le siège de l’APC pour admirer la palmeraie en forme de scorpion. La vue vous coupe le souffle, c’est féerique. En effet, la palmeraie à la forme d’un scorpion à gauche, la tête de l’insecte et à droite sa queue avec le dard. Quelle majesté. Après quelques photos, nous nous dirigeons vers le musée de la ville. Après moult  recherches, nous arrivons au centre de recherches qui est aussi un musée où l’on trouve des animaux de la région empaillés ainsi que des bouts de flèches et de pierres de taille venues d’une lointaine ère.
 Côté animal, ne subsiste qu’une vieille tortue et de gros lézards du désert. Renseignements pris, pour les autres catégories d’espèces, l’un des responsables nous informe qu’ils sont morts de vieillesse. Les voyages ça donne fin. Toute l’équipe décide de se restaurer à Béni Abbès mais trouver un restaurant convenable n’est pas une sinécure. Après environ une heure de patience et recherche, nous voici devant un restaurant. Enfin, n’exagérons rien. Un semblant de gargote, c’est un garage au fait. Les quelques tables installées sont déjà prises. Il fait une chaleur suffocante et les mouches vous collent à la peau et le visage.

Après, une attente qui a duré 45 minutes. Nous sommes enfin assis, nos corps dégoulinent de sueurs le serveur nous annonce que tout est fini. Il ne reste que du poulet avec des frites. Nous nous regardons, puis Djamel se décide. Moi, c’est OK ! Nous abdiquons pour le même plat tout en priant que rien ne nous arrive par la suite. Il est 15 heures, nous décidons de quitter cette fournaise avec une pointe de regret, car pour visiter le Sud, la meilleure saison, c’est incontestablement le printemps. Après avoir assuré le plein de carburant, nous démarrons vers Taghit. Le retour s’annonce bien.  La chaleur s’estompe peu à peu.  Djamel appuie sur le champignon, Hadj s’est légèrement assoupi et notre charmante Salma n’arrête pas de photographier le paysage qui défile à vive allure. 18 heures, l’hôtel Taghit est très proche. Quel soulagement ! A peine arrivé, chacun de nous prend ses bagages et direction la douche et un repos bien mérité. Il vaut mieux ne pas penser au départ sur Alger. Quelle aventure avec mes Amis Djamel, El-Hadj et Salma qui ont été comme moi admiratifs d’une Algérie tellement belle inexplorée et inconnue par nos compatriotes. Merci pour cette découverte.
(Suite et fin)

Source: M. Smail, La Nouvelle République.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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