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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:41

Si la phoeniculture n’apportait pas une conséquente plus-value, elle échouerait. Tel est le constat fait par les spécialistes de la région.

Lorsque le palmier-dattier a été introduit sur la plaine d’Abadla, ils ne sont pas peu nombreux ceux qui ont cru que c’était la panacée pour sauver la plaine d’Abadla du dépérissement. A partir de 2001, en deux espaces distincts, 23 383 palmiers, soit 1 170 ha, et 16 900 autres sur 432 ha ont été plantés avec des taux de réussite respectivement de 20% et 40%, des chiffres exagérément gonflés selon d’aucuns, au regard de la désolation que laisse voir une visite in situ.

«Vous rappelez-vous tout le mal que je vous ai dit de ce programme en 2002 lorsque vous y êtes venu en reportage ? Vous admettrez aujourd’hui que les faits m’ont hélas donné raison.» C’est par ces mots que nous accueillit Baba Belkacem lui dont la demi-douzaine de serres tranche par la profusion de leur production de maraîchage avec la stérilité des centaines d’hectares alentours. De-ci, de-là, un, deux ou trois palmiers sont ceinturés par la broussaille formée par le tamarix et le roseau qui ont colonisé les parcelles connues autrefois riantes de la verdure des céréales.

Des vaches paissent sous les maigres ombrages, d’autres s’abreuvent aux fuites d’eau des canalisations d’un système d’irrigation qui a rendu l’âme en mains endroits. Belkacem, lui a opté pour la plasticulture en 2002 lorsque la mode a été au palmier : «Je vous avais dit que si la phoeniculture n’apportait pas une conséquente plus-value, elle échouerait. Car la logique voulait que l’on favorise la plantation de variétés qui trouvent un débouché véritablement rémunérateur sur le marché tant à l’interne que sur les marché extérieurs. Il fallait éviter les variétés de la vallée de la Saoura et du Touat et Gourara qui ne s’écoulent que sur le marché local.» C’était effectivement une nouvelle chimère comme les précédentes qui voulaient faire de la plaine un éden vert en plein Sahara sur le modèle de la Mitidja : «Une fumisterie, oui !»

 

Mortelle remontée des sels

Suite aux précédents échecs, les experts avaient conclu qu’il fallait constituer une serre naturelle sur la plaine avec la multiplication du palmier. De la sorte, on reviendrait à l’agriculture oasienne plus conforme au climat saharien. On cultiverait des maraîchages et des céréales à l’ombre des dattiers. Et puis, pérorait-on, le palmier, cela résiste à la mortelle remontée des sels : «Si on voulait réellement tenir compte de l’expérience locale, c’est qu’en la vallée du Guir, les autochtones qui avaient des palmeraies ailleurs n’ont jamais voulu y planter un seul palmier ! Simplement parce que ce sont des sols lourds, de surcroît chargés de sel».

L’ingénieur qui parle ainsi, cite a contrario l’exemple de la réussite de la phoeniculture observable le long de la vingtaine de kilomètres entre Béchar et Kenadsa. Là, explique-t-il, le sol est léger avec des eaux superficielles renouvelables: «Le palmier, il est vrai, résiste au sel mais pas au-delà d’un certain seuil. Pis, celui-ci à Abadla s’est aggravé en l’absence d’un système de drainage en remplacement du travail qu’effectuaient en surface les crues de l’oued qui, avant l’érection du barrage de Djorf Torba, épandaient et ressuyaient le sol. Mais, attention, je ne prétends nullement que le palmier ne puisse pas réussir sur le Guir. Il fallait soit réaliser le drainage, soit créer des pièges à sel».

Au lieu de cela, des crédits, la plupart non remboursables, ont été libérés. La plupart des bénéficiaires étaient de prétendus fellahs qui ont profité de l’aubaine : «Imaginez, sur les 1 500 DA alloués par plants, certains ont utilisé à peine le tiers pour assurer les plantations puis les abandonner à leur sort. Pensez, le gain réalisé sur 200 à 500 plants accordés à un faux fellah au début des années 2000 ! Les plus malins savaient que cela ne réussirait pas. D’autres se sont bravement échinés sur le sol mais leur pugnacité ne pouvait rien contre la salinité des sols et la sécheresse survenue entre 2009 et 2011, avec de dérisoires lâchers d’eau vers la plaine concédés par l’Agence nationale des barrages.»
            
 

Source: M.Kali, El Watan.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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