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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 09:52

Pour la première fois, la commune de Béchar organise un mariage collectif au profit de 20 personnes.

Cela a commencé le 30 juin pour s'achever aujourd'hui, indique un membre de l'APC. De source bien informée, l'on saura que l'idée d'organiser ce mariage collectif avait germé il y a quelques mois déjà dans l'esprit d'une association féminine dépourvue de moyens financiers pour concrétiser ce projet, mais jalousement reprise par la commune. Cependant, les jeunes qui vont pouvoir convoler en justes noces vont bénéficier de 3 millions de centime et d'un lot de denrées alimentaires.

La municipalité a pris la décision, pour assurer le succès de l'opération, d'offrir à chaque prétendant un mouton vif, élément essentiel dans un mariage, en plus d'un lot de couvertures et de draps dont le coût n'a pas été communiqué. Les jeunes célibataires, concernés par cette opération, doivent néanmoins remplir certaines conditions, parmi lesquelles, un justificatif d'un revenu minimum et disposer d'un toit individuel ou familial, mais à condition que sa famille soit consentante pour accueillir l'épouse. Jeudi prochain sera célébrée la cérémonie traditionnelle du mariage, qui sera suivie du rituel d'habillement des mariés et d'une collation.



Source: M. Nadjah, El Watan.

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 19:08
Les élus de l'APW ont tenu leur première session ordinaire dans les locaux du nouveau siège, inauguré hier. La salle de réunion, qui contient 350 places, est dotée des équipements modernes. La structure aura coûté 800 000 000 DA.

Source: M. Nadjah, El Watan.
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 19:06

Parmi les dossiers débattus hier par l'APW au cours de sa deuxième session ordinaire, l'alimentation de la ville de Béchar en eau potable et la distribution de l'électricité ont constitué une priorité pour les intervenants.

L'on a appris au cours de ces interventions que les travaux d'adduction d'eau potable à partir de la localité de Mogheul (40 km au nord de Béchar) sont en voie d'achèvement. Avec un débit de 140 l/s, cet apport hydrique, estime-t-on, va pouvoir sécuriser la ville en pleine expansion et renforcer sa capacité d'alimentation en eau potable jusqu'ici acheminée du barrage de Djorf Torba. Au cours de ces travaux, on a annoncé que la commune de Béchar vient de récupérer deux réservoirs d'eau supplémentaires, situés en zone militaire, d'une capacité de 8 000 m3 et qui seront bientôt mis en service. Les travaux effectués sur la conduite rénovée, d'une distance de 33 km (Kenadsa- barrage de Djorf Torba), sont achevés. Les fuites d'eau quotidiennes qui se dégageaient de ce tronçon vétuste, estimées à 20 000 m3, ont été colmatées, a-t-on appris au cours de cette session. Mais s'agissant du réseau de distribution de la ville, frappé par la vétusté car datant de 1956 et sur lequel des experts français travaillent actuellement pour sa rénovation, les conclusions d'une expertise seront remises prochainement aux autorités. Pour le dossier de l'électricité, hantise de la population locale en période caniculaire, l'accent a été mis sur les coupures momentanées, parfois prolongées et signalées dans certains quartiers. Elles sont justifiées, a-t-on affirmé, par « les fortes chaleurs de l'été », entraînant une surchauffe des câbles électriques. Parallèlement à ces interventions, les élus ont annoncé un projet d'inscription pour la création d'un parc d'attractions familial, dont le coût n'a pas été fixé. Intervenant sur le sujet de la passation des marchés publics, le chef de l'exécutif a annoncé avoir donné une instruction ferme aux responsables des services déconcentrés de l'Etat pour interdire désormais le mode de passation de gré à gré lors de la conclusion des marchés publics. « Sauf à l'occasion d'une situation exceptionnelle requérant mon avis préalable », a-t-il fait savoir.

 

Source : M. Nadjah, El Watan.

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 19:38

Le mois de juin finissant, aura été marqué par une chaleur exceptionnelle à Bechar.

La vague de chaleur a été suffocante et a enregistré, durant ce mois, plus de 40°C dans la journée. Qu'en sera-t-il pour le mois de juillet qui s'annonce et inquiète déjà les habitants ' L'ennui mortel, la canicule et l'absence criarde de distractions poussent les familles à l'enfermement. Contrairement aux années précédentes, aucun concert de chant n'a été organisé en cette période en faveur des familles cloîtrées chez elles, aucune troupe musicale locale ou nationale ne s'est produite durant ce mois pour atténuer un tant soit peu la monotonie mortifère.

Seules des fêtes organisées à l'occasion des mariages, avec leurs cortèges de voitures et bruits sonores qui les accompagnent, remplacent le vide culturel. Ces cortèges de voitures sillonnent chaque jour, à une heure tardive de la soirée, rues et principales artères de la ville profondément endormie. Pour de nombreux habitants, l'inconvénient majeur avec ces fêtes de mariage, comme avec les cortèges qui surviennent à l'occasion des décès, c'est que les concernés par les réjouissances comme ceux qui sont plongés dans le deuil bloquent la circulation sur les rues par l'implantation des tentes. Une situation qui embarrasse les usagers de la route et qui, apparemment, s'expliquerait par l'impossibilité de ces personnes à recevoir chez elles (généralement habitant dans des immeubles) les nombreux compatissants au deuil où les invités à des festivités de mariage.

Alors, l'unique alternative qui s'offre à ces personnes est d'ériger en pleines rues ces tentes qui font office de résidence momentanée et qui provoquent en même temps des désagréments aux automobilistes. « Je comprends parfaitement la situation de ces personnes mais elles n'ont pas pour autant le droit de bloquer la circulation sur ces avenues. Les pouvoirs publics sont au courant de la violation de la réglementation mais laissent faire par sentiment de compassion à l'égard d'une famille qui vient de perdre un parent ou par indulgence à l'égard d'une autre qui fête un mariage », indique un citoyen rencontré à l'occasion d'un mariage. Mais la population locale s'inquiète en été, à cause surtout des bruits sonores provoqués par des motocycles conduits par des jeunes qui sillonnent, tard dans la nuit, les rues silencieuses des différents quartiers, sans aucune mesure de sécurité et qu'on qualifie depuis longtemps d'engins de la mort.


Source: M. Nadjah, El Watan.

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 10:09
Le périmètre de Nif R'ha d'une superficie de 300  hectares extensible, situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Bechar, constitue un exemple concret de la réussite de l'opération de mise en valeur  des terres sahariennes. Le travail mené par les bénéficiaires depuis 1985, date de la création  du périmètre, a donné ses fruits, indique le président de "l'association Mohamed  Boudiaf" des exploitants de ce périmètre. Tout au début de sa création, ce périmètre ne comprenait qu'une surface  de 60 ha attribuée à 30 exploitants. La qualité des sols et l'acharnement des  bénéficiaires à rendre ce périmètre apte aux différentes cultures s'est traduit, quelques années après, par la mise en valeur d'une superficie globale de 300  has après approbation des pouvoirs publics des extensions avec l'attribution  des parcelles de 10 a 12 has à 78 autres exploitants, souligne la même source. Les efforts déployés par les exploitants ont permis de rendre des centaines  d'hectares de terres désertiques en de verdoyants vergers où sont cultivées  plusieurs variétés de produits maraîchers en plus de la plantation de milliers  de palmiers dattiers et d'oliviers nouvellement introduits dans la région, dans  le cadre du programme national de développement agricole et à la faveur des  subventions allouées par le fonds national de développement et revalorisation  agricole, indique le responsable de la subdivision des services agricole de  la daira Bechar. Dans le cadre des programmes de développement et de promotion du  secteur dans les régions du sud, l'Etat a procédé à la réalisation de quatre digues de retenues sur le lit de Oued Bechar qui est mitoyen à ce périmètre.  La capacité de stockage de ces digues est de plus de 500 mille mètres-cubes. Il a été également réalisé, dans l'optique du renforcement de l'irrigation agricole, plusieurs puits et forages. Des pistes ont été créées parallèlement  à l'électrification de l'ensemble des exploitations agricoles au titre du programme  de développement rural.   Ces réalisations ont contribué à la réussite des travaux de mise en  valeur de ce périmètre qui, en plus des activités agricoles, fait aussi dans  l'élevage de bovins et autres espèces de cheptels propres à la région. D'autres projets sont prévus dans ce périmètre dans le cadre du programme de développement rural. Il s'agit de la création de petites et moyennes unités  d'élevage avicole et apicole, signale le responsable de la subdivision agricole.
Pour le président de l'association "Mohamed Boudiaf", l'apport de l'Etat  à travers les différents fonds et programmes agricoles a été déterminants pour  l'essor de l'agriculture dans la daira de Bechar.

Source: El Moujahid.

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 10:07
La localité de Taghit s’apprête, comme de coutume depuis quelques années, à accueillir, en cette période de grandes chaleurs, un grand nombre d'habitués des séances de bains de sable, méthode traditionnelle supposée efficace contre les maladies articulaires et musculaires. En effet, la saison estivale est tout indiquée pour ces bains traditionnellement pratiqués par des personnes des deux sexes venant de l’ensemble des régions du pays, à en croire ceux qui s’occupent de ces prestations à Taghit, à une centaine de kilomètres au sud de Béchar. Le principe du bain de sable consiste à creuser, dans le sable chaud, une fosse, où le patient dévêtu s'introduit, des pieds jusqu’au bas du menton, pendant un bon bout de temps. Evidemment, seule la tête émerge. En plus de ses bienfaits thérapeutiques -- ou supposés comme tels -- sur certaines maladies des articulations et des muscles, le bain de sable permettrait au corps de se débarrasser de toutes sortes d'impuretés et autres toxines, selon les connaisseurs. Ce genre de bain, pratiqué depuis des siècles par les populations du sud algérien, notamment celles localisées au niveau des dunes de l' Erg Occidental, suscite depuis le début des années 90 un engouement chez les populations locales et celles des régions du nord du pays, indique le président d’APC de Taghit, qui signale que plus d’un millier de touristes intéressés par ces bains a été enregistré l’an dernier. Pour faire face à ce rush, l’APC compte cette saison réglementer cette activité touristique, à laquelle s’adonnent de nombreux hommes et femmes, et ce à travers l'organisation de circuits de prise en charge des touristes (hébergement, restauration, transport et pratique du bain), dans la perspective d’une meilleure prise en charge des amateurs de ce type de "thérapie", signale le président de cette assemblée élue. Il estime que cette activité touristique contribue fortement aux efforts de promotion du produit touristique de la région, de même qu’elle constitue un apport économique assez important pour de nombreux habitants de Taghit. Des pratiquants de cette cure dans les dunes dorées et chaudes de la région affirment, cependant, que les cardiaques et les hypertendus doivent s’interdire ce genre de bain. D’ailleurs les guides touristiques et les préposés aux bains, qui accompagnent les curistes, sont chargés de veiller a la vérification des certificats médicaux pour éviter toutes complications éventuelles. Ces dispositions ont permis d’éviter tout accident, affirme encore le premier responsable de la commune de Taghit.

Source: El Moujahid.
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 19:44

Un groupe de jeunes scouts musulmans, venus de plusieurs localités de la wilaya, hôtes de l'instance élue (APW), a été à la hauteur de sa mission. Ils ont pris la parole en présence des membres de l'exécutif pour exprimer les soucis et les préoccupations de l'heure qui leur tiennent à coeur et qu'ils ont tenus à transmettre aux autorités.

Une liste de griefs et carences constatées a été dressée par ces petits intervenants, passant par des locaux appartenant à l'OPGI, abandonnés et inoccupés par leurs propriétaires depuis de nombreuses années et transformés en dépotoirs, au quartier des 470 logements. Ils ont également signalé le manque flagrant de suivi dans l'arrosage des plantations d'arbres dans la ville, le devenir des 47 monticules de terrils de charbon, legs de la période coloniale, qui enlaidissent le paysage.

Mais la protection de l'environnement a été au centre des préoccupations des petits orateurs. Ils ont cité avec une étonnante précision la localisation et autres endroits où sont menées des actions d'aménagement urbain par les pouvoirs publics mais qui sont dépourvus d'espaces verts. D'autres lieux ont été nommément cités (école primaire Haï Kattara) où des citoyens, affirment-ils, font peu cas de civisme et ne se gênent pas de jeter des ordures ménagères à même le sol ou encore l'absence d'espaces verts à proximité de la structure sanitaire des 240 lits. D'autres intervenants ont épinglé les autorités au sujet de l'alimentation en eau potable à une heure tardive de la nuit, dans certains quartiers. Dans ses réponses, le chef de l'exécutif s'est efforcé de leur expliquer que ces opérations d'espaces verts de la ville doivent en principe être menées par des associations de quartiers agréées, avec l'aide logistique de l'Etat, mais elles sont pour la plupart défaillantes. Néanmoins, elles constituent « une des priorités des pouvoirs publics ». A l'issue de ces débats passionnants, un participant à cette journée, impressionné par la qualité des sujets abordés par ces petits scouts, n'a pu s'empêcher d'exprimer la réflexion suivante : « Je suis optimiste pour l'avenir car certains élus adultes n'auraient pas posé avec autant d'intelligence et de perspicacité ces préoccupations majeures ».



Source: M. Nadjah, El Watan.

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 19:42

Le tournage du documentaire-fiction l'histoire des mines algériennes, de Larbi Lakehal à Béchar, a pris fin cette semaine.

Le tournage qui a duré plus de quatre semaines à travers diverses localités, notamment les mines de Kenadza et la région désertique de Menounat, dans la daïra d'Abadla (88 km au sud de Béchar), a nécessité la mobilisation de moyens humains et matériels « très importants », ainsi que la création de décors mettant en exergue la vie des mineurs aux XIXe et XXe siècles. La reconstitution des faits de la célèbre grève des mineurs de Kenadza en 1943, a nécessité 200 figurants de la région pour illustrer une des glorieuses pages de la lutte syndicale des travailleurs des mines en Algérie.

La réalisation des décors de cette production d'une durée de 104 minutes, a été le fait de talents du cru, ce qui a constitué une « révélation » pour le cinéaste, qui espère faire appel à eux dans de prochaines productions. De par leur dextérité et savoir-faire, des jeunes artisans de la région, en l'occurrence Salah Bounegabi et Mustapha Bouhezma, ont, à eux seuls, mis en évidence tout une époque de l'histoire des mines en Algérie, a confié le réalisateur du documentaire. L'histoire des mines en Algérie, dont le scénario a été écrit par le journaliste Lotfi Cheriet, est une 'uvre artistique qui s'est intéressée aux diverses époques de l'exploration et l'exploitation des richesses minières du pays par la France coloniale de 1830 aux Accords d'Evian, a-t-il indiqué. Pour le cinéaste, l''uvre s'inscrit dans la perspective d'une meilleure connaissance de l'histoire à travers des « images algériennes faites par des Algériens ». Cette production fait suite à celle consacrée à la Résistance dans le sud-ouest du même réalisateur, dont le credo, a-t-il dit, est de « répondre au souci de la mise en image de notre histoire à travers nos recherches en qualité de cinéastes ».



Source: R.C., El Watan.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 19:00
Perle saharienne de la Saoura dans le Sud-Ouest algérien, précisément dans la wilaya de Béchar, Beni Abbès, c’est le rêve d’une oasis blanche. Ici, le vert floral est peinture naturelle sur blanc, la couleur du sable qui a donné son nom à la célèbre oasis. Beni Abbès offre aux yeux avides de dépaysement et de lumières de très beaux paysages. Et pour s’évader, ils sont de plus en plus nombreux à y venir. 
De jour comme de nuit, la magie du désert s’opère. A l’ombre des palmiers ou sous les étoiles, au pied des dunes, s’asseoir procure un bien-être et une quiétude insoupçonnables. Ceux qui le connaissent savent que le désert algérien est envoûtant.
Dans l’oasis blanche, le temps passe avec douceur, sans stress, sans préoccupation, l’esprit libre. Tranquillité et calme absolu dans cette région désertique où le vent caresse langoureusement les palmiers. Un séjour à effectuer absolument au moins une fois dans la vie.   Beni Abbès, c’est aussi des dunes de sable blanc à perte de vue. Beni Abbès est blanche aussi bien que l’oasis voisine de Taghit est d’or comme la couleur de son sable fin. Le contraste est d’autant plus saisissant que Taghit n’est distante que de quelques kilomètres seulement. En arrivant, le visiteur y accède par une grande porte en pierres peinte en ocre et noir, au-dessus de laquelle on peut lire «Bienvenue à nos invités». Tout simplement, tout sobrement. Nous empruntons alors la route menant droit au musée de la ville qui renferme de nombreux trésors. Créé dans les années quarante, ce musée était au début un centre de recherche scientifique sur la géologie et la botanique. D’autres disciplines y seront introduites telles que la zoologie et l’hydrologie. Versé au patrimoine public en 1974, il sera placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur avant de passer successivement sous le contrôle de l’Office national de la recherche scientifique (ONRS) et du Centre national de recherche en zones arides dépendant de l’Université des sciences et des technologies Houari Boumediene d’Alger. «Le site est complètement délaissé à cause du manque de moyens financiers», dira son directeur, Laïd Hassani. Selon lui, «les dernières pièces jointes au musée sont des palmiers dattiers remontant à 1984-1985», dans l’objectif de faire des recherches sur cette variété d’arbres indigènes. Ces recherches visaient à déterminer les variétés mais aussi les maladies qui affectent les palmiers dattiers, de même que l’usage réservé à ce genre d’arbre… Malheureusement, le manque de moyens n’arrange pas les choses. «Ce centre devrait être informatisé pour une meilleure gestion», souhaite-t-il. Le musée renferme plusieurs trésors répartis sur plusieurs salles dont celle réservée à l’ornithologie où sont exposées toutes les espèces d’oiseaux de la région. Empaillées et de différentes couleurs, vert, jaune et bleu, ces volatiles sont restés intacts, figés. Les insectes du Sahara, dans toute leur diversité, y ont aussi leur place. 
Dans une autre salle, toutes les pierres de la région et de l’erg occidental sont exposées aux visiteurs. Une pièce attenante est exclusivement réservée à l’artisanat local. On y trouve des poteries et des bijoux très anciens, ainsi que des tableaux retraçant les célébrations des mariages ksouriens. L’une des plus anciennes pièces exposées est la «kesria», du nom du plat qui sert à la préparation du couscous beniabbassien. Pourquoi avoir choisi Beni Abbès pour abriter ce musée ? M. Hassani, dira que la raison est toute simple. «La richesse de cette oasis qui renferme beaucoup de trésors ne pouvait qu’inciter à y implanter ce musée.» Dans un rayon de 50 kilomètres seulement, «nous pouvons trouver toutes les structures géologiques et botaniques […] Beaucoup de grands chercheurs ont séjourné dans cette région et ont pu découvrir des espèces rares», a-t-il également souligné. L’oued Saoura, la Hamada, et l’erg occidental sont très riches de leur faune et de leur flore,
a-t-il encore affirmé.
Au vu des merveilles qu’il renferme et considérant la richesse de la région, le musée de Beni Abbès  mérite un intérêt tout particulier de la part des pouvoirs publics.

Le vieux ksar, gardien des traditions

Beni Abbès regroupe sept ksour dont certains sont encore habités. Le plus beau est celui qui est placé au cœur de la palmeraie. Il représente un type de localisation unique au Sahara et est inhabité depuis 1957. Il a été évacué de ses populations par l’armée française, nous explique notre jeune guide Younes. Construit en toub et troncs de palmiers, matériaux locaux, le vieux ksar date du 16ème  siècle. Pas moins de 300 familles y habitaient à l’époque. Aujourd’hui, on n’y trouve aucune. Toutes ont quitté, de force, ce lieu paisible pour trouver place au centre-ville, ou encore à Béchar. Les briques fabriquées à base d’argile, de sable et d’eau, qui constituent les murs, sont intactes malgré les années qui se sont égrenées. Une rénovation a été entamée vers la fin des années 90, mais, malheureusement, elle n’a pas été achevée à ce jour.  Il existe de nombreux vieux ksour dans la Saoura. Celui de Beni Abbès est doté d’une place où se regroupent les sages du village pour débattre et traiter des questions engageant l’avenir de toute la communauté. Le vieux ksar a été fondé par Sidi Mohamed Ben Abdesslam, Marocain d’origine, dont la tombe est encore sur le site.
Un monument où les visiteurs formulent, dans la ferveur, des prières à la mémoire du fondateur et saint tutélaire des lieux. A travers des dédales étroits, nous nous engouffrons dans ce vieux ksar, temple des traditions. Nous n’avons croisé aucune personne dans ce site où ne subsistent, hélas, que les souvenirs des temps anciens. Les murs portent encore les traces et les mânes des ancêtres y déploient leur esprit protecteur. Sur la terrasse, nous pouvons admirer la palmeraie en forme de scorpion, nous dit notre guide, et au loin les dunes d’or qui forment une chaîne harmonieuse à l’horizon. Des montagnes qui, parfois, muent sous l’effet du vent laissant transparaître des traces presque artistiques par endroits. La palmeraie est magnifique. En la regardant bien, nous arrivons à remarquer la forme de scorpion, dont la queue est dominée par une grande dune de sable rouge, la plus haute du grand erg occidental. Finalement, notre guide n’avait rien exagéré. Il avait raison. A contempler ainsi les beaux paysages, nous nous laissons bercer par le silence absolu qui nous enveloppe. Une sensation de quiétude nous envahit. Nous voulons rester plus longtemps, sauf qu’il fallait rejoindre le groupe pour aller découvrir la palmeraie. Et, surtout, son système d’irrigation très différent des foggaras connues à Timimoun. A Beni Abbès, c’est un système de partage équitable qui a été mis en place. Dans cette palmeraie, sont plantés de très nombreux palmiers donnant une quinzaine d’espèces de dattes. Les plus connues, aux noms exotiques, succulents, sont lahmouri, echerka et lhartane. De très belles dattes, un concentré de miel, disent les habitants, habitués et fins gourmets. 

Piscine et bougainvilliers dans le désert


En plus de ces palmiers gigantesques qui se dressent vers le ciel, il y a une culture maraîchère sur place mais aussi beaucoup d’arbres fruitiers, dont des grenadiers, des abricotiers, etc. Dommage que cette palmeraie soit quelque peu délaissée. L’état de dessèchement avancé de certains palmiers en témoigne. Un vieux monsieur nous a confié auparavant que la jeunesse d’aujourd’hui se détourne des métiers de leurs ancêtres et se désintéresse complètement de l’agriculture, préférant partir chercher du travail en ville. «Nos jeunes croient chercher des solutions de facilité, alors que la difficulté c’est de quitter la terre léguée par les parents», dit-il, une intonation de regret dans la voix. Beni Abbès est par ailleurs dotée d’une piscine municipale appelée «Aïn Sidi Athmane». L’entrée est fixée à 50 DA. Les jeunes de la région et même des touristes étrangers s’y rendent. Juste après notre arrivée, nous avons vu y accéder un couple d’étrangers qui séjourne dans l’oasis.
La piscine est «plantée» au milieu d’un beau décor. Des palmiers et des bougainvilliers fleuris, de couleur violette, entourent le bassin alimenté par une source d’eau cristalline jaillissant à 24º. Elle est chaude en hiver, réfrigérée et rafraîchissante en été. Une invitation à la détente au cœur du désert. Une réponse à ceux qui adorent les clichés, pensant que ces endroits sont secs et désespérément arides ! Des tables et des chaises en plastique sont disposées çà et là, autour de la piscine. Certains ont profité du soleil pour prendre un bain bien mérité après une longue ballade à travers la ville. Les jeunes évoquent leurs problèmes et leurs difficultés au quotidien sans censure et sans aucune retenue. L’un d’eux affirmera que le taux de chômage «est très élevé à Beni Abbès».
Les jeunes, comme partout ailleurs à travers le pays, «ne trouvent pas de boulot et se contentent pour certains de dresser des tables de fortune pour vendre des cigarettes». Même si notre interlocuteur a réussi à décrocher un travail dans la piscine, il n’est pas moins sensible à la situation de ses concitoyens en proie au chômage. D’autres beniabbassiens nous ont dit que ce phénomène «fait souffrir beaucoup plus les jeunes qui n’ont pas de niveau et qui, de ce fait, tournent en rond, tandis que les universitaires, parce qu’ils savent lire et écrire, peuvent «perdre» leur temps dans la lecture, entres autres.
Interrogé pour savoir si les jeunes du Sud sont concernés par le phénomène des harraga, certains nous ont raconté que plusieurs sont déjà partis. Mohamed dira que deux de ses cousins sont établis en Allemagne et mènent la belle vie. «Ils sont partis en tant que harraga, se sont mariés et ont pu obtenir leurs papiers.»
Pour entreprendre cette démarche, les concernés ont dû séjourner dans le nord de l’Algérie avant de prendre la mer. Rêve de tous les jeunes Algériens, mais la solution ne réside pas dans la fuite mais dans la volonté de résoudre leurs problèmes localement. Un appel, un vrai SOS est lancé par ces jeunes aux autorités concernées par la prise en charge de leurs difficultés au quotidien, qui doivent leur offrir plus de loisir et surtout des emplois. Pour eux, pour le moment, c’est le vide total.

Touristes de plus en plus nombreux


Chaque année, la fête du Mouloud, la nativité musulmane (naissance du Prophète Mohamed, QSSSL) est célébrée remarquablement dans les anciens ksour. C’est l’occasion de présenter les bébés d’un an et un grand défilé avec musique folklorique et baroud, celui que fait parler la poudre des mousquetons et autres vieux fusils, en commémoration de la paix entre les tribus et pour célébrer la fondation du ksar de la palmeraie. Toutes les populations se donnent rendez-vous au centre-ville pour assister à ce spectacle haut en couleur, tout simplement grandiose.  Des habitants formant un grand cercle, chantent et dansent au rythme du baroud et sous les youyous stridents et incessants des femmes. L’oasis de Beni Abbès, c’est aussi l’ermitage fondé par le père Charles de Foucauld qui a résidé au début de la conquête française, de 1901 à 1905, dans cette oasis. La petite chapelle où étaient formulées des prières ardentes tous les soirs est encore ouverte. Cet ermitage est encore habité par des Petits Frères de l’Evangile et des Petites Sœurs de Jésus. Pour ceux qui veulent se rendre à Beni Abbès, deux hôtels existent pour les accueillir. Il s’agit de l’hôtel Rym, construit au pied de la grande dune, et de l’hôtel Grand Erg, en instance de réouverture non loin de la piscine.
De plus en plus de touristes étrangers viennent dans cette oasis, affirme notre guide, essentiellement des Français et des Italiens. L’oasis de Beni Abbès se distingue aussi par son festival international «Les nuits de la Saoura». Cette année, il s’est déroulé du 14 au 17 avril avec au menu des échanges artistiques, des soirées spectacles, gratuites pour le grand public. L’une des particularités de sa 4ème édition, c’est la rénovation de la résidence Hadj Benrahou, une maison traditionnelle. Vous pouvez aussi faire des ballades à dos de chameaux ou effectuer des sorties à pied vers les dunes, le soir sous le clair de lune. En toile de fond, la musique locale qui, telle une berceuse, vous fait oublier, stress, soucis et brouhaha des grandes villes.
Des instants inoubliables mais qui, hélas, passent comme le vent. Juste au moment de s’habituer, et c’est l’heure de repartir, emportant dans ses bagages de beaux souvenirs mais aussi beaucoup de tristesse amère à l’idée de quitter un endroit où les populations sont chaleureuses, vous accueillant à bras et à cœur ouverts, avec le sourire, celui de la bonté et de la générosité, celles des pauvres et des humbles.

Histoire de Beni Abbès

Les premiers habitants sont constitués par la tribu des Beni Hassan. Ils quittent ensuite les lieux pour Seguia El Hamra et la Mauritanie au XIIe siècle. Quarante ans plus tard, et de la Seguia El Hamra, il y a eu l’arrivée d’El Mehdi Ben Youssef (Ouled Mehdi), descendant des Beni Abbès de la tribu de Beni Hassan (premier occupant de la ville). Il s’installe avec Ali Ben Moumen de la tribu Arib.
Ali Ben Yahia (Ouled Rahou), puis Moussa Ben Ali (Ouled Ali Ben Moussa) se sont installés au XIVe siècle. Ils ont habité dans des ksour séparés jusqu’a l’arrivée de Mouhamed Ben Abd Eslam (mrabtine) qui fonda le nouveau ksar au sein de la palmeraie en 1605. Un peu plus tard, de Tmentite est venu Taleb Belkacem Ben Abdellah (Ouled Hamed). L’association des descendants de ces personnes avec les Haratine forme la population dite Ababsa. Une autre population («Ghenanma») (Ouled Hamou) vit dans un ksar indépendant. Le 1er mars 1901 les Français s’installent dans la région. Beni Abbès a participé à la guerre de libération nationale entre 1954 et 1962. En 1957, les habitants du ksar de la palmeraie sont expulsés par les troupes françaises et doivent construire un nouveau ksar. En 1972, la gestion du centre de recherches sahariennes fondé par le CNRS (actuel centre de recherches sur les zones arides) est transmise par les autorités françaises aux autorités algériennes et dépend depuis de l’Université des sciences et des technologies  Houari Boumediene
(Bab Ezzouar à Alger).

 B. A., La Tribune.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 21:29
Une compétition régionale d'art plastique s'est déroulée du 17 au 19 juin à la maison de la culture. Ont pris part à cette première édition du genre six wilayas, à savoir Tlemcen, El Bayadh, Mostaganem, Nâama, Sidi Bel Abbès et Béchar. Les tableaux exposés par les artistes expriment dans leur ensemble des arabesques, paysage du Sud avec ses palmiers et le décor envoûtant des Oasis. Le jury, composé de trois artistes professionnels en matière d'art plastique, présidé par Salhi Fodil, a décerné, à l'issue de la compétition, des prix d'encouragement de 30 000 DA au lauréat, 25 000 DA à son dauphin et 15 000 DA à celle qui s'est classée troisième. Le premier prix a été décroché par Rachid Benyoucef (Béchar), suivi de Mebarki Ahmed (Tlemcen) et Chahinez Salhi (Béchar). La seconde édition nationale d'art plastique sera organisée en 2009.

Source: M. Nadjah, El Watan.
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