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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:41

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Après la première journée du festival national de la musique Diwane, qui a mis en scène des groupes en qualité d’invités d’honneur, les troupes en lice, pour décrocher les trois prix du festival, sont entrées en compétition, samedi soir, au stade Ennasr de Béchar.

Le vent de sable qui a soufflé sur la ville à quelques heures du début de la soirée prévue à 22h, n’a pas empêché les Bécharois de venir en masse pour assister aux prestations des troupes en compétition jusqu’au 29 du mois en cours. Le groupe Nass El Wahat de Ouargla a gratifié le public d’une panoplie de Bradjs (récit poétique du diwane). « Le diwane d’Ouargla est différent de celui des autres régions. Notre fer de lance reste le son fort et la danse de la troupe, qui donne, à partir d’une vue aérienne, des formes comme le cercle, le demi-cercle, l’étoile et le croissant. Nous chantons en arabe classique, avec l’évocation et les louanges du saint Prophète Mohamed QSSSL dans chaque chanson », a déclaré Othmane Tafna, maelem du groupe à l’issue de sa prestation. Revenant aux appellations spécifiques du jargon du diwane d’Ouargla, le maelem a souligné que « Le mot banba qui veut dire Kerkabou est venu des premiers mots du bambaré et de la hawssa. Et dans le langage d’Ouargla, le diwane est appelé Issemzan ». L’interlocuteur a indiqué par ailleurs, que sa troupe puise ses textes du patrimoine diwane, avec l’écriture de certains textes en arabe classique et en langage d’Ouargla.
La deuxième troupe était le groupe Sidi Belal de Tindouf, un groupe de jeunes musiciens qui a interprété des textes du patrimoine du diwane : « Nous avons joué ce soir trois Bradjs qui sont Baba Nouar, Jamangarou et Hamou zawej, c’est notre troisième participation à ce festival, après le troisième prix qu’on a décroché lors de la cinquième édition, et la participation d’honneur lors de la sixième édition, nous faisons partie de la compétition, et nous espérons être à la hauteur des espérances du jury », a indiqué Aïssa Ousmaïl, Mkedam de la troupe. Il est revenu par ailleurs sur le début de sa composante :              « Nous étions une troupe de kerkabou, nous faisions également les fêtes de mariage. Nous étions fascinés par le Gumbri que nous avons introduit par la suite dans nos sonorités, c’est à partir de là que nous avons commencé à faire du diwane ». Entre Aïssa Ousmaïl et le gumbri, une longue histoire d’amour qui remonte à longtemps, il l’a appris en autodidacte à un si jeune âge. « Les festivals du diwane nous ont beaucoup aidé à approfondir nos connaissances et à développer nos techniques en côtoyant de grands maelems (chef de culte). Nous continuons d’apprendre d’eux, et il faut toujours continuer de percer, car la perfection n’est jamais atteinte en musique, notamment au gumbri qui demande une grande passion pour bien le jouer ». L’interlocuteur est revenu également sur le fait que sa troupe soit la première à avoir introduit le diwane dans la région de Tindouf : « Le diwane n’existait pas à Tindouf avant la création de notre troupe, aujourd’hui elles sont légion.
La musique jouée à Tindouf était la musique traditionnelle de la région qui était axée sur le luth et le tbel », a-t-il fait savoir.
La deuxième soirée a été caractérisée par l’absence de la troisieme troupe Ahl gnawa de Relizane. L’invité d’honneur de cette soirée était Gnawa noura de Béchar, dont la vocaliste est une femme. Il est à signaler que le diwane algérien comporte des maelem femmes, comme la célèbre Hasna el bécharia, ce qui n’est pas le cas du gnawi marocain.
La leïla, la soirée si elle fera l’objet d’une traduction littérale, mais une soirée qui reste bien particulière, de par ses rituels mystiques et ses étapes qui restent un mode opératoire assez rigoureux pour les gens du diwane. Organisée samedi soir au musée de la wilaya de Béchar, cette soirée demeure, à travers des siècles, un rituel très connu au sud algérien dans la tradition diwane. Les sept tribus du diwane la célèbrent pour des raisons bien particulières, partant d’un simple coup de tête jusqu’à la célébration d’un événement portant sur plusieurs domaines.
 D’autres formes de soirée se célèbrent pour marquer la fin d’une période religieuse et le début d’une autre, comme la venue du mois de ramadhan. Quant à la deuxième, dont une démonstration a été faite en l’honneur de la presse et invités du festival, elle consiste à célébrer la promotion d’un membre du groupe de musique diwane. Le rituel est présidé par un maelem dont la place est à la tête de la hiérarchie du groupe, ou d’un groupe de mkedam (maître du gumbri dans le diwane algérien), subalterne du maelem, mais supérieur du gendouz et du yoko, dont chaque promotion nécessite une lila. Le rituel comprends des chants et danses folkloriques avec du tbel et du kerkabou, suivi d’un sacrifice d’un bouc (avec l’utilisation du henné pour purifier la bête selon la tradition, et le mélange entre la rouina et le lait). Les intestins du bouc sacrifié s’utilisent à fabriquer les cordes du gumbri, instrument spirituel de la musique diwane.


Source: K. B., www.elmoudjahid.com/     

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Published by Sofiane - dans Culture
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