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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 14:07

En marge de la visite du ministre de l’énergie et des mines on a exposé un historique sur le fonctionnement de la production de l’énergie électrique à base de charbon qui est la houille. « Nous étudions la possibilité de rouvrir les mines de charbon et d’avoir une centrale électrique qui fonctionnerait au charbon. Ceci permettrait de créer des emplois locaux et d’exploiter cette ressource naturelle", a déclaré M. Youcef Yousfi, ajoutant que cette possibilité est au stade des études. « On va voir si c’est possible de produire du charbon et à quel coût », a-t-il ajouté. C’est une centrale nucléaire? Non! C’est une centrale de production d'énergie électrique qui fonctionne avec de la houille (charbon). On dépend toujours du passé qui représente l'histoire et le passage anthropologique dans le temps à travers les âges. Ces moments spatio-temporels retracent une transition dans les rêves qui ont concrétisé une grande production en matière de coke. L’ex-mineur qui est toujours en vie, M. Chilla Slimane né le 28 décembre 1918 à Ighzer-Amokrane (Akbou), est arrivé et s'installa à Bechar, recruté dans la compagnie de l' HSO (houillère du sud oranais), le 23 décembre 1942 sous le matricule numéro 9252, jusqu'en 1974. Durant cette semaine, nous avons contacté ce mineur, aujourd'hui il réside à Bechar- Djedid, C. S se souvient très bien du parcours de sa carrière où il est passé par toutes les étapes de ses travaux miniers, manœuvre, boiseur, mineur et chef d'équipe de mineur jusqu'à sa retraite en 1974. Il nous raconte cette réalité qui est pour lui un rêve après 95 ans de vie. son labeur de 10 heures de travail de taille de charbon dans le sous-sol à Kenadsa dans les différents sièges de mine (siège 1, siège 4, 5, 11, 21, 23, 22 et autres.) « Au fait c'est un travail très pénible, il ajoute que la jeunesse actuelle ne peut pas résister même pas deux minutes dans ces conditions et j'appelle ce travail par le travail du pain noir et le salaire d'une journée était 50 centimes de franc français. ». Il a ajouté encore qu'aujourd'hui tout le monde mange du pain blanc sans se fatiguer. L'équipe de quart pénètre dans le siège. Chaque mineur est équipé d'un lourd équipement qui se compose d'un marteau piqueur de 15 kilogrammes, un casque lourd avec une torche qui pèse 5 kilogrammes. Slimane avec ses compagnons se mettent en position couchée sur la courroie comme un tapi roulant, qui les transporte au fond des galeries de la mine pour atteindre 1000 mètres de profondeur pour extraire du charbon. L'extraction de cette matière s'effectue à l'aide de la même courroie et de chariots. Après une formation de remblai de houille à la sortie du siège, un autre travail se déroule pour transporter ce tonnage de charbon jusqu'à la voirie pour qu'il soit tamisé et lavé avec de l'eau et sélectionné. Après tout cela, les débris seront agglomérés en forme de cubes. La boue de charbon passe au moulage pour la fabrication de briques de charbon qui serviront après séchage de combustible solide pour les différents usages domestiques. La qualité du bon charbon se transportait et s'acheminait par voie ferrée pour être commercialisée en Europe. Cette centrale s'est arrêtée dans les années 70. Celle-ci qui est localisée à Hai-Elinnara était source d'énergie qui fonctionnait avec de la houille pour produire une puissance d'énergie électrique de 2 mégawatts avec 110 volts pour chaque domicile. A cette époque 6 alternateurs géants fonctionnaient par les moyens de grandes chaudières fournissant de l'énergie calorifique pour faire tourner ces alternateurs de production. Le bâtiment de cinq 5 étages abritait les alternateurs, les chaudières, les pupitres de commande et d'aiguillage, les salles de contrôle ainsi que l'administration. Ce cylindre géant de 8 mètres de diamètre et 60 mètres de hauteur environ, sert de refroidisseur d'eau chaude qui joue le rôle de conducteur de vapeur vers le ciel. Un receveur qui est installé sur ce cylindre collectait l'eau chaude ayant déjà servi pour la production. Sur le bâtiment on aperçoit une seule cheminée qui reste parmi les 5 autres qui ont disparu par les mains des hommes ainsi que tout le matériel qui se trouvait à l'intérieur de ce bâtiment. Cette centrale est devenue un vestige historique regrettable qui mérite d'être préservé et bien gardé. Cela représente une empreinte purement symbolique de nos ressources qui ont été extirpés par le colonialisme. Aujourd’hui le charbon est devenu banal et sans valeur avec les énergies renouvelables mais aussi on ne peut pas négliger les oscillations et les fluctuations du prix du baril de pétrole. Comment peut-on commercialiser nos produits énergétiques d'après les lois de la transformation et le recyclage des matières.

 

Source: Mohammed Smail, Reflexion.

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Published by Sofiane - dans Actualité
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