Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Béchar et la région de la Saoura
  • Béchar et la région de la Saoura
  • : Tout sur Béchar et la région de la Saoura
  • Contact

Pratique


Pour pouvoir lire tous les articles, il existe trois moyens :

1- En cliquant sur les dates du calendrier (en haut à droite).
2- En consultant les archives (en bas à gauche).
3- En cliquant sur les catégories (à doite).

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis de navigation ou pour toute autre question.



Top classements des meilleurs blogs weblogs
 
 

Livre d'or Saoura

Envoyer une carte postale

Recherche

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 11:20
Si à Alger, Oran ou Constantine, la fête de l’Achoura est célébrée par la préparation de plats traditionnels tels que la rechta, le roggague ou la chakhchoukha, il en est tout autrement à Adrar où les préparatifs commencent tôt, soit une bonne semaine avant.
Traditionnellement, la population fête cet événement dans la commune de Tamentit située à 12 km du chef-lieu. Tamentit est dissimulée derrière une vaste palmeraie que traversent des foggara. La population locale s’affaire sans relâche au nettoyage de la cité où les sacs de semoule et de farine sont affrétés. Les femmes les réceptionnent et sans répit et dans une ambiance colorée et fraternelle, roulent ce fameux couscous, très apprécié dans la région et par les visiteurs occasionnels. Les hommes s’activent et préparent leur tenue de parade et la poudre fera parler leurs fusils. Dès la veille, dans les mosquées, les versets du Coran sont psalmodiés du crépuscule au lever du soleil où une grande “fatha” regroupe l’ensemble des fidèles afin d’invoquer le pardon et la bénédiction divine. Sitôt ce rituel achevé, les gens déambulent dans les ruelles devenues trop étroites pour contenir cette grappe humaine. Des troupes folkloriques constituent l’attraction principale de cette journée. Sous un rythme enivrant et effréné qui vous fait chavirer, des chants sont fredonnés en éloge à Dieu et à son Prophète (QSSSL). Dans des gestes immarcescibles, arborant de belles gandouras d’un blanc immaculé, des hommes dansent, armés de fusils. Leur danse dure et soulève l’engouement de la foule, puis, soudain, dans un éclair étourdissant, la poudre tonne dans un immense tas de poussière, sous les applaudissements nourris de spectateurs abasourdis. Cette joie et cet enthousiasme qui se lisent sur les visages rassurent et dans un élan de solidarité générale, chacun est heureux, oubliant pour un instant, les soucis et les tracasseries de la vie quotidienne pour se laisser bercer et emporter par ce rythme qui déferle inlassablement. Une pause est marquée à 13 heures pour aller déguster et savourer dans ces plats en bois remplis du couscous et faire ripaille : un vrai délice pour le palais. Assis à même le sol, formant des groupes de 8 ou 10 personnes, les convives s’installent. Dans un ordre immuable, lait, dattes, melfouf (brochettes) défilent. Puis arrive le couscous orné de viande et de légumes recouvert d’un plat métallique. Sitôt le couvercle soulevé, quelqu’un se saisit de la viande et commence une répartition équitable par petites boulettes que des mains habiles s’empressent de faire disparaître au fond du gosier. Salade, fruits et limonade clôturent ce repas. Puis vint le moment tant attendu, celui de siroter les 3 verres de thé fort qui vous râpent la langue. Le spectacle reprend l’après-midi et les gros tamtam “galal” se font entendre au loin rameutant une foule ravie. Cette manifestation religieuse et culturelle nous change de l’ordinaire. La fête se prolonge tard dans la soirée par des parades de danse où les hommes se livrent un combat en croisant le fer (épées de fabrication artisanale), parfois des gourdins les remplacent sous le rythme saccadé des “bendir” et des “aghlal”. Cette danse appelée “sara” attire de nombreux curieux et habitués qui bravent le froid et chacun se réchauffe comme il peut et n’ose quitter cette place où se déroule ce somptueux spectacle. Des paroles à l’intention de notre prophète sont omniprésentes. Des assiettes pleines de fèves et de pois chiche bouillis et saupoudrés de smen et de sel sont gracieusement distribuées. C’est le “bienno”, un véritable délice pour les narines et le palais. Dans une localité un peu éloignée appelée “Zaghlou” c’est le spectacle de Yechou qui prédomine où l’accoutrement qui sort de l’ordinaire que des mains expertes ont bien maquillé, constitue la véritable attraction. Encore une fois, le disque solaire délivre toute sa splendeur et finit par se consommer à l’horizon pour réapparaître le lendemain avec une lueur d’espoir pour le développement de cette région car l’espoir est une belle chose et les belles choses sont éternelles.

Source : El-Hachemi, Le Soir d'Algérie.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article

commentaires

Alonso 27/07/2007 15:04

Après le massacre de 400 000 juifs par les romains en Cyrénaïque, les rescapés traversent le sahara et s'installent dans les oasis ... leur empire va durer près de 1 300 ans ... aujourd'hui on peut retracer leur histoireDans le sud Saharien a existé pendant des centaines d'années un Empire juif , l'Empire Juif du Touat, un Empire sans empereur, ni vie civique, un Empire confectionné par plusieurs villes confédérées établies dans les grandes palmeraies.Ces juifs, en quête de paix et de repos, après les massacres perpétués par les troupes romaines en Cyrénaïque se sont installés dans des Oasis, lieux de rencontre des caravaniers qui traversent le désert du Nord au sud, de l’est à l’Ouest, lieux privilégiés pour les Marchés, lieux où l’on échange, on vend, on achète, des lieux devenus prospères.Ces hommes construisent des systèmes d’irrigation sophistiqués les Foggaras, ils creusent des puits. Des le second siècle, les juifs introduisent et domestiquent le dromadaire venu d’Orient, c’est une révolution.L'ancien empire du GHANA, a été fondé par des hommes blancs (Tarikh es Soudane) vers l'an 300. Or, selon M. Delafosse, ces rois blancs auraient été des Juifs chassés par les persécutions romaines de Cyrénaïque, vers 118. et qui auraient transité par l’Empire du Touat.Ils venaient en effet de l’Empire du Touat situé au sud du Sahara à la lisère du Mali, du Niger et du Sud de l’Algérie.La Reine des [Touaregs] Tin-Hinan issue de tribus juives du sud marocain était très proche de cet Empire.Petit à petit ils se sont mélangé aux autochtones, aux esclaves venus du Sud, Ils ont accueilli les voyageurs, les ont abrité, ont aussi accueilli les premiers musulmans au VIIIème siècle, surpris eux aussi de rencontrer dans un milieu si lointain, entre les fleuves Sénégal et Niger le peuple du Livre et la Torah. Deux géographes arabes en témoignent, il s’agit d’El Bakri et d’Al Idrissi.Le récit de Eldad le Danite, fait état de leur présence, il rentre à Kairouan en 892 et évoque la présence de l’Empire Juif du Touat.Les invités et réfugiés deviennent nombreux dans l’Empire et leur présence pressante fait que les juifs devenus minoritaires perdent le pouvoir au profit des musulmans, puis, des communautés entières de juifs sont massacrées, on parle de la destruction et de l’écrasement des juifs de Tamentit et de Gourara.« Les Indigènes racontent encore aujourd'hui que les ksours de Tamentit furent créés par les Juifs l’année de l’éléphant. C’est ainsi que les Arabes désignent l’année au cours de laquelle eut lieu l’expédition qu’Abraha, prince éthiopien, entreprit contre la Mecque pour renverser la Kaaba ; Abraha montait un éléphant blanc.»*Puis ce fut la découverte de la pierre tombale gravée en hébreu en 1329, en hommage à Mona, fille de Amran par E.F. Gautier en 1903 à GhormaliUne lettre datée de 1235, trouvée dans la Guenizah du Caire (Lettre d’Is’haq ben Ibrahim al Touaty) fait état de l'intence commerce caravanier qui transite par le Touat, entre Marrakech (safran, lingots d’argent et l’or africain …) et Fustat (Le Caire : perles, des foulards et des tapis d’Orient …La Stèle de Mimoun ben Shmouel, ben Braham, ben Kouby gravée en hébreu en 1390,a été découverte à Tamentit, elle confirme l’existence, au XIV° siècle, de rabbins érudits et de spécialistes en lithographie.On assiste à la fin de cet Empire en 1492 incroyable coïncidence avec le sort des juifs d’Espagne. Sous la menace, les juifs se convertissent en masse à l’Islam triomphant, d’autres juifs s’exilent vers le sud, jusqu’au Ghana.Vers 1496, Mahmoud Kati signale la présence des "Banou Israël" près du lac Fati, dans la région de la boucle du Niger, et précisément à Tendirma, là, vivaient à la fin du XV° siècle des Juifs, qui s'étaient rendus célèbres par leurs techniques d’irrigation qui permettait la culture de fruits et de légumes en milieu hostile.En 1500, à Gao, l'Askia Mohamed Touré, à la demande du Cheikh Abd el Krim El Meghili, appelé le bourreau des Juifs du Touat, fit arrêter tous les Juifs qui vivaient sur ce territoire; El Meghili voulait venger sur eux la mort de son fils " Comme toujours, on désigne les juifs comme comploteurs. Depuis les juifs de Gao se sont réfugiés dans la clandestinité.- Valentim Fernandes, raconte à son retour au Portugal sa rencontre avec ces Juifs au XVI° siècle à Oualata,- L’anglais Mungo Park, se rend vers 1795 à Tombouctou, puis à Sansanding ; il se trouve en présence de quelques juifs qui étaient vêtus et priaient " comme des Musulmans.Vers 1865, le rabbin Mardochée Aby Serour longe le cours du fleuve Niger , et rencontre des personnes qui lui avouent " Nous sommes des Juifs et nos ancêtres étaient originaires de Tamentit ." C'étaient les fameux Daggatoun . Or, ces gens vivaient parmi les Touaregs aouillimidens qui occupent tout le territoire situé au nord du fleuve, de Tombouctou entre l'Adrar et l'Aïr.Henri Lhôte confirme certains renseignements donnés par Mardochée quand il a affirmé que les Touareg avaient razzié des Juifs du Touat, et en particulier des forgerons; ce qui peut expliquer, d'après lui, l'existence de patronymes tels les Ida Houssaq les fils d'Isaac, les Enaden...Enfin,Théodore Monod a remarqué dans ses nombreux périples l’existence concordants du symbole de la Magen David (ou Sceau de Salomon) placé au-dessus d'une porte à Ouadane, celle d’une pierre gravée en hébreu à Ghormali.Des ethnologues font état de la présence de Banou Israël littéralement, les Fils d'Israël à Tendirma, ces derniers ont visité les restes d’un cimetière juif., ils rencontrent des "Al Ihudi", des "Al Kuhin" probablement des CohenSeules les vieilles grand mères font état de la présence de juifs dans leurs ascendances, Cinq siècles ont passé, mais cette Mémoire est difficile à effacer.Il est intéressant d’observer le retour qu’effectuent depuis quarante ans les ingénieurs et les coopérants israéliens dans ces pays, Israël est présent dans l’aide contre la désertification la recherche agronomique, le traitement de l’eau et l’optimisation des ressources. Ce retour n’est probablement pas du au hasard.Des noms comme Touati, Touitou, Abani, Gourari, Tamesti, Ettouati, Chaouat, Zenati rappellent au sein de la communauté juive l’existence de cet Empire aujourd’hui disparu. On retrouve d'autres patronymes d'origine berbère : Aboukrat - Aflalo (de la tribu des Aït AFELLA) - Auday, Aouday (en berbère: « Juif ») - Azaguri, Zagouri (de Zagora, ville du Dra’) - Azancot (en berbère: « gazelle ») - Bahloul, de la tribu des BAHLOULA – Branes - Médioni (de la tribu des MEDIOUNA, Kahinou, Amran, Ichou, Mimoun etc..…Et ce que la mémoire ne peut aussi effacer, un chant populaire d’Ahellil (hallelouia)en usage chez les Berbères zénètes du Gourara, qui évoque la destruction (en 587 av. JC ) du Temple de Salomon : il chante la gloire de Salamo (Salomon).Bibliographie :Eldad le Danite « Juifs en Afrique » 880 Kairouan El Bakri « Le Royame du Ghana et les Juifs en Afrique occidentale » Al Idrissi évoque, sur le «Territoire des Lamlam deux villes.. Mallal etDaw » 1160 Mahmoud Kati Empire du Ghana Valentim Fernandes Imprimeur à Lisbonne publie « Description de l’Afrique Occidentale ». Mungo Park « Voyage à l’intérieur de l’Afrique » 1795 André Chouraqui « Les Juifs d’Afrique du Nord » PUF 1952 Théodore Monod « Voyage dans le Désert » 1980 Jacob Oliel « Géophysique au Sahara » « Les Juifs du Sahara » CNRS 1994 Maurice Delafosse : Les civilisations négro-africaines Stock - Paris 1924Discographie communiquée par M. Jacob Oliel: Ahellil vient de l’hébreu "hallélouïa" (glorification) Mouloud Mammeri, L’Ahellil du Gourara, 1985 et disque 3 C 064 – 18079 M (EMI-UNESCO collection)Remerciements à Monsieur Jacob Oliel qui a fait un travail de recherche sans précédant sur l'histoire de cet Empire