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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:45

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Le festival national de la musique diwane se poursuit dans la wilaya de Béchar, avec la prestation quotidienne de trois troupes pour faire bonne impression auprès du jury. Organisée sur le thème «Le diwane, patrimoine et culture», cette manifestation culturelle a permis aux Béchariens de découvrir, dimanche soir, des sonorités africaines d’une grande finesse, ainsi qu’un concert animé par deux jeunes formations.

La première troupe qui s’est donnée à fond pour convaincre le jury est Sidi Belal de Mascara, les huit membres, vêtus d’une tenue qui tape à l’œil, ont joué un riche patrimoine de la dance Mingzawa, célèbre rituel folklorique de la région nord-ouest de l’Algérie. «Nos folklores reviennent à l’époque où les gens vivaient de la chasse ; ces rituels furent célébrés après avoir attrapé la proie sur le chemin du retour à la maison. Nous avons joué ce soir une dance koulou qui était le prélude du diwane, puis un sergou, et un bordj intitulé Ryma», a expliqué Belarbi Abdelkader, membre du groupe, avant de revenir sur la fameuse leila du diwane, où il a indiqué qu’ils font un sacrifice annuel et qu’ils célèbrent également une leila hebdomadaire, dédiée à Billel Ibn Rabah, le premier homme noir libéré en islam, d’où le nom de la troupe. Il ajoute que la musique du groupe est un chant de liberté millénaire qui œuvrait pour abolir l’esclavage.
Venu de la banlieue de Béchar, de Kenadsa plus précisément, le Jil Diwan Kenadoussi a fait vibrer le public venu nombreux durant cette soirée au mercure clément. Le Maelem Dekyoussi Hadj Mbirik a mis l’accent sur la similitude du diwane algérien et le gnawi marocain. «La base est similaire, c’est toujours la présence du kerkabou, tbel et gumbri; la façon d’interpréter les bradjs est la seule différence, la fusion entre ces deux courants est notre style musical. Nous en sommes à notre deuxième participation à ce festival, nous avons travaillé durement l’année passée, mais nous sommes sortis bredouilles, nous espérons décrocher durant cette édition un prix», a déclaré le jeune maelem qui est issue d’une grande famille de maelem depuis plusieurs générations. Pour sa part, le groupe Jil El-Jadid d’Oran, qui fait partie de la compétition officielle du festival, a gratifié les béchariens d’un riche répertoire traditionnel, avec des bradjs comme Marou, abdelkader Djillali et Baysama. Le maelem du groupe Rahou Lahbib a indiqué que le nom du groupe revient à la moyenne d’âge du groupe qui est la vingtaine. Il ajoute que le diwane trouve difficilement sa place à Oran : «Le diwane est présent à Oran, mais il est très peu joué. Pour notre part, nous jouons le traditionnel chergui du diwane algérien qui remonte à nos origines.»

Une tribune aux nouvelles troupes
Le Festival national de la musique diwane ne met pas en scène seulement les troupes en lice pour les trois prix, mais offre également un espace de partage aux nouvelles formations pour se faire un nom sur la scène musicale algérienne. Pour la soirée de dimanche soir, deux invités d’honneur se sont produits, à savoir Diwane El-Bahdja d’Alger et Clé 13 de Jijel.
Le groupe algérois, quoi qu’il n’est pas natif du diwane, a su interpréter avec brio cette musique jusqu’au point de mériter les louanges d’Ami Brahim, l’un des pionniers de la musique diwane.
«Le groupe existe depuis 2009, on a un album et nous préparons un deuxième, c’est notre deuxième participation à ce festival après la deuxième place décrochée en 2012. Nous ne faisons pas de rituel sur scène, car nous ne sommes pas des enfants du diwane ; néanmoins nous essayons de faire un diwane traditionnel qui attire l’attention des auditeurs.
Nous avons appris le diwane en autodidactes, en regardant des vidéos, avec l’aide du maelem Benaïssa qui m’a appris beaucoup de choses», a noté Yacine Chetouhi, membre du groupe. L’interlocuteur est revenu sur les difficultés de faire sortir un album. «Notre deuxième album, que nous avons intitulé Mlema, sortira pour bientôt ; nous avons des problèmes pour faire sortir des albums, mais ça reste un plaisir de faire de la musique, notamment le diwane pour lequel nous avons un profond amour, nous n’allons pas courir après le  gain en dépit de la création artistique», a-t-il souligné, tout en parlant de la beauté de cette musique qui réside dans la fusion du diwane algérien et du gnawi marocain : «Séparément, on les a tous les deux écoutés et disséqués, le mélange donne un plus remarquable et permet d’explorer de nouvelles pistes, nous produisons une représentation modérée et allégée du diwane.»
Le groupe Clé 13 de Jijel a produit sur scène plusieurs titres de son répertoire. Il comporte, selon les dires de son guitariste Merjem Ali Mounib, des sonorités de plusieurs tendances musicales, dont le reggae, le rock et plusieurs styles musicaux algérien.
Il ajoute que les sujets de leurs chansons font référence au vécu algérien, avec ses joies et ses chagrins. «Nous sommes heureux de faire de la musique loin de toute appartenance politique, ou de quelconque appartenance ; juste des jeunes ayant un message à véhiculer pour les gens», a-t-il relevé.
Il est à noter que le festival se déroulera à la wilaya de Béchar jusqu’au 29 mai, plusieurs ateliers et conférences sont au programme pour mieux faire connaître cette riche musique qui reste hélas peu connue sur l’ensemble du territoire national.
Source: K. B., www.elmoudjahid.com/

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Published by Sofiane - dans Culture
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