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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 11:09

Une centaine de plants d’arbres de diverses espèces ont été plantés, mercredi, par des écoliers, des moudjahidine et des représentants de collectivités locales. Ces arbre ont été placés sur plusieurs parcelles de l’ancien tracé sud des lignes «Challe et Morice».

Cette opération entre dans le cadre d’une campagne de sensibilisation aux dangers des mines antipersonnel, organisée au niveau de la commune frontalière de Mougheul, située à 25 km au nord-ouest de Béchar. Une campagne initiée par l’association nationale Machaâl Echahid, sous l’égide du ministère de la Défense nationale.
Il faut dire que la tâche est titanesque. Jusqu'à la fin d’avril 2012, délai fixé par la Convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel, l'armée algérienne aura fort à faire pour venir à bout des derniers champs de mines, sinistre legs de l'armée française.  Au programme, neutraliser plus de 3 millions de ces engins destructeurs, potentiellement dangereux, et décontaminer quelque 1.500 km de bande frontalière minée. Ce ne sont pourtant-là que des estimations. Les historiens restent aujourd'hui encore divisés sur la quantité réelle de mines disséminées le long des frontières (les funestes lignes Challe et Morice).  Il ya lieu de relever l’initiative louable de l’association Machaâl Echahid et de ses structures de Béchar et d’Alger, dont les présidents, MM. Mohamed Benayad et Mohamed Abbad, ont organisé une journée de sensibilisation rehaussée par la présence de M. Zaâlane Abdelghani, wali de Béchar, et de la majorité des représentants et d’élus des collectivités locales. Une journée organisée au profit des écoliers de la commune, fort concernée par ce fléau, de Mougheul.   Néanmoins, il y a lieu de signaler que les différents tracés de la ligne Morice, à travers les zones frontalières de la wilaya de Béchar, à savoir Boukais, Lahmar et Mougheul, ont été complètement déminés par les unités spécialisées de l'Armée nationale populaire (ANP), ce qui a fait dire au président de l’association Machaâl Echahid, dans son court discours, que «la mission des autorités n’est pas finie pour autant».

Une visite plein d’enseignements

D’ailleurs, selon lui, la manifestation initiée «s’inscrit aussi au titre des efforts d’information et de sensibilisation des citoyens aux dangers des mines enfouies au cours de la période coloniale».  Il y a lieu de signaler que ce déplacement a aussi été marqué par une visite guidée au profit des élèves des établissements scolaires des trois paliers de l’enseignement et qui s’est déroulée à travers les différents endroits, là même où passe cette ligne, a précisé M. Mohamed Benayad.
Par ailleurs, des rencontres débats entre les moudjahidine mutilés au cours de l’un de leurs passages à travers cette ligne durant la guerre de libération nationale et les étudiants du lycée Ahmed-Saidaoui de la commune de Debdaba ont également été au menu de cette initiative.
Une exposition photos de martyrs et de mines antipersonnel a également été organisée au lycée par l’association. Les lycéens ont accueilli cette exposition avec grand intérêt et curiosité, ceci d’autant que pareils actes criminels continuent de se dérouler en faisant des victimes handicapées à vie. La majorité des visiteurs ignore qu’en se promenant non loin des frontières, ils peuvent sauter sur une mine de la taille d’un encrier, emportée par l’érosion à quelques mètres de là. «Ces mines très petites et trop résistantes à la corrosion restent actives à vie», nous explique-t-on.
Selon M. Benayad, la disposition des mines «est tellement machiavélique que les accidents sont inévitables, même lors des travaux de déminage».  Aussi, comme il le précise : «Ces mines font aussi des victimes parmi les courageux démineurs des forces de sécurité.» Par ailleurs, le directeur général des Archives nationales a déclaré que la Journée internationale de sensibilisation au danger des bombes antipersonnel, qui découle de la Convention d’Ottawa du 5 octobre 1996 et dont l’Algérie est membre signataire, ne relève pas du simple hasard.  «Notre pays n’est pas seulement membre pour l’avenir, il est également victime d’un acte criminel d’ensemencement d’une partie de son territoire par des bombes antipersonnel», dit-il, expliquant le fait que «pour étouffer la Révolution, le colonialisme a préparé le terrain à un encerclement de l’Algérie pour un isolement total».  
Aussi, la question est loin d’être facile à résoudre : «On évalue le nombre de bombes à 20 millions, semées à travers les régions Est et Ouest, sur des distances allant jusqu’à 600 km à l’Est et près de 500 km à l’Ouest.»
Le problème est d’autant inextricable que les quelques rares plans des champs de mines remis, «bien trop longtemps après l’indépendance», ne sont pas fidèles à la situation exacte et actuelle des champs de mines, ceci d’autant que le temps et l’érosion ont fait un travail qui a complètement changé les positions.
 Il y a lieu d’ajouter que bien des endroits ont été minés sans plans, pour la circonstance du moment. Dans ce contexte, on nous annonce que l’association travaille étroitement avec la Gendarmerie nationale pour signaler tout objet suspect qui devrait être manipulé par les services concernés.

 

Source: S. Oubraham, El Moujahid.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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