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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 16:59

La vallée du Guir se situe à une centaine de kilomètres au Sud Ouest de la Wilaya de Bechar, près de la hamada de guir.

Cette vallée encore est appelée «la Plaine d’Abadla» qui est arrosée par l’oued Guir le plus important des deux oueds qui alimentent la Saoura.

Elle est à l’heure actuelle désertique, basse et sablonneuse dans sa partie supérieure ou le fleuve décrit de nombreux méandres et se partagent fréquemment en deux ou plusieurs bras, elle est encombrée de touffes assez denses de petits éthel et bordée de très maigres pâturages fréquentés par des troupeaux nomades de dromadaires, de chèvres et de moutons.

Encaissée entre de rives abruptes dans un défilé sauvage de 40 Km, la vallée s’évase ensuite pour atteindre 6 à 8 Km de large à hauteur d’abadla, ou la végétation d’éthel devient plus denses et ou quelques languettes de terre limoneuse permettent la culture des maigres céréales entre deux crues.

La plaine d'Abadla est traversée sur toute sa longueur par l'Oued Guir, l'un de plus important fleuve du pays, qui le partage en deux parties hydrauliquement indépendantes les zones du rive gauche et les zones de la rive droite. 

L’oued Guir se grossit avec d’autres cours d’eau qui les rejoignent, naissent sur le versant méridional du massif atlantique et vont alimenter le barrage du djorf torba. 

A la sortie du plateau crétacé du chebket mannounat, il devient le principe fertilisant de cette vaste plaine quaternaire en s’y attardant et on la pénétrant de ses multiples bras sinueux

La vallée s’étale sur une longueur plus de 300 kilomètres et atteint aussi au Sud d’Abadla 30 kilomètres de large, elle est dominé à l’ouest par une immense hamada et à l’est par des plateaux tabulaires (gara).

Il reçoit à droite au sud de la plaine son influent l’oued Bechar dont la cours semble moins long qui ne dépasse pas les 200 Km.

Les éminences qui dominent les deux rives du Guir sont fréquemment bossuées par les tumuli qui se présentent, isolés ou par petits groupes, comme des gros tas de cailloux de 1 à 2 m de haut et de 5 à 10 mètres de diamètres, sans structures apparente.

Selon la nature du sol environnant, ces tumuli sont formés de pierres plus ou moins grosses et plates. En général, leur partie supérieure présente une sorte de plateforme parfois légèrement déprimée comme tassement ou un effondrement de structures internes.

Les tumuli de la vallée de Guir ne sont pas notablement plus nombreux aux kilomètres carrés que ces régions voisines, comme les environs de la daïra de Kenadsa.

 

Toutefois, sur le plateau qui domine les deux rives du Guir à Djorf Torba ,les tumuli sont particulièrement abondants, notamment à proximité immédiates de la route qui relie la daïra de Kenadsa à la commune de Meridja.

II est facile d’en compter une soixantaine sur la rive gauche, dans une bande de terrain de 2 Km Ouest Est sur 1 Km Nord Sud. C’est là ce qu’un topographe des Houillères du Sud Oranais qui en fait un relève sommaire, a appelé « la nécropole de Djorf Torba ».

Sur la rive droite du Guir, dans un espace comparable, il est aisé de dénombrer une vingtaine de tumuli à proximité de la piste, et il en existe également un autre rassemblement d’une dizaine, de facture plus grossière, quelques kilomètres plus au Sud.

Il est difficile de tirer de quelconques conclusions sur la densité de l’habitat dans cette région à l’époque préislamique, car une centaine de tombes réparties sur une dizaine de kilomètres carrés ne signifient pas grand-chose, il est probable, en effet, que ces monuments d’aspects, de volumes, de factures et de structures internes très diversifiés ont été édifiés à différentes époques.

Plus au sud, le Guir s’unit avec la Zousfana à Igli pour former l’Oued Saoura qui bénéficie d’un alimentation hors domaine désertique, grâce à sa branche supérieure, l’Oued Guir, dont le haut bassin versant draine l’extrémité orientale du Haut Atlas marocain.

Ses crues inspirent des sentiments contradictoires : à la fois la crainte pour les violentes dévastations possibles qu'elles peuvent causer aux biens et aux hommes mais font par contre l'objet d'invocations incantatoires pour les bienfaits qu'elles apportent à l'agriculture et par voie de conséquence pour leurs apports à la vie dans cette contrée aride.

D'aucuns pensent que le Guir serait le plus grand oued d'Afrique du Nord, non seulement par la puissance de son débit mais aussi par sa longueur.

 Le Guir ne coule plus ici que par intermittence lors des crues qui, d’une façon générale, viennent trois fois par an : en automne (octobre, novembre), au printemps (mars, avril) et en été (juin). Mais les eaux chlorurées apportées par l’oued Bouanane et Zelmou peuvent saturer çà et là le sol qui, l’été se blanchit d’efflorescences salines; il va sans dire que cette salure nuit grandement à la flore, n’y laissant pousser que des plantes à chameaux.

Ce cours d'eau va couler en surface pour donner naissance à une suite de palmeraies d'importances diverses et à un chapelet d'oasis dont les principales sont d'amont en aval : Igli, Béni-Abbes, El Ouata, Kerzaz, Timoudi, Ouled Khoder, El ksabi dans la wilaya de Béchar. Puis les eaux tumultueuses de ce courant imprévisible, continuent leur chemin pour se perdre dans les immensités désertiques du Sahara central.

Ils iront alimenter notamment les nappes phréatiques du TOUAT et de ses environs (Adrar), du GOURARA (Timimoun) et du TIDIKELT (Aoulef). Captées ici, en partie par l'ingénieux système d'irrigation des «foggaras», système plusieurs fois millénaires, qui suscite l'étonnement et l'admiration des visiteurs étrangers.il peut atteindre jusqu'à mille km de parcours (en plein désert faut-il le préciser !). A titre de comparaison, le Chlef fait 750 km de long et le plus grand oued du Maroc, le Sebou 500 km. La légende fait du Guir un oued mythique surtout par la soudaineté de ses crues, les quantités fabuleuses et inattendues d'eau qu'il peut charrier en un temps à peine croyable.

 

En effet, le spectacle est souvent grandiose et est d'autant plus saisissant que l'on ne peut imaginer que tant d'eau puisse se déverser d'un seul coup à travers de si grands espaces, en un décor aussi ingrat. Il est vrai que l'écoulement ne dure pas longtemps : la durée moyenne est évaluée à 82 jours/an, le débit de crue à 6 400 m3/s. Enfin, pour qui connaît le Guir, ne s'étonnerait pas de cette appréciation prêtée à Ibn Khaldoun, qui aurait dit des oueds d'Afrique du Nord que le Guir est : «Aqtarouhoum nab'an wa akaloum naf'an» (le plus grand en débit mais le moins utile).

Le sol alluvionnaire provient de limons charriés par l’oued en crue qu’une très faible pente (2 à 3 mm.) laisse déposer. Les alluvions recouvrent des terrains primaires du type westphalien.

La vallée de guir est envahie par des bosquets de tamaris et des touffes de  « guettaf »qui abritent une végétation spontanée, fort recherchée des moutons et des chevaux; non consommée, elle sèche surplace et constitue 1e « haïchair »très apprécié également.

Par ailleurs, quand le terrain n’est pas salé, il est emblavé et les bonnes années, la récolte des céréales y est importante.Le climat est chaud et sec.

La plaine d’Abadla était couverte autrefois de riches pâturages où vivait l’éléphant;des gravures rupestres attestent que l’on y élevait le bœuf à bosse. 

La vallée est un lieu d’étape tant pour les nomades que par les animaux, véritable région de transit entre le Sud et le Nord Algérien.

 

Posté par BELAID Tahar, www.nouvelobs.com

 

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Published by Sofiane - dans Saoura
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