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LA SAOURA

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 


  

Saoura

Mercredi 27 décembre 2006

Bonjour,

 

Ce blog est dédié aux photos et informations sur la région de la Saoura. Je remercie toutes les personnes qui m'aideront à parfaire ce travail, par leurs commentaires ou leurs photos de la région.

 

 

Par Sofiane
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Samedi 30 décembre 2006
Capital du Sud-Ouest algérien, ville moderne, bien structurée : on y trouve des hôtels de grande qualité, des restaurants et des auberges de jeunesse.
Béchar est l'une des anciennes villes d'Algérie, chef-lieu de Wilaya ; elle se situe dans une zone stratégique du Sud-Ouest algérien. C'est un carrefour des civilisations méditerranéennes et d'Afrique. La ville de est située à 950 km au sud ouest d'Alger la capitale, d'une superficie de plus de 5000 km² dont plus de 2000 hectares de terres agricoles . Elle est entourée d'une chaîne de montagne à savoir;
- Djebel Antar 1953m
- Djebel Grouz 1835m
- Djebel Béchar 1206 m.

Khenchela Le climat est chaud et sec en été et très froid en hiver , la pluviométrie ne dépassant pas les 100 m/m par an. La population est estimée à plus de 251657 habitants en 2005. Mis à part les conditions climatiques et le phénomène des distances , la ville de Bechar ne diffère guère d'une ville du nord du pays , elle dispose d'un aéroport national , d'une université ,d'une gare routière et gare ferroviaire d'un stade omnisports, d'une maison de la culture ,piscines et de plusieurs hôtels et auberges de jeunes de grande qualité . 

Khenchela La centrale électrique : (appelé communément par les gens CENTRA ) située à mi-chemin entre Bechar et Bechar Djedid ,tire son origine de l'emplacement de la centrale électrique des houillères qui produit de l'électricité (110V) pour Bechar , Bechar Djedid et Kénadsa. C'est grâce à elle que la population a vu de la lumière pour la première fois.

Khenchela Bechar djedid : situé au sud de la ville de Béchar à 7 km, appelé dans le temps Bidon deux, à l'origine était construit pour le personnel des Houillères travaillant dans la mine de charbon.

Khenchela ABADLA : ville connue par son oued dit "oued GUIR" , par sa plaine de 3000 hectares de terres fertiles. Elle est connue également par un folklore unique dans la région qui est le hobby .

Khenchela KERZAZ : ville accueillante, siége de la Zaoui de Sidi ahmed Benmoussa , sa renommée a dépassé les frontières , situé à 120 km de Bebi-Abbes.Kerzaz se caractérise par une hospitalité légendaire ,région ou le silence plane dans les grandes espaces infinis , des dunes de sable dorées qui s'étendent à l'horizon infini.

Khenchela BENI-ABBES : situéé a 250 km de Bechar sur la route nationale n°6 sur l'axe Bechar-Adrar, deux hôtels dont le Grand Erg communément appelé dans le temps hôtel" Citroën" construit par la maison Citroën pour ses relais dans le sud ouest , actuellement hôtel Rym de renommé mondiale où s'est déroulé il y quelques années le film "Thé au Sahara" du réalisateur italien Berlusconi Bertolucci.

Khenchela Le ksar Ghar-diba, à quelques mètres de l'actuelle station d'essence NAFTAL implanté sur les bords de la falaise qui surplombe Béni-Abbes , était protégé de remparts formant un grand cercle entourant l'ensemble de la surface ,il subsiste encore des traces apparentes des murs de ce ksar qui est fondé par les Bni Hcien. A l'entrée de la grotte sous la falaise à 3 mètres du sol se dresse un tableau figuratif de signes intacts, qui atteste la présence d'une des tribus qui ont marqué cette région.

Khenchela La légende de la naissance de la source de Beni-Abbes raconte que vers le 6éme siècle de l'hégire, Sidi Othmane venu d'égypte campa avec son compagnon prés de la colline de Hmama durant trois jours ,il enfonça son bâton par terre et ordonna à son camarade de ne le relever qu'après sa mort.

Khenchela Son compagnon exécuta le vœux de Sidi Othmane et retira le bâton de la terre et à cet instant l'eau jaillit et depuis l'AIN de Béni-Abbes coulait.
Situé à hauteur d'une des importantes dunes de sable du grand Erg Occidental , par son site naturel ,la densité de sa palmeraie en forme de scorpion , son eau d'une qualité supérieure ,Beni-Abbes est très séduisante .

Khenchela Les deux Ksar que compte la ville dominent la rive droite de la vallée d'Oued Guir.
Avec l'ermitage du père de Foucault, le musée, le vieux Ksar perdu au cœur de la palmeraie et avec ses traditions Beni-Abbes présente un intérêt touristique certain .

Khenchela KSOURS DU NORD : Trois ksars Boukais, Mougheul et Lahmar situés au nord de la vile de Béchar se distinguent par un folklore commun qui est le Hidous .

Khenchela Le ksar de Boukais encore intact , une promenade dans ses sombres ruelles vous replonge dans le passé lointain, il se distingue par sa source à l'eau tiède en hivers et le mausolée de sid El Hadj saint patron du village où de nombreux malades viennent invoquer la miséricorde divine.

Khenchela TABELBALA : connu par le mystère de ses tombes géantes de 7 à 8 m de long par son dialecte qui est difficile à comprendre. La tradition orale rapporte que lors de la prière du Sobh , le muezzin aurait aperçu des flammes à un endroit non loin de la mosquée , accompagné de quelques fidèles , il vint s'enquérir de l'origine du feu .Alors ils trouvèrent sept tombes encore fraîches et des traces de chameaux... et depuis une coupole s'est érigée en l'honneur de ces sept hommes.

Khenchela Comme pour toute la région du Sahara, l'histoire de cette localité est difficile à écrire la légende raconte que vers le 6 éme siècle de l'hegire , les habitants de Taghit étaient si nombreux (KOUM), de là viendrait l'appellation de Beni Goumi. À cette époque serait apparu un homme saint ,qui avait quitté sa ville à Baghdad et s'installa à Taghit pour prêcher le Coran, ce saint s'appela Sidi Mohamed Bayazid ,après sa mort une Kouba(stèle) sera érigée entre Berrebi et Bakhti en son honneur et qui portait son nom jusqu'à nos jours.


Par Sofiane
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Samedi 30 décembre 2006

Le territoire, dépendant, au point de vue administratif, directement du siège de la commune comprend le centre de Colomb-Béchar et son faubourg de Béchar-Djedid, " les Ksour " d'Ouakda, Boukaïs, Mogheul, El-Amar, et les terrains de parcours des deux grandes tribus des Ouled-Belghiz et des Ouled-Djedir soit une superfcie de : 21 000 kilomètres carrés pour une population de : 19 038 âmes (selon les résultats du recensement de 1948) - (densité : 0,9)

 

Ce territoire est limité :

- Au Nord : par la frontière algéro-marocaine ;
- À l'Est : par le poste de Béni-Ounif suiva nt une ligne passant par le Méridien situé à 3 km. de Béni-Zireg, Hassi-El-Mir, Hassi-Mezou ;
- Au Sud : par le poste de Taghit, suivant une ligne par Hassi-Mezou, Hassi-Bouamama, El-Mouggar et Menouarar ;
- À l'Ouest : par le poste de Kenadsa suivant une ligne allant de Guelb-El-Aouda, Hassi-En-Nous, El-Berguen, Garet, Ouled-Zebboudji, Sedet- El-Mehara.

 

Cette portion du territoire de la commune comprend trois grandes divisions :
1° Les agglomérations citadines : Colomb-Béchar et son faubourg Béchar-Djedid (population totale : 14 604 habitants dont 8 000 musulmans, recensement officiel de 1948) ;
2° Les ksour : Ouakda, Boukaïs, Mogheul, El-Ahrzar et Sfissifa faiblement peuplés ;
3° Les tribus nomades : Ouled-Belguiz (1 414 âmes) et Ouled-Djerir (1 920 âmes).

 

Ce sont ces tribus d'arabes ex-grands nomades qui forment le fond de la population franco-musulmane de la ville de Colomb-Béchar tandis que les ksour d'Ouakda (485 habitants), El-Ahmar (313 habitants), Boukaïs (158 habitants), Mogheul (148 habitants) constituent des îlots berbérophones de faible importance.


Cette grande division commande les distinctions que l'on constate dans l'habitat, les moeurs, le degré d'évolution :
- Maisons européanisées des commerçants et fonctionnaires musulmans dans la ville avec sa périphérie d'habitations plus pauvres à Debdaba et dans la « Chaaba » quartier de pisé formant en pleine ville, une sorte de ksar surpeuplé et autrefois réserversé aux militaires des compagnies sahariennes et aux moghazenis.
- Tentes des nomades pasteurs et petits agriculteurs sur les terrains de parcours des deux tribus.
- Habitat coutumier des ksouriens berbères agriculteurs.

 

Et pôle d'attraction de cette population disparate, la ville de Colomb-Béchar et son faubourg industriel de Béchar-Djedid qui forme un ensemble européen d'environ 6 000 habitants dont 1 697 étrangers.

 

En effet, la seule immigration que l'on relève a Colomb-Béchar est européenne : Espagnols et habitants originaires d'Europe centrale que les remous politique des années 1930-1945 ont chassé de leur pays et anciens légionnaires, se sont établis dans le centre où ils ont trouvé à s'occuper dans les grandes Administrations techniques, Houillères, Méditerranée-Niger, Bureau des Recherches Minières, Service de la Colonisation et de l'Hydraulique.

 

La présence de ces grandes entreprises et la faible densité de la population permet aux Français-musulmans de trouver du travail sur place sans émigrer.

 

L'immigration des Français-musulmans, est donc nulle. Il s'agit plutôt d'un mouvement de la population à l'intérieur d'une même commune puisque le salariat non spécialisé des mines est pourvu en majeure partie par les gens de la tribu des Doui-Menia du poste détaché d'Abadla auxquels on peut ajouter quelques Kabyles venus en 1940-1942, à l'époque où la production des Houillères s'est intensifiée pour faire face aux besoins de l'Afrique du Nord.

 

 
L'aperçu sur la géographie physique et l'existence des grandes entreprises et grands services qui viennent d'être énumérés indiquent suffisamment que la région de Colomb-Béchar est davantage industrielle et, par conséquent, commerçante, qu'agricole.

 
 

 

 

Par Sofiane
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Samedi 30 décembre 2006

 

I. CHARBONS
 

La production des Houilères du Sud Oranais s'est élevée, en 1954, à 300.000 tonnes environ ; il faut rappeler que la production la mine n'était que de 35.000 tonnes en 1939.

 

Quatre sièges sont en exploitation :

- Le siège n° 7 à Kenadsa ;
- Les sièges n° 21 et 25 à Béchar-Djedid ;
- Le siège du Ksi-Ksou dans le bassin de Ghorassa.

 

L'effectif total du personnel - ingénieurs, maîtrise, employés, ouvriers est de 3.000 environ, ce qui fait vivre une population de 12 à 15.000 personnes.
Des études sont actuellement en cours pour savoir si la construction d'une centrale thermique peut être entreprise à Colomb-Béchar.

 

II. RECHERCHES MINIÈRES

 
 

Dès 1949, le Bureau de Recherches Minières de l'Algérie a entrepris des recherches dans la région de Clomb-Bécha ; ces recherches ont porté à l'origine sur le bassin houiller de Ksi-Ksou et sur les indices de cuivre connus dans les monts d'Ougarta et de Tabelbala.

 

Les travaux entrepris depuis cette date ont intéressé des zones de plus en plus étendues autour de Colomb-Béchar :

- région d'Aïn-Sefra pour le cuivre ;
- région de Bou-Kaïs pour le cuivre et le manganèse ;
- région de l'Atlas Saharien pour le manganèse depuis Colomb-Béchar jusqu'à Brezina ;
- région de la Saoura pour le plomb et le zinc ;
- région d'Ougarta et de Tindouf pour le fer et le manganèse ;
- région de Chebket-Menouna pour le plomb et le fer des P.K. 20 et 40.

 
 

En outre, une étude du houiller a été effectuée dans le synclinal de Tindouf.
Dans la région de Colomb-Béchar presque tous les terrains susceptibles d'être minéralisés, qui affleurent àla surface du sol, ont été prospectés ; en revanche, aucune prospection n'a été entreprise dans les terrains de Hammada et dans les Ergs. Ces régions pourront être étudiées dans l'avenir par des procédés géophysiques aériens, en particulier par le magnétomètre aéroporté.

 
 

Enfin le B.R.M.A. a entrepris, en association avec les Mines domaniales de potasse d'Alsace, l'étude du bassin salifère situé au Nord de Kenadsa en vue de rechercher de la potasse.

 
 

Les résultats obtenus sont d'importance très iné gales :

- A Bou-Kaïs les travaux ont montré l'existence d'un gisement de cuivre contenant seulement 5 000 tonnes de métal avec une teneur de minerai tout venant de 2,5 %.
- Aux P.K. 40 et 50 on a trouvé 100 à 150 000 tonnes de minerai de fer qui pourra être exploité conjointement avec le minerai de manganèse de G uettara qui constitue le principal gisement connu jusqu'à présent dans la région de Colomb-Béchar - 1 500 000 tonnes de minerai à plus de 45 % de maganèse.
- Enfin à Gara-Djebilet, il existe un important gisement de fer renfermant plusieurs milliards de tonnes d'un minerai à plus de 50 % de fer avec un important tonnage à 56 %.

 
 

Ainsi dans la région de Colomb-Béchar le minerai de manganèse de Guettara et le minerai de fer des P.K. sont susceptibles d'être exploités et de servir de base à l'implantation d'une industrie du ferro-manganèse au voisinage du bassin houiller. Les études sont très avancées pour les réalisations.
Une petite cimenterie et une petite briquete rie sont enfin en cours d'étude ou d'exécution à l'échelle des besoins locaux.

Il faut signaler aussi l'activité dans cette région du centre d'essais d'engins spéciaux.

Par Sofiane
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Samedi 30 décembre 2006

En ce qui concerne l'agriculture, la culture d es céréales pratiquée en terrain sec ne donne des rendements qu'extrêmement variables suivant la pluviométrie mais généralement très faibles.

Les vents de sable, au moment de la floraison, particulièrement en terrain sec et non abrité gênent encore les récoltes, aussi le rendement moyen à l'hectare varie entre 1,8 à 3 seulement pour le blé dur, entre 3 et 4 pour l'orge.
En 1954 les surfaces emblavées et récoltées représentent pour le blé dur 310 hectares et 2 170 quintaux, pour l'orge 172 hectares et 1 384 quintaux.

 

Seules les céréales cultivées en terrain irrigué, dans la palmeraie ou à proximité, donnent de bons rendements. La production locale en céréales atteint à peine 10 % de la consommation, le reste est importé du Tell par chemin de fer. La S.A .P. de Colomb-Béchar pourvoit à l'importation des céréales. Pour la campagne mai 1954-mai 1955, elle a vendu à la consommation familiale 1 200 quintaux de blé dur. Le commerce des orges a porté sur 2 000 quintaux environ.

 

Les arbres fruitiers : grenadiers, abricotiers, etc. sont en nombre insignifiant et les dattes des palmeraies de Béchar, d'Ouakda, Mogheul, El-Ahmar et Boukaïs (84 000 palmiers environ en production) sont de qualité insuffisante et concurrent ées par les dattes du Touat et du Gourara de qualité supérieure. Seules les cultures maraîchères pratiquées dans les palmeraies voisines de l'agglomération de Colomb-Béchar (Ouhda, Boukaïs, Mogheu 1, El-Ahmar) constituent une source de revenus importants pour les Ksouriens qui trouvent des débouchés très rémunérateurs sur les marchés des centres de Colomb-Béchar et Kenadsa.
A ces cultures familiales en terrain sec les nomades des tribus : Ouled-Djerir et Ouled-Belguiz joignent un petit élevage (caprins et ovins) principalement sur les terrains de parcours de leur tribu. Le troupeau comprend environ 15 000 têtes pour l'espèce caprine et 8 000 pour l'espèce ovine.

 
Il n'y a pas d'artisanat dans la région. Ce qui précède donne une idée de ce que peut être le commerce local, il est basé principalement sur l'importation des produits agricoles et denrées alimentaires et l'exploitation de produits miniers. Et ceci nous amène à traiter des voies de communications qui sont en même temps celles du commerce : pistes, voies ferrées, voie aérienne.

 

 

Par Sofiane
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Samedi 30 décembre 2006

La principale route est l'axe de communication Nord-Sud qui traverse le territoire de la Commune Mixte de Duveyrier à Taouerta. Le tronçon Nord Duveyrier-Colomb-Béchar a été classé route nationale.
Cette route est encore pour le moment une piste, dont l'entretien incombe à l'Administration des Ponts et Chaussées, mais sa transformation en route encaillassée et goudronnée est en cours de réalisation.

Le tronçon Sud (Colomb-Béchar-Taouerta), 160 kilomètres, est également à l'état de piste ; seul son nom diffère, c'est la piste Transaharienne n° 2 qui se prolonge jusqu'à Gao et dont l'entretien est assuré par le Méditerranée-Niger.
À ce grand axe Nord-Sud s'ajoutent deux pistes vers le Maroc. La piste vers Oujda, qui traverse le territoire de la Commune Mixte sur 70 kilomètres, jusqu'au Monument du Général Leclerc et dont la Commune Mixte vient de terminer la mise en état de viabilité par la construction de radiers et de passages goudronnés sur toute sa longueur. Cette piste a été prise en charge par les Ponts et Chaussées par arrêté du 18 janvier 1954.
Il faut ajouter pour compléter cet inventaire du patrimoine routier de la Commune Mixte les pistes suivantes d'importance de chemins vicinaux et ruraux.

 

1. Colomb-Béchar-Abadla : 100 kilomètres environ.

- le tronçon reliant la piste Transsaharienne n' 2 à Taghit : 6 kilomètres environ ;
- la piste de Men-Abah à Mogheul : 7 kilomètres environ ;
- la piste directe de Béni-Ounif à Taghit : 155 kilomètres environ ;
- la piste directe d'Abadla à Taghit, par Ksi- Ksou et Sfaïa : 100 kilomètres environ.

2. Colomb-Béchar-Djenien : 8 kilomètres environ.

 

Il existe deux voies ferrées : la voie étroite Oran-Colomb-Béchar reliée à la grande ligne du Tell. Alger-Oran à Perrégaux, assure, outre, le trafic des voyageurs trois fois par semaine dans les deux sens, celui des marchandises et des matériaux en provenance du Nord. Cette ligne est d'une importance essentielle pour la ville de Colomb-Bécha r. Le trafic au cours de l'année 1954 a été le suivant : 16 756 voyageurs, au départ, soit une diminution de 6 036 sur le chiffre de l'année 1953. Cette diminution du trafic voyageur est la conséquence de la suppression de la ligne Colomb-Béchar-Kenadsa. Le nombre des voyageurs à l'arrivée est resté sensiblement égal. 40 534 tonnes de marchandises.


L'ordonnance du 2 novembre 1945 a fixé la structure administrative et financière du réseau de la Méditerranée au Niger : 275 kilomètres de voies principales ont été construites et exploitées au l°' juillet 1952 par le réseau du Mer-Niger entre Bouarfa (Maroc) et Abadla, sur le territoire de la Commune Mixte à 90 kilomètres au Sud-Ouest de Colomb-Béchar.

 

Le trafic de marchandises s'est élevé, en 1954, à 270 000 tonnes, dont la majeure partie est constituée par l'évacuation du charbon des Houillères du Sud- Oranais.
Le tonnage de charbon extrait du Ksi-Ksou et transporté vers Kenadsa  est, en 1954, de 68 627 tonnes.
L'exportation du manganèse est arrêtée.
Créée le 21 novembre 1951, la ligne aérienne d'Air France assure trois voyages par semaine en direction de Paris-Marseille-Lyon via Alger et Oran.

 

En 1954, il a été enregistré 2 829 voyageurs à l'arrivée et 2 936 au départ ; le fret transporté par Air-France, au cours de cette même même année s'élève à 108 649 colis expédiés et à 295 656 colis reçus.

 

A ces grandes voies de communications doivent s'articuler les voies de communications intérieures de la commune qui toutes convergent vers le chef-lieu Colomb-Béchar. Ces voies existent, encore reste-t-il à les améliorer, cela a été le but des réalisations effectuées dans le cadre du Plan d'Action Communal d'abord, des travaux d'initiative communale ensuite, qui ont été réalisés dans tous les domaines : viabilité, hydraulique, scolarisation, santé publique.

 
 

 

Par Sofiane
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Lundi 29 janvier 2007
Le responsable du marathon des Dunes, qui a eu lieu fin décembre 2006 à Biskra, et du Djanoub, prévu du 15 au 22 avril prochain à Taghit, Abdelmadjid Rezkane, a dressé le bilan de la première manifestation et évoqué les perspectives concernant la seconde compétition programmée au printemps 2007. Le marathon des Dunes a connu un grand succès populaire, avec une participation de qualité avec la présence de quatre athlètes américains qui découvraient cette compétition. Les organisateurs ont dénombré 100 étrangers parmi les compétiteurs. Tous ont promis de revenir en 2007. Sur la lancée, l’organisateur a mis en œuvre le prochain rendez-vous, le marathon du Djanoub qui aura lieu à Taghit du 15 au 22 avril 2007. Cette première édition s’étalera sur quatre étapes de 25 km chacune, plus des randonnées de 8 km/jour.

Source: El Watan.
Par Sofiane
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Dimanche 1 avril 2007
arton64599-46dd3.jpg De Moughel à Boukaïs en passant par Kenadsa, les ksour partiellement restaurés livrent une partie de leur secret. Leur architecture est d’inspiration musulmane.

Pour mieux apprécier les escales, on se promène dans les venelles labyrinthiques obscures. Le visiteur est vite emporté par la beauté des lieux sauvés par le projet de « la route des ksour », initié par le Pnud et financé par l’Etat. Au ksar de Moughel, un guide nous demande de lever les yeux. Il nous fait découvrir un cadran solaire, l’un des patrimoines de la région. « Il ne servait pas à déterminer l’heure exacte mais il était utile pour l’irrigation et la division du temps d’arrosage de chacun », précise-t-il. Le ksar Boukaïs est l’un des plus anciens. L’âge de sa fondation remonte à près de 40 ans avant l’avènement de l’Islam. Beaucoup d’appellations sont d’inspiration linguistique berbère. La mine de charbon, aujourd’hui désaffectée, rappelle les silhouettes noires des mineurs. Ici, l’histoire se raconte en vestiges. Chaque escale est une invitation à la découverte. Le désert exerce une forte fascination et une pittoresque magie qu’on ne peut exorciser qu’en couchant des mots sur du papier. Le défi du gouvernement est de donner un sens concret à la stratégie de développement d’ici à 2015 en transformant ces sites en circuits touristiques attractifs. A Beni Abbès, les hôtes du festival avaient un rendez-vous avec les festivités de la célébration du Mawlid. Dans la place centrale, des troupes folkloriques se sont réunies habillées d’une manière traditionnelle. Il y a des louanges, des incantations et le baroud qui tonne. La Saoura est une région qui est rythmée par les rites et les traditions. Beni Abbès est blanche, ce qui la distingue de Timimoun, l’oasis rouge. Autre curiosité : la course des chameaux. Au Mawlid, l’effervescence est à son comble. Toute la population s’implique. Les rites religieux et culturels s’entremêlent. Le dépaysement est total. Les visiteurs prennent des photos souvent en groupe pour « immortaliser » ces instants d’une forte émotion. Une visite a été programmée à l’hermitage du père de Foucauld. Une petite chapelle existe encore. Sœur Rémond Dandrai connaît l’Algérie depuis 1963. Française de nationalité, elle affirme être « Algérienne de cœur ». A ses yeux, il n’y a pas l’ombre d’un doute : on rencontre Dieu aussi dans le désert. Malgré la désorganisation, le festival du tourisme saharien a réussi à mieux faire connaître la région. Le wali de Béchar a conscience des insuffisances : « Oui, il y a eu quelquefois cafouillages mais pour moi, la tenue de ce festival est une réussite. Nous avons accepté de l’organiser ici en sachant que nous avons un déficit en infrastructures et en vols irréguliers. » Le transport aérien est un sérieux écueil pour l’essor du tourisme. Le ministère des Transports a été saisi sur cette question. Une réflexion est engagée mais force est de reconnaître que sans la libéralisation de ce secteur (réseau domestique), le problème restera entier. Air Algérie ne pourra pas faire face toute seule à l’augmentation de la demande. Un festival est aussi une occasion de se remettre en question et de tenter de trouver des solutions ou du moins de prendre en charge les problèmes sérieusement.

Source : K. Benelkadi, El Watan. 

Par Sofiane
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Jeudi 12 avril 2007

L´enchanteresse invite curieusement au voyage dans le temps, parmi les âges les plus reculés.

Ksour, palmeraies, stations de gravures rupestres sont autant d´éléments témoignant de la profondeur de l´histoire de l´une des plus belles oasis du Sahara, Taghit, située à 93km au sud de Béchar. L´enchanteresse invite curieusement au voyage dans le temps, parmi les âges les plus reculés. A quelques mètres de l´entrée de Taghit, c´est un panorama unique qui s´offre au regard sans avertir, au sortir d´une sinuosité routière altérant brusquement le cliché d´un défilement rocailleux.
Pour mieux apprécier ce merveilleux paysage, le mieux serait de continuer le petit trajet à pied. La ville de Taghit laisse voir à l´arrière, comme un motif de fond, les dunes du grand Erg dont l´une dépasse les 300 mètres et les silex taillés qui abondent dans la région. Au sommet, on saisit l´infinité de l´espace et l´on comprend le sens de la sublimation. Taghit est aussi une agglomération de six ksour lesquels s´éparpillent le long de la palmeraie.
Un endroit choisi il y a des millénaires comme centre d´une florissante civilisation néolithique. Le 3e Festival du tourisme saharien, organisé par le département du tourisme du 26 au 31 mars dernier, a permis aux touristes nationaux et étrangers de découvrir tout ce riche potentiel touristique de l´enchanteresse que beaucoup ne connaissent, malheureusement, pas encore. Le programme arrêté à l´occasion était très riche en activités.
Chaque escale était une invitation à la découverte et à l´évasion. En ce jour ensoleillé du 26 mars, touristes étrangers et nationaux ainsi que les gens de la région, se dirigent vers la porte principale de la ville. Casquettes, bobs, mais aussi des chèches couvraient les têtes de chacun pour se mettre à l´abri d´une éventuelle insolation. Devant l´entrée, parades, chants et danses folkloriques réjouissants des différentes tribus viennent chaleureusement égayer le climat serein de Taghit. A l´intérieur de la ville, une grande kheïma est dressée pour accueillir les hôtes de la perle de la Saoura. Taghit vibrait, une semaine durant, au rythme du tourisme.
Certains ksour de la ville de Taghit sont partiellement restaurés et ce dans le cadre du projet de "la route des ksour", initié par le Pnud et financé par l´Etat. Certains sont classés patrimoine national architectural. Tous se distinguent par leur architecture arabo-musulmane. Beaucoup d´appellations sont d´inspiration linguistique berbère. Il faut savoir que de Béchar à la ville de Kerzaz, il existe 320 ksour. Une cinquantaine de ces ksour peuvent être classés patrimoine mondial!. Une enveloppe avoisinant les 10 milliards de dinars a été dégagée pour la restauration de l´ensemble de ces entités. Selon un guide de la région, 10 seulement sur les 320 sont en cours de restauration alors que trois autres ont été restaurés. Le guide évoque un problème de sensibilisation "mais les gens commencent à prendre conscience de ce qu´ils ont". Il s´agit, en fait, de valoriser ce patrimoine préhistorique qui est aujourd´hui "déserté et abandonné". Car, les ksour, une fois restaurés, constitueront un terrain propice pour la promotion du tourisme et peuvent devenir des centres d´accueil des visiteurs. Le ministre du Tourisme, M.Noureddine Moussa, avait insisté sur la réhabilitation, la préservation mais aussi la gestion de ces espaces ksouriens.
Il a laissé entendre ainsi que la révision de leur gestion, confiée actuellement à des privés s´impose. La population locale réclamant son implication dans les projets de restauration.
Le premier que nous avons visité était le vieux ksar de Taghit appelé Ksar Sidi Ayad, partiellement restauré et construit à l´époque Morabite au XVIe siècle. Certaines maisons sont toujours habitées. Les principaux traits particuliers du ksar ressortent à travers la concentration de ses habitations ainsi que ses venelles labyrinthiques obscures, même en plein jour, et néanmoins toutes de fraîcheur durant l´été.
Dans certaines petites pièces de ce ksar, des jeunes servent des plats traditionnels et du thé à la menthe.
Après une petite halte à l´une de ces pièces, nous continuons notre découverte en passant par des ruelles "labyrinthiques" qui s´ouvrent joyeusement sur la grande palmeraie. Malheureusement, cette dernière commence à perdre de son éclat à cause des eaux usées qui abondent. Conséquence logique à ce problème: les moustiques envahissent les lieux.
Les autorités locales ne sont pas restées indifférentes, puisqu´un bureau d´études français a été sollicité pour prendre en charge l´opération de désinsectisation dont le montant est estimé à 20 millions de centimes. Au fait, ce ksar est situé non loin de l´hôtel de Taghit, là où nous étions hébergés. Un «trois étoiles» dont les normes, la qualité de service et d´hébergement laissent à désirer!. Tout visiteur de cette ville, pourtant forte d´un riche potentiel, est vite frappé par le manque flagrant d´infrastructures d´accueil et de lieux de loisir et de détente. Le chômage se mêle ainsi à la misère. Un constat que les étrangers n´ont pas manqué de relever. "Taghit nous a permis de découvrir les richesses touristiques de l´Algérie. Une découverte qui a ses forces et ses faiblesses. Pour l´Européen, qui a le goût de la différence, le fait de se retrouver en Algérie, nous remet de toute la fatigue que nous ressentons à Paris. Toutefois, l´ensemble des infrastructures demande à être aux normes internationales. Beaucoup reste encore à faire en la matière", nous lance, René Fagnoni, secrétaire général du comité général du groupe Soc-Presse et directeur du quotidien le Figaro.
Taghit, c´est aussi les sept stations de gravures rupestres, un précieux trésor d´un autre âge, soigneusement taillées dans la roche. Elles sont situées à 28km de Taghit. La station visitée remonte à 40.000 ans avant Jésus-Christ. Mais elle n´est malheureusement pas classée patrimoine mondial. Elle s´étale sur 90km tout au long de la vallée. Ses effigies représentent la vie quotidienne de l´Homme primitif, des vaches, des chèvres gravés sur de grosses pierres. Selon le guide de la région, les écritures sont à 90% en Tifinagh. Mais le visiteur constatera vite l´état déplorable dans lequel se trouvent ces gravures rupestres. Certains dessins sont ignoblement égratignés. Plus grave encore, ces stations sont touchées par la contrefaçon!. Des imitations de gravures se trouvent un peu partout dans ce site, nous dira encore le guide. "Sa préservation n´est pas évidente en raison de son éloignement".

Témoin d’un passé lointain

Le deuxième ksar visité est Moughel, situé dans la région la plus froide de Taghit. Moughel est, en effet, perché à une altitude atteignant les 900 mètres. il date de 900 ans. Pour l´atteindre, nous traversons des montagnes rocailleuses étendues sur des espaces immenses. Un magnifique tableau des plus captivants, s´offre à nos yeux, marqué merveilleusement par les dunes dorées ou blanchâtres érigées dans l´harmonie et dans une géométrie que seule la nature sait dessiner. Des palmiers, symbole de la vie dans le désert, se dressent avec majesté vers le ciel et de temps à autre, des chameaux y défilent nonchalamment en rangs serrés. De loin et à première vue, nous avons l´impression de voir des dinosaures de l´ère secondaire. Une fois arrivés au Ksar, nous nous retrouvons face à une porte principale appelé "Bensammer" au-dessus de laquelle un poste de contrôle était auparavant installé permettant d´observer l´arrivée de tout étranger à la région. Aux abords, des oeuvres traditionnelles: des jarres, des bols, des assiettes avec des décorations diverses sont déposés par terre en guise de cartes de visites locales. Des ustensiles que l´on retrouve aujourd´hui dans les musées. A l´intérieur, le visiteur est vite conquis par la beauté de son architecture d´inspiration musulmane et le sens de la créativité artistique dans l´exécution des différents éléments constitutifs et dans le souci du moindre détail: les portes en bois sculpté, le hall orné de colonnes en arcades et les plafonds richement sculptés peints de différentes couleurs. A notre gauche, le guide nous fait découvrir un cadran solaire, l´un des patrimoines de la région et l´unique pièce en Algérie. Il a la forme d´un demi-cercle. Il est construit en 1695 par M´barek Ouaïssa. L´utilisation de l´horloge à eau par les autochtones de la région à l´époque demandait une présence permanente, ce qui n´était pas évident d´où la création du cadran solaire composé de neuf bouts de bois. Il ne servait pas à déterminer l´heure exacte mais il était utile pour l´irrigation et la division du temps d´arrosage de chacun, moment important pour les gens du ksar, explique le guide. Le système d´irrigation comprenait 32 sessions qui commencent de l´aube jusqu´au crépuscule. Les gens de Moughel programmaient du premier bout au deuxième, 4 séances d´irrigation. Témoin par excellence de l´authenticité et du prestige de la région, le ksar est divisé en trois groupes: Djmaâ (groupe), Tamasaght (nom berbère qui veut dire solidaire) et El Kasba. Leur rôle était d´informer les 1000 habitants des nouvelles de la région, par exemple de décès, de fête etc. Quatre tribus y habitaient. Il s´agit de Aït Amara, Aït Ouwamas, Aït Kadi et Aït Boussid. La première phase de restauration de ce ksar, menée par des architectes de la région, a débuté en 2002 dans le cadre du projet financé par le Pnud. Cependant, les "vrais" propriétaires du ksar se disent insatisfaits du travail effectué sur le site. "La matière utilisée n´est pas solide", argumentent-ils. Nous poursuivons notre découverte de cette entité historique qui nous a ramené des années en arrière pour nous rappeler la simplicité de la vie. Au beau milieu de la palmeraie, gorgée d´eau, un bassin dans lequel coule une source d´eau douce, la Tidjant, continue à étancher la soif des oasiens. Son nom est amazigh il veut dire le début de la saguia. L´activité principale de l´oasis est basée sur cette source. Un adage dit que toute personne qui ne boit pas de son eau aura de la fièvre! Plus loin les tombeaux des "Awliya salihine ou les Hommes saints" qui entourent le ksar, 17 en tout. Maintenant, nous ne sommes qu´à 15km de la frontière algéro-marocaine. Au retour, l´occasion nous a été donnée d´assister à une cérémonie de mariage. D’ailleurs, les habitants de la ville de Moughel mais aussi de Béchar préfèrent cet endroit pour célébrer les fêtes qui durent, selon les rites de la région, 11 jours. Boukaïs est réputée pour ses vestiges touristiques, ses jardins verdoyants et ses palmeraies. Très ancien, son ksar demeure encore intact, défiant le temps, grâce, notamment aux multiples opérations de restauration lancées dans le cadre de la politique de revalorisation du patrimoine des ksour. Il occupe une superficie de près de 6 hectares et abrite encore une population représentant le dixième de l´ensemble des habitants de cette localité. L´âge de sa fondation remonte à près de 40 ans avant l´avènement de l´Islam. L´appellation de Boukaïs est d´inspiration linguistique berbère composée de "bouk et aïs" signifiant "ton père ô Farès: abouk ya Farès". Une autre version prétend que cette appellation tire son origine du mot "boughamouk" désignant une "seguia ou source". Le village est mitoyen à Moughel. Il n´est, aussi, pas loin de la frontière algéro-marocaine. Ici, le trafic de stupéfiants bat son plein, nous confie un responsable local qui a préféré garder l´anonymat. D´ailleurs, au milieu de la palmeraie où nous avons marqué une petite pause, le temps de siroter un thé, nous avons aperçu des éléments de la gendarmerie placés ça est là avec leur chien pour surveiller et fouiller les lieux. "C´est un lieu de transit. Au lieu de s´occuper de l´agriculture, qui est peu développée dans le village, les gens préfèrent le gain facile en recourant à ce genre de trafic. Mais, le contrôle est particulièrement renforcé", ajoute-t-il sans pour autant nous fournir plus d´information sur ces réseaux et sur les quantités de drogue saisies. L´immigration clandestine est aussi un autre phénomène signalé dans la région par ce responsable. Il avance le chiffre de 600 clandestins arrêtés au courant de ces derniers mois et expulsés vers leur pays d´origine.

Kenadsa, une halte incontournable

Dans le circuit touristique à travers la Saoura, Kenadsa est une halte incontournable pour les passionnés des déserts. Aux portes de la ville, à 22km de Béchar, Kenadsa était, jadis, une importante zaouïa, relevant de la confrérie des Ziana. Elle fut appelée "El Aouina", une petite source d´eau qui servait pour l´irrigation des palmeraies. Elle fut fondée il y a environ huit siècles. Sa source de lumière, durant longtemps, était la merveilleuse mosquée construite par Sidi El Hadj. Ce fut, des générations durant, un centre de rayonnement scientifique et culturel.
Kenadsa était aussi un ksar. Mais l’exploitation en 1971 des mines de charbon perturba sa quiétude. Kenadsa s´était confondue durant une trentaine d´années avec une importatnte exploitation du charbon. La mine, aujourd´hui désaffectée, rappelle encore les silhouettes noires des mineurs. Kenadsa est sortie de l´anonymat grâce à ses enfants artistes et intellectuels, à l´image de Yasmina Khadra et Malika Mokadem, sans oublier l´artiste Alla dont la musique s´égrène en sonorités thérapeutiques. Isabelle Eberhart a également jeté son dévolu sur cette contrée, source d´inspiration et d´élévation.
Beni Abbès ou l´Oasis blanche, située à 247km au sud de Béchar, domine une belle oasis de palmiers et d´arbres fruitiers. Elle est dominée par la couleur blanche, ce qui, entre autres, la distingue de Timimoun au rouge dominant. Elle regroupe sept ksour, dont certains sont encore habités. Le plus beau est celui situé au milieu de la palmeraie. Inhabité depuis 1957, il est aujourd´hui en cours de restauration. La cité est illuminée durant la plus célèbre fête qu´elle abrite, le Mawlid Ennabaoui ou l´anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (Qsssl). C´est un événement de haute valeur culturelle et spirituelle, fêté avec ferveur depuis des siècles par les populations de la Saoura. Des cérémonies religieuses sont organisées aussi bien dans les mosquées que dans les maisons ainsi que sur les places publiques. Dans une ambiance festive, toute la population de la ville, les touristes nationaux et étrangers, se rencontrent au lieu-dit Sahat Echouhada (place des Martyrs) pour y participer. Les rues, désertes dans la journée, sont envahies par des milliers de visiteurs venus des différentes régions du pays. La fête du Mawled Ennabaoui, ou le S´bou, attire une foule de plus en plus dense. Le baroud est un agrément incontournable. Nulle fête n´est célébrée sans que ne tonne la poudre. Tous les enfants et même les tout-petits, se regroupent avec leurs pères au milieu de la piste. Le groupe folklorique animant la fête entoure les enfants tout en continuant le chant et la danse dans des rythmes différents. Tous s´assoient et, simultanément, font parler la poudre.
A Béni Abbès, on explique l´utilisation du baroud par le fait que les détonations enlèvent la peur aux enfants. La population de Beni Abbès mais aussi les participants au 3e Festival du tourisme saharien dont une centaine d´étrangers, ont vécu, deux heures durant, au rythme des chants et des danses. La fête mêle folklore et cuisine traditionnelle. Des plats succulents sont servis: mene ata, un couscous présenté dans les mosquées, el haibous, couscous présenté au public le jour du Mawled, le lait et les dattes. Mais la célébration est surtout religieuse. Il n´y a pas une oasis où le Mawled n´est pas célébré. Récitation du Coran et chants religieux. Ces moments sont une expression de l´hospitalité légendaire des populations locales. En fait, c´est surtout cet événement religieux et hautement culturel qui fait de Béni Abbès un pôle d´attraction pour les visiteurs des autres wilayas du pays et de l´étranger. Notre présence à l´Oasis blanche nous a également permis de visiter l´Ermitage du père Charles de Foucauld. Né à Strasbourg en 1858, il arriva à Beni Abbès en 1901.
Le 1er décembre de la même année, il célèbra la première messe dans la chapelle de l´Ermitage. Celle-ci existe toujours. Huit religieux y habitent. "Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu: c´est là qu´on se vide, qu´on chasse de soi tout ce qui n´est pas Dieu", écrivait-il.

Source : N. HAMIDACHE, L'Expression.

Par Sofiane
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Dimanche 26 août 2007

Malgré son jeune âge, Mabrouk est ambitieux et plein d’idées. Loin des discours négatifs qui émaillent, par accablement ou par simple habitude, les discussions des jeunes de Béchar, il préfère parler de projets, de potentialités, de l’avenir de Taghit qu’il chérit plus que tout. Il a gros sur le cœur et espère que ceux qui ont déserté leurs «origines» reviennent vers l’enchanteresse pour lui restituer sa couronne d’antan en faisant d’elle la destination touristique prisée qu’elle fut durant les années 70. Mabrouk, ce digne fils du vieux ksar de Taghit, a débuté cette année une carrière professionnelle en ouvrant sa demeure à l’exploitation touristique. Le 3e festival du tourisme saharien est pour lui une occasion à ne pas lâcher. Et il en sort satisfait : «J’ai loué les trois chambres de ma demeure aux touristes étrangers. C’est ma manière à moi de faire dans la promotion de la culture ancestrale et du “way of life’’ de nos aïeux», nous dit-il. A 200 DA la nuitée, cette proposition a enjoué les hôtes de la Saoura et Mabrouk trouve son compte : «J’ai employé trois amis qui se chargent de la préparation du thé, de la cuisine à l’étouffée et l’accompagnement», assène-t-il tout en fierté. Couscous traditionnel, Khliaa, R’fis et autres préparations culinaires leurs sont proposées et ce, en sus des randonnées sur dromadaire et discussions familiales : «Ils apprennent beaucoup sur notre vie et notre histoire et c’est ce qu’ils recherchent en visitant une région», nous dit-il. Comme lui, beaucoup d’autres propriétaires se sont lancés dans cette aventure. L’arrivée, à l’occasion du festival, de près de 300 étrangers avait de quoi les pousser à tenter l’expérience. Mohamed, voisin de Mabrouk nous explique que ses hôtes ont beaucoup apprécié les nuits chaleureuses  dénuées de tout signe de modernité. Hormis l’éclairage électrique, les chambres du ksar se distinguent par la simplicité et le calme infini : «C’est cette odeur de toub et cette ambiance bien de chez nous que cherchent les étrangers», Mohamed l’a bien compris. 

L’initiative de Mabrouk et Mohamed s’intègre parfaitement avec la nouvelle vision du ministère de tutelle. Les autorités en charge du dossier comptent en effet sur l’implication de la population dans l’activité touristique et ce, en vue de l’instauration d’une véritable culture et promotion touristique. Message visiblement bien reçu même si l’on est encore en phase de balbutiement : «Nous faisons de l’artisanat de manière conjoncturelle en attendant que l’activité touristique s’installe durablement dans la région», nous dit un jeune vendeur de toiles en sable. Le vieux ksar étant totalement rénové, les jeunes de Taghit commencent timidement, mais sûrement, à y installer  une dynamique commerciale :  «Nous voulons faire de cette Casbah du sud le nid de l’art artisanal», assène-t-on. Le directeur du tourisme le souhaite aussi : «Le ksar est voué à devenir un pôle touristique de premier rang mais notre rôle se limite à exercer le contrôle de cette activité sachant qu’elle incombe aux seuls propriétaires de ces demeures», annonce M. Karbouaâ en précisant qu’une vingtaine de chambre est mise à la disposition des visiteurs de Taghit.   
 
Réhabilitation  des ksour : la confusion

L’apparition de ces activités, créatrices d’emploi, pose cependant la problématique de la gestion de ces ensembles urbains tout aussi agréables que fragiles. La remise en état d’un ksar coûte en moyenne 1,5 milliard de centimes. Un programme spécifique a été lancé par le ministère de la Culture pour la réhabilitation de ces ksour et ce, avec le concours du PNUD qui s’est engagé à financer une partie de ces réhabilitations. Selon M. Karbouaa, ce programme est lancé sur le terrain : «La partie financée par le gouvernement algérien est en bonne voie au niveau des dix premiers ksour», nous dira-t-il.  Il s’agit des ksour de Kenadsa, Taghit, Beni Ounif, Beni Abbès, Moghel, Boukaïs et Louata (30 km au sud de Béni Abbès). 
Lors des visites touristiques organisées dans le cadre du programme du 3e festival du tourisme saharien, l’on a cependant constaté que les parties réhabilitées dans les plupart des ksour ne représentent que les zones communes : placettes, ruelles et fondations. «Le programme de réhabilitation est scindé en plusieurs phases. Ce programme est perturbé par une absence de financement», nous dit un haut responsable du département du tourisme en précisant que le PNUD n’a pas encore débloqué le budget consacré à la partie du programme qui lui a été confiée. Pour leur part, les propriétaires des demeures qu’on a rencontré à Moghel, Kenadsa, et Boukaïs nous ont clairement signifié qu’ils sont prêts à reprendre en main leurs propriétés si l’Etat s’engage à les assister : «Nous sommes pour la plupart des gens pauvres et ne pouvons pas assurer une telle opération», nous confie un jeune habitant de Boukaïs.
Pour sa part le secrétaire général de l’APC de Moghel atteste que les facilitations accordées dans le cadre du logement rural ont encouragé la grande évasion : «On aurait préféré que cette aide soit orientée vers la réhabilitation des ksour», dira-t-il. En attendant, ce qui reste de ces ksour s’effrite peu à peu sous le regard triste des autochtones. Selon les estimations d’un expert rencontré dans la région, plus de la moitié de ces ksour est désormais irrécupérable… une perte inestimable pour l’humanité, commente-t-on.    

Habiter un ksar…  et vivre avec  un minimum d’eau… 

La situation de ces ksour désole la population locale qui continue à y organiser les cérémonies de mariage et exercer une activité agricole. La vie à l’intérieur du ksar est loin d’être monotone, contrairement aux idées reçues : «J’ai passé mes plus belles années dans ce ksar, tous mes souvenirs de jeune mariée y sont reliés», nous dit el hadja Fatima. C’est un mode de vie qui ne peut qu’être exceptionnel. Habiter un ksar c’est côtoyer intimement son voisin. Vivre avec des habitudes uniques. Une utilisation minimale d’eau, pour exemple ! Même les salles de bains sont conçues de façon à éviter tout contact avec cette ressource démolisseuse : «On ne boit même pas à notre soif !», ironise  Mabrouk. La demeure est conçue tel une vieille maison de la Casbah… sauf qu’elle est de couleur rouge brique. Avec son patio au milieu, des chambres et un imprenable panorama à partir de la splendide minuscule terrasse. Hommes, comme femmes, passaient le plus clair de leur temps plus bas, dans l’oasis, à cultiver les terres qu’ils ont hérité de pères en fils. Aujourd’hui, ces ksour sont abandonnés mais les propriétés agricoles demeurent soignées par leurs propriétaires : «Nous avons été obligés de quitter nos maisons durant la période coloniale. Lorsque des moudjahidine trouvaient en ces ksour le lieu idéal pour tenir leurs réunions ou simplement se cacher des troupes coloniales», nous lance la vieille Abbou qu’on a rencontré à Beni Abbès. Depuis, ces sites datant du début du 15e siècle sont livrés à un délabrement continu rendant irrécupérables bon nombre des 65 ksour de la Saoura. Des projets pour l’alimentation des ksour en eau potable et leur connection au réseau d’assainissement sont inscrits, une fois les travaux de réhabilitation menés à terme. Des dispositions qui encourageront davantage le retour d’une vie à l’intérieur des ksour. En attendant, ces sites gardent intacte leur attirance. La région de la Saoura reçoit progressivement de plus en plus de touristes nationaux et étrangers. Selon les statistiques de la direction du tourisme de la wilaya de Béchar, près de 2.000 touristes étrangers (contre 202 en 2002) choisissent chaque année cette destination et savourent la beauté de ses irrésistibles oasis parsemées ici et là.  Entre les étendues de palmeraies et ces imposants ksour, témoins de l’histoire de l’humanité, les visiteurs de la Saoura trouvent en ces lieux un berceau de tranquillité et de quiétude tout en caressant une culture qui existait jadis et qui revient progressivement avec le retour des ksour…   


 - 2.000 touristes ont visité les oasis de Béchar en 2006, contre 200 en 2002 !
 -  Pour 200 DA la nuitée, les touristes étrangers ont apprécié la culture et le mode de vie de la population du Sud.

Source : A. Fadila, El Moujahid.

 

Par Sofiane
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