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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:40

Lors de nos pérégrinations, nous avons fait la découverte de gravures rupestres que très peu d’Algériens, même ceux de la région, ont approchées.

A quelques kilomètres avant Ksi-Ksou, un ancien centre minier dont il ne reste qu’un terril de charbon dont l’incongrue présence en plein Sahara déconcerte le visiteur, il se dresse, un peu conventionnel, un panneau indicateur. Fiché en bord de la RN 6, entre Béchar et Abadla, il signale la direction de «Dayat Ettiour» à 7 km de là. Un «lac des oiseaux» au désert, cela valait le détour ! C’est ce que proclame également le site d’un internaute d’Abadla : «La sécheresse de 1994 à 2009 a fait que le lac s’est asséché et que les dunes avaient commencé à envahir et à boucher le passage de l’Oued. Grâce à Dieu en 2009, des pluies exceptionnelles et des crues à répétitions ont fait que ce site a repris ses droits».

Les dayas étant des dépressions dans la platitude des regs de hamada, deviennent des lacs à la faveur des précipitations. Celle dont il est question possède la particularité d’attirer une multitude d’oiseaux migrateurs. Mais si vous empruntez la piste, il y a de fortes chances que vous vous perdiez en pleine hamada car c’est une piste qui y mène. C’est ce qui nous est arrivé sans que nous ayons eu à perdre au change puisqu’au bout de nos pérégrinations nous avons fait la découverte de gravures rupestres que très peu d’Algériens, même ceux de la région, ont approchées. A travers le reg, sa pierraille noire avec de-ci de-là ses touffes de plantes et arbrisseaux, la piste initiale se subdivise en d’autres chemins qui se croisent et se décroisent. Parmi les nombreux itinéraires creusés par le passage d’autres véhicules, nous guidons le nôtre sur les moins susceptibles de nous ensabler.

Au bout d’un laps de temps qui s’éternisait plus que de raison au regard de la distance que nous devions couvrir, nous vîmes au loin une pauvre masure en pisé. Quatre personnes étaient à côté. La rencontre, comme toujours au Sahara, est cordiale. Le maître des lieux, Hadj Mohamed Targui, explique que nous avions pris la mauvaise piste et que de toute façon, comme il n’y avait aucun panneau indicateur le long de la piste, il n’y avait aucune chance que nous arrivions à destination : «Ce sont des rigolos qui ont placé le panneau en bord de route. D’ailleurs, ils auraient dû signaler que pour rejoindre «Dayet Ettiour», il faut être en 4x4.

Ce n’est pas avec votre voiture que vous pouviez y accéder». Là où nous avions abouti s’appelle «Hassi Rtem». Hadj Mohamed possède une concession agricole naissante. Face à notre déception, il nous console en nous révélant que pas loin de là, il y a des gravures rupestres à voir. C’est à Oued Rtem (le rtem étant le genêt blanc). Il se propose même de nous conduire. Et sur le haut des falaises noires dont des roches jonchent le sable qui recouvre la pente qui mène à leur sommet, des gravures rupestres défient le temps.

De toutes celles qui recouvrent les parois et qui figurent des animaux, il en est deux, de plus petite dimension, représentant deux chasseurs qui, selon leur attitude, dansent. Remarquable particularité : leurs membres virils sont dessinés dans une étonnante disproportion par rapport aux jambes ! A les contempler, on se prend à avoir des craintes sur leur préservation. En effet, par les temps qui courent, ceux de la régression des mentalités et de la bigoterie ambiante, il est heureux que ces témoignages des temps reculés ne soient pas encore accessibles au tout venant des visiteurs.                         

Source: M. Kali, El Watan.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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