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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:47

Trois des participants au rallye de Béchar, organisé par la Fédération algérienne des sports mécaniques la semaine dernière, se sont égarés dans le grand erg de Béchar.

Retrouvés sains et saufs, ils reviennent sur cette aventure qui les marquera à tout jamais. Hamani Youcef, 31 ans, et Ben Kerri Cherif, 21 ans, tous deux issus du club des sports mécaniques d’El Achour, ont résisté pendant plus de 24 heures aux méandres et vicissitudes du grand Sahara. «Sans eau ni nourriture, je n’avais à aucun moment perdu espoir. J’étais certain que les organisateurs allaient me retrouver», dira Cherif. Les deux concurrents se sont éloignés du circuit officiel au bout de quelques kilomètres seulement de la prise du départ. «Passé le premier point de contrôle, au lieu de suivre le contour de la piste marqué par des flèches, j’ai continué tout droit, ce qui ma valu de sortir de la piste sur environ une dizaine de kilomètres», raconte Youcef.

Et de poursuivre : «La topographie étant la même dans tous les endroits, j’ai compris, après quelques instants d’hésitation, que je me suis égaré. Toutes les directions se ressemblaient, j’ai alors décidé, sans céder à la panique, d’éviter les plaines rocailleuses, et ce, en prenant des détours par les collines.» Croyant qu’il venait de faire demi-tour, Youcef s’est enfoncé davantage dans le grand désert. «J’ai roulé jusqu’à épuisement de mes réserves de carburant, j’ai continué à pied jusqu’à ce que je tombe sur un puits», relate-t-il. La nuit commençant à tomber, Youcef décide instinctivement de construire une niche en pierres afin de passer la nuit. «Je n’ai dû mon salut qu’à cette niche en pierres qui m’a protégé du froid glacial du désert», note-t-il.

Durant toute la nuit, Youcef évite l’hypothermie tantôt en se couvrant d’herbes, tantôt en faisant des mouvements. Dès l’apparition des premières lueurs du jour, il reprend la marche à pied. Il décide après quelques kilomètres de monter sur un monticule. Et c’est là qu’il s’aperçoit de l’existence du réseau de téléphone portable. «J’ai appelé immédiatement mon épouse et mes amis pour les rassurer. Quelques minutes après, je reçois un appel du président de la fédération qui me demande de rallier immédiatement le puits», témoigne-t-il. Youcef a dû faire toute la distance parcourue en sens inverse, jusqu’au puits.

Epuisé, il arrive à peine à se mouvoir, mais il parvient quand même au puits. En cours de route, il trouve une corde qui lui permet de puiser de l’eau pour étancher sa soif. «Vingt minutes après, les voitures tout-terrains du club d’Illizi arrivent sur place. Je suis sauvé», raconte Youcef. Et d’ajouter : «Des chaînes de télévision ont annoncé ma mort dans le désert. Vous imaginez le désarroi de ma famille face à cette nouvelle.» Fort heureusement, Youcef est sauvé, il appelle les membres de sa famille pour les rassurer. «Je ne suis pas mort !», clame-t-il. «C’est grâce à la solidarité des membres de la grande famille des sports mécaniques que je suis en vie.»

 

Cherif, hélitreuillé


Cherif s’est égaré quant à lui à partir du deuxième contrôle de passage. «Je me suis enfoncé de 10 à 15 km dans le désert, en décidant de faire demi-tour, je me suis rendu compte que je venais de me perdre. Vers 16h, je venais d’épuiser tout le carburant de la moto», relate-t-il. A partir de cet instant, Cherif abandonne sa moto et se met à marcher mais sans pouvoir vraiment s’orienter. «Pour ne pas m’enfoncer davantage dans le Sahara, je posais des pierres sur mon passage à des intervalles équidistants», dit-il. Guidé par une lumière qui clignotait de loin, Cherif s’en remet totalement à son intuition, il n’arrive cependant pas à atteindre cette lumière et décide d’attendre les secours sur le point culminant d’une dune. A un moment de total désespoir, il entend au loin le bruit d’un hélicoptère et commence à faire des gestes en l’air, en vain. «Je décide de ne pas rester sur place, il faut que l’hélicoptère me voie, je marche autour des dunes pendant quelques minutes, l’hélicoptère finit par descendre. Je suis sauvé.»

Au moment où des familles submergées par l’inquiétude et le désespoir attendent le sauvetage des leurs, des chaînes de télévision rapportent sans vérification aucune la mort d’un de ces naufragés du désert. Le choc est terrible pour ces familles qui ont vécu des moments d’intense stress qui se sont soldés, fort heureusement, par un dénouement favorable.

Source: S. Kheireddine, El Watan.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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