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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 18:18

Si les citoyens du Nord se ruent en ce moment sur le littoral, à Béchar, les habitants ne cessent de supplier et d’exhorter, à qui veut bien les entendre, afin de les écouter et d’améliorer leur situation et d’atténuer, un tant soit peu, les insupportables conditions climatiques extrêmement chaudes, en été, en créant des espaces verdoyants de détente et de loisirs qui font cruellement défaut.

Le calvaire qu’endure depuis des années cette population en période de grandes chaleurs est infernale et ne trouve apparemment aucun écho, aussi bien chez les pouvoirs publics que chez les élus locaux.  De l’avis, sans appel, des habitants ou des visiteurs, Béchar détient le triste palmarès de la ville la plus ennuyeuse, la plus morose de toutes les grandes villes du pays, avec ses 165 000 âmes et en plein boum démographique.
La célèbre place de la République, devenue depuis quelque temps un refuge pour les ivrognes,  et le boulevard Colonel Lotfi, attenant à cette place autrefois bien entretenue, sont aujourd’hui désertés par les passants, car devenus des endroits infréquentables. Pas un restaurant ou pizzeria de luxe dignes de ce nom n’existent dans l’agglomération pour des familles qui restent cloîtrées et confinées à longueur de journées entre quatre murs.


L’ennui mortel et l’absence de distraction poussent des centaines de jeunes et moins jeunes à investir, tard dans la soirée, lorsque le climat s’adoucit légèrement, les quelques maigres pelouses et herbes plantées sur des espaces des ronds-points, à la recherche de fraîcheur. Ils s’adonnent aux interminables jeux de cartes sous les lueurs des lampadaires. Les trois piscines et bassins sont submergés par une nuée de jeunes, dépassant ainsi les capacités d’accueil. L’ancien jardin public, patrimoine de la commune, jadis un lieu de détente verdoyant, datant de l’époque coloniale, aujourd’hui entièrement dévasté par les fortes crues d’octobre 2008, est toujours fermé et attend depuis ce temps une rénovation. L’unique centre de loisirs familial, assez verdoyant et géré par les militaires au centre-ville, est heureusement ouvert au public sans distinction entre militaires et civils, mais reste nettement insuffisant.


En attendant le centre de loisirs


L’ennui, l’oisiveté, la chaleur torride mettent à rude épreuve les nerfs, même les plus solides finissent par craquer sous la pression. Mais les regards des citoyens de la capitale de la Saoura restent légitimement braqués sur un projet de création d’un centre de loisirs et de détente d’envergure, annoncé depuis au moins trois années. Il est constamment évoqué, discuté et les crédits alloués seraient même revus au cours des sessions des APW… en vain. La population devra encore attendre longtemps pour voir se réaliser ce projet qui lui tient à cœur. On pourrait difficilement expliquer les obstacles qui se dressent encore à sa concrétisation.
Car, paradoxalement, Béchar, contrairement à certaines villes du Nord, où l’eau est rationnée, la commune est suffisamment approvisionnée à partir du barrage de Djorf Torba (70 km).  


Ce qui, raisonnablement, pourrait facilement aider à l’implantation d’un tel projet, qui puisse non seulement apporter un peu de fraîcheur à un environnement sec et chaud, mais surtout de la joie aux familles exaspérées par le manque cruel des espaces de détente.
La ville de Béchar finira-t-elle un jour par se débarrasser de son étiquette de «ville caserne» qui lui colle à la peau ? Les colonies de vacances, pour garçons et filles de moins de 15 ans, organisées chaque année dans les régions côtières ont été supprimées penadant le mois d’août en raison du Ramadhan. Quant aux autres vacanciers qui disposent de moyens financiers, ils sont déjà de retour, à quelques jours du début du mois sacré. 

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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Published by Sofiane - dans Actualité
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