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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 14:54

 

Les gens originaires du pays, après tant d'enthousiasme et d'espoir pour une vie meilleure, ont fini par déchanter. Il s'agit de se rendre fatalement à l'évidence : le projet est un échec consommé. Certains autochtones regrettèrent même jusqu'à l'ancien temps où le barrage n'existait pas, quand ils pouvaient encore cultiver la terre de leurs ancêtres sur les sédiments charriés par les crues d'un Guir majestueux et terrible. Mais la terre de leurs ancêtres telle qu'ils la connaissaient a disparue sous les coups de boutoir des engins de terrassement. Par ailleurs, pendant plus de 10 ans l'eau n'est pas arrivée, (années 80), le barrage ayant été vidé sur un ordre irresponsable. A cette catastrophe provoquée par l'homme, est venue s'ajouter une autre, naturelle celle-là : la région avait connu une période de sécheresse inhabituelle qui a durée aussi une dizaine d'années ! Les gens qui conservaient encore le sens de l'humour (noir) pouvaient ironiser par des boutades telles que : «Oh, le barrage, on peut y faire sa prière, au plus profond du bassin vide, mêmes les poissons ont déménagé depuis longtemps !». Des 360 millions de mètres cubes d'eau, il ne restait plus qu'une mare résiduaire miasmatique et putride, à la surface de laquelle flottaient des milliers de barbeaux et de carpes asphyxiés, en état de décomposition avancée. Tout autour, c'était le marécage et le désert qui reprenait ses droits.

L'eau peut revenir car elle vient du ciel et ne dépend pas, heureusement peut-on dire, de la volonté des hommes. Et elle est revenue. Mais la grande aventure qui aurait dû donner naissance à notre «Californie Nationale», et sur laquelle il a été fondé tant d'espoir, en laquelle beaucoup de monde avait cru et espéré, a fondu comme sorbet au soleil, un soleil torride, incandescent. Les raisons de cet échec ne sont certainement pas à rechercher sur la plaine de Abadla mais dans les profondeurs abyssales de l'incompétence et de la bureaucratie.

DE L'AGRICULTURE EN GENERAL

 en est-on par exemple avec le programme relatif au développement de l'agriculture ? Dans ce cadre, des milliers de superficies ont été distribuées ces vingt dernières années et ce, en application de la loi sur l'Accession à la Propriété Foncière Agricole (A.P.F.A.). Distribution de terres suivi d'un soutien (da'm) financier appréciable au profit des «heureux» fellahs. Qu'en est-il de cette politique tous azimuts qui a suscité un engouement sans précédent des agriculteurs ou de gens supposés tels ? Son taux de succès ou d'échec ?

La rumeur publique colporte toutes sortes de magouilles qui caractériserait ce secteur où il est question de terres distribuées à des personnes qui ne connaissent rien à l'agriculture mais qui se sont faits fellahs du jour au lendemain pour bénéficier du da'm, un pactole non remboursable, du Fonds National de Régulation du Développement de l'Agriculture (FNRDA). Tout le monde veut cultiver du palmier. Mais une ignorance avérée de la culture phoenicicole par exemple, ferait que des «fellahs improvisés» auraient acheté et planté des milliers de pousses de palmiers (djabbars : rejets de palmiers) qui seraient des mâles (doukkars) ! Par conséquent improductifs. En effet, il est rare que les propriétaires de palmeraies, lorsqu'ils font «la toilette de leurs palmiers» (élagage des palmes mortes, arrachement des rejets de palmiers ) revendent des rejets de palmiers femelles.

Ceci, seulement en ce qui concerne la wilaya de Béchar. Une étude datant de fin 2003 début 2004, faisait déjà état de 7 335 opérations de certifications de «services faits» finalisés, correspondant à un engagement financier qui avoisine les 300 milliards de centimes. Ce chiffre serait aujourd'hui amplement dépassé. En effet, le nombre de fellahs recensés actuellement dans la wilaya de Béchar avoisinerait le chiffre de 12 700 ! Autrement dit, ce nombre serait le triple de celui des fellahs d'une wilaya du nord comme Mascara, wilaya qui approvisionnerait la wilaya de Béchar en fruits et légumes.

 

LA VALLEE DE LA SAOURA ET LE TOURISME AMBRYONNAIRE

Nous avons vu que la plaine du Guir se trouvait en amont de oued Saoura, lequel oued commence à Igli, à la confluence du Guir et de la Zouzfana. La Saoura (appelée aussi au niveau local «oued lehrour») va jouxter le grand erg occidental dont elle sert de frontière et de tampon à l'ouest, sur un peu près 300 km et ce, d'Igli dans la wilaya de Béchar jusqu'à au-delà de Talmine dans la Wilaya d'Adrar. Nous avons ainsi une ceinture de verdure coincée entre un océan de sable doré (le erg) et le reg infini. Bien sûr le paysage est saisissant. D'une beauté cosmique. Une voûte céleste éternellement céruléenne, d'une limpidité cristalline, enlace harmonieusement les immenses dunes ondoyantes, au reflet tantôt rouge or, tantôt d'un jaune pale tirant sur le blond. En soubassement, s'étire à l'infini, une palmeraie nonchalante, une bande de verdure sertie de temps à autre par un joyau ocre, un ksar émergeant de la frondaison.

A partir de Fom-El-Khénègue, la Saoura bifurque à droite vers le sud, abandonne de Grand Erg Occidental pour se diriger vers la ville d'Adrar, plus exactement en direction de Bouda, ksar à 25 km de la capitale du Touat. Là, la Saoura disparaît dans les entrailles de la terre, devenant un oued souterrain.

Les images idylliques autant qu'attractives que donnent les agences touristiques des oasis de la Saoura, pour la consommation de leurs clients en mal d'exotisme, font très souvent l'impasse, sur la véritable vie des oasiens. Ceux-ci font évidemment partie du décor panoramique sans plus. En effet, on se préoccupe très peu de ce que peut bien rapporter aux intéressés un tourisme de circonstance, autrement dit de surface, superficiel et intermittent. Les quelques visiteurs étrangers qui visitent la vallée de la Saoura ne font en général que passer. Ils transportent ce dont ils ont besoin dans leurs 4X4 habituellement bien équipés. Ceci, parce que tout simplement, il n'existe aucune volonté pour promouvoir une véritable politique touristique pour la région. Pourtant, nous avons vu que celle-ci recèle d'authentiques et incontestables potentialités qui ne demandent qu'à être exploitées. Les infrastructures routières et aéroportuaires existent (Béchar, Timimoun, Adrar). Les hôtels de Bén-Abbès et de Tmimoun (deux belles «pouillonades»avec piscines et du confort ce qu'il y a de plus agréable), et l'hôtel de Taghit... offrent toutes les commodités et le standing souhaitables.

A côté de ces merveilles du genre, le contraste est saisissant avec les «Saouris». En effet, ceux-ci vivent encore aux temps bibliques, dans des habitations en terre (toub) de l'ère antédiluvienne. Le dénuement quasi-total est visible à l'oeil nu. Les gens continuent à tirer leurs maigres subsistances de minuscules parcelles agricoles épuisées par une surexploitation intensive plusieurs fois millénaires. Les parcelles de terre en question ne pouvant nourrir tout le monde, les surplus de population sont condamnés irrémédiablement à migrer, par vagues successives de génération en génération. Ils remontent évidemment vers le nord où ils échouent dans les périphéries des grandes villes, dans les quartiers pauvres ou dans les bidonvilles toujours dans l'espoir d'être employés comme manoeuvres dans les chantiers. Depuis quelques années, certains préfèrent «descendre» plutôt vers Adrar, attirer par la mise en exploitation de nouvelles terres agricoles et les nouveaux chantiers du bâtiment...

Aussi, se demande-t-on comment les programmes «spéciaux» sud ou les «fonds de la relance économique» peuvent bien toucher ces populations qui habitent des ksars où il n'y a pas de «trottoirs à refaire» (il n'existe pas de trottoirs du tout, ni parfois de rue d'ailleurs), où l'agriculture est rudimentaire, où toute forme d'industrie est inconnue, où le commerce existant est un commerce de subsistance (quelques épiceries qui font office de commerces multiples). L'artisanat est rare mais quand bien même il existe, c'est souvent un artisanat primitif comme à El Bayada (daïra d'El Ouata) où une famille fabrique depuis la nuit des temps, une poterie répondant aux besoins primaires de la population en ustensiles en terre cuite mais à la manière du paléolithique (plats, jarres à eau ou à grains etc.) ou instruments à percussion (derbouka).

 

LES MOYENS D'INFORMATION «RADIO SAOURA»

«Radio Saoura» est l'une des premières radios locales qui ont vu le jour dans le pays. Cette radio existe depuis bientôt vingt ans. Et elle a porté le nom emblématique de «radio Saoura» jusqu'en 2007. Ce qui est curieux dans cette affaire est que jamais ! Et au grand jamais ! Et à ce jour, cette radio n'a atteint la vallée de la Saoura dont elle porte encore pompeusement le nom de «radio Saoura». Une appellation trompeuse qui fait croire que cette radio a été créé pour les habitants de la Saoura ! Or, sa voix ne dépasse pas la périphérie de Béchar. De qui se moque-t-on ?

 

TDA (ENTREPRISE NATIONALE DE RADIO ET TELEDIFFUSION)

Cette entreprise qui est le vecteur principal de transport du son et de l'image aussi bien en matière de radio que de télévision n'est pas étrangère au mauvais état des moyens d'information dits «lourds» aussi bien radiophoniques que télévisuels. Des zones importantes de la région ne sont pas atteintes par la radio à l'exemple de la vallée de la Saoura, de Béni-Ounif et pour certains ksour du nord (Moghel, Sfisifa...) qui reçoivent médiocrement une FM en différé. La ville de Kénadsa reçoit une image télévisuelle médiocre.

La chaîne III qui est souvent en panne pendant des mois, est captée de temps à autre mais souvent de façon inaudible. En effet, en ce qui concerne cette chaîne importante (internationale) le son est d'une qualité plus que médiocre.

La ville de Béchar elle-même est pénalisée par un matériel de télédiffusion et de radio obsolète. A ce titre un bruit court sur la construction d'un siège administratif neuf de TDA dont les crédits étaient destinés à la construction d'un Centre Régional Technique et non pas administratif.

 

L'ENTV «LOCALE»

 

Conçue pour répondre aux besoins régionaux voire nationaux en matière d'information audiovisuelle, force est de constater que les quelques maigres reportages et les très rares productions «socioculturelles» - dont cette institution daigne gratifier ces téléspectateurs- sont d'une affligeante médiocrité. Les thèmes éculés et mille fois rabâchés du folklore local sont usés jusqu'à la trame, et lorsqu'il n'y a plus rien à dire sur l'écosystème du désert (thèmes récurrents), on viendrait presque à souhaiter une invasion de sauterelles pour donner le change au vide abyssal du programme de cette chaîne. Combien de documentaires 26mn/52mn ont été réalisés au cours de la dernière décennie ?

Les responsables locaux (ou régionaux) peuvent toujours se prévaloir du fait que leurs services ont toujours été mal lotis matériellement par rapport aux autres régions. Mais cela ne peut justifier aucunement une production médiocre. Cependant, il y eut en effet, le Centre d'Actualités Télévisés (CAT) pour la région, dont la première pierre a été posée en l982 et qui n'a connu une finalisation tirée au forceps qu'en 2006 ! C'est-à-dire après 24 ans ! Et les équipements techniques sont toujours attendus. Le CAT de Ouargla qui aurait bénéficié de la même enveloppe budgétaire, octroyée à la même époque, aurait démarré en 1985 !

La station ENTV de Béchar utilise toujours le réseau d'ALGÉRIE TELECOM pour ces envois («secours téléphone»), ce qui fait que l'image laisse toujours à désirer (analogique) alors que les autres stations (Oran, Constantine..) bénéficient du réseau TDA numérisé. Il est dommage que pour une région aussi vaste et surtout aussi sensible que celle du Sud Ouest, que tant d'insuffisances soient encore enregistrées en 2007, quand les pays voisins émettent sur des chaînes numériques multiples avec une qualité de l'image et des programmes qui feraient pâlir certaines chaînes de pays dits «développés» alors qu'avec la médiocrité de nos chaînes, nous faisons figure de «sous-dèv».

 

LA PRESSE ECRITE

La presse écrite quotidienne arrive à Béchar seulement le soir vers 17 heures. Les habitants du chef-lieu seulement donc peuvent avoir un titre quelconque (de ceux qui parviennent ici). Pour le reste de la wilaya, la distribution reste aléatoire et pour les habitants des autres localités, lire un journal du jour reste une entreprise hypothétique et certainement un voeu pieu.

Combien les populations du sud ouest souhaiteraient être informées régulièrement sur l'utilisation des crédits débloqués par l'Etat pour améliorer leur quotidien, voire leur niveau de vie, pour éradiquer une partie du chômage, pour le développement durable, pour le sport et les loisirs. Quid des fonds spéciaux du Sud, des Fonds pour la relance économique, des crédits sectoriels, des PCD...) ? Qu'est-ce qui est fait pour l'amélioration des réseaux d'eau potable (à Béchar tout le monde sait que le barrage de Djorf Torba est plein mais ne s'explique pas les coupures prolongées de l'eau potable). Et les réseaux d'assainissement ? Toujours à Béchar certains égouts continuent à déverser leurs eaux nauséabondes sur les chaussées, polluant l'atmosphère et l'environnement. Les moustiques empêchent les gens de dormir et les épidémies de leishmaniose continuent à sévir. Certaines maladies liées à l'hygiène disparues ailleurs comme la tuberculose, refont leur apparition. Qu'est-il fait pour l'amélioration de la «bonne» prise en charge des malades dans les hôpitaux et les dispensaires ? La «bonne prise en charge» et non pas le médiocre hébergement du malade pendant un séjour qu'il préférerait passer chez lui s'il n'y était obligé.

Beaucoup de questions restent en suspens que seuls des moyens de communication et d'information adéquats et efficaces permettraient de satisfaire.

Source : A. AZIZI, Le Quotidien d'Oran.

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Published by Sofiane - dans Béchar
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commentaires

Moha Daoudi 18/11/2009 21:58


Je me réjouis de vous exprimer ma joie et celle de tous les Marocains pour l'équipe nationale algérienne d'aller en coupe du monde


Hamid 25/06/2007 10:43

Citation"LES MOYENS D'INFORMATION «RADIO SAOURA»  «Radio Saoura» est l'une des premières radios locales qui ont vu le jour dans le pays. Cette radio existe depuis bientôt vingt ans. Et elle a porté le nom emblématique de «radio Saoura» jusqu'en 2007. Ce qui est curieux dans cette affaire est que jamais ! Et au grand jamais ! Et à ce jour, cette radio n'a atteint la vallée de la Saoura dont elle porte encore pompeusement le nom de «radio Saoura». Une appellation trompeuse qui fait croire que cette radio a été créé pour les habitants de la Saoura ! Or, sa voix ne dépasse pas la périphérie de Béchar. De qui se moque-t-on ? "Je voudrais intervenir sur cette partie de l'article que je trouve injuste.Tout d'abord "Radio Saoura" n'est pas l'une des première radios locale en algérie mais LA première. Ensuite il faut savoir qu'au début les ondes de cette radio couvraient jusqu'a la régio d'adrar et tindouf. Par la suite après la création des autres radios régionales (Adrar, Tindouf, Naama,...) les relais qui étaient avec lesquels elle diffusait ont étaient utilisé par ces stations.Enfin je voudrais signaler que la diffusion des ondes de la radio c'est le rôle de la DTA.