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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:35

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* Le festival national de la musique diwane, qui se déroule jusqu'au 29 mai à Béchar, a inové avec l'organisation symbolique de la cérémonie de la lila

Samedi, au début de soirée, les invités du 8 ème Festival national de la musique diwane ont été conviés à assister au rituel de la « lila » consacrée par la tradition gnawie au niveau du musée de la capitale de la Saoura. Aâmi Brahim, doyen des mqadmine de Béchar, 82 ans, était le maître de cérémonie.

Au programme, couleurs du diwane, senteurs des bkhour, sacrifice d'une bête, danses, chants et msemen au miel. Le gumbri, karkabou et ganga, instruments indispensables du diwane, ont été « convoqués » pour recréer une ambiance qui a traversé les siècles avec ses codes, ses symboles et ses mystères. Nous reviendrons plus en détails dans nos prochaines éditions sur cette lila dont la valeur patrimoniale est très précieuse.

Au stade Enasr de Béchar, le public du festival a assisté, une heure après le passage d'un léger vent de sable, à deux formes du diwane du sud algérien représentées par Sidi Blal de Tindouf et par Nass El Wahat de Ouargla.

Les bradj sont interprétés d'une manière légérement différente, les tenues sont colorées à Tindouf, blanches à Ouargla. « Nous avons interprété « Baba nouar », « Jamangaro » et « Hamou zawej ».

Notre troupe a évolué au fil des années. Auparavant, nous étions un groupe de karkabou et animions des fêtes de mariage. Nous avons introduit le gumbri pour s'adapter au rite du diwane. A Tindouf, le diwane n'est pas aussi présent que dans le reste du sud algérien. Ma présence aux festivals où j'ai rencontré des mâalim m'a permis d'apprendre beaucoup de choses sur le jeu du gumbri .

Et je continue d'apprendre les textes qui font partie de notre patrimoine culturel», nous a déclaré le jeune Aissa Ousmail, maâlem de Sidi Blal. A Ouargla, le gumbri est également une nouveauté dans la tradition diwane de cette région du sud-est algérien, le diwane banga pour être plus précis. « Banga pour l'appellation donnée au karkabou.

Chez nous, le gumbri n'existait pas. Nos aînés jouaient le diwane avec deux tbels et des karkabou. Ce n'est que récemment que nous avons introduit le gumbri. Dans nos chants, nous reprenons régulièrement « Fania » et « Lâafou  ya moulana».

Nous faisons partie de Ahl Laqsar. Ahl Rouissat, qui est une autre communauté, et Ahl Laqsar organisent de temps à autre des lilat en se relayant. Tout le rituel y est respecté », a souligné Othmane Tafna, leader du groupe Nass El Wahat.

Dans un registre plus moderne et plus proche de la fusion, la chanteuse Noura et son groupe de Béchar ont présenté des chansons dans lesquelles des sonorités reggae, moghrabi et rai ont été ajoutées aux rythmes du diwane. « J'ai interprété de nouvelles chansons comme « Mimouna noudhi tejdbi » et « Zine zine », repris et arrangé également une ancienne chanson « Moui lalla » », a relevé Noura.

Mourad, joueur de gumbri, a, pour sa part, estimé que le reggae s'accorde parfaitement avec les notes musicale du diwane. « Le jeune public est très exigeant. Il faut à chaque fois lui présenter un plat varié de mélodies avec une insistance sur le hedawi (berouali). Au début, j'interprétais le diwane sans présence de certains instruments sur scène comme la batterie. Là, j'ai changé de style en gardant l'âme diwane. Ce soir par exemple j'ai interprété « Allal ya allal » qui me rappelle mes débuts », a estimé Noura.

Source: Fayçal Métaoui, www.elwatan.com/

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Published by Sofiane - dans Culture
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