Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Béchar et la région de la Saoura
  • Béchar et la région de la Saoura
  • : Tout sur Béchar et la région de la Saoura
  • Contact

Pratique


Pour pouvoir lire tous les articles, il existe trois moyens :

1- En cliquant sur les dates du calendrier (en haut à droite).
2- En consultant les archives (en bas à gauche).
3- En cliquant sur les catégories (à doite).

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis de navigation ou pour toute autre question.



Top classements des meilleurs blogs weblogs
 
 

Livre d'or Saoura

Envoyer une carte postale

Recherche

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 11:00

Les zaouïas et les grandes familles d’Adrar disposent d’un trésor inestimable constitué de nombreux ouvrages et manuscrits datant de plusieurs siècles qui, faute de conservation adéquate, se trouve dans un état de dégradation avancée.
Ce patrimoine immatériel, notamment les manuscrits du Touat, était autrefois conservé dans les bibliothèques des mosquées ou des zaouïas. Les fonds variant de quelques dizaines à plusieurs milliers de volumes, selon l’importance de la bibliothèque, signalent les érudits locaux.
Dans la région du Touat, les manuscrits se divisent en trois catégories. Ceux qui ont été apportés par des tribus ayant émigré vers cette région. Quelques-uns de ces documents anciens ont été acquis dans des pays arabo-musulmans souvent à un prix fort élevé pour l’époque. Certains volumes coûtaient, selon ces mêmes érudits, le prix de plusieurs chameaux ou même d’un lopin de terre.
La deuxième catégorie de manuscrits résulte du travail des oulémas locaux et ont été composés dans des conditions difficiles, en raison du manque de papier. L’encre utilisée, explique-t-on, est la même que celle qui sert à écrire sur les planchettes dans les écoles coraniques.
Certaines localités que compte la wilaya d’Adrar, telles que Titilane, Ouled Saïd et In Guezam étaient réputées pour leur grande production d’ouvrages, écrits il y a de cela de nombreux siècles, atteste-t-on.
La troisième catégorie résulte de la copie d’ouvrages de référence. Il en existe des dizaines d’ouvrages brassant différentes disciplines à l’exemple de l’islamologie, le «fiqh» et la langue arabe, détenus par des particuliers. Ces œuvres sont légués d’une génération à une autre. Leur nombre est difficile à cerner, en dépit des différents travaux de recensement et d’inventaire effectués par la direction locale de la culture.
C’est dans le but de conserver tout le patrimoine que les pouvoirs publics ont initié, il y a quelques années, le projet de création d’un centre national des manuscrits à Adrar.
Le centre qui a coûté la bagatelle de 35 millions de dinars, a été inauguré  récemment, avec pour mission de prendre en charge tout lepatrimoine manuscrit du pays, notamment celui de la région du sud-ouest du pays. Des régions comme Tindouf, Béchar, Adrar ou encore El Bayadh et Naâma sont réputées pour leurs richesses dans ce domaine.
Equipé d’un matériel sophistiqué et doté d’un personnel qualifié composé notamment ‘informaticiens, documentalistes, chimistes, le centre est appelé à jouer un rôle indispensable pour la sauvegarde de ces trésors. La tâche de ces pécialistes consistera à traiter les documents détériorés par les aléas du temps, à les restaurer avant de les scanner pour enfin les mettre à la disposition des chercheurs et autres lecteurs  potentiels sous forme de micro-films.
L’ouverture de ce centre a été accueillie avec satisfaction au niveau d’Adrar, eu égard aux services qu’il rendra pour protéger ce patrimoine dont seule une infime partie a pu être conservée dans des conditions trop souvent rudimentaire, elle-même menacée de disparition, déplore-t-on.
En guise d’illustration aux menaces auxquelles sont exposées les manuscrits, les spécialistes indiquent que l’on dénombrait plus de 30.000 manuscrits au début du 20e siècle. Il n’en reste aujourd’hui que 12.000. C’est dire lamission difficile que doit jouer ce centre, soutient-on.

 

 

 

Source : El Moujahid.

Partager cet article

Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article

commentaires