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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 20:03

La notoriété de la musique diwan connaît un regain d’intérêt auprès des publics nationaux et étrangers. Rythmes afro-arabo-berbères, chants mystiques, fresques musicales évoquant parfois le blues et le souffle ancestral : un vrai enchantement. Annoncée sous le thème
«Le diwan, art et tradition culturelle», la sixième édition du Festival national de la musique diwan sera ouverte, le vendredi 18 mai, dans le cadre du mois du patrimoine et du cinquantenaire de l’indépendance nationale. En inscrivant la prochaine édition dans la dynamique
de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale, le commissariat du Festival culturel national de la musique diwan, ou comme on l’appelle aussi  gnawi, lui donne une dimension particulière.


La sixième édition du Festival culturel de la musique diwan va se tenir du 18 au 24 du mois en cours. Que pouvez-vous nous dire sur le programme de cette édition ?
Comme les éditions précédentes et selon la formule d’organisation de cet évènement, cette édition comporte deux volets : le premier volet porte sur l’aspect artistique qui regroupe les représentations musicales et chorégraphiques des différents groupes participants, tandis que le second volet  est académique, c’est-à-dire un cycle de conférences débats animées par des universitaires, des chercheurs sur le thème «Le diwan, art et tradition culturelle». Les représentations artistiques sont assurées par des troupes dans le cadre du concours que nous organisons ou même en dehors du concours par des troupes invitées.  

Contrairement aux précédentes éditions, il n’y aura pas de sélection des groupes participants. Pourquoi ce changement ?
C’est vrai que cette année, nous avons organisé une sélection à Béchar. Seulement, pour départager sept prétendants à la participation au concours, mais le cas de Béchar est exceptionnel par cette profusion de troupes de diwan, ce qui n’est pas tout à fait le cas des autres régions du pays. Ailleurs, nous avons mis à contribution les directions de la culture des wilayas auxquelles nous avons demandé de nous proposer des artistes et des groupes de diwan en vue de participer au concours. Les candidats devant toutefois fournir à l’appui de la fiche de participation un enregistrement audiovisuel pour permettre à la commission de sélection de se faire une idée sur la qualité des troupes entrant en lice lors de ce festival.

Y’aura-t-il une participation étrangère, maghrébine en particulier ?
L’envergure que prend le festival et les enseignements que nous avons tirés des 5 éditions précédentes nous ont amenés à la nécessité de programmer deux troupes d’envergure internationale pour ouvrir et clore le festival qui est le plus important évènement culturel à Béchar et qui prend de plus en plus de l’ampleur à l’échelle nationale et même ailleurs.
Nous avons, pour cette édition, programmée le groupe Lemchaheb du Maroc. Il s’agit d’une formation qui n’est plus à présenter. Avec Nass El Ghiwane et Jil Jilala, ils sont les précurseurs du genre ghiwan qui s’inspire entre autres du diwan et du gnawi.

Quelles sont les nouveautés inscrites au programme de cette édition ?
En ce qui concerne les nouveautés de cette année, il y a la parade qui aura lieu en fin d’après-midi du 18 mai, il y a aussi la projection de 3 documentaires sur la tradition dite «tagnawite» et il y a l’introduction d’un prix spécial du Jury que nous allons décerner au meilleur joueur de guembri.
Il y a également le master-class ou atelier que nous allons animer avec des enfants et des musiciens pour monter un spectacle qui sera présenté en début de la soirée de clôture. Personnellement, c’est la partie du projet qui me tient le plus à cœur.

Qu’en est-il du concours pour les groupes participants ?
Le concours est ouvert à dix troupes de neuf wilayas. Le Jury, présidé par une personnalité culturelle nationale et dans lequel figurent des professeurs de l’INSM, sacrera trois troupes qui, en plus des prix qu’elles recevront, vont participer au Festival international de la musique diwan qui aura lieu à Alger début juillet.

Y’aura-t-il des hommages au programme?
Effectivement, les éditions précédentes, on rendait hommage à des artistes qui ont marqué par leurs noms ce genre de musique tout en laissant derrière eux un patrimoine de la musique gnawi qu’il faut entreprendre par nos jeunes et préserver aussi. Mais, pour cette année, nous n’avons pas prévu d’hommage au programme.

Selon vous, qu’apporte ce festival à la musique algérienne, à la culture d’une manière générale ?
A la musique algérienne, je dis qu’il apporte l’espace d’expression qui manquait aux artistes du diwan. Vu l’intérêt que suscite cette musique et la tradition qui va avec, il est indéniablement un rendez-vous annuel auquel les chercheurs, universitaires, journalistes et autres spécialistes se rendent pour approcher les pratiquants de ce rite traditionnel ancestral et de là affiner leurs recherches et nouer des relations avec les gens du terrain. De manière générale, nous essayons, avec le Comité d’organisation, de proposer des thèmes de débat à même de faire mieux connaître cette tradition qui fait partie de notre identité nationale.
 
Pouvez-vous nous définir cette musique, son origine, son audience et son impact parmi les citoyens ?

En peu de mots, cette musique tient ses origines de l’Afrique de l’Ouest. Bien qu’elle soit «ramenée» en Afrique du Nord depuis des dizaines d’années et qu’elle soit «mêlée» à d’autres genres musicaux, elle n’en a pas moins conservé son âme. Elle a de tout temps opéré une sorte de magie sur les musiciens qui l’ont approché, il y a eu les Occidentaux puis les autres, nous autres, de telle sorte que le diwan fusionne maintenant avec pratiquement tous les genres. L’attrait qu’il opère depuis quelque dix à quinze ans sur la jeunesse maghrébine relève, à mon sens, de la quête des origines et de l’authenticité. On ne peut que s’en réjouir, car rien plus que la musique d
iwan n’adoucit les mœurs.

Votre dernier mot ?
Bienvenue à Béchar du 18 au 25 mai. Il y a la musique et plein d’autres choses à découvrir ou à redécouvrir.
   
Source: K. Ait Allouache, El Moujahid.

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Published by Sofiane - dans Culture
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