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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:21

Bechar aurait pu être l’une des wilayas phares du Sud du pays. Une destination touristique de premier choix si l’on avait exploité, depuis l’indépendance, ses potentialités, ses ressources. L’embellie financière aidant, les autorités locales, le wali, M. Mecheri Azzeddine, en tête, ont arrêté les priorités, notamment l’AEP, et commencé à retrousser les manches. Résultat, sans flagornerie aucune, la wilaya de Bechar est en passe de devenir ce trait d’union entre le Nord et le Sud, une sorte de carrefour stratégique. Les réalisations sont nombreuses et les Bécharis ne peuvent qu’en être fiers. Hydraulique, logement, santé, éducation, travaux publics, agriculture… autant de secteurs qui ont carrément explosé faisant, enfin, de Bechar une destination séduisante loin des clichés de bled perdu dans le sable qui étaient les siens il n’y a pas si longtemps.


L’effort et le sacrifice des Hommes qui ont adopté cette terre et cru dans ses potentialités n’ont pas été vains. Bechar ouvre ses bras au reste des Algériens pour les convaincre que les choses ont changé et que le détour vaut vraiment la peine. Alors, Bechar, perle du Sud? Certainement que oui.

 

La Voix de l'Oranie.

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Published by Sofiane - dans Saoura
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:20
Les atouts :

La wilaya de Bechar, de par sa situation géographique stratégique et véritable pôle régional d’échanges entre le Nord et le Sud, renferme d’énormes potentialités minières, agricoles et touristiques. On y trouve plusieurs gisements de gypse, de pierres, de sable, de charbon, de cuivre, de phosphate, de baryte, de sel… inexploités faute d’investissement privé. Ces gisements mineurs sont repartis à travers tout le territoire de la wilaya où l’on trouve aussi en quantités très importantes du calcaire destiné à la production du ciment, pouvant répondre aux besoins exprimés à travers toutes les wilayas limitrophes. Ce gisement est localisé à Djebel Madjouz.

D’autres substances y ont été découvertes, ces dernières années, comme la fluorine destinée essentiellement à l’industrie chimique et métallurgique ainsi qu’à la céramique.
Les potentialités touristiques sont riches et variées, associant erg, hamada, massifs montagneux, vallées, périmètres agricoles, daïas, plans d’eau et oasis. On y rencontre aussi des sites et monuments touristiques d’une valeur historique certaine, comme les ksours, les zaouïas et les mausolées, ainsi que des sites archéologiques tels que les bordjs et les gravures rupestres. Ces hauts lieux touristiques, enrichis par des oasis verdoyantes à longueur d’année, drainent chaque année des milliers de touristes nationaux et étrangers, notamment à Taghit, Béni Abbès et Kenadsa.
L’agriculture est une autre richesse de la wilaya de Bechar, malgré les contraintes climatiques et celles du relief. La superficie agricole utile est de 34.902Ha dont 27.702 en irrigué, essentiellement dans la plaine d’Abdla et à Ouagda et Lahmar. Mais le programme de mise en valeur des terres agricoles a ouvert de nouvelles et grandes perspectives de ce secteur. Les résultats enregistrés à ce jour sont très prometteurs et ont créé un déclic et un engouement pour la terre de la part des jeunes et des investisseurs. Malgré la méconnaissance des réserves potentielles en eau dans la wilaya de Bechar où seule une étude approfondie permettra l’établissement d’une carte hydrologique, la mobilisation des ressources hydriques est très importante, qu’il s’agisse des ressources destinés à l’irrigation ou l’AEP. La wilaya renferme un grand barrage hydraulique, celui de Djorf Torba, d’une capacité de 365 millions m3, et elle compte 2.691 puits d’un débit moyen de 3l/s chacun. La wilaya de Bechar dispose par ailleurs d’un aéroport et d’un important réseau routier et ferroviaire. De plus, le futur projet de chemin fer reliant Bechar au Nord du pays va créer une nouvelle dynamique pour toute la région du sud-Ouest.

Les contraintes :

Les contraintes dans la wilaya de Bechar sont d’ordre naturel et sont liées à l’immensité du territoire, aux formations naturelles hostiles à l’implantation humaine, à la forte limitation des espaces utiles, aux conditions climatiques défavorables, à la remontée des sels dans certains espaces agricoles notamment au périmètre irrigué d’Abadla. On note aussi un éparpillement déséquilibré de populations, un éloignement des centres de vie entre eux et par rapport aux wilayas du Nord, une économie traditionnelle, une absence de l’investissement privé créateur de richesses et de postes d’emploi et l’absence d’un tissu industriel générateur d’emplois, en plus de la faiblesse des budgets locaux. A titre d’exemple, sur une population globale de 272.436 habitants dont une active de 118.621 habitants, seule une population de 84.235 habitants est occupée, repartie entre l’agriculture (7.466), le BTPH (3.145) et les autres occupations (73.624). La population au chômage est donc de l’ordre de 34.386 habitants.

La mutation :

Sur la base de ces énormes potentialités et malgré les contraintes majeures énumérées ci-dessus, la wilaya de Bechar a engagé ces derniers années un ambitieux programme multisectoriel et les retards cumulés au fil des années ont été vite rattrapés au point où la région de la Saoura a opéré une véritable mutation qualitative. C’est un véritable défi qui a été lancé par les autorités locales en matière de développement de l’agriculture, de la mise en valeur de développement de l’agriculture, de la mise en valeur des terres, en logements, en équipements et infrastructures de base, en éducation, dans le secteur de la santé, dans l’enseignement supérieur, dans le domaine socio-éducatif et sportif, en désenclavement et réhabilitation du réseau routier, dans le secteur touristique, en aménagement urbain, en AEP et électricité, en raccordement en gaz, en développement des moyens de communication et de transport et, enfin, en mobilisation des ressources hydriques, assainissement et réalisation d’ouvrages d’art.

 

La Voix de l'Oranie

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Published by Sofiane - dans Saoura
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:14
 Objectif, il reconnaît que beau-coup reste à faire dans dif-férents secteurs, malgré les efforts considérables entrepris en matière de développement multisectoriel dans cette immense wilaya faisant face à bien des contraintes: étendue du territoire, formations naturelles hostiles à l’installation humaine, forte limitation des espaces utiles, conditions climatiques défavorables, remontée du sel dans certains espaces, éloignement entre les centres de vie et par rapport aux régions du Nord, absence d’un tissu industriel générateur d’emploi, économie traditionnelle et faiblesse de l’investissement privé. Il s’agit en somme de contraintes et difficultés rencontrées, à des différences près, dans toutes les wilayas du Sud. Ce constat étant fait, un travail de proximité et d’identification des problèmes majeurs a été entrepris par les autorités locales et un vaste programme a été dégagé, ces trois dernières années, pour répondre aux besoins urgents des populations en matière d’AEP, d’assainissement, de santé, de désenclavement, d’éducation, de logements, d’enseignement supérieur, de formation professionnelle, de réseau routier, d’hydraulique, de raccordement aux gaz et électricité, d’habitat rural, d’agriculture et mise en valeur des terres, d’aménagement urbain et d’infrastructures socioculturelles et sportives.

Cela fera de la wilaya de Bechar un immense chantier et l’on peut affirmer qu’une grande partie du défi a été relevée. Bechar a acquis ainsi ses galons de pôle régional stratégique et véritable carrefour d’échanges.

La voix de l’Oranie: Dès que vous avez été installé à la tête de la wilaya de Bechar, vous avez entrepris des visites de terrain dans toutes les communes et localités et pris contact avec les populations et la société civile. Quel a été votre constat?

M. Mecheri Azzeddine: Effectivement, j’ai effectué des visites d’inspection et de travail dans l’ensemble des communes et localités de la wilaya où j’ai rencontré les citoyens, la société civile et le mouvement associatif. C’était pour moi très important de m’enquérir de la réalité du terrain et de donner l’occasion aux citoyens de s’exprimer et de formuler leurs doléances et préoccupations. Ces sorties m’ont permis d’écouter attentivement cette population merveilleuse, pacifique, accueillante et très patiente.
Les problèmes relevés sont identiques dans toutes les communes et localités. Ils sont liés à l’AEP, l’assainissement, le logement, l’habitat rural, l’enclavement, l’éducation, l’infrastructure routière, l’électricité, le transport scolaire, la santé avec le manque d’équipements médicaux et les ambulances, et ce, en plus des problèmes spécifiques de la ville de Bechar, notamment en matière d’AEP, d’assainissement et de pollution causée par l’Oued Bechar et la décharge publique.

- Vous avez donc fait un véritable diagnostic de la situation?
- Ces déplacements m’ont permis effectivement de faire un diagnostic détaillé de la situation qui était peu reluisante dans tous les secteurs. Ce temps d’observation et d’écoute des populations nous ont permis aussi d’arrêter une stratégie et une politique de développement cohérente, intégrée et pragmatique. Nous avons aussi hiérarchisé et fixé les priorités, dont le désenclavement des localités éloignées comme Ouled Khodeir, Ksabi et le reste.

- Quelles ont été les actions immédiates engagées pour pallier les besoins urgents des populations?
- L’AEP constituait un problème majeur dans toutes les communes et un vaste programme a été dégagé pour mobiliser les ressources en eau et alimenter l’ensemble des populations de la wilaya de Bechar, même les localités les plus reculées du territoire. Et grâce aux efforts de tous, nous avons réglé le problème de l’AEP à travers toutes les communes et localités de la wilaya, soit dans le cadre du PSD ou des PCD.
Dans le secteur de la santé, nous avons procédé à la réfection de toutes les structures sanitaires: des salles de soins jusqu’aux hôpitaux, en passant par les centres de santé et polycliniques. Nous les avons dotés ensuite de tous les équipements nécessaires de dernières générations, à la pointe de la technologie: fibroscopies numériques, scanners (Beni Abbès et Bechar), matériels d’exploration cardiovasculaire, échographes, dopplers, matériels orthopédiques et équipements radiologiques. Toutes les polycliniques, au nombre de 21, sont désormais dotées de laboratoire d’analyse et d’appareils de radiologie.

- Justement, en matière de santé, le problème des spécialistes se posait avec acuité…
- Vous avez soulevé un problème fondamental qui ne se posait pas uniquement à Bechar, mais dans toutes les wilayas du Sud. Il y a trois ans, la wilaya de Bechar ne comptait que 23 spécialistes et nombre de spécialités n’y étaient pas pourvues. Notre approche dans ce secteur sensible et vital était d’abord de doter les hôpitaux de tous les équipements médicaux ultramodernes et dans toutes les spécialités. Ensuite, nous avons entrepris un programme incitatif en direction des médecins spécialistes en leur assurant toutes les conditions socioprofessionnelles. Cette politique a porté ses fruits et nous disposons, aujourd’hui, de 97 spécialistes. Mieux, toutes les spécialités sont couvertes.

- Nous pouvons affirmer alors que la wilaya de Bechar dispose d’une importante couverture sanitaire?
- Le programme engagé dans le secteur de la santé est énorme. L’hôpital de Bechar est devenu un pôle régional de soins et, de l’aveu même du ministre de la Santé, en visite dernièrement dans notre wilaya, «tous les indicateurs placent Bechar parmi les meilleurs en matière de couverture sanitaire». Cette déclaration n’est pas fortuite. Nous avons équipé toutes les salles de soins et centres de santé en les dotant d’ambulances. A Abadla et Béni Abbès, nous avons réalisé 02 centres d’hémodialyse destinées aux localités éloignées. Un hôpital de 120 lits est en cours de réalisation à Abadla pour un montant de 125 milliards de centimes. Trois grands projets sont aussi en cours de réalisation à Bechar: un centre régional anticancéreux, un centre de toxicologie et un hôpital spécialisé en OPH. Il est aussi question d’un autre hôpital psychiatrique et d’un hôpital de 65 lits à Kerzaz et un autre à Béni Ouanif. Tous ces efforts nous ont permis de réduire les maladies et de réduire aussi de 98% les transferts de malades. Et je tiens à souligner que tous ces programmes ont été réalisés en l’espace de 18 mois.

- L’électrification et le raccordement en gaz de ville constituaient aussi des priorités?
- Le taux d’électrification urbaine et rurale a atteint aujourd’hui les 96%. Toutes les communes et localités sont branchées au réseau électrique à l’exception des habitations éparses pour lesquelles nous avons engagé une réflexion avec le HCDS pour les alimenter en énergie solaire. Avec l’entrée en service prochainement de la ligne 400 KVA, de la ligne 60 KVA et les postes blindés, Bechar ne connaîtra plus le problème des coupures de courant, notamment en été, à cause de l’utilisation de la climatisation et des appareils de réfrigération. Concernant le gaz de ville, le projet est en cours de réalisation grâce au gazoduc qui va alimenter la wilaya à partir du GME d’El-Biodh. D’ici à deux années au maximum le problème du gaz de ville sera réglé.

- Le désenclavement a été pour vous, Monsieur le Wali, l’une des plus grandes priorités…
- les voies de communications sont indispensables à tout développement durable. Nous avons réhabilité 1.700 Km de routes et inscrit un projet de deux voies express, l’une reliant Bechar à Kenadsa et l’autre Bechar à la limite territoriale de Naïma. Ce deuxième projet s’inscrit dans la perspective d’une autoroute reliant Bechar à Oran. Avec cet énorme projet et la ligne de chemin de fer, considérée comme le projet du siècle car permettant d’atteindre une vitesse de 160Km/h, une nouvelle dynamique va être enclenchée dans toute la région et Bechar récupérera son rôle de pôle régional. Nous avons aussi inscrit deux projets de grandes routes. L’une est en cours de réalisation entre Béni-Abbès et Tametert et l’autre reliera Bechar à Oued Namouss. Cette dernière route est stratégique pour le développement de l’agriculture. Par ailleurs, nous avons réhabilité l’aéroport de Bechar, procédé à son extension et l’avons doté d’une nouvelle piste tout comme pour l’aérodrome de Béni-Abbès. En matière d’ouvrage d’art, huit ponts ont été inscrits, notamment celui d’Oued Kaloum et Oued Khodeir pour régler définitivement le problème se posant lors des grandes crues des deux oueds, en plus des deux ponts de Hassi Abdallah et Ksabi. Une fois tous ces projets achevés, la wilaya de Bechar sera totalement désenclavée.

- De grands efforts ont été consentis en matière d’éducation et, par rapport aux années précédentes, le taux de scolarité est, paraît-il, très élevé.
- en effet, la wilaya de Bechar connaissait un fort taux de déperdition scolaire, dû essentiellement à l’éloignement, à l’enclavement, à l’absence du transport scolaire et l’insuffisance des capacités d’accueil, de cantines de demi-pensions et d’internat. Mais la réalisation d’un grand nombre d’écoles, de CEM et de lycées dans l’ensemble des communes et localités de la wilaya, le désenclavement, la disponibilité du transport scolaire, l’ouverture de cantines scolaires et l’instauration des régimes des demi-pensions et d’internats dans les CEM et lycées ont contribué efficacement à atteindre un très fort taux de scolarisation et d’éradiquer la déperdition scolaire. De plus, la réalisation de toutes ces infrastructures scolaires a réglé définitivement le problème de saturation des salles de classes, surtout avec l’ouverture du lycée d’Abadla et de Louata, considéré comme un joyau architectural.

- Et qu’en est—il de l’enseignement supérieur?
- Avec ses 8.000 étudiants, l’université de Bechar, qui n’était qu’un centre universitaire, est devenue un véritable pôle régional universitaire où 27 disciplines sont enseignées. Mais notre vision s’inscrit dans le futur et nous sommes en train de réaliser un nouveau pôle universitaire d’une capacité de 23.000 places pédagogiques et des cités universitaires de 8.000 lits, en plus d’un restaurant universitaire central, d’une bibliothèque centrale et toutes une série d’équipements complémentaires. Avec la réception de cet énorme projet, Bechar ne connaîtra aucun déficit en places pédagogiques, ni lits, peut-être même pour au moins une décennie.

- Long de 17Km et traversant la ville de Bechar, l’Oued Bechar constitue une véritable tâche noire. Quelles sont les actions engagées pour résoudre le problème?
- Plusieurs erreurs ont été commises par le passé dans la prise en charge du problème de l’Oued Bechar et la plus grande erreur a été la réalisation de la conduite principale du barrage dans le lit de cet oued. A chaque crue, tout est emporté. Actuellement, l’OIE a finalisé une étude portant sur le schéma directeur de l’Oued Bechar et une autre étude est inscrite pour sa prise en charge pour un montant de 100 milliards de centimes. Par ailleurs, une STEP est en cours de réalisation en aval afin de traiter les eaux usées drainées par cet oued Bechar pour un montant de 300 milliards de centimes.

- Et le problème du pillage du sable de l’Oued Bechar?
- Le pillage du sable de l’Oued Bechar constitue un phénomène très grave pour l’écosystème. Nous avons justement arrêté une série de mesures visant à éradiquer ce problème. Il a été même procédé à l’interpellation de pilleurs. Parallèlement, nous avons lancé toute une campagne de sensibilisation à travers les ondes de la radio locale pour que les gens prennent conscience du danger que représente ce phénomène.

- Monsieur le Wali, existe-t-il une crise aiguë de logements dans la wilaya de Bechar?
- Réellement, le problème de logement ne se pose pas actuellement avec acuité comme il n’existe pas de crise aiguë. La réalisation de nombreux logements ces dernières années a permis d’atténuer cette crise, notamment avec l’attribution de 12.000 logements ruraux. Cette opération a permis la stabilisation des populations. Par ailleurs, nous avons recensé 4.800 habitations précaires et avons engagé un vaste programme de leur résorption. La première tranche a concerné 500 unités dont 300 à Bechar, le reste étant reparti à travers les autres communes. En matière de logements sociaux, nous avons attribué 500 unité il y a moins d’une année et 1.000 autres vont l’^ter incessamment. Un programme de 200 logements est par ailleurs en voie d’achèvement. Le LSP a été, lui, un échec du fait de la mauvaise qualité des logements érigés sur des fougaras ou ne répondant pas aux normes architecturales locales. Mais depuis une année, nous avons procédé à des enquêtes menées par différents services de sécurité, dont la gendarmerie, sur tous les logements LSP construits par le passé. Actuellement, nous réalisons des logements LSP de bonne qualité et la population commence à y adhérer. Au niveau de la Zone bleue, c’est toute une nouvelle ville qui a vu le jour. Tous les équipements y ont été réalisés: école, lycée, CEM, groupement scolaire, polyclinique, sûreté et terrains de jeux et de sports. Enfin, et dans le cadre du RHP, on a injecté de l’habitat rural à Haï Zeriguet, ce qui nous a permis de reloger 840 familles.

- D’aucuns, Monsieur le Wali, soutiennent que l’aménagement urbain reste votre cheval de bataille.
- Effectivement, j’ai fait de l’aménagement urbain mon cheval de bataille, et pas uniquement au chef-lieu mais dans toutes les communes. Les opérations engagées visent à améliorer les conditions de vie des citoyens. Tous les quartiers de la ville de Bechar ont été ainsi touchés et cela a nécessite une enveloppe financière de 600 milliards de centimes. Mon autre cheval de bataille est l’assainissement et la réhabilitation de l’Oued Bechar qui est déjà pris en charge et les travaux de protection des berges sont en cours de réalisation. Par ailleurs, dois-je signaler, sur le plan sécuritaire, il n’existait auparavant que deux sûretés urbaines. Aujourd’hui, la ville de Bechar est totalement sécurisée avec l’installation et la création de trois autres sûretés urbaines, d’une BMPJ et d’un commissariat au quartier populaire de Debdaba. Ces moyens participent à rendre la vie agréable aux citoyens.

- Dans le secteur de l’agriculture, beaucoup d’efforts financiers ont été consentis. Toutefois, les résultats restent en deçà des moyens injectés…
- Il existe 13.000 agriculteurs affiliés à la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Bechar dont 5.373 ont bénéficié de fonds de soutien dans le cadre du FNDRA. Malheureusement, sur le terrain, et malgré les efforts de certains fellahs, nous restons tributaires du Nord. Je ne suis pas satisfait des résultats et j’ai demandé une enquête à la gendarmerie nationale sur toutes les personnes qui ont bénéficié des fonds de soutien car je reste persuadé que plusieurs d’entre eux n’ont rien réalisé. Les dernières inondations ont coupé notre région du Nord et si cela avait duré dans le temps les populations auraient manqué de tout. Il est inadmissible qu’on puisse se taire sur ce volet et j’insisterai pour que toute la lumière soit faite sur ce dossier. Avec les moyens financiers injectés, on aurait pu obtenir des résultats plus conséquents. Cela dit, la wilaya dispose d’énormes potentialités à même de lui permettre de devenir un pôle stratégique, et je suis optimiste. Les moyens existent, surtout le Fonds du Sud. Cela reste une idée géniale en ce sens que ce fonds a réglé énormément de problèmes dans les wilayas du Sud. Même je dois souligner ici que le chômage ne se pose pas avec acuité dans notre wilaya et le problème de la main-d’œuvre reste un grand problème auquel la région est confrontée.

- Nous avons été surpris, Monsieur le Wali, par le nombre important d’infrastructures sportives. Mais les résultats ne suivent pas…
- Les efforts et les moyens financiers consentis dans ce secteur sont énormes. Même certaines wilayas du Nord ne disposent pas de nos infrastructures. Nous avons réalisé deux piscines semi-olympiques, une piscine olympique à Gouraï, deux stades gazonnés, un stade à Kenadra, deux pistes d’athlétisme, des auberges de jeunes, des maisons de jeunes, des camps de jeunes, des stades matico dans tous les quartiers et établissements scolaires, des salles omnisports, des stades dans toutes les communes… Nous avons ainsi donné les moyens, mais les résultats ne suivent en effet pas. Et le problème, fait-il le souligner, n’est pas spécifique à la seule wilaya de Bechar.

- Existe-t-il encore des problèmes non réglés à ce jour dans votre wilaya?
- Deux grands problèmes restent encore non encore réglés, mais déjà pris en charge. Il s’agit du réseau d’assainissement de Guir Lotfi qui était très mal réalisé. L’étude du sol est terminée et les travaux vont démarrer prochainement. Le second problème est celui de la leishmaniose liée à la prolifération des moustiques et des rats dans les communes d’Abadla et Tabelbala. Tous les moyens ont été ainsi mobilisés pour éradiquer ce phénomène très grave et les résultats sont très probants. Quant aux problèmes aigus, ils ont été réglés définitivement dans la wilaya de Bechar. Je parle essentiellement du transport scolaire, de la couverture sanitaire, de l’AEP, de l’éducation, du réseau routier, du désenclavement, de l’électrification...

- Et l’épineux problème de l’investissement? Il reste très faible dans la wilaya malgré les grandes opportunités existantes…
- L’Investissement dans la wilaya est perçu comme une catastrophe. La faible adhésion des investisseurs est due aux problèmes d’ordre réglementaires (foncier et ventes aux enchères), mais aussi à des problèmes d’ordre bureaucratique. Parler d’investissement, c’est d’abord créer des zones industrielles viabilisées et des zones d’activité. Notre zone industrielle est sous-exploitée et traîne derrière elle des problèmes liés au foncier. En l’absence de contrôle et de suivi, beaucoup de pseudo-investisseurs ont vendu leurs terrains ou n’ont rien réalisé en se couvrant derrière l’inexistence de cahiers des charges. Un assainissement de la zone industrielle s’impose donc, en plus de la création des zones d’activités dans les communes renfermant des potentialités minières, agricoles et touristiques.

- Et si vous deviez vous adresser aux investisseurs, que leur diriez-vous Monsieur le wali?
- Ils sont les bienvenus dans notre wilaya. Toutes les facilités leur seront accordées. Celui qui veut y investir, la wilaya mettra 10 hectares à sa disposition, mais avec un cahier des charges précis et il sera assujetti à un délai de réalisation. Avec ces conditions, seuls les vrais investisseurs répondront à l’appel. Les spéculateurs y réfléchiront à deux fois! Nous avons une nouvelle vision et une approche pragmatique: les facilités certes, mais le cahier des charges reste une condition incontournable, et ce, dans tous les secteurs, surtout le tourisme, l’agriculture et l’exploitation minière. Dans le domaine touristique, des ZET ont été créées uniquement sur papier. Concrètement, rien n’a été réalisé. Je dois dire enfin que l’investissement reste aussi lié au problème des banques, lesquelles, dans la plupart des cas, n’accompagnent pas les investisseurs animés de bonne volonté.

- Le problème de la pollution de la décharge publique n’est pas encore contenu. N’est-ce pas qu’il était question de réalisation d’un CET?
- La décharge publique reste un grand point noir à Bechar. Le problème est pris en charge, mais la réalisation du CET accuse un grand retard.

- Si vous voulez ajouter quelques choses ou dire un mot.
- Je vous remercie pour le travail d’investigation accompli, ce qui permet d’éclairer l’opinion publique sur tout ce qui se passe dans notre wilaya en matière de développement, de problèmes spécifiques à notre région et des difficultés rencontrées dans nos différents programmes de développement. De notre côté, nous avons arrêté une stratégie avec des priorités bien étudiées et dégagé une politique de développement cohérente, claire et transparente. Et l’objectif que nous nous sommes assigné est que, d’ici un ou deux ans, la wilaya de Bechar deviendra réellement la capitale de la Saoura. Pour le reste, je suis très optimiste sachant les importants projets réalisés, en cours de réalisation, inscrits ou à l’étude dans la wilaya. A ce rythme, la wilaya de Bechar gagnera, dans peu de temps, ses galons de véritable carrefour d’échanges régional et de pôle stratégique incontournable.

- Passons, si vous le permettez Monsieur le Wali, au secteur de l’hydraulique. Malgré les importantes ressources existantes, la wilaya de Bechar connaissait un grand problème d’eau?
- Le problème se posait essentiellement pour la ville de Bechar. Les ressources existent mais le problème résidait dans la vétusté du réseau et des conduites principales partant du barrage de Djorf Torba qui a une capacité de 263 millions de m3. L’érosion et le taux élevé de salinité ont dégradé l’ensemble des canalisations et conduites, ce qui nous a poussés à inscrire une opération de rénovation de la conduite principale du barrage qui alimentait Bechar. Ce projet, en voie d’achèvement, va permettre la récupération de 20.000 m3 d’eau des fuites. Pour ce qui est de la vétusté et l’ancienneté du réseau d’AEP, nous avons engagé un bureau d’études français chargé de nous fournir une expertise de ce réseau qui est a refaire totalement. Un autre projet important est achevé. Il permettra d’alimenter Bechar en AEP à partir de Mougheul avec un débit de 140l/s. Nous avons aussi augmenté les capacités de stockage d’eau grâce à la réalisation de plusieurs châteaux d’eau. Une fois ces projets achevés, le problème d’AEP ne se posera plus à Bechar.
 
Entretien réalisé par B. Soufi pour la Voix de l'Oranie
 
Qui est Mecheri Azzeddine ?
 
Diplômé de l’ENA, Mecheri Azzeddine a occupé le poste d’administrateur, faisant fonction de S.G. dans la daïra d’Ouargla, avant d’être attaché de cabinet à la wilaya de Biskra. En 1986, M. Mecheri est promu chef de daïra à Lakhdaria, fonctions qu’il assumera pendant quatre ans avant de prendre les destinées de la daïra d’Aïn Beïda dans la wilaya d’Oum Bouaghi. Il est ensuite muté à Annaba comme S.G. de la wilaya puis au même poste à El Tarf. En 1999, il est nommé wali dans la wilaya d’El Oued où il réglera l’épineux problème de la remontrée des eaux et celui du gaz de ville. Nommé ensuite wali à Laghouat, il sécurisera la wilaya qui a connu des problèmes liés au terrorisme avant d’être muté à la tête de la wilaya de Bechar.
Volet lectures, M. Mecheri Azzeddine a une préférence pour les livres littéraires et politiques, dévorant essentiellement les livres ayant trait à l’histoire et la révolution algérienne.
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Published by Sofiane - dans Actualité
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:12
Considéré comme secteur vital dans tout développement, le secteur de l’hydraulique dans la wilaya de Bechar a mobilisé d’énormes moyens financiers pour résoudre le problème d’AEP et l’eau destinée à l’irrigation.

Jusqu’au 31 décembre 2007, il a été réalisé 41 forages d’un débit de 474,5 l/s, 98 puits de 233,3 l/s, deux sources de 22 l/s, en plus de l’apport du barrage de Djorf Torba qui fournit un débit de 440 l/s. Afin d’augmenter les capacités de stockage de l’eau, 119 châteaux d’eau et réservoirs d’une capacité globale de 52.108 m3 ont été réalisés.


La déperdition d’eau, due aux fuites et la vétuste du réseau d’AEP, ont incité les responsables à engager un vaste programme de réhabilitation de ce réseau de 57.263 mètres linéaires dont 18.062 ont été rénovés, le reste étant en voie de l’être. Par ailleurs, une opération de réalisation de 5.000 mètres linéaires a été inscrite dans le cadre de l’extension du réseau. La wilaya de Bechar dispose aussi de deux stations de traitement des eaux d’une capacité globale de 49.500 m3/jour.
Afin de renforcer et d’augmenter la mobilisation des ressources hydriques pour atténuer le déficit en AEP, trois grands projets sont en cours de réalisation. Il s’agit de 11 forages d’un débit total de 100 l/s, le fonçage et l’équipement de 20 puits d’un débit de 100 l/s et la réalisation de 12 autres forages d’un débit de 110 l/s. Ces projets dont l’état d’avancement actuel est de 80% vont permettre de mobiliser un débit de 310L/S. Le projet de réalisation de 20 châteaux d’eau répartis à travers tout le territoire de la wilaya a été inscrit tout comme la rénovation et la réhabilitation de 93 km de conduite.
Par ailleurs, l’un des mégaprojet qui préoccupait les autorités locales de la wilaya de Bechar et qui portait sur la rénovation de l’adduction principale du barrage de Djorf Torba est en voie d’achèvement, l’état d’avancement des travaux ayant atteint les 85% et la première tranche devant être réceptionnée à la fin du mois en cours. Il y a lieu de noter ici que le barrage, qui alimentait la wilaya en AEP avec 38.000m3/j, enregistrait une perte de 11.000m3/j due à la vétusté de cette adduction principale. Une fois le projet achevé, ces 11.000m3/j vont être récupérés. Et il est aussi question d’un autre grand projet en cours de réalisation et devant être réceptionné au courant de ce mois. C’est le transfert de l’eau destinée à l’AEP à partir de Mougheul pour un débit de 140l/s.
D’un autre côté, et afin de résoudre le problème des interruptions dans l’alimentation en eau à partir du barrage, une station flottante a été réalisée en amont du barrage afin d’assurer la production de l’eau en permanence. Cette station a été équipée de groupes électrogènes. Et le domaine hydro-agricole a connu lui aussi un vaste programme. Trois digues d’une capacité 1,05 million de m3 et deux autres de 1,5 million de m3 ont été réalisées, en attendant la réalisation de quatre autres digues, projets qui seront lancés incessamment. Huit autres sites ont été retenus pour réaliser des digues destinées à l’irrigation des terres. Concernant le périmètre d’Abadla, des moyens matériels d’un montant de 50 millions de dinars ont été mis sur le tapis afin d’assurer les travaux de curage et de désensablement en cas d’intempéries.
L’assainissement est une autre préoccupation de la région. 22.374 mètres linéaires de conduite et une station de lagunage ont été réalisés à Tabelbala et les projets en cours portent sur la réalisation de 86 km de conduite à partir du collecteur d’assainissement de Oued Bechar. L’opération d’extension du réseau d’assainissement dans 21 communes est en cours, tout comme les stations de lagunages de Taghit et Beni Ouanif, et celle de Beni Abbès va être lancée en juillet prochain. Il y a eu aussi la réalisation de 8000 ml de réseau pluvial pour protéger les populations des inondations, très fréquentes dans la région, et 5.000 ml de protection des berges de l’Oued Bechar qui traverse la ville.
La réalisation d’une STEP d’une capacité de 400.000 eq./hab. a été inscrite. Elle permettra de résoudre définitivement le problème de traitement des eaux usées drainées par l’Oued Bechar et les autres réseaux de rejet.
Tous ces efforts ont permis d’atteindre un taux de satisfaction en AEP de 75% et le raccordement en AEP de 98,5%, de 70% en assainissement et un raccordement en assainissement de 97,5%. Volet prévisions, il est attendu que le taux de satisfaction en AEP atteindra les 90% à la fin 2008. Il est enfin question d’une étude en cours concernant le transfert d’AEP pour la ville de Bechar à partir de Oued Namouss.
Les différents programmes lancés et réalisés de 2005 à 2008 dans l’agriculture et l’hydraulique ont mobilisé une enveloppe financière de l’ordre de 2.249.000.000 DA, et ce, sans tenir compte des projets inscrits ou en voie de finalisation. Ceci démonte de l’intérêt particulier montré à ces deux secteurs par les autorités locales.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:09
L’une des plus grandes priorités de la direction des forêts reste la réalisation de la ceinture verte protégeant Bechar et les autres communes du phénomène de la désertification.

A ce jour, 730 hectares ont été plantés d’arbres variés, en plus de la réalisation de 210ha de fixation de berges et 1.000 autres de mise en défense. Il y a lieu aussi de noter la réhabilitation de la pépinière de Bechar qui a permis aux populations de renouer avec la plantation d’arbres: acacias, faux poivriers, cyprès, melia, etc.


C’est ainsi que 20.000 personnes, agriculteurs ou autres, et des administrations diverses ont bénéficié de plants de cette pépinière devenue le poumon vert de la région de la Saoura, produisant 50.000 plants par campagnes, toutes espèces confondues.
A rappeler au passage que, dans le cadre de l’aménagement urbain, la direction des forêts distribue gratuitement des plants aux habitants et collectivités locales.
Enfin, dans le cadre de la préservation de l’outarde, une espèce rare et protégée, un centre de développement a été crée à Labiodh Sidi Cheikh. Il s’agit d’un centre algéro-émirati qui a réceptionné, de la part de la direction des forêts, 123 œufs et 111 oisillons.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:03
Considérée depuis longtemps comme vivrière, notamment dans les oasis au nombre de 62, l’agriculture dans la wilaya de Bechar a connu ces dernières années un développement sans précédent et un regain d’intérêt de la part des agriculteurs, et ce, grâce aux différents programmes lancés dans le cadre du PNDA, de la mise en valeur par la concession (GCA), de l’accession à la propriété par la mise en valeur du terres.

La superficie agricole utile (SAU), qui n’était que de 16.000 ha en 1999, est passée en 2008 à 39.902 hectares, dont 27.702 en irrigué, et le nombre d’agriculteurs s’élève aujourd’hui 13.471 dont 1.359 éleveurs. Il a été valorisé à ce jour quelque 16.000 ha et 6.000 autres sont en cours, en plus de l’inscription du projet de réalisation de 06 périmètres irrigués dont un est en voie d’achèvement, d’une superficie de 60 ha à Taghit. Le périmètre irrigué d’Abadla, considéré comme le poumon agricole de la région de la Saoura, plusieurs années à l’abandon à cause de la sécheresse, de la remontée des sels due aux bouchages des drains par la boue et surtout à sa déstructuration, a renoué avec l’activité agricole basée la plasticulture et les cultures maraîchères.


S’étendant sur une superficie irriguée de 5.400 ha repartis entre 295 EAC pour 1.200 attributaires, le périmètre d’Abadla a enregistré ces trois dernières années des résultats prometteurs surtout avec l’introduction de nouvelles cultures tels le melon et le pastèque qui ont dégagé aux agriculteurs, en 2007, une plus-value de 25 milliards de centimes. Ces résultats n’ont pu être enregistrés que grâce aux efforts consentis par l’Etat dans la réhabilitation des canalisations, des drains, le curage du barrage de reprise destiné à l’irrigation et d’une capacité de 02 millions de m3, l’introduction du système d’irrigation du goutte-à-goutte et la plantation de 540.000 palmiers dattiers pour sédentariser les populations et leurs permettre une ressource de substitution en cas de sécheresse. Mais le périmètre d’Abadla connaît toujours le problème de la remontée des sels qui asphyxie plus de 30% des terres du périmètre, le système des drains mis en place précédemment ne fonctionnant plus. Les responsables de l’agriculture sont actuellement à la recherche d’un nouveau système de drainage des eaux. Malgré ces contraintes, le périmètre d’Abadla a vu se développer la plasticulture avec l’introduction des cultures maraîchères variées.
Par ailleurs, la céréaliculture a donné cette année des résultats plus que probants. Les deux périmètres d’épandages d’Oum Mechegad (600Ha) et Zouzfana (300Ha) ont donné une production céréalière (blé et orge), cette année, de 40 à 45 qx/hectare, ce qui ouvre des perspectives à l’avenir pour le développement dans la région qui dispose de potentialités hydriques certaines malgré la méconnaissance de la nappe. On n’utilise d’ailleurs actuellement que la nappe superficielle dont le débit n’est que de 3l/s.
Malgré ces aléas, il a été lancé deux autres champs expérimentaux à Tabalbala et Merija, irrigués par aspersion et suivis par l’Institut technique de développement de l’agriculture saharienne. Ces deux champs ont donné cette année une production de céréales (blé et orge) d’environ 60 Qx/ha. De plus, ces périmètres céréaliers ont permis d’assurer le pâturage à trois millions de têtes de cheptel. Afin de protéger la wilaya de Bechar du phénomène de désertification, les services agricoles ont lancé ces dernières années la réalisation de la ceinture verte. 850.000 palmiers ont déjà été plantés. L’arboriculture n’a pas été en marge de ces efforts. L’oléiculture a été ainsi introduite, pour la première fois. 26.400 arbres ont été plantés et les résultats sont plus qu’encourageants. Mieux, l’expérience tend à se généraliser à travers tout le territoire de la wilaya. Et il en est de même pour d’autres plantations fruitières (80.000 arbres plantés), la vigne (141 hectares) et les palmiers dattiers (14.000 hectares). Le potentiel productif animal a connu, lui aussi, un développement important. Sa multiplication reste intimement lié au développement de l’agriculture. On recense actuellement 97.000 têtes ovines, 1.381 têtes bovines, 22.900 camelins, 90.000 poulets de chair et environ 185 ruches. Au vu des potentialités agricoles de la région de la Saoura et la consistance des programmes et projets réalisés, en cours de réalisation ou inscrits, l’agriculture va connaître un essor certain, surtout que cet élan et cette dynamique ne semblent pas menacés par une quelconque interruption, tous les efforts étant actuellement axées vers ce secteur vital pour la région et pour le pays.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:59
De l’aveu même du ministre de la Santé, lors de sa visite d’inspection et de travail dans la wilaya de Béchar, les efforts considérables consentis dans ce secteur fait de Bechar une wilaya «leader» dans ce secteur tant les indicateurs tant sur le plan infrastructures hospitalières que qualité des équipements et soins prodigués, sont éloquents.

La wilaya dispose, ainsi de 5 hôpitaux d’une capacité globale de 846 lits soit un ratio de 3,15 lits/1.000 habitants, de 21 polycliniques réparties à travers tout le territoire de la wilaya soit une polyclinique pour 12.785 habitants et enfin de 76 salles de soins soit une salle de 3.545 habitants. Des chiffres dont devraient méditer certaines régions, réputées huppées. Toutes ces structures sont encadrées par 131 médecins spécialistes, 208 médecins généralistes et 57 chirurgiens dentistes. Comme il existe 44 pharmacies. Les taux de couverture sanitaire sont d’un médecin spécialiste pour 2.047 habitants, d’un médecin généraliste pour 1.303 habitants et d’un chirurgien dentiste pour 4.710 habitants et enfin 1 pharmacie pour 6.266 habitants. Trois autres hôpitaux sont en cours de réalisation. Il s’agit d’un hôpital de 120 lits à Abadla, d’un hôpital psychiatrique de 120 lits à Béchar et d’un centre anti-cancéreux de 150 lits à Béchar, en plus d’un hôpital de 40 lits spécialisé en ophtalmologie. Ce dernier est un investissement cubain. Deux autres polycliniques sont en cours de réalisation à Béchar et Lahmar en plus d’un centre de désintoxication à Béchar, d’un centre intermédiaire de toxicomanie et d’un centre de transfusion sanguine à Béchar et enfin de 13 autres salles de soins réparties à travers les communes et localités de la wilaya.

Par ailleurs, un très grand effort a été entrepris dans la réfection, la réhabilitation et l’équipement de toutes les structures sanitaires existantes. Tous les équipements sont de dernière génération au point où le nouvel hôpital de Béchar est devenu un véritable centre régional. Enfin, toutes les salles de soins et polycliniques sont dotées d’ambulance.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:56
Avec la réalisation du projet du siècle, la ligne de chemin de fer reliant Béchar aux villes du nord, et la réhabilitation ainsi que réalisation de 1.700 km de routes nationales et CW, la wilaya de Béchar est en passe de devenir un véritable carrefour entre le Nord et le Sud.


Ces projets ont impulsé une nouvelle dynamique et les enveloppes financières mobilisées pour ce secteur vital sont énormes, cela s’est répercuté positivement sur toute la région. C’est ainsi que la wilaya de Béchar est, aujourd’hui, totalement désenclavée. 340 milliards de centimes ont été mobilisés pour ce secteur pour la seule année 2007. D’autres projets sont inscrits tels le dédoublement de la voie Béchar - Kenadsa et celle qui relie Béchar à la limite territoriale avec la wilaya de Naâma. Ce projet s’inscrit dans une perspective d’avenir de la voie expresse reliant Béchar à Oran. Avec la réalisation de cet ambitieux projet, la wilaya va récupérer son rôle de pôle régional. Comme il a été inscrit le projet de deux grandes routes, en cours de réalisation, l’une reliant Béni-Abbès à Tametert et l’autre entre Béchar et Oued Namouss. Le montant alloué à ce projet est de 47 milliards de centimes. Afin de délocaliser les populations éparses et les postes frontaliers avec le Maroc, 306 km d’ouverture de pistes ont été réalisés pour une autorisation de programme (AP) d’un milliards de DA. La wilaya de Béchar a pris en charge et à bras le corps les problèmes des grandes crues et d’inondations coupant la région de la Saoura des autres régions du pays. Ces problèmes sont totalement réglés avec la réalisation de 8 ouvrages d’art notamment le pont de Oued Kaloum et le pont d’Oued Khodeir. Deux (2) autres ponts sont en cours de réalisation à Hassi Abdallah et Ksabi. Par ailleurs, l’aéroport de Béchar a été totalement réhabilité et une 2e piste d’envol a été réalisée pour une AP d’un milliards de DA, tout comme la réhabilitation de la piste d’envol de l’aéroport de Béni-Abbès pour un montant de 290 millions de DA. Ce dernier aéroport, une fois mis en service, va développer le tourisme dans ces régions réputées par leurs sites paradisiaques et qui drainent annuellement un nombre important de touristes tant nationaux qu’étrangers.
Tous ces projets réalisés ou en cours de réalisation ont permis de désenclaver toute la région de la Saoura et même les localités les plus lointaines de ce vaste territoire.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:55
Afin de satisfaire la wilaya de Bechar en besoins d’électricité et régler les problèmes fréquents de coupure, notamment en période de grandes chaleurs, il a été réalisé deux grands projets à savoir une ligne 400 KVA de 312km reliant Naâma à Bechar pour un montant de 730 milliards de cts.

Ce projet, une fois achevé, desservira la wilaya de Bechar de façon continue et la raccordera au réseau national d’électricité. Le second projet, une ligne de 60 KVA, reliera la ville de Bechar à Béni Ouanif. Un projet très attendu par les habitants de cette ville à cause des coupures fréquentes qu’ils connaissent. L’état d’avancement de ce projet est estimé à 61% et a mobilisé une enveloppe financière de plus de 55 milliards de centimes. Afin d’améliorer la qualité de service au niveau de la ville de Bechar, surtout durant l’été, période de très grosse chaleur, et où l’utilisation de la climatisation est à son top, 3 postes de 60 KV/30 KV ont été réalisés dans les quartiers de Gouraï, Lahdeb et la zone bleue pour un montant global de 363,9 milliards de cts. Tous ces postes ont été reliés par 3 tronçons de ligne d’interconnexion de 40km linéaires. Le coût de cette opération est de plus de 38 milliards de centimes. D’autre part, le gaz de ville reste, aussi, une priorité urgente des autorités locales. Les autorités se donnent un délai, maximum, des deux ans pour régler définitivement le problème du gaz et ce grâce à la réalisation du gazoduc reliant El-Biodh à Bechar, piquage sur le GME, long de 352km. Ce projet permettra de desservir Bechar, Béni Ouanif, Kenadsa, Taghit, Abadla et Béni Abbés. Ceci pour le réseau de transport. Le réseau de distribution est, lui, long de 243km et le nombre de foyer qui vont être raccordés est estimé à 11.400 foyers. Concernant la ville de Bechar, déjà raccordée en gaz de ville, on compte quelque 5.228 foyers qui bénéficient des bienfaits domestiques de cette énergie. Le réseau de la ville de Bechar est long de 295 km il a été réalisé ces trois dernières années. Enfin, la wilaya de Bechar dispose, également, d’énormes potentialités minières telles les substances métalliques (cuivre, plomb, manganèse, Kaolin, Baryte...) et les substances minières tels le calcaire, les argiles et le gypse. Il existe, aussi, du calcaire ciment destiné à la fabrication du ciment, mais à ce jour non exploité par l’acquéreur désigné suite à un avis d’adjudication dans le cadre de la loi minière promulguée en juillet 2001. L’exploitation de toutes ces importantes ressources minières pourrait permettre à la région de la Saoura un véritable décollage et une grande prospérité économique.

 

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:53
Le secteur de l’habitat, sous toutes ses formes, dans la wilaya de Béchar en général et le chef-lieu, en particulier, a connu une évolution sans précédent.

La réalisation des logements a été accompa- gnée par un vaste programme d’aménagement urbain et de résorption de l’habitat précaire où quelque 4.800 unités ont été recensées parmi elles 500 ont été réhabilitées à Béchar et 200 autres l’ont été à travers le territoire de la wilaya. En matière de logements sociaux, et dans le cadre du plan quinquennal, il a été réalisé 1.500 logements et 1.000 autres dans le cadre du programme complémentaire en plus de 1.000 logements supplémentaires réalisés dans le cadre du programme sud.


Cet important programme, reparti à travers toutes les communes de la wilaya, a permis de réduire les tensions sur le logement. Un autre projet de taille vient d’être achevé dans la zone bleue de Béchar qui a, carrément, vu naître une nouvelle ville de 2.463 logements et 498 logements en duplex comportant toutes les infrastructures et équipements de base tels l’école, le lycéen, le CEM, une polyclinique, une sûreté urbaine, un groupement scolaire et des terrains combinés de sport. Ce projet a donné une nouvelle dimension à la ville de Béchar tant sur le plan architectural que sur la qualité de l’aménagement urbain. Mais c’est sur le terrain de résorption de l’habitat précaire (RHP) que Béchar est en train de gagner son pari. De très grands efforts ont été consentis pour éradiquer cette forme d’habitat qui défigure l’environnement de la ville et celui des communes. La wilaya a, donc, engagé un vaste programme pour venir à bout de ce phénomène. 200 logements ont été réalisés ainsi dans le cadre du FNPOS et dans le cadre du programme 2008, 1.800 logements sur les 2.500 inscrits ont été réceptionnés. Concernant le programme sud 2008, 162 unités ont été réceptionnées sur les 1.000 inscrites. Les délais ont été respectés et aucun retard n’a été enregistré dans la réalisation de cet ambitieux programme car la plupart des logements ont été réceptionnés et distribués. L’approche entreprise par les autorités locales consiste au déclenchement simultané des programmes, notamment ceux de la RHP, mais c’est dans l’aménagement urbain que la wilaya de Béchar marque des points significatifs. 600 milliards de centimes ont été réservés à cette opération qui a permis à la ville de Béchar et aux autres communes de se métamorphoser. On pourrait, dès lors, conclure que la wilaya de Béchar ne connaît plus une crise aiguë de logements surtout avec le lancement du programme de l’habitat rural où 12.000 unités ont été achevées et distribuées et 8.000 autres logements ont été réceptionnées et vont être distribués prochainement. Cette opération permet, au moins, la fixation des populations éparses rurales. Cela a engendré un immense sentiment de sécurisation chez ces mêmes populations qui peuvent, enfin, aspirer à une vie décente après avoir vécu dans des conditions d’insalubrité. Le fait marquant est que les logements réalisés sont de très bonnes qualités et répondent aux normes de l’environnement architectural local, mais aussi l’aménagement de grands espaces verts qui apportent gaité et bien-être. Par ailleurs, tous les logements sociaux ont été distribués sans que l’on dénote des contestations devenues, par la force des choses, le dénominateur commun de certaines wilayas, du Nord notamment. La transparence dans le traitement des dossiers en est certainement la cause.

 

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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