BÉCHAR ET LA RÉGION DE LA SAOURA 

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L’inscription d’un parc d’attractions ou d’un espace de loisirs au programme de mise à niveau des wilayas du Sud, viendrait sûrement à point, si les pouvoirs publics venaient à envisager une prise en charge du temps de loisirs de l’enfant, cet homme de demain.
Cette réalisation, si elle viendrait à voir le jour, transformerait le paysage juvénile de la capitale de la Saoura, en offrant aux familles un espace de divertissements sains et fort profitables à la frange infantile, qui n’a d’autre espace d’évolution et d’expression, que l’exiguïté du logement pour les filles ou la rue et ses multiples dangers de dérives pour les garçons.
Malheureusement à Béchar, toutes les parcelles figurant sur les plans des quartiers, comme réservées aux espaces verts et autres aires de jeux, ont été squattées sans vergogne. Le phénomène s’est étendu jusqu’aux cours des établissements scolaires, que certains débrouillards se sont dépêchés de grignoter, pour agrandir les cours de leurs logements d’astreinte. Des habitations qu’ils se sont fait attribuer définitivement par la suite. C’est pour pallier à toutes ces carences qu’un appel est lancé aux autorités, pour les inciter à inscrire, dans l’ambitieux programme de mise à niveau des villes du Sud, la réalisation d’un parc d’attractions ou du moins celle d’un centre de loisirs familiaux (CLF), comme a su le faire l’institution militaire pour ses cadres. Comme la population civile est sans contexte plus nombreuse, elle aspire légitimement à ce que les responsables locaux se penchent sur ce cas. D’ailleurs, l’emplacement actuel de la voirie communale, sur le point d’être évacué, semble tout indiqué pour servir d’assiette à ce genre de projet. Ce serait même le meilleur investissement de gros rapport, que pourrait consentir la municipalité à sa commune, elle qui se plaint sans cesse du manque d’autonomie financière, que ne peuvent lui assurer les subventions de l’Etat.
Source : A. Messaoud, La voix de l'Oranie.
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