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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:15

Lahcen Torki, un des fondateurs de l’association Salama pour la protection du patrimoine, enseigne la musique à la Maison de la culture de Béchar. Lors du 6e Festival de la musique diwane, qui s’est tenu jusqu’à hier à Béchar, il a plaidé pour «la rénovation» de la tradition musicale gnawi. Ce qu’il propose ne fait pas consensus. Débat.

-Vous plaidez pour l’introduction de nouvelles sonorités dans le diwane. Pourquoi ?

C’est une contrainte. On doit renouveler la musique du diwane parce qu’elle est devenue mondiale. On doit revoir la composition de cette musique. Il faut y introduire des changements dans le fond et dans la forme. Même dans les rites, pourquoi pas ? On ne doit pas présenter cette musique aux spectateurs avec les mêmes anciennes méthodes. L’auditeur actuel est ouvert sur ce qui existe dans le monde, sur les nouvelles technologies… Pour être à cette hauteur, le diwane doit être renouvelé, rafraîchi…

-Et que faut-il introduire dans cette musique ?

On doit utiliser d’autres modes musicaux. Ne pas se contenter du pentatonique, mais utiliser le majeur, le mineur. Pourquoi ne pas introduire d’autres instruments tels que les guitares classiques et basses, le luth ? Ce mixage va peut-être nous donner une autre vision sur cette musique.

-Aller vers des fusions, peut-être ?

Une fusion et un changement en même temps. Un changement dans la composition et l’harmonie. Malheureusement, l’harmonie est absente dans la musique diwane. Le rythme est déjà présent. Il faut le sauvegarder. Mais il faut ajouter au karkabou d’autres instruments de percussion, la batterie…

-La musique du diwane est-elle folklorique, populaire, religieuse, rituelle ?

Ces appellations ne s’adaptent pas à la musique du diwane. Le diwan est une musique de spectacles, de festivités. Avec le temps, elle a changé. Chez nous, il n’existe pas de musique de classes. Et la musique du diwane est celle de tout le monde. Une musique qui fait partie du patrimoine.

-Quelle différence y a-t-il entre le diwane algérien et le gnawi marocain ?

C’est la même racine. Mêmes rythmes et traditions. Il y a des différences dans la manière de s’adapter aux rites. Les textes se ressemblent. La plupart des textes ont une origine africaine. Au fil du temps, les paroles se sont mélangées avec celles du Maghreb. Cela concernait surtout les textes religieux. Le diwane a été quelque peu adapté à certains rites religieux.

Source: F.Métaoui, El Watan

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Published by Sofiane - dans Culture
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