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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 14:33

En dépit de certains efforts consentis par les pouvoirs publics en matière de restauration des ksour, à travers le territoire de la wilaya de Béchar, plusieurs d’entre eux sont désertés de leurs habitants et ne peuvent ainsi jouer le rôle qui leur est dévolu, en l’occurrence participer au développement local du tourisme et à la préservation des activités artisanales traditionnelles qui leur sont destinées.
La wilaya de Béchar, avec toutes les potentialités touristiques qu’elle recèle, ne parvient toujours pas à  accéder à une véritable promotion du tourisme. Si plusieurs de ses ksour, à l’exemple du ksar de Taghit, de Kénadsa, de Béni-Abbès ou encore celui de Béni-Ounif, ont bénéficié de travaux  d’aménagement et de réhabilitation et que quelques-uns sont classés au patrimoine national, la vocation qui leur a été assignée à cet effet demeure bien loin d’être atteinte. Lorsque l’on sait également que lesdits travaux de  rénovation entrepris sur certains sites n’ont point abouti aux résultats escomptés, en raison de l’absence de spécialistes habilités à ce genre d’opération, d’une non-utilisation de matériaux adéquats et appropriés aux tâches à entreprendre, d’un suivi peu rigoureux des services techniques concernés et compte tenu d’un  manque flagrant d’infrastructures hôtelières, certains ksars, comme celui de  Lahmar et Kénadsa connaissent aujourd’hui une dégradation alarmante qui risque de les mener à une disparition totale. Si des ksour, comme ceux de Taghit, Béni-Abbès, Mougheul et Boukaïs sont habités et par conséquent ont renoué avec certaines de leurs activités, il n’en est point de même pour d’autres, non moins importants, en tant que site  touristique et qui n’auront pas eu cette même chance. Dépourvus de statut juridique, abandonnés de leurs occupants depuis fort longtemps, ces ksour  subissent une dégradation, même après une opération (non achevée) de réhabilitation. Un état de fait qui connaît également des contradictions, à l’exemple d’un autre ksar, situé en plein centre-ville de Béchar, peuplé de quelque 3.000 âmes et qui n’a cessé d’être animé, n’a enregistré aucune opération de rénovation.
Fiers de leur appartenance à ce véritable bastion, les «ksourias » (habitants d’un ksar) maintiennent leurs habitations ancestrales comme ils peuvent, en espérant toujours une aide des pouvoirs publics. Quoiqu’il en soit, les ksour demeurent une partie intégrante de la mémoire  collective de la région, tout en faisant partie du patrimoine national. Leur histoire ne doit en aucun cas disparaître et la revivification de leurs activités artisanales et socioculturelles reste plus que jamais indispensable.  A quelque niveau que ce soit, il s’avère donc urgent de penser à une réhabilitation de ce patrimoine immatériel dont l’impact ne se limite pas seulement au développement d’une industrie artisanale et touristique locale, mais garantit la préservation de sa dimension communautaire et socioculturelle.

Source: Ramdane BEZZA, El Moujahid.

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Published by Sofiane - dans Actualité
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